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 Francescan et Englecase (bilingue)

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Greenheart
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MessageSujet: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 13:40



(English version at the end of this post)

Cet article est placé par David Sicé sous licence sous licence GFDL et GNU à ce jour.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_de_documentation_libre_GNU



LE FRANCESCAN




Cette langue construite par mes soins a les propriétés suivantes :


Le Francescan permet de tester la nature de la différence entre une langue à cas (le latin, le japonais) et une langue sans cas (le français, l’anglais), une langue agglutinante (le finnois) et une langue non agglutinante (le français).

Le Francescan permet de se préparer mentalement à l’apprentissage d’une langue à cas ou agglutinante quand on n’en pratique pas couramment. C’est une gymnastique de l’esprit coûtant un minimum de temps d’apprentissage.

Le Francescan permet d’éprouver le plaisir de maîtriser une nouvelle langue sans l’effort et le temps d’apprentissage qui va habituellement avec. Il sonne cependant comme une langue étrangère agglutinante et à cas. Si en plus on prend un accent, il devient difficile de le rapprocher au français.

Le Francescan permet de coder ses conversations et ses pages Internet quasi instantanément, et posera certainement d’épineuses difficultés aux logiciels de scan en ligne ou de conversation téléphonique, sans que votre correspondant Francescan n’éprouve de gêne.


***

Cette langue a été crée en cinq minutes et fait partie d’un groupe de langue que j’appellerai les langues intuitives, au même titre que le Primordial et l’Emotif. On peut la qualifier de langue a posteriori.

Le Francescan est également une protolangue naturelle, car il a vocation de se transformer rapidement en langue naturelle une fois massivement pratiqué. Il suit la démarche exactement inverse qui a conduit le latin à s’aider de préposition, donc à progressivement perdre ses cas, puis l’ordre usuel de ses phrases, pour se transformer en langue sans cas. En toute logique, les Francescans vont, par la pratique, fusionner tout ce qui est collé à la fin des mots pour les transformer en cas originaux.




LES REGLES DE GRAMMAIRE GENERATIVES DE VOCABULAIRE


1. Collez le pronom à la fin du verbe conjugué simple.

« Je marche » = « Marcheje ».


2. Collez l’auxiliaire à la fin du participe passé du verbe conjugué complexe.

« J’ai marché » = « Marchéaije »


3. Collez l’adverbe devant le verbe.

« Je marche silencieusement » = « Silencieusementmarcheje »
« Je n’ai marché » = « Nemarchéaije »
S’il s’agit d’une négation en deux temps, le premier temps va devant, le second va à la fin.
« Je n’ai pas marché » = « Nemarchéaijepas »


4. Collez le déterminant à la fin du mot qu’il détermine.

« La forêt » = « Forêtla »


5. Collez la préposition à la fin du mot qu’elle précède.

« Dans la forêt » = « Forêtladans »


6. Collez l’adjectif devant le mot.

« Un cerf rouge » = « Rougecerfun » (prononcer « roujesserain »).


7. En position d’attribut, le verbe attributif se colle à la fin de l’adjectif.

« Le cerf était rouge » = « Rougeétait cerfle » (prononcer « rougétêsserleu »).


8. L’adverbe se colle devant l’adjectif lorsqu’il est employé à l’influencer.

« Ce cerf était si beau » = « Sibeauétait cerfce » (prononcer « siboétêssersseu »).


9. Rejetez le verbe à la fin si vous faites une phrase simple (un seul verbe), parce que si votre interlocuteur loupe le début de votre phrase, il aura quand même une idée de ce qui s’y passe.

« Ce matin, je marchais dans la forêt » = « Matince, forêtladans marchaisje » (Prononcer : « matainsseu, forêladan marchaijeu ».

Le complèment d'objet direct se place au plus près du verbe :

« Tout autour de moi, les arbres avaient un feuillage splendide » = « moideautourtout, arbresles splendidefeuillageun avaient. »


10. Le pronom relatif ou la conjonction ou tout type de connecteur se colle à la fin du premier mot de la proposition, ou du premier mot qui vient s’ajouter à la première phrase.

« Je disais que… » = « Disaisjeque »
« Paul et Virginie » = « Paul, Virigineet »
« Je marchais dans la forêt quand soudain, j’ai vu un cerf rouge » = « forêtladans marchaisje, soudainrougecerfunquand vuaije ».

Vous avez bien sûr plusieurs combinaisons possibles selon le sentiment que vous voulez exprimer. Dans l’exemple précédent, on peut aussi coller l’adverbe « soudain » devant « vuaije ».


11. Renvoyez la proposition principale à la fin, parce que si votre interlocuteur loupe le début de la phrase, il saura quand même ce qui s’est passé de « principal ».

« Je disais que je marchais dans la forêt quand soudain j’ai vu un cerf rouge » = « soudainrougecerfun vuaijequand, forêtladans marchaisjeque, disaisje. »


***

Notez que dans cet ordre (beaucoup plus logique et confortable : on établit le contexte avant de raconter n’importe quoi), les connecteurs se collent au dernier mot de la proposition dépendant de la principale, et annoncent par là, chaque nouvelle proposition plus importante que la précédente, selon une montée en tension parfaite !

Bien entendu vous êtes, comme en français, libre de raconter les choses dans un ordre différent, du moment que vous continuez à respecter la règle du verbe à la fin.

***

On peut imaginer une variante pour toutes les langues qui ne sont pas à cas – et possiblement un langage inverse pour toutes les langues qui en ont !


****

THE ENGLECASE


Properties :

You can experiment what differences there may be between languages with grammatical cases, or agglutinative languages and languages that have very few grammatical cases or none, or that are not agglutinatives.

Englecase trains you mentally to learn and speak any kind of theses langages with grammatical cases or agglutinative, without spending more thant five minutes of your precious time to master it.

Englecase will give a hard time to anyone who is trying to automatically scan your conversation on your phone or your personnal web page or mail, especially if you adapt your spelling or your accent. In the same time, your average Englecase reader or speaker won't have any problem to understand you.


***

Englecase should rapidly evolves in a natural language because of its origin.


***

GRAMMATICAL AND VOCABULARY GENERATION RULES


1. Stuck the pronoun at the end of the verb.

I walked = WalkedI (« wo-kt-hi »).


2. Stuck the auxiliary verb at the end of the participe or / and the verb

I am walking = WalkingamI
I have been walking = WalkingbeenhaveI.


3. Stuck the adverb and negation before the verb (or the word that is modified).

I am walking fast = FastwalkingamI.
I am not walking fast = NotfastwalkingamI.


4. Stuck the determinant at the end of the verb

The forest = Forestthe.


5. Stuck the preposition at the end of the word that follows

In the forest = Forestthein.


6. Stuck the adjective before the word

A red hart = redhartA (« red hart huh »).


7. If there is a copula, stuck the copula at the end of the adjective

My house is big = housemy bigis.


8. If there is an adverb, stuck the adverb before the adjective or whatever you want it to interact with.

My house is very big = housemy verybigis.


9. Stuck the verb at the end of the main close, because you don’t want your interlocutor to be lost if he missed the beginning of your sentence.

Yesterday I was walking in the forest = Forestthein yesterdaywalkingwasI.

If there is an object, place it right before the verb, like in :

All around me, trees had marvelous foliages = mearoundall, trees marvelousfoliages had.


10. Stuck connectors at the end of the first word introducing the new close or the new word.

I was saying that I was walking in the forest last Sunday = SayingwasI foresttheinthat lastsunday walkingwasI.
Romeo and Juliet = Romeo Julietand.
I am walking faster than you = Thanyou fasterwalkingamI.


11. Stuck the main close at the end of your sentence, because you still don’t want your interlocutor to be lost if he missed the beginning of your complex sentence.

I said that I was walking in the forest last Sunday when suddenly I saw a red hart = suddenlyredharta sawIwhen forestthein lastsunday walkingwasIthat, saidI.

Note that connectors are now stucked just after the last verb of each close, announcing the next important close, until the most important one. Of course, you can always play with the order of the closes.


Dernière édition par Greenheart le Lun 9 Juin 2008 - 11:15, édité 2 fois
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Nemszev
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 14:19

Trèsamusantest exercicecet... Very Happy

Il faudrait peut-être écrire tout en phonétique, ou plutôt en phonétique un peu francisée...

Par exemple pour ce que je viens de dire:
Trezamüzãte egzersisset.

Sëladë kwa pãsévu? (Celade quoi pensezvous?)

_________________
Sce tu cores tras davors, no chataràs mai onors...
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Nikura



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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 14:30

Cela me rappelle mon premier essai de "langue construite" lorsque j'avais dix-onze ans et que, ne connaissant rien de rien ni à la linguistique, ni à d'autres langues, j'inversais le français afin de créer un effet "langue étrangère" (voir plus bas).
Ma question est: doit-on considérer ce genre de jeu linguistique comme une "langue cosntruite" ou plutôt le mettre dans le sac de langues codées ou jeu de langues un peu comme mon verlan catalan ou mon argot anglo-catalan... Je ne sais pas trop mais je trouve que l'effort fourni à l'élaboration d'une langue construite et bien différent de celui nécessaire à l'imagination de ce genre de production. Dans ce cas, j'ai inventé deux fois plus de "langues" que ce que je le croyais !!!!

ex.: "àliov ec euq aç tiannod : ud siaçnarf à srevne'l, neir ed sulp... à erèimerp euv, alec tuep ertîarap enu ertua eugnal siam snad el dnof, ec tse'n nu'uq uej euqitsiugnil rus al esab ud siaçnarf... Tiod-no cnod relrap ed "eugnal etiurtsnoc" ruop ec erneg ed uej? El liavart tse dnauq emêm tneréffid te el etirém tuot ertua, is no'l erapmoc troffe'l inruof ruop noitarobalé'l enu'd eugnal à etsuj ertit te enu'd eugnal ed ec epyt !"
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 15:42

Nemszev a écrit:
Trèsamusantest exercicecet... Very Happy

Il faudrait peut-être écrire tout en phonétique, ou plutôt en phonétique un peu francisée...

Par exemple pour ce que je viens de dire:
Trezamüzãte egzersisset.

Sëladë kwa pãsévu? (Celade quoi pensezvous?)

Oui, c'est très spectaculaire. J'avais aussi pensé l'écrire en caractères japonais, voire remplacer chaque racine de mot par le Kanji japonais le plus approprié. Le résultat est quasiment un texte japonais dans laquelle seuls les marqueurs grammaticaux sont incorrects, mais tout le reste étant respecté, j'ai l'impression qu'un japonais ou un chinois pourrait presque y comprendre quelque chose !


La dernière étape de la traduction étant un dictionnaire allant des "terminaisons" du Francescan aux "terminaisons" du japonais.
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 17:46

Nikura a écrit:
Cela me rappelle mon premier essai de "langue construite" lorsque j'avais dix-onze ans et que, ne connaissant rien de rien ni à la linguistique, ni à d'autres langues, j'inversais le français afin de créer un effet "langue étrangère" (voir plus bas).
Ma question est: doit-on considérer ce genre de jeu linguistique comme une "langue cosntruite" ou plutôt le mettre dans le sac de langues codées ou jeu de langues un peu comme mon verlan catalan ou mon argot anglo-catalan...

Toute langue naturelle utilisée en présence d'un ignorant de cette langue joue le rôle d'un code, donc je dirai que oui, les codes ou jeux linguistiques intelligibles peuvent être considérés comme une langue construite, dès lors qu'ils permettent effectivement de représenter la réalité par des "mots".

Nikura a écrit:

Je ne sais pas trop mais je trouve que l'effort fourni à l'élaboration d'une langue construite et bien différent de celui nécessaire à l'imagination de ce genre de production. Dans ce cas, j'ai inventé deux fois plus de "langues" que ce que je le croyais !!!!

ex.: "àliov ec euq aç tiannod : ud siaçnarf à srevne'l, neir ed sulp... à erèimerp euv, alec tuep ertîarap enu ertua eugnal siam snad el dnof, ec tse'n nu'uq uej euqitsiugnil rus al esab ud siaçnarf... Tiod-no cnod relrap ed "eugnal etiurtsnoc" ruop ec erneg ed uej? El liavart tse dnauq emêm tneréffid te el etirém tuot ertua, is no'l erapmoc troffe'l inruof ruop noitarobalé'l enu'd eugnal à etsuj ertit te enu'd eugnal ed ec epyt !"

C'est possible car toute langue est source de nouvelles langues, plus ou moins éloignées (et plus ou moins considérées comme confondues avec la langue mère).

Mais dans le cas de cette langue, tu inverses seulement les lettres si je ne m'abuse, ce qui, effectivement est un premier de degré de cryptage. Est-ce que cette langue a d'autres règles (de grammaire, lexicale, prononciation etc.) ?

En verlan, on inverse les syllabes. Et c'est déjà qualifié de langue.


***

En Francesca(n), tu as une grammaire et des règles d'agglutination qui sont clairement à l'oeuvre, rappelant le finnois, le latin et le japonais, sans que les blocs des mots ne soient altérés - pour l'instant, parce que lorsqu'on commence à le parler avec un accent et un peu vite, on voit très bien comment les terminaisons prennent formes.

A mon avis, je pourrais très vite écrire une grammaire à la manière latine ou japonaise, ou des blocs comme "eje" dans "mangeje" seront présentés comme la "désinence de la première personne du présent singulier pour les verbes de la Classe E. Et je proposerai de conjuguer les verbes "aim" et "chant" sur le même modèle Twisted Evil

Et comme le faisait remarquer Nemszev, si je change l'écriture, bingo, je tiens une nouvelle langue (apparemment) complètement étrangère au français, à l'ampleur et à l'aspect aussi "naturel" que possible. albino
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 17:49

Nemszev a écrit:
Trèsamusantest exercicecet... Very Happy


Et plus amusant encore si tu renvoies le verbe de la principale (en fait ici la copule) à la fin de ta phrase :

Exercicecet trèsamusantest.
"Ekzersisseusêt' trêzamüzanê"

Et attendez de voir la masse des articles, contes, news et critiques de film que nous allons pouvoir traduire ou rédiger ! drunken
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Ziecken
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Dim 8 Juin 2008 - 19:31

Cela confirme vraiment ce que je disais dans un précédent post : on a tous à peu eu les mêmes idées et le même raisonnement et c'est suite à ces exercices préliminaire que nous trouvé chacun notre voie spécifique !

Ecrire à l'envers, en phonétique ou en groupe de mots, on l'a quasiment tous fait, mais pas de la meêm manière, c'est pourça que je trouve intéressant de comparer.

Ce sujet me rappelle de bons souvenirs... Wink

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Greenheart
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Mar 10 Juin 2008 - 12:44

Le Francescan à l'usage semble mettre à jour quelques phénomènes linguisitiques potentiellement intéressants :


Méthode naturelle de Francescan a écrit:
Algériela Europeennestpasmais, Afriqueen.
(L'algérie n'est pas en Europe mais en Afrique)

Marocle Afriqueenestaussi.
(Le Maroc est aussi en Afrique).

***

En grammaire française :

Mais est :

- soit un adverbe :

"mais oui", // Francescan "ouimais".

"mais bien sûr", // "biensûrmais"

- soit une conjonction de coordination.

"Mais dites-moi" // moiditesmais.

"Les privilèges finiront mais le peuple est éternel" // privilègesles finirontmais, peuple éternelest.


***

Donc, dans tous les cas, en Francescan, la conjonction semble devoir se coller au dernier mot de la proposition, car il n'y a pas de hiérarchie "principale" // "subordonnée".

Elle s'emploierait donc comme une préposition qui s'appliquerait au verbe, non comme un adverbe qui se placerait devant le mot qu'il modifie.


Aussi est :

- soit un adverbe, comme dans :

"Il est aussi grand que vous" // vousque, grandestilaussi.

"Venez aussi vite que possible" // possibleque, vitevenezaussi.

"Je n'ai jamais rien vu d'aussi joli" = "Je n'ai rien vu qui soit aussi joli"
// joliausside nevuaijerien = jolisoitqui nevuaijerien"

- soit un adverbe de phrase, comme dans :

Ces rêveries de Platoniciens qui aussi bien tombent d'elles-mêmes
// platoniciensde rêveriescesqui mêmesellesde bientombentaussi.

- soit une conjonction, comme dans :

"Il suivait les laboureurs et chassait les corbeaux. Aussi poussa-t-il comme un chêne"
// laboureursles suivait-ilet, corbeauxles chassaitil. commechêneun poussatilaussi.


***

Or si vous observez bien tous ces exemples, en Français "mais" comme "aussi" appartiennent à trois classes différentes et semblent remplir trois sortes de fonctions grammaticales, avec des significations différentes selon ces emplois / fonctions / classe..

Alors comment se fait-il qu'en Franscescan, qui ne repose que sur un alignement syntaxique sur le latin ou le japonais, "mais" et "aussi" s'utilisent de la même manière, remplissent la même fonction et ne varient pas en signification ?

Qu'en pensez-vous ?


Source des exemples et définitions PETIT ROBERT 2008.
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Ven 27 Juin 2008 - 10:18

En pratiquant le Francescan, je réalise à quel point le français phonétique diverge grammaticalement du français écrit tel qu'on nous l'enseigne.

Je ne parle pas ici de "français oral", une notion mascarade inventé par les profs pour qu'on ne leur reproche pas à quel point leurs élèves parlent mal.

A partir de maintenant je transcris phonétiquement les terminaisons francescanes obtenues.


***

Comment se comporte le Francescan quand on tente de conjuguer quelques verbes de base ?

AVOIR

aije
atu
atil
atel
aton
avonou
avévou
ontil
ontel

Phénomènes observés :

Neuf personnes effectives au lieu des six officielles.

Sur "aton" et "avonou", on s'aperçois que la personne "on" utilisée souvent comme synonyme de "nous" en français fait partie de la terminaisons "avonou".

Des latinismes ressurgissent : le "t" supplémentaire qui est censé ne correspondre à rien en français ("juste pour faire joli" etc.) coïncide aux troisièmes personnes à des "t" latin qui étaient tombés en français ("habet") ; le son "on" dans "avonou" correspond à une façon latine (ancien français, provençal, japonaise) de gérer l'enchaînement d'une voyelle et d'un n.

Distinguer les troisièmes personnes singulières ou plurielle ne tient qu'à la transformation du radical (marque "on").

Disparition complète du radical A- (long, à l'origine HA) sur les dernières personnes du pluriel.


***

ETRE

suije
étu
étil
étel
éton
sonou
étevous
sontil
sontel

A nouveau le phénomène du "on", qui correspond au sens français donné habituellement à "on" (nous, ils).
La terminaison "on" correspond donc en quelque sorte à un pluriel abrégé, un pluriel adapté aux conjugaisons singulières.

Même remarque sur la distinction 3ème personne du pluriel / singulier.
Je note que "sontil" parait construit sur "s" (de suije") plus "on" (pluriel abrégé) plus "il" (marque troisième personne masculine").

***

SE MEFIER

me méfije
te méfitu
se méfitil
se méfitel
se méfiton
se méfionou
se méfiévou
se méfietil
se méfietel

Le pronom complément d'objet (indirect) se place devant le verbe, comme tous les objets.

La distinction entre troisième personne du pluriel ou du singulier tient à un "eu" accentué (contrairement au "e" des personnes du singulier, qui ne se prononce pas : je me méfi(e).

Deux racines monosyllabiques apparaissent clairement : Mé (=mal) et Fi (= foi).

***

AIMER

aimje
aimtu
aimtil
aimtel
aimton
aimonou
aimévou
aimetil
aimetel

Distinction des troisièmes personnes singulières et plurielles par un "eu" accentué.

La racine "aim" correspond en fait à un latinisme "am" (de amo, j'aime), le "a" court étant prononcé "ê" (comme le plus souvent en anglais par exemple). Le "aim" français viendrait alors d'un "i" ajouté pour distinguer à l'écrit entre "a-m" (a long latin) / "am" (a court latin prononcé ai-m).

C'est le même principe qui permet de distinguer en latin Malvm ("ma-leum", le mal) de Malvm ("mêlum", le fruit, la pomme, sucré comme le miel, Mel prononcé "mél" en latin).

***

ENVOYER

Envoije
Envoitu
Envoitil
Envoitel
Envoiton
Envoyonou
Envoyévou
Envoyetil
Envoyetel

A nouveau la flexion du radical sur "eu" pour distinguer les personnes du pluriel.
En fait, le "eu" des troisièmes personnes plurielles ressemble franchement à une déformation du "é" de la seconde personne plurielle.

A nouveau des latinismes ressurgissent, qui jusqu'ici étaient masqués par la transcription française : "voi" se prononce "vou-a" en français, et transcrit la prononciation originale "vouaije", transformation de "vidéo" latin, prononcé "vüdio". Le ü s'est déformé en "ou", le "vou-i" se déforme en "vouai" mais le "i" résiste à la transcription comme un "i" long, qui se transforme en "y" s'il est suivi d'une autre voyelle longue, comme "on" ou le "é" / "e" d'appui des personnes plurielles.

Les racines EN (d'ici, éloigner) et VOY (voir, montrer) apparaissent.

***

FINIR

Finije
Finitu
Finitil
Finitel
Finiton
Finisonou
Finisévou
Finisetil
Finisetel

Toujours la flexion du radical avec appui sur é / eu.
La transformation du "t" en "s" pourrait être passée par un "ti" / "ts", comme dans la forme française "finition", plus facile à prononcer.

La racine ne bouge pas, toujours FIN (= limite).
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MessageSujet: Re: Francescan et Englecase (bilingue)   Aujourd'hui à 4:58

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