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 Problèmes de logement

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Vilko
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MessageSujet: Problèmes de logement   Ven 10 Fév 2012 - 1:52

Un extrait du roman de Ferenc Karinthy. Le logement et les conditions de vie d'une employée d'hôtel à Dibadi :
Citation :
C'est l'amertume de sa vie familiale qui jaillit, la cohabitation de tant de monde est vraiment intolérable : des parents de tous ordres, oncles et tantes et deux enfants d'un premier lit de son mari. Des colocataires et des sous-locataires, et même des locataires à la nuit dont on n'arrive pas à se débarrasser, des vieillards et des malades grabataires, des fous à lier et de sales ivrognes insupportables, des femmes d'activités douteuses, certaines avec leurs moutards, tous entassés dans un petit logement. Un chahut permanent, des portes qui claquent, d'incessantes querelles, de la musique tapageuse, jamais une minute de calme - déménager, mais où ? Tout l'immeuble est surpeuplé, ceux des voisins aussi, impossible de trouver un meilleur logement, sinon à des prix astronomiques ou par piston, et même, à qui confier tous ces miséreux et tous ces vieux ? Dans cet environnement infernal leur mariage s'est nécessairement détruit, son mari boit, c'est dans l'ivresse qu'il recherche l'oubli, il est devenu une brute.
(p. 204)

Des "locataires à la nuit"... des gens qui payent une petite somme, chaque nuit, pour avoir le droit de dormir où ils peuvent, dans des lits superposés entassés dans un réduit. Pas de draps : on dort tout habillé sur un semblant de matelas. On peut utiliser les toilettes, mais la salle de bains c'est seulement une fois par semaine, et il ne faut pas y rester des heures. Une fois par semaine les femmes de la maison font la lessive. On peut les payer pour se faire laver sa chemise et ses sous-vêtements, à condition d'avoir des rechanges.

Les locataires à la nuit sont juste au-dessus des clochards, dans l'échelle sociale de Dibadi. La milice ne les arrête pas, car elle n'a le droit d'arrêter que ceux qui n'ont pas de domicile. Les hommes vident des camions aux halles, ils sont payés un ducat pour environ une heure et demie de travail, alors que le salaire minimum est censé être d'un ducat de l'heure. Ils travaillent aussi sur les chantiers, à la journée et sans contrat de travail.

À Dibadi les femmes sont obligatoirement stérilisées après le deuxième enfant. La plupart n'en ont qu'un, ou pas du tout. Les enfants dont les mères sont "locataires à la nuit" mènent la même vie que leurs parents. Entre la sortie de l'école (gratuite, même les uniformes d'écoliers sont payés par l'État) et le repos relatif dans l'appartement surpeuplé, les enfants traînent dans les rues avec leurs mères. Il est fréquent de voir un petit groupe d'enfants jouer devant l'hôtel miteux où la mère de l'un deux est entrée pour une heure avec un inconnu.

Les dispensaires sont gratuits, les hôpitaux aussi, mais la qualité des soins souffre du manque de moyens. La nourriture subventionnée, les vêtements bon marchés (produits par des manufactures appartenant à l'État) permettent à cette population, qui représente peut-être le cinquième des Dibadiens, de survivre sans que la misère se voie trop.

Les vieillards et les handicapés touchent une allocation qui leur permet de survivre et ont droit à des lits dans des appartements collectifs avec dortoirs. Ils sont livrés à eux-mêmes dans la journée, sans rien d'autre à faire que jouer aux dés ou aux cartes. Au moins, on ne les voit pas mourir ou mendier dans la rue. Mais gare à eux s'ils sont gravement malades et abandonnés par leur famille : certains hôpitaux ont aussi mauvaise réputation que les centres d'accueil pour clochards, gérés par la milice...

Au-dessus, il y a les gens qui ont un emploi stable et un logement. Plus le revenu est élevé, plus il est possible de s'isoler de la misère ambiante. Les 10% de Dibadiens les plus riches ont des voitures et vivent dans des résidences fermées. Les vraiment riches ne voient la pauvreté qu'à travers les vitres teintées de leur limousine électrique avec chauffeur. Tous, de la femme de ménage qui élève seule ses deux enfants jusqu'au directeur d'hôpital, ont la hantise du déclassement. Une période de chômage un peu longue, et c'est la chute jusqu'à la clochardisation.

Alors, pour échapper à l'angoisse, on boit, on fume, ou on assiste aux offices religieux. Les prêtres sont des fonctionnaires, et en cas de problème ils peuvent rendre service. Il est socialement rentable de montrer sa religiosité et sa bonne volonté. Les prêtres connaissent beaucoup de monde, ce sont des contacts utiles, par exemple pour trouver un emploi ou un logement. Ils sont aussi formés à écouter les autres.

Le sport est aussi une distraction de masse. Dibadi a beaucoup de stades, et les tickets sont bon marché. Le "ballon niémélagan" est un jeu de balle brutal, un mélange de football et de rugby qui se joue entre deux équipes dont le nombre peut varier. Le ballon doit être posé dans la zone de but adverse. Les meilleurs joueurs sont célébrés comme des héros.

Les cyborgs, une infime minorité de la population, contrôlent l'économie, la politique, les médias, la technologie, les relations avec les pays étrangers. Ils se rendent aussi invisibles que possible, mais avec l'expérience on arrive à les repérer. Un cyborg n'est jamais sale ou mal rasé, même s'il porte volontairement des vêtements déchirés, et ses émotions sont toujours sous contrôle. Ses colères, comme ses joies, sont toujours feintes. Il aura beau s'efforcer de parler comme le peuple, son argot ne sera jamais authentique. Son corps cybernétique, qui imite à la perfection un corps humain, ne sue pas et ne sent pas. Les cyborgs, qui le savent, se vaporisent de l'eau parfumée sur le visage et le corps.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Problèmes de logement   Ven 10 Fév 2012 - 2:25

Impressionnant.

Mis à part les cyborgs, je me remémorai "Soleil Vert" avec les immeubles surpeuplés jusque dans les cages d'escaliers.


Le logement en Aneuf n'en est pas arrivé là. Même s'il y a des problèmes et que certains gouvernements de provinces s'attaquent parfois radicalement aux conséquences de la spéculation immobilière. Même la situation en France serait une vision de cauchemar absolu pour un Aneuvien. Ce n'est pas non plus le Grand Paradis et on ne verra pas, par exemple, même un contremaître vivre avec sa famille (5 personnes en tout (chiffre moyen)) dans un splendide loft de 400m2. La maxime "des logements pour tous" n'est pas encore "un logement pour chacun" : il y a les couples, les familles... Le logement social est vraiment pas cher et de bonne qualité en général. Selon les provinces, son obtention va de "un peu difficile, mais pas exagérément" à "Mission: (presque) impossible". En 1972, quand la Pande se débarrassa de son gouvernement de colons, des centaines de logements (vides) furent réquisitionnés et distribués aux Pandais qui en avaient le plus besoin. Les spéculateurs en furent pour leur frais et les perdants (jusqu'à des centaines de kilovirs!) les plus hargneux allaient grossir les rangs de l'extrême droite santoise.

Les gens qui meurent de froid dehors sont quand même l'exception, et il n'est pas très bien vu d'être connu pour posséder plusieurs logements vides lorsque ça arrive.

Flàt = appartement
hoos = maison
_ ad = chez
nolèntyn = location
ganòzhat = loyer
nolèzhdu = locataire
lozhat = logement
lozhe (-a, -éa) = loger
hoslíventyn = habitation
larkestundu = propriétaire
larkestunet = propriété
kàrge = charges
olydon = bon marché
usmèlzhat = logement hors marché...

... et j'en oublie...

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Vilko
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MessageSujet: Re: Problèmes de logement   Dim 12 Fév 2012 - 15:38

À Dibadi, un ou deux millions d'habitants (sur neuf millions) n'ont que des domiciles précaires (parfois, un matelas loué à la nuit dans un appartement surpeuplé...) et posent donc un problème particulier au gouvernement, qui essaye tant bien que mal de maintenir l'ordre et de faire fonctionner à peu près normalement cette mégalopole.

Plusieurs solutions ont été trouvées, de façon empirique :

1. Les documents d'identité n'existent pas. Dès qu'il a affaire à la médecine publique, qu'il est scolarisé, ou quand il ouvre un compte bancaire, chaque Dibadien a ses empreintes digitales relevées, son iris est scanné, son ADN est prélevé, et un dossier est ouvert à son nom au Ministère de la Population. Partout où l'on trouve des ordinateurs, on trouve aussi des lecteurs d'empreintes digitales, parfois aussi des scanners oculaires, qui permettent d'identifier les gens.


Un lecteur électronique d'empreintes digitales, de type standard.

Pour retirer, déposer ou transférer de l'argent, un Dibadien va dans une agence bancaire et se fait identifier grâce à un lecteur d'empreintes, et il peut alors effectue les opérations financières de son choix. Pour aller plus vite, et ne pas faire la queue au guichet, les gens aisés ont des cartes bancaires électroniques.

De même, dans un dispensaire ou dans n'importe quelle administration, le citoyen se fait identifier grâce à ses empreintes, et l'employé auquel il a affaire a alors accès immédiatement à son dossier complet grâce à son ordinateur. Les informations concernant chaque citoyen sont gérées à distance sur des serveurs informatiques.

Évidemment, la police et la milice ont aussi accès à ces informations.

Les permis de conduire, attestations d'assurance, etc, n'existent pas non plus. Pour vérifier si un automobiliste est habilité à conduire une voiture, les policiers disposent de lecteurs d'empreinte et d'ordinateurs portables, grâce auquel ils peuvent consulter les bases de données du Ministère de la Population depuis leurs véhicules.

Un particulier peut même contrôler lui-même l'identité de quelqu'un. Si vous êtes dibadien et que vous souhaitez vendre votre voiture, vous pouvez demander à l'acquéreur de mettre un doigt sur le lecteur d'empreintes connecté à votre ordinateur personnel. Toutefois, le Ministère de la Population ne vous communiquera que peu de renseignements : le nom complet, le sexe, l'année de naissance, et la dernière photographie dont il dispose.

Même les clochards sont tous connus : chacun d'eux a été soigné au moins une fois dans un dispensaire ou un hôpital, a été scolarisé à Dibadi, a été arrêté au moins une fois par la police ou la milice, ou a ouvert un jour un compte bancaire.

2. La nationalité n'existe pas, en tout cas pas en tant que concept administratif, même si le sentiment d'être dibadien peut être très fort, et mis en valeur sans cesse, par exemple dans la milice. Si vous vivez à Dibadi, l'administration niémélagane s'occupe de vous. En contrepartie, le gouvernement refuse catégoriquement de concevoir que l'on puisse vivre à Dibadi sans savoir parler le Dibadien. D'ailleurs, les langues étrangères ne sont même pas enseignées dans les écoles, et tous les interprètes sont des cyborgs.

Les cyborgs ont renoncé à distinguer les gens selon leur nationalité lorsque les structures de la ville - bâtiments publics, transports, etc - conçues pour quatre millions d'habitants, ont dû en accueillir plus du double, les cyborgs ayant imaginé se faire bien voir des autres pays en laissant entrer des centaines de milliers de réfugiés à Dibadi. Certains dictateurs étrangers en ont profité pour se débarrasser à peu de frais de leurs indésirables. Même le Padzaland a envoyé à Dibadi au moins un million de ses chômeurs sans ressources, malades mentaux, mendiants et vagabonds, en plusieurs vagues, chaque vague correspondant à une phase de pénurie énergétique ou alimentaire.

Les faux papiers étaient aussi nombreux que les vrais, et beaucoup de gens ne faisaient plus la différence entre les vrais et les faux. Des réfugiés affamés, fous de désespoir, pillaient et volaient. Selon leur habitude, les cyborgs ont étudié le problème sous tous les angles, et trouvé une solution pratique : renforcer l'État tout en laissant disparaître la nation, sachant que celle-ci renaîtrait sous une forme différente, comme une forêt incendiée finit par repousser, mais pas nécessairement semblable à ce qu'elle était avant.

3. Les Dibadiens ne sont pas enregistrés sous un matricule, mais sous leur nom complet. Si vous vous appelez par exemple Chon Kaiush, pour éviter les homonymes le Ministère de la Population vous attribuera d'autorité un ou deux prénoms supplémentaires. Pour les bases de données administratives, vous serez pour toujours Chon Kanimsëtik Kaiush.

4. Gratuité des services publics et absence d'impôts. Dispensaires, hôpitaux et écoles publiques sont gratuits, et les particuliers ne paient pas d'impôts sur le revenu. Autant faire simple, la richesse étant, de toute façon, produite par les robots et les klelwaks qui vivent à la campagne.

Au début, certaines femmes nouvellement arrivées à Dibadi refusaient d'être stérilisées après leur deuxième accouchement, et accouchaient chez elle. Chargées d'enfants, elles avaient du mal à trouver du travail, et leur rapide appauvrissement causait souvent la clochardisation de toute la famille. Les réalités économiques dibadiennes, et la politique d'élimination des clochards, ont vite marginalisé cette forme de contestation.

5. Les vieux (au-delà de 65 ans) ne sont pas considérés comme susceptibles de participer à des émeutes. Ils disposent automatiquement d'un compte dans une banque d'État, sur lequel l'administration verse chaque mois (parfois, chaque semaine), une petite pension. Ce compte, en général, ne permet pas d'avoir de chéquier ou de carte de crédit. Ils peuvent louer, pour une somme dérisoire, un lit dans un dortoir pour retraités, et manger à la cantine du foyer. Ils se font soigner pour rien dans un dispensaire. Lorsu'ils tombent gravement malades, ils sont hospitalisés gratuitement. Toutefois, si leur état de santé impose une hospitalisation permanente, et que plus personne ne vient les visiter, ils sont transférés vers les Hôpitaux de Fin de Vie - phekopet chakhada - où ils meurent rapidement.

Les corps sont enterrés dans le cimetière de l'hôpital, à l'issue d'une brève mais émouvante cérémonie konachoustaï. Au bout de deux ans les tombes sont ouvertes, les squelettes sont exhumés et broyés, afin de faire de la place pour de nouveaux cadavres.

6. Les jeunes et les hommes et femmes dans la force de l'âge, par contre, peuvent se révolter contre le pouvoir cyborg. Ils le font même assez souvent, quelles que soient les mesures prises par le gouvernement et la milice. Parfois même, il faut faire intervenir l'armée. Les moins de 65 ans doivent travailler pour vivre, dans une économie totalement dominée par les cyborgs, ce qui permet, dans une certaine mesure, de les contrôler. À Dibadi, il est bien connu que la contestation sociale mène au chômage, le chômage à la misère, et la misère à la clochardisation et à la mort dans les sinistres "centres d'accueil" de la milice.
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Leo



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MessageSujet: Re: Problèmes de logement   Dim 12 Fév 2012 - 23:51

(Monde d'Osara) Les siwis (descendants des chauves-souris géantes sanguinivores) construisent la plupart de leurs logements par le travail de termites maçons contrôlés par des maîtres-termites. L'habitation-type est une tour conique dont le plan rappelle un peu certains colombiers, en plus complexe et organique. De nombreux balcons d'envol, des halls de repos, un réseau irrégulier de couloirs, et les quartiers du chef de clan tout en haut. Plus on descend, plus on est serré, jusqu'aux étages inférieurs où se trouve le bétail à sang et les esclaves (les ebeis, descendants des écureuils volants). Un système d'égouts verticaux plus ou moins fonctionnel vient ajouter aux problèmes des étages inférieurs.

Lorsque les esclaves ebeis se sont libérés de leur joug dans la Péninsule, ils ont commencé par construire en dur, puis se sont rendu à l'évidence que les termites étaient bien utiles, mais au-delà de l'aspect technique, la connotation éthique de cette architecture n'a cessé de diviser les populations.

EDIT: Euh, ce thread est juste pour Dibadi ou pour tous les mondes? J'ai peut-être mis le pied dans le plat?
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Vilko
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MessageSujet: Re: Problèmes de logement   Lun 13 Fév 2012 - 0:20

Leo a écrit:
Euh, ce thread est juste pour Dibadi ou pour tous les mondes? J'ai peut-être mis le pied dans le plat?
Anoev a posté un message sur le logement en Aneuf. Ce fil est pour tous les idéomondes, d'autant plus que je crois avoir dit l'essentiel sur cet aspect de Dibadi ! Very Happy

Au sujet du monde d'Osara : comment est-ce que les siwis, les termites, et les ebeis communiquent ? Ont-ils une langue commune, et des cerveaux compatibles, ou un autre système ?
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Leo



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MessageSujet: Re: Problèmes de logement   Lun 13 Fév 2012 - 21:51

La question du langage et des communications inter-espèces est complexe dans Osara et sortirait du cadre de ce thread; j'en parlerai dans le thread d'Osara quand j'aurai le courage de présenter tout ça de manière digeste Wink

Mais en gros chaque clan siwi a son langage oral et son langage mental. La situation des clans ebeis dépend de l'époque et de leur degré de liberté. Quant aux termites, ils n'ont pas de langage articulé mais un code de communication plus complexe que celui des termites de notre monde, qui peut être détourné par leurs exploiteurs.
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