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 Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)

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Greenheart
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MessageSujet: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Lun 16 Juin 2008 - 15:55

Je vous propose de traduire ce texte qui cumule à peu de choses près, les notions notions les plus fréquentes du français selon la liste figurant dans le sujet éponyme, section Aide et projet collectif.

A mon idée, ce type de texte permet de pratiquer le vocabulaire d'une nouvelle langue, en commençant par les mots les plus courants. On peut en bâtir un grand nombre différents, à partir d'un thème et en se servant de noms propres pour plus de variété.

Bien entendu, vous pourrez l'inclure dans vos méthodes d'apprentissage personnelles, si vous décidez d'opter pour l'approche fréquentielle.

***

Texte placé par son auteur David Sicé sous licence GNU, GFDL :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_publique_g%C3%A9n%C3%A9rale_GNU


***


UNE AUTRE VIE


1. Marie est une femme petite.

2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.

3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.

4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.

5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.

6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.

7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.

8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.

9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.


***edit***


Deux autres textes sur le même principe, moins complets, mais sans doute plus facile à traduire, dans des genres différents.


DIRE

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »

VOIR

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
La femme dit : « Si, je vois la mer. »
L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
La femme dit : « Si, je vois le jour. »
Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
L’homme dit : « Je vois la mer. »
La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
L’homme dit : « Je vois le jour. »
La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
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Nikura



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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Lun 16 Juin 2008 - 23:15

Traduction en Tatsique :

TË VTOR VOTA
1. Mara to kratk żnä.
2. Kratk ċong tä ma, no cig ċost tä, pa cig sac. Kët dna z mu, na moru ċu.
3. Ċongo sa xvotak, o pogodu govorik, o kura všo ovam šnařa tä znovu zakidik, o votu pa tak obċu.
4. Mara ċo dna to čo ni zna, no ċo vota żu dava nabora: ċo xta zna, ċo żu noda, pa gov ga zna.
5. Ċo zda zaxtava zda, ċo zda noda zda, kura pa xačiri zda ga moč.
6. Xačiri tako cig kako kratk, všo šnař tä votu żu nakazvak, to zato vota za żu, ononičogovorom, ononičodavom pa, k nam doċu.
7. Xačiri vtor dna tä po këtu zatim ni zna, no dbor kidi: všo v żu nazavga moč, v żu tako dbor z żu kako ziti.
8. Pa mot xorö obċu moč, pa mor xorö doċu moč, čovk gö pa żnä gö xorö govor xo naċu močk, vota sam kogtotdor ċa bu, tażkor vtor vota tażkor ċa bu, dva vota të vtor, xo tażkor, všo vtor vota gö.
9. Ta vtor żu noda ničo, od këtu šnařa, ċovo po nim ċongu tä, po nim ċoxtu tä, to kët dna, pa ma, zda, xta, moč, dava, zna, zaxtava, nači, govor, obċu, poċu pa ċu.



GOV
V Pariši, Pavl żnana gov: “Sem Pavl.”
Żnä gov: “Sem Mara. Ċo t-zda v Pariši?”
Pavl gov: “Kam s-poċu. Na Londonu n-ċu. Pa ta?”
Mara gov: “Ma taż, kam s-poċu. No na Bruslu n-ċu.”
Pavl gov: “Ċo čovk pa żnä v Pariši zda močk?”
Mara gov: “O nam t-nagovoriš? Ničo ska: šeš kratk, ma sem cig, to ni ċa zda.”
Pavl gov: “Go, to ċa zda zubuto: všo zda n-zna, tażkor z tu cig żnana gö.”
Mara gov: “Mi zir. Čongu migi govor.”
Pa naċu. Pavl gov: “Ničo ni zda: Pariš to kbar. Żużo mot s-ma, za tu vtor nači. Pa tażkor dva.”



KIDI
Čovk żnana gov: “Mor t-ni kidiš?”
Żnä gov: “Go, mor s-kidi.”
Čovk znovu gov: “Dna t-ni kidiš?”
Żnä gov: “Go, dna s-kidi.”
Pa čovk gov: “Zaċovo zatim t-ni kidi më?”
Żnä čovku gov: “Mor t-kidiš?”
Čovk gov: “Mor s-kidi.”
Żnä znovu gov: “Dna t-kidiš?”
Čovk gov: “Dna s-kidi.”
Pa żnä zatim gov: “To zato t-ni kidi më.”
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Sab



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MessageSujet: Ara blira : Kotava   Lun 16 Juin 2008 - 23:32

Voici ma traduction de "Une autre vie" en Kotava

*********************
UNE AUTRE VIE
ARA BLIRA

1. Marie est une femme petite.
Marie tir omikya

2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.
Tir nubamakirafe vox itapakirafe ise va ontinaf kurenik dir; batviele do in ko bira lapir.

3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.
Sin va sint nubagid, icde saz is viele va kota batcoba ware witid is remasa blira pulvid.

4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.
Marie va tok tis viel mea gruper vexe va ziliks ke blira narir : va intaf djumeks isu olegaks gruper ise grukalir.

5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.
Va intaf gonaskiks is gonaskine askir, viele is ede rotaskir.

6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.
Ise ede va gijafa lidam pinafa kotcoba ke blira dere krupter, kire sedme in van min mepulvison ta betcoba is menarison ta mezilira blira pir.

7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.
Acum me gruper ede yonar viel kaiki bat co-titid vexe winhir : kotcoba va in rokoafizasa, koe lidam do in tir.

8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.
Ise kore ugal remar ise bira pir ise ayik pulvir oke mallanir, blira kotviele titir mila, dace viele titir tanara blira oku toloya oku kotara.

9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.
Va bata tisa ik disa ik askisa ik rotisa ik djumesa ik trasisa ik zilisa ik pulvisa ik grupesa ik pisa ik malasa coba kan sinaf nubeem iku iteem batviele anton olegar.

****
Le Kotava distingue la vie, l'essence (bli) de la vie qui passe (blira). On est ici dans le second cas de figure.

Certaines de ces phrases pourrait recevoir un "degré" supérieur en Kotava, sous forme d'aphorismes ou de "vérités absolues", grâce à la modalité absolutive, avec le préfixe so(k)-. Celle-ci est normalement employée pour édicter une vérité telle qu'une loi scientifique (la Terre tourne autour du Soleil) ou un comportement intrinsèque permanent (l'homme est un animal omnivore).
Ainsi, avec la phrase 5 par exemple :
- Va intaf gonaskiks is gonaskine sokaskir, viele is ede rotaskir.

On passe d'un constat simple et pas forcément systématique à une affirmation péremptoire permanente. Marie est toujours comme cela, 24 heures sur 24, 365 jours/365 et toute sa vie durant.

Il existe aussi la modalité Habituelle, avec le préfixe gi(l)-, qui rend compte de faits habituels, mais qui ne sont pas de l'ordre de vérités intangibles ou extérieures, et qui dépendent entièrement de l'acteur, lequel fait habituellement l'action, mais il peut y avoir des exceptions.
- Va intaf gonaskiks is gonaskine gilaskir, viele is ede rotaskir.

La phrase n° 6 est super-compliquée mine de rien. Je trouve que ma traduction de la première partie est assez astucieuse, par contre la deuxième me parait lourde, en tous les cas je vois mal un kotavophone employer une telle imbrication.
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Nikura



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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 17 Juin 2008 - 0:31

Sab a écrit:
La phrase n° 6 est super-compliquée mine de rien.
Je suis d'accord : j'ai dû inventer les adverbes "ononičogovorom" (sans-rien-parler) et "ononičodavom" (sans-rien-donner) avec terminaison adverbiale en -om, pour traduire ces expressions. C'est un peu différent de la phrase originale mais le sens est compréhensible de la même manière. Il s'agit d'une invention mais elle est totalement correcte. Merci les adverbes passe-partout du tatsique.
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Sab



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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 17 Juin 2008 - 10:41

Voici mes traductions en Kotava des deux autres parties.

******************
DIRE
KALIRA

  • A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
    Koe Paris, Paul pu ayikya kalir : « Tí Paul »
  • La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
    Battanya kalir : « Tí Marie. Va tokcoba koe Paris askil ? »
  • Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
    Paul kalir : « Anton remlapí. Ko London fu lapí. Voxe rin ? »
  • Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
    Marie kalir : « Jin dere, anton remlapí. Vexe ko Bruxelles lapí »
  • Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
    Paul kalir : « Va tokcoba ayikye is ayikya koe Paris rotaskid ? »
  • Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
    Marie kalir : « Icde min pulvil ? Mecoba : rin til omaf voxe jin ontinaf, batcoba me titir. »
  • Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
    Paul kalir : « En, tinhitir : va kotcoba grupaskí, dace do ontinikya. »
  • Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
    Marie kalir : « Voldo jin. Pu jinafa nuba pulvil ! »
  • Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
    Nume mallanir. Paul kalir : « Abica : Paris tir gijaf. Mu jin ugal ware zavzar enide va artanya trasí. Dace va toloya. »


******************
VOIR
WIRA

  • Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
    Ayikye pu ayikya kalir : « Va bira me wil ? »
  • La femme dit : « Si, je vois la mer. »
    Ayikya kalir : « En, va bira wí. »
  • L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
    Ayikye ware kalir : « Va afiz me wil ? »
  • La femme dit : « Si, je vois le jour. »
    Ayikya kalir : « En, va afiz wí. »
  • Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
    Nume ayikya kalir : « Bam tokdume va jin me wil ? »
  • La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
    Ayikya pu ayikye kalir : « Va bira wil ? »
  • L’homme dit : « Je vois la mer. »
    Ayikye kalir : « Va bira wí. »
  • La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
    Ayikya ware kalir : « Va afiz wil ? »
  • L’homme dit : « Je vois le jour. »
    Ayikye kalir : « Va afiz wí. »
  • La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
    Bam ayikya kalir : « Kle va jin me wil. »

******************
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 17 Juin 2008 - 18:23

ELKO


SELA DEINOUNE AUTRE VIE

1. Amara wina nato.
1. Marie est une femme petite.

2. Ago wina gibba, bo wira lamba, to wira basto; ka dago'wa, ago waki lage gewe ogo.
2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.

3. Eigo kize gibi, kowi nute lawi, dewe wudu lami nata walo tadde, to dewia deino.
3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.

4. Amara ne teki dagi, bo gibi walo deino gipi : teki walo rosi, ho neidi agi, to teku kowi ho.
4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.

5. Ago diwi walo nodu, walo neidu, dewe leidu.
5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.

6. To weido ago tade nuri nata walo deina, wope wina bo wira, ko deino waki naraki iri ne nunkoi, to ne gibi nune nungipi.
6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.

7. Wono ago ne teki weido sela idago wude ko, bo ballami ko : nata walo dagi age, kewi age wopu gewe agi.
7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.

8. To geiku dewi, to lago hu waki, to itowo to inato hu owi, waki, deino nande wopa, wop kew ko wudu sela deino, nutta ho, do nata sela ideino.
8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.

9. Ago bege neidi ka walo iga gibba to iga lamba, ka dage'wa, kiwi, rosi, geki, gipi, kowi, teki, waki to sekaki.
9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.


kowiDIRE

Opal kowi nati Pari tewe : 'Oro Opal'
A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »

Nato kowi : 'Aro Amara. Olo Pari tewe e ?'
La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »

Opal kowi : 'Oro bege lenaki. Oro waki London tewe. To alo ?'
Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »

Amara kowi : 'wope, aro bege lenaki. Bo aro Brusel tewe.'
Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »

Opal kowi : 'Towo to nato diwi e Pari tewe ?'
Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »

Amara kowi : ' Olo kowi nute eiri ? Nune : Olo wina, ara wira, ko ne wati.'
Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »

Opal kowi : 'Me, ko wele wati : oro teku nandi, wope irnato
Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »

Amara kowi : 'nune aro. kowi ara gibo.'
Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »

To aga waki. Opal kowi :' Ko nune : Pari tewe wira. Oro tede dewai peki sela. to wope nutta.'
Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »


LAMIVOIR

Towo kowi nati : 'Ne lami lago ?'
Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »

Nato kowi : 'Me, lami lago.'
La femme dit : « Si, je vois la mer. »

Towo ditkoi : ' Ne lami dago ?'
L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »

Nato kowi : 'Me, lami dago.'
La femme dit : « Si, je vois le jour. »

To towo kowi : 'Wone ne lami ori ?'
Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »

Nato kowi towi : 'Lami lago ?'
La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »

Towi kowi : 'lami lago'
L’homme dit : « Je vois la mer. »

Nato ditkoi : 'lami dago ?'
La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »

Towo kowi : 'lami dago.'
L’homme dit : « Je vois le jour. »

Wono nato kowi : ' ko kezi olo ne lami ari.'
La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »

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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Sam 21 Juin 2008 - 0:05

Salut tout le monde,
Wâm tomo mêdon,

DIRE
SSKA

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
Fo Paric, Pol law sska ûmo's : "Sow ekako Pol."

La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
Ûmo's law sska : "Sow ekako Marî. Kûa sow hazaki fo Paric?"

Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Pol law sska : "Sow ba hazako lat ti pasa. Wiwko to Londôn. Vâm nilf ?"

Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Marî law sska : "Nolf tâbi, sow ba hazako lat ti pasa. Xô wiwko to Belaxêl."

Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Pol law sska : "Ûmo â ûmo's kûa sow wouda ti haza fo Paric?"

Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Marî law sska : "Sow amâlaki-yim, vlâf ? Nadomo : sow ekaki smâla, ekako bâga, am wil ba haza'm."

Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Pol law sska : "Yep, am wil haza'm tomaza dood : sow konozkako tomo ti haza, cem eva ûmoz'es bâga."

Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
Marî law sska : "Sîn nolf. Dam amâla fo mein."

Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
Vâm law naz allaka, Pol sska : "Am sow ba haza nad : Paric eka bâga. Sow tekako mâs ssiel ti daz fenda otro's. Vâm cem vlo."

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
J'ai dû adapter le niveau de langue :

"Et toi ?" est traduit par "Vâm nilf ?" dans le texte.
Pour parler plus correctement on devrait dire : "Dô vâm nilf ?"

"Tu parles de nous, là ?" est traduit par "Sow amâlaki-yim, vlâf ?" dans le texte.
Pour parler plus correctement on devrait dire : "Vlâf, dô sow amâlaki-yim ?"


Dernière édition par moimoi le Dim 22 Juin 2008 - 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Sam 21 Juin 2008 - 1:13

Mmmh cette langue a son charme... Comment elle s'appelle déjà? Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Dim 22 Juin 2008 - 20:16

Salut,
Wâm,

Excusez-moi pour mon retard,
Cette langue porte le nom : Ôbli.
Je suis pour l'instant débutant dans la création de langue, mais j'ai fait plusieurs expériences et j'en suis arrivé là.

Merci à tous !
Vlâk fo tomo !

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
UNE AUTRE VIE
OTRO'S BIE


Marie est une femme petite.
Marî low eka ûmo's smâla.

Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.
Low teka mein smâla, xô misoz bâga, vâm fôlg bâga : zîm dallo, allaka to oskean eva nalf.

Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.
Law tekakaznaz mein, amâlakaz ssiel lat haza, lat kôto wil mimakaz tomo zi zomz mâs, vâm bie lat low pasa.

Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.
Marî law ba konozka mess dallo kûam eka, xô tokaka molat bie gaya-nam : konozkaka molat bulvaka, molat pômaka-nam, vâm konozkaka ti sska'm.

Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.
Low hazaka molat hazkaka ti haza, hazaka molat pômaka ti haza, kôto â iv woudaka ti haza'm.

Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.
Vâm ife law fendaka mâs tomo zomz'o bie stem bâga smâla, eka lat bie lôk ka kouma-nim sîn ti amâla losk ba ti sska nad, vâm sîn ti toka losk ba ti gaya nad.

Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.
Slôv law ba konozkaka ife wil'am otro dalloz dante amnem im, xô law mimaka'm dood : tomo molat wouda ti posa-ram dallo, fendana-ram stem dood eva ka.

Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.
Vâm ssiel low wouda dood ti pasa, vâm oskean wouda dood ti kouma, vâm ûmoz â ûmoz'es wouda dood ti amâla, âv ti naz alla, bie wil eka todal cem's, cem kôto zi eka otro's bie, vlo otro biez, âv cem, tomo otro biez.

Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.
Low ba pômaka-nem nad otro lat zi zom lat, lâk zet meinz, lâk zet misoz, zîm dallo, eka, teka, hazka, haza, wouda, bulva, fenda, gaya, amâla, konozka, alla â pasa.

VOIR
MIMA

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
Ûmo law sska fo ûmo's : "Dô sow ba mimaki oskean ?"

La femme dit : « Si, je vois la mer. »
Ûmo's law sska : "Iv, sow mimako oskean."


L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
Ûmo law sska mâs : "Dô sow ba mimaki dallo ?"

La femme dit : « Si, je vois le jour. »
Ûmo's law sska : "Iv, sow mimako dallo."

Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
Vâm ûmo law sska : "Slôv lokûa sow ba mimakino ?"

La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
Ûmo's law sska fo ûmo : "Dô sow mimaki oskean ?"

L’homme dit : « Je vois la mer. »
Ûmo law sska : "Sow mimako oskean"

La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
Ûmo's law sska mâs : "Dô sow mimaki dallo ?"

L’homme dit : « Je vois le jour. »
Ûmo law sska : "Sow mimako dallo."

La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
Ûmo's law sska slôv : "Sow eka lat ba mimakino."
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Lal Behi



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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Jeu 3 Juil 2008 - 22:00

Voici la traduction en ry de la deuxième partie ; pour l'instant, je ne suis pas du tout satisfait de ce que j'ai fait pour la première partie qui est vraiment trop éloigné de ce qui fait les particularités du ry, notamment au niveau de sa construction. Même pour cette partie où j'ai traduit les phrases l'une après l'autre, le ry n'accepterait pas normalement de telles répétitions.

DIRE /

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
Pol parʒir ʤămɛl ƥe nəhu Pol ɛɩf aƫ /
La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
ʤăme ƥe nəhu Mari / neh parʒir aʃ gje ɛɩf aƫ /
Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Pol ƥe ŏsɛm ʒa eko gje / lõŋɛdɛl sɛm / ajă ɛɩf aƫ /
Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Mari ƥe gɛs ŏsɛm ʒa eko gje / tɽø ʃurubɛl sɛm ɛɩf aƫ /
Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Pol ƥe parʒir ɛmit ny ʤăme aʃ gjewafgɛndu ɛɩf aƫ /
Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Mari ƥe eɛʔ tu aʤe / eko eko ƥan neh яtɽa nəhu yɩ / ʦebje ɛɩf aƫ /
Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Pol ƥe dyla bje / ʤăme yɩ ny jɛt kynt gjewejaɩh ɛɩf aƫ /
Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
Mari ƥe ʤae ʦɛʔ / ʧaɩʤaɛl aʤeaɩ ɛɩf aƫ /
Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
nun tɛ̌ pesɛm / Pol ƥe eko / parʒi yɩ / ʤăwaɩ ŏpeweherɛn / ɛɩð jɛt ɛɩf aƫ //

VOIR / teh

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
ɛmit ʤămɛl ƥe aʦenɛh umgja teh ɛɩf aƫ /
La femme dit : « Si, je vois la mer. »
ʤăme ƥe nəhu / umgja teh ɛɩf aƫ /
L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
ɛmit ƥe aʦenɛh aʃam teh ɛɩf e aƫ /
La femme dit : « Si, je vois le jour. »
ʤăme ƥe nəhu / aʃam teh ɛɩf aƫ /
Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
nun ɛmit ƥe nus ʦenɛh ɛʤ aki teh ɛɩf aƫ /
La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
ʤăme ɛmitɛl ƥe aneh umgja teh ɛɩf aƫ /
L’homme dit : « Je vois la mer. »
ɛmit ƥe umgja teh ɛɩh aƫ /
La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
ʤăme ƥe aneh aʃam teh ɛɩf e aƫ /
L’homme dit : « Je vois le jour. »
ɛmit ƥe aʃam teh ɛɩf aƫ /
La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
nus ʤăme ƥe ʦeneh ʤae teh ki le ɛɩf aƫ //
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 29 Juil 2008 - 23:53

UNE AUTRE VIE
BAK VIVEM


1. Marie est une femme petite.
1. Marie es glima nomèn.

2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.
2. Kä aya dà mained nomèn, dest dà oyod imènsa, wi imènsa husbr ; ham rafa, kä ill wa o mear yav ma.

3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.
3. Kär teké duv o maine, Kär morni dà haor zat tí eza, dà kundo kär vuanú oll ham kosasód màs, wi dà o vivem zat pasé.

4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.
4. Mari joe konos dém rafa tí sí, dest kä teké lozat o vivem gava ÿe : kä konos lozat kä wana, lozat kä foll ma, wi kä konos disie ma.

5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.
5. Kä eza lozat kä mest ezae, kä eza lozat kä foll ezae, kundo wi wes kä kana ezae ma.

6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.
6. Wi wes kä finde màs oll o kosasód dà o vivem asa imènsa asa nomèn, t’sí zat o vivem per kä kome wa ÿes sine mornie per jodjo disie, wi sine tekë per jodjo gavae.

7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.
7. Bene kähs jo konos wes tí aÿinú dà bak rafad bunr malta, dest kä vua ma gyè : oll lozat kana ponne o rafa ene ÿe, finde ÿe ene ma asa gyè asa yav ma.

8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.
8. Wi o haor kana gyè pasë, wi o mear kana gyè komë, wi o glemod wi o glimad kana gyè mornie, ù ille duva dà, o vivem esú ollae o tàme, tàme kundo ham esú bak vivem, diene bak vivemód, ù tàme, oll o bak vivemód.

9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.
9. Kä jodjo foll dà bak zat ham kosas zat, fe sias mained, fe sias oyod, ham rafa, es, aya, mest, eza, kana, wana, finde, gava, morni, konos, ill wi pasé.

DIRE
DISIE

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
Kom Paris, Pol disi wa glima : « Kö sí Pol. »
La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
O glima disi : « Kö sí Mari. Dim eza kör kom Paris ? »
Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Pol disi : «Kö jou eza pasë. Kö ill kom Londonn. Wi yo ?»
Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Mari disi : « Mo téme, kö jou eza pasë. Dest kö ill kom Bruxell.»
Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Pol disi : « Dim kana glemo wi glima ezae kom Paris ? »
Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Mari disi : « Kör morni dà ÿes, naw ? Kauak : kör síe nomèn, kö sí imènsa, tí jo ezanú ÿe.»
Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Pol disi : « Wes, tí ezanú ÿe oll aba gyè : kö konos oll ezae, tàme yùn o glimad imènsa.»
Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main ! »
Mari disi : « Sine mo. Mornite wa mio maine ! »
Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
Wi kähs ill massy dà. Pol disi : «Tí jodjo eza : Paris es imènsa. Kö aya màs o haor dà findë dà bakhs. Wi tàme diene. »

VOIR
VUAE

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
Glemo disi wa glima : « Jo vua kör o mear ? »
La femme dit : « Si, je vois la mer. »
O glima disi : « Wes, Kö vua o mear. »
L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
Glemo disi màs : « Jo vua kör o rafa ? »
La femme dit : « Si, je vois le jour. »
O glima disi : « Wes, kö vua o rafa. »
Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
Wi glemo disi : « Bene Koa jo vua mo kör ? »
La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
O glima disi wa glemo : « Vua kör o mear ? »
L’homme dit : « Je vois la mer. »
Glemo disi : « Kö vua o mear. »
La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
O glima disi màs : « Vua kör o rafa ? »
L’homme dit : « Je vois le jour. »
Glemo disi : « Kö vua o rafa. »
La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
Bene, o glima disi : « T’sí zat kör jo vua mo. »
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Ediele



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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Ven 1 Aoû 2008 - 21:38

VI UPA

1. ‘Lakie’ esed uve ed.
2. Es aped ed veipled, ad ued veaked, ad ued vesiasvi ; kepe, es ised kaudeued ad es.
3. Esused ipled esused veipled, esused ided kape, pe esused usel vekase, ad vi ised.
4. ‘Lakie’ u ieked aik pe ieusel esed, es ipled vi uipled es : es ieked aik es uaped, uepkedaped es, ad es ieked ided es.
5. Es aved aik es uepked aved, es aved aik es uepked aved, aik ad si es uaped aved.
6. Ad es akedke vekase vi asi ed ad ued, aik vi as es ised ieusel u ided as ided la, ad u ipled as u uipled.
7. Es u ieked ised ape upa kepe asi, es aked si: ula ipled pe is es esed is es asi ad es.
8. Ad pe uaped ised, ad kaudeued uaped ised, ad ve ad uve, uaped ided, ad uised, vi ised ese ula pa, asi aik ised ese upa vi, va upa vi, ula upa vi.
9. La ided es upa, aik as veipled, as veaked, kepe, esed, aped, uepked, aved, ialed, uaped, akedke, uipled, ided, ieked, ised i uised.


IDED

Is ‘Pakis’, ‘Pael’ ided es uve: « Ie esed ‘Pael’»
Uve ided : « Ie esed ‘Lakie’. Aik di avec is ‘Pakis’»
‘Pael’ ided : « Ie aved ised usel pe. Ie ised ‘Leldkes’, ad di?»
‘Lakie’ ided : « Ie asi, ie aved ised usel pe. Ie ised is ‘Dkesel’»
‘Pael’ ided: « Aik ve ad uve ialed aved is ‘Pakis”?»
‘Lakie’ ided: « Di ided ieusel pe? La : di esed ed, ie esed ued, u ised ave.»
‘Pael’ ided: « Si, ised ave usel si: ie ieked ula aved, asi ad ued uve. »
‘Lakie’ ided: « U ie. Di ided ie ipledve. »
Ad es ised. ‘Pael’ ided: « U esed la: ‘Pakis’ esed ued. Ie aped ula pe epked aped uve upa. Ad asi va.


AKED

Ve ided uve : « U aked di kaudeued? »
Uve ided: « Si, ie aked kaudeued»
Ve ided ke: « U aked di kepe? »
Uve ided: « Si, ie aked kepe »
Ad ve ided : « Aik di u aked ie? »
Uve ided ve: « Aked di kaudeued? »
Ve ided : « Ie aked kaudeued »
Uve ided ke: « Aked di kepe? »
Ve ided « Ie aked kepe »
Uve ided : « Di u aked ie »
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MessageSujet: Une autre vie   Mar 17 Fév 2009 - 11:13

Ùt alj liv

1. Marie est une femme petite.
Maari ùt qit kad

2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.
Ka hab ut qit hhirse do ùr rèneme obaajse ea ùt rènem nùpdax ; æt deaw, ka pùz àt maars kœm das.

3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.
Ar amb gunese per at hæntev, ar dyserte at wedders, tev ar mir vedje omne àr antese? ea’t livs qua lored.

4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.
Maari ste nepjo quat deaw ep, do ka gœnes at livs quas la gevàren ni kas: ka ste æc quas ka vel, æc quas a fal ni kas ea ka ste dik as.

5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.
Ka ste æc quas ka dev fàk, ka fàk æc quas a fal, tev ea tet ka poten fàk as.

6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.
Ea tet ka vœnde reen omne antese àt liven alsy remmere qua qitere, æt tep at liv pœr kas kòm ni ese sin lokùtun ber diktun nep ùc, ea sin gœnun ber gevàrun nep ùc.

7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.
Sjo ka ste nep irep a mir ere alje dawe post æc on, do ka vedj ep as : al qua kan gœnes at deavs kav siten kav alsy looder qua kœm kas.

8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.
Ea’t temp kan lored ep, ea’t maar kan ep kòm, ea’r dur kane ep lokùte od dem pùzer, at liv mier ere repen at idem, ankh æt mir ere ùt alj liv, tiyn alje live, omne alje live.

9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.
A fal ni kas nep ùc alis nor æt anc qua, per loed hæntev, per lord obaajev, æt daav on ep, hab, dev, fàk, poten, vel, vœnd, gevàren, lokùt, ste, pùze ea lored.

DIRE DIK

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
Parisev , Pavl dik « Eg Pavl » ni ùt kads.
La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
At kad dik : « Eg Maari. Qua sep o fàk Parisev? »
Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Pavl dik : « Eg nor pas. Eg pùz Londons. Ea o? »
Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Maari dik : « Eg ep, eg nor pas. Do eg pùz Brùsels »
Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Pavl dik : « Quas ep ùt dàk ea ùt kad fàk Parisev ? »
Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Maari dik : « O disert ese ep ? Nep ùc : o qit, eg rènem, æt mir nep fàk-t-as.
Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Pavl dik : « Jo, æt mir fàk lort : eg poten fàk-t-omnes, ankh kœm ùr rèneme kadse.
Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
Maari dik : « Sin es. Lokùtet ni med hæntes ».
Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
Ea ka dem pùz. Pavl dik : « Baast ! Paris rènem. Eg hab àt tempes ber vœndun ùt alis. Tiyn, ankh ! »

VOIR VEDJ

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
Ùt dak dik ni ùt kads : « nep o vedj at maars ? »
La femme dit : « Si, je vois la mer. »
Àt kad dik : « Jo, eg vedj àt maars »
L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
Àt dak dik reen : « nep o vedj at deavs ? »
La femme dit : « Si, je vois le jour. »
Àt kad dik : « Jo, eg vedj àt deavs ».
Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
Ea’t dak dik : « Sjo setad nep o vedj es ? »
La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
Àt kad dik ni àt dax « Ep o vedj àt maars ? »
L’homme dit : « Je vois la mer. »
Àt dak dik : « Eg vedj àt maars ».
La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
Àt kad dik reen : « ep o vedj at deavs ? »
L’homme dit : « Je vois le jour. »
Àt dak dik : « Eg vedj àt deavs »
La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
À kad sjo dik : « Æt tep o vedj nep es ».
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 17 Fév 2009 - 19:49

En dibadien :

UNE AUTRE VIE
Hulo phe

1. Marie est une femme petite.
Mali tenas umgo

2. Elle a de petites mains, mais de grands yeux, et un grand mari ; ce jour-là, elle va à la mer avec lui.
Ya asam tenas limada, quokhag haiash wakda, pi haiash chakup; hedë san, ya tlata solchëk asam tlak.

3. Ils se prennent la main, ils parlent du temps qu'il fait, de quand ils verront toutes ces choses encore, et de la vie qui passe.
Tlas iskëm lima quiyonëkh, tlas wawa kopa kusa, kopa kansis tlas nanich hedë isztato wekhët, pi kopa phe tlak tlata.

4. Marie ne sait plus quel jour on est, mais elle prend ce que la vie lui donne : elle sait ce qu'elle veut, ce qu'il lui faut, et elle sait le dire.
Wik wekhët Mali këmtëk iszta san alta, quokhag ya iskëm iszta phe potlach phu ya: ya këmtëk iszta ya sëtle, iszta ya bëzsweng, pi ya këmtëk wawa usz.

5. Elle fait ce qu'elle doit faire, elle fait ce qu'il faut faire, quand et si elle peut le faire.
Ya mung iszta ya bëzsweng mung, ya mung iszta igo bëzsweng mung, kansis pi dëshën ya shubkaph mung usz.

6. Et si elle trouve encore toutes les choses de la vie aussi grandes que petites, c'est que la vie pour elle vient à nous sans parler pour ne rien dire, et sans prendre pour ne rien donner.
Pi dëshën ya tlap wekhët isztato ye phe, haiash isztato pi tenas isztato, usz kaqua kewa kopa ya, phe ko nësai halu këltës wawa, pi halu iskëm saku potlach haluszta.

7. Alors elle ne sait pas s'il y aura d'autres jours après celui-là, mais elle le voit bien : tout ce qui peut mettre le jour en elle, se trouve en elle aussi bien qu'avec elle.
Alta wik ya këmtëk dëshën hulo sanda alki yaqua kimtusz, quokhag dilet ya nanich: konawiszta tlak shubkaph mung san disai ya, usz disai ya kaqua pi asam ya.

8. Et le temps peut bien passer, et la mer peut bien venir, et les hommes et les femmes peuvent bien parler, ou s'en aller, la vie sera toujours la même, même quand ce sera une autre vie, deux autres vies, ou même, toutes les autres vies.
Pi lali shubkaph tlata, pi solchëk shubkpah chako, pi egoda pi eumgoda shubkaph wawa, pëswik tlata, phe alki santo kaqua, dilet kansis alki usz shub hulo phe, moksut hulo pheda, pëswik dilet, hulo pheto.

9. Il ne lui faut rien d'autre que cette chose qui, par leurs mains, par leurs yeux, ce jour-là, est, a, doit, fait, peut, veut, trouve, donne, parle, sait, va et passe.
Ya bëzsweng halu huloszta phëng hedë iszta tlak, utul tlas limada, utul tlas wakda, hedë san, shub, pi asam, pi bëzsweng, pi mung, pi shubkaph, pi sëtle, pi tlap, pi potlach, pi wawa, pi këmtëk, pi tlata, pi mukopet.

DIRE
Wawa

A Paris, Paul dit à une femme : « Je suis Paul. »
Kopa Pali, Pol wawa phu umgo sis "Nai shub Pol."

La femme dit : « Je suis Marie. Que fais-tu à Paris ? »
Eumgo wawa sis "Nai shub Mali. Iszta tlët mung kopa Pali?"

Paul dit : « Je ne fais que passer. Je vais à Londres. Et toi ? »
Pol wawa sis "Gë nai tlata. Nai tlata Lëndën. Iszta tlët?"

Marie dit : « Moi aussi, je ne fais que passer. Mais je vais à Bruxelles. »
Mali wawa sis "Nai kaqua, gë nai tlata. Quokhag nai tlata Bëlusel."

Paul dit : « Que peuvent faire un homme et une femme à Paris ? »
Pol wawa sis "Iszta go pi umgo shubkaph mung kopa Pali?"

Marie dit : « Tu parles de nous, là ? Rien du tout : tu es petit, je suis grande, ça ne le fera pas. »
Mali wawa sis "Nak tlët wawa kopa nësai, alta? Haluszta sis tlët tenas, nai haiash, wik usz alki dilet."

Paul dit : « Si, ça le fera tout à fait bien : je sais tout faire, même avec les grandes femmes. »
Pol wawa sis "Hë, usz alki haiu dilet sis nai këmtëk mung isztato, dilet asam haiash umgoda."

Marie dit : « Sans moi. Parle à ma main. »
Mali wawa sis "Halu nai. Quan wawa phu nai lima."

Et elle s’en va. Paul dit : « Cela ne fait rien : Paris c’est grand. J’ai encore le temps d’en trouver une autre. Et même deux. »
Pi ya tlata. Pol wawa sis "Haluszta sis Pali haiash. Wekhët nai asam lali tlap hulo umgo. Dilet, moksut."

VOIR
Nanich

Un homme dit à une femme : « Ne vois-tu pas la mer ? »
Go wawa phu umgo sis "Nak tlët wik nanich solchëk?"

La femme dit : « Si, je vois la mer. »
Eumgo wawa sis "Hë, nai nanich solchëk."

L’homme dit encore : « Ne vois-tu pas le jour ? »
Wekhët ego wawa sis "Nak tlët wik nanich san?"

La femme dit : « Si, je vois le jour. »
Eumgo wawa sis "Hë, nai nanich san."

Et l’homme dit : « Alors pourquoi tu ne me vois pas ? »
Pi ego wawa sis "Alta kewa wik tlët nanich nai?"

La femme dit à l’homme : « Vois-tu la mer ? »
Eumgo wawa phu ego sis "Nak tlët nanich solchëk?"

L’homme dit : « Je vois la mer. »
Ego wawa sis "Nai nanich solchëk."

La femme dit encore : « Vois-tu le jour ? »
Wekhët eumgo wawa sis "Nak tlët nanich san?"

L’homme dit : « Je vois le jour. »
Ego wawa sis "Nai nanich san."

La femme dit alors : « C’est que tu ne me vois pas. »
Alta eumgo wawa sis "Kewa wik tlët nanich nai."

Je m'aperçois que le dibadien a gardé de son ancêtre pidgin le Jargon Chinook une tendance à la polysémie pour des mots comme par exemple "dilet" ou "kusa" (le ciel, mais aussi le temps qu'il fait). Le petit mot "sis", qui n'a pas vraiment d'équivalent français, est bien utile pour introduire une proposition.

L'homme et la femme se connaissent, mais ne sont pas intimes : sinon ils utiliseraient le pronom ati au lieu de tlët.

Je tiens à préciser que le fait que "l'homme" se dise ego en dibadien est un pur hasard Smile

(Article défini préfixé e + go, homme).


Dernière édition par Vilko le Mar 17 Fév 2009 - 21:51, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Petits mots bien pratiques   Mar 17 Fév 2009 - 20:29

Vilko a écrit:
Le petit mot "sis", qui n'a pas vraiment d'équivalent français, est bien utile pour introduire une proposition.

Un peu comme EP en aneuvien (21/11 à 14:49). Il sert à dire

-Aussi, dans "moi aussi". Or klim ar strægenbse? eg ep = vous aimez les trains? moi aussi.

-Bien, pour 'effectivement' dans "J'ai bien vu"* = Eg vedja ep.

-En signe d'exhortation: "Er ep!" = allons!
par contre le "allons" pour "ce ne serais pas raisonnable" se traduit par l'interjection "Nymàret!"

-Pour remplacer le verbe être au présent quand il s'avère indispensable, ce qui revient à l'utilisation suivante (ci dessous: forme emphatique). Ber ere dær, da ep! Pour être là, il l'est!

-Pour la tournure affirmative emphatique*. Eg ep làjden æc! = J'adore ça!

*On remarquera une différence de force entre "Eg vedja ep" et "Eg ep vedja", le deuxième, de par la position de EP est nettement plus fort. On s'efforcera toutefois de ne pas trop abuser de EP derrière les verbes, et notamment les verbes en -EN! Eg lajden ep = j'aime bien (j'aime aussi, qu'on ne confondra pas avec eg lajden loot) vs eg lajden nep = j(e n)'aime pas.


Je n'ai encore rien vu dans les autres sections, sur la phonétique & la grammaire dibadienne? Y a-t-il quelque chose de publié que je n'aie pas encore trouvé?
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Vilko
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MessageSujet: Re: Une autre vie (100 notions les plus fréquentes)   Mar 17 Fév 2009 - 23:04

Anoev a écrit:
Vilko a écrit:
Le petit mot "sis", qui n'a pas vraiment d'équivalent français, est bien utile pour introduire une proposition.
Un peu comme EP en aneuvien
EP sert à renforcer une affirmation ou un mot, comme le suffixe -tch ou -itch du tlingit d'Amérique du Nord (l'une des langues-sources du saiwosh et du dibadien !).

Sis sert à joindre deux énoncés, comme les deux points [:] dans une phrase française :

Il dit "Je suis là"
Ya wawa sis nai yaqua
Littéralement : il dit sis je être-ici

Rien du tout : tu es petit, je suis grande
Haluszta sis tlët tenas, nai haiash
Littéralement : aucune-chose sis toi être-petit, moi être-grande

Par contre :

Il dit qu'il est là
Ya wawa phëng ya yaqua
il dit phëng lui être-ici

Anoev a écrit:
Je n'ai encore rien vu dans les autres sections, sur la phonétique & la grammaire dibadienne? Y a-t-il quelque chose de publié que je n'aie pas encore trouvé?
Je n'ai encore rien rédigé ni téléchargé sur la phonétique et la grammaire dibadiennes, tout est encore dans des carnets et des feuilles volantes.

J'ai décrit la phonétique du dibadien à peu près au milieu de la page suivante :
http://www.ideolangues.org/traductions-et-jeux-f14/creation-de-mots-t316.htm#4111
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