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 Panégyriques

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MessageSujet: Panégyriques   Mar 13 Nov 2012 - 1:52

Ce sujet permet aux membres de présenter des idéolangues qu'ils n'ont pas créées, mais qu'ils aiment et qui les inspirent.


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Anoev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mar 13 Nov 2012 - 3:26

On pourrait tout aussi bien louer la langue d'un confrère, ou bien une langue créée depuis un certain temps (voire un temps certain, comme l'espéranto, le volapük ou le lojban).

J'apprécie bien le système modulaire de l'elko pour la formation de ses mots (je trouve la grammaire un peu plus déroutante, mais elle a, elle aussi, une logique bien ficelée, mêm'si c'est pas la mienne).

J'apprécie particulièrement le volapük pour ses mots à-postériori qui n'ont pas l'air d'en être, et sa conjugaison à la fois simple et complète.

J'apprécie l'espéranto (si on met de côté certains affixes), là aussi pour le côté modulaire et sa simplicité de lecture.

J'aime bien aussi l'uropi pour son côté "familier" ou "c'est une langue qui me rappelle une langue que j'ai lu en vacances".

J'en aime aussi bien d'autres, aussi ; soit pour leur côté familier (sambahsa) soit pour leur côté exotique (kotava).

Et j'aime enfin l'aneuvien, le ŧhub et le psolat, parce que... ce sont mes créations ! Cool Very Happy Razz cyclops bounce
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mar 13 Nov 2012 - 21:14

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Djino



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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 17:00

Parmi toutes les idéolangues que j'ai découvert ici, celles que je préfère sont
* l'elko, pour sa logique, sa simplicité et son système de clés
* le ba gai dun, pour sa douceur et sa grammaire unique
* le remaï, pour son système de formation des mots
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Nemszev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 18:28

Embarassed

Je vais prendre des langues dont on parle sur l'Atelier en premier...

Lingua Franca Nova pour sa simplicité et son intelligibilité.

toki pona (pas de majuscules !) pour son côté exotique et relativement rapide à apprendre.

iNedjena, parce que ça me rappelle le swahili et que j'ai eu envie de créer ce genre de langue (voir Ihuori).

Le tsawelo, pour son côté international, mais unique en son genre (et j'aime bien son alphabet "cyrillicoïde").

Lingwa de Planeta, parce que qui a dit que les "salades russes", c'était pas appétissant ?

Le dibadien pour son côté amérindien-extraterrestre et parce que j'adore prononcer ses mots étranges.

J'aime aussi le brithenig (celto-roman), le slovianski (pan-slave "réaliste") et le tatsique (slavo-indo-aryen)...

_________________
Sce tu cores tras davors, no chataràs mai onors...
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Kotave



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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 18:40

J'adore l'elko, je dois dire que baser son vocabulaire sur la mythologie, c'est une idée cheers.

J'apprécie les sonorités de l'uropi, mais niveau grammaire, je préfère largement le kotava.

D'ailleurs parlons-en de celui-ci : sûrement une des auxilangues les plus ambitieuses que j'aie jamais vues. Et un véritable puits d'inspiration Very Happy.

Je n'ai pas beaucoup vu de ba gai dun, mais je pense qu'il me plairait bien.

J'aime bien l'aneuvien dans la fiction de Vilko, aussi.

Évidemment j'aime aussi mes langues, surtout le borcilien et le miava, mes petites dernières.

J'en oublie sûrement, auquel cas j'essaierai de ne pas oublier d'éditer mon message Smile.


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Nemszev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 19:06

Kotave a écrit:

Je n'ai pas beaucoup vu de ba gai dun, mais je pense qu'il me plairait bien.
Nau fin ra cin ba gai dun no wai ben jai i.

Spoiler:
 

_________________
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Anoev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 19:45

Kotave a écrit:
J'aime bien l'aneuvien dans la fiction de Leo, aussi Smile.

Leo ? Tu confondrais pas avec Vilko, par hasard ?
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bororo



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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 14 Nov 2012 - 19:45

En vrac, quelques conlangs que je trouve notables ou intéressantes (liste non-exhaustive...) :

- L'ithkuil et l'ilaksh : ou comment créer des langues riches et complexes en partant d'un principe très simple

- Le feayran : une langue polysynthétique parlée par une espèce à mi chemin entre l'homme et le loup

- Le dapnant : une conlang inspirée du mythe de Cthulhu (plus une ébauche qu'autre chose, mais on s'y croit vraiment - malheureusement il semble que le site web ait disparu...)

- L'elkarîl : notamment pour le script où chaque mot est représenté par un visage (existe aussi en version smiley)

- Le khuzdul : pour son côté inachevé, ça lui donne quelque chose de mystérieux

- Le novegradien : un vrai travail de titan, on ne voit pas souvent de conlangs "artistiques" aussi complètes

Edit :

- Le vieil albique (old albic) : une reconstruction imaginaire de la langue parlée en Grande-Bretagne avant l'arrivée des Celtes
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Leo



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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 15 Nov 2012 - 1:09

Kotave a écrit:
J'aime bien l'aneuvien dans la fiction de Leo, aussi.
Dans la fiction de Vilko! ^^ comme dit Anoev.
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Ven 23 Nov 2012 - 21:42

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Vilko
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Ven 23 Nov 2012 - 23:16

Je vais me limiter aux langues que j'aime assez pour avoir envie de les parler au quotidien, si c'était possible :

J'aime bien l'aneuvien pour son côté euroclone décalé... Il me rappelle l'impression que j'éprouve à l'étranger quand je vois sur des panneaux des inscriptions dans une langue que je ne connais pas vraiment mais qui est néanmoins vaguement familière. L'aneuvien, pour moi, ce sont des noms de gares aux sonorités germaniques, que l'on lit lorsque le train s'arrête avant de repartir, comme Nevwarkling, Haverstad ou Hocklènge.

J'aime bien le telèmor de Vampireshark, une langue qui ressemble au roumain. J'ai téléchargé sur mon ordinateur les billets de train en telèmor créés par Vampireshark, ils me font rêver...

Et aussi le verdurian de Mark Rosenfelder, dont la phonétique est proche du portugais. C'est d'ailleurs le verdurian qui m'a fait apprécier la langue portugaise ! Very Happy

Le kotava, une langue astucieusement construite, et en même temps mystérieuse, qu'on dirait faite pour de longues conversations à voix basse.

lsd a écrit:
Et qu'est-ce qui vous plaît dans la (/les) votre (/s) ? I love you
On aime toujours les langues qu'on crée, sinon on cesse de s'y intéresser ! Very Happy

Dans le saiwosh : une langue facile sur tous les plans, bien que dépaysante, mais assez précise. La phonologie très amérindienne, un peu rude, qui déforme les mots d'emprunt pour les forcer à se couler dans un moule particulier, comme en japonais. Plusieurs années après avoir créé le saiwosh, je me suis aperçu que sa phonologie était presque identique à celle du nahuatl. J'écris tous les jours des phrases simples en saiwosh, dans mon journal.

Dans le dibadien : la facilité pour créer des mots nouveaux, la prononciation fluide, et toujours le côté amérindien, mais avec un rythme particulier.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Ven 23 Nov 2012 - 23:36

lsd a écrit:
Et qu'est-ce qui vous plaît dans la (/les) votre (/s) ? I love you

Là, tu gratouilles ma vanité et l'amour que j'ai pour ma création. Mais quand on aime, il faut reconnaître aussi les défauts.

J'en connais au moins deux qu'on pourrait rassembler autour d'un même mot : instabilité.

Instabilité (relative, quand on connaît certaines langues naturelles ! mais effective quand même, au regard de nombre de langues auxiliaires schématiques) de prononciation de certaines lettres.

Pas trop problématique pour la A, un peu plus préoccupante (ouverts dans une syllabe fermée, fermés dans une syllabe ouverte) pour le E et le O.

Un peu plus préoccupante, car il faut connaître les mots, encore que la plupart se prononcent [u], pour le U, se prononçant [y] ou [u] s'il n'est pas accentué.

Particulière pour le S, mais toutefois plus régulière qu'en français, si on analyse un peu ce tableau.

Complètement déjantée avec un Y non accentuée, mais, heureusement, une règle immuable : pas d'homographes non homophones.

Instabilité lexicale aussi, heureusement assez faible, depuis que j'ai un ordinateur, mais instabilité quand même.

Homonymie parfaite
-entre le génitif de certains noms et certains adjectifs qualificatifs (la syntaxe les distingue) et des verbes (klim. On trouve ça aussi en anglais : love ; même signification)
-entre le subjonctif présent et l'indicatif présent de certains verbes, du moins au singulier (en français aussi, mais bon... en aneuvien, ça influe aussi sur l'imparfait)

La poésie ? Vaut mieux penser à aut'chose.

Main'nant, on va passer aux qualités (du moins, celles auxquelles je pense)

-Si la phonologie peut provoquer des migraines à qui aime une grande stabilité phonique, par contre, certaines règles grammaticales n'ont pas changé depuis la création de l'aneuvien.

L'autre caractéristique, c'est pouvoir rendre un maximum de nuances avec un minimum de flexions.

Méthodes utilisées :

avec les noms : 4 cas seulement, mais combinés avec des adpositions dont la place est déterminante (prépositions & postpositions)

avec les verbes: un nombre raisonnable de particules et un minimum de flexions verbales, y a autant de nuances, voire davantage qu'en français.

Il y a, certes des irrégularités, mais celles-ci sont plutôt mineures, et dues à la phonologie
gat + s = gac
ou à l'étymologie
fàk, fàkta (motif : latin. FACIO FACTVM)
circonstanciel de deav : deaw (V = V) plutôt que deavev

Certes y a des défauts en phonologie, mais y a des qualités (sauf pour qui n'aime guère les digrammes). En tout cas, y a pas de distorsions de type chiromancie/chirurgie, ou bien le cœur du cœlacanthe.

La formation et la création des mots utilise de multiples méthodes, surtout à-priori (pour les à-postériori, c'est- le lot commun, et l'aneuvien rejoint l'espéranto, l'uropi, le sambahsa-mundialect etc) : anacycliques, ambigrammes, agglutinations de type divers, forme des lettres utilisées (lililil, goox...).

Et puisqu'on en vient à goox (sexe), un équilibre presque absolu entre les genres. Le "presque" vient de mots comme paap (pape), zhitœṅ (giton), suboremt (soubrette)... dont le féminin (ou le masculin) serait difficilement trouvable. Le genre de référence, sinon, c'est le neutre. Seule influence grammaticale du genre : le pronom de la troisième personne.

Et pour les pluriels, c'est -e pour les consonnes, -r pour les voyelles, quelle que soit la nature du mot (sauf quelques pronoms & modes verbaux invariables).

Bon, j'crois qu'j'ai fait l'tour*.

Vilko a écrit:
J'aime bien l'aneuvien pour son côté euroclone décalé... Il me rappelle l'impression que j'éprouve à l'étranger quand je vois sur des panneaux des inscriptions dans une langue que je ne connais pas vraiment mais qui est néanmoins vaguement familière.

Ce sont les autres locuteurs qui en parlent le mieux, en fait...


*Y en aurait bien d'autres, auxquelles je pense, mais je ne voudrais pas enfoncer le clou des éloges : ce serait déplacé ; et puis ce que je vois comme des vertus pourrait être perçu comme des tares par d'autres : question d'appréciation.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Dim 25 Nov 2012 - 2:19

Il y a une chose qui me gêne en dibadien, c'est la prononciation du ph : /pf/ devant voyelle, /f/ en finale de mot ou devant consonne. /pf/ est un son rare (à ma connaissance il n'existe qu'en allemand et dans une ou deux langues d'Afrique du Sud) et le principe d'économie devrait conduire à sa disparition rapide dans les langues où la distinction pf/f n'est pas productive, contrairement à l'allemand (qui distingue Pflug, charrue, et Flug, vol aérien).

Donc, en dibadien parlé, ph se prononce /f/ et uniquement /f/. D'ailleurs, il s'écrit avec la lettre deseret utilisée pour transcrire le f
Je l'aurais bien insérée en Unicode dans ce texte, mais ça ne marche pas !!!.

Je conserve quand même le digraphe ph pour transcrire le f, comme en vietnamien : Dibadi est la ville où les choses ne marchent jamais comme elles le devraient, et c'est vrai aussi pour la langue locale... Certains habitants d'origine étrangère ont appris le dibadien dans des manuels périmés et prononcent le /pf/, sans se rendre compte que les "vrais" Dibadiens ont depuis longtemps remplacé leurs /pf/ par des /f/.

Autre chose : le son /r/ n'existe pas en dibadien. Dans les mots étrangers, il est transcrit par un /l/, ou par un /z/ qui est une lettre muette en dibadien :

Central Park = Sentlël Pazk ("Pazk" se prononce pak)

Brent Scowcroft (un homme politique américain) = Bëlentë Sëkauklophtë

Mais dans les articles de journaux, il faut que le lecteur puisse reconnaître sans risque d'erreur le nom d'un homme politique étranger. Le nom de "Brent Scowcroft" deviendra donc :
Blzent Skauklzopht. Le digraphe "lz" se prononce /l/ mais sert uniquement à transcrire un /r/.
Le lecteur, lorsqu'il doit prononcer le nom, est censé rajouter lui-même les /ë/ (prononcés comme le "eu" de "neuf") qui sont nécessaires en dibadien, une langue qui n'aime pas les accumulations de consonnes.

Mais on est à Dibadi. Donc :
1. La graphie sans /ë/ n'est pas admise par les autorités : on doit écrire comme on prononce, c'est la loi. Mais journalistes et écrivains se font une gloire de n'en faire qu'à leur tête.
2. Le digraphe /lz/ n'est pas utilisé par tous les auteurs, et beaucoup de gens ne l'utilisent jamais car ils trouvent que ça complique pour rien la graphie. D'autres ne l'utilisent que pour certains mots et pas pour d'autres... La confusion est grande.

Les Dibadiens méticuleux aiment bien transcrire "Brent Scowcroft" ainsi : Bëlzentë Sëkauklzophtë. Ils aiment les graphies à la fois précises et dépaysantes ! Very Happy

Précision : ce nom se prononce /bəlɛntə səkaʊklɔftɘ/ en dibadien. Les voyelles soulignées sont prononcées avec un accent de hauteur.

En saiwosh, la confusion du /l/ et du /r/ gêne moins : si les Japonais n'ont pas de scrupules à écrire Burento Sukaukurofuto, les Saiwosh ont encore moins de scrupules à écrire Plent Skaoklopt.


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Anoev
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Dim 25 Nov 2012 - 2:33

Vilko a écrit:
Mais dans les articles de journaux, il faut que le lecteur puisse reconnaître sans risque d'erreur le nom d'un homme politique étranger. Le nom de "Brent Scowcroft" deviendra donc :
Blzent Skauklzopht. Le digraphe "lz" se prononce /l/ mais sert uniquement à transcrire un /r/. (...)
Mais on est à Dibadi. Donc :
1. La graphie sans /ë/ n'est pas admise par les autorités : on doit écrire comme on prononce, c'est la loi. Mais journalistes et écrivains se font une gloire de n'en faire qu'à leur tête.
2. Le digraphe /lz/ n'est pas utilisé par tous les auteurs, et beaucoup de gens ne l'utilisent jamais car ils trouvent que ça complique pour rien la graphie. D'autres ne l'utilisent que pour certains mots et pas pour d'autres... La confusion est grande.

Y a des diacritiques en deseret ? Dommage que je n'aie pas la police nécessaire : c'aurat été utile.

Citation :
Le lecteur, lorsqu'il doit prononcer le nom, est censé rajouter lui-même les Ë (prononcés comme le "eu" de "neuf") qui sont nécessaires en dibadien, une langue qui n'aime pas les accumulations de consonnes
.

En fait, comme un /œ/ ? Ce phonème me donne du fil à r'tordre, dans la mesure où j'ai tendance à le confondre avec le /ə/*. Du coup, j'm'en tire bon an mal an : Si je veux vraiment qu'un E, même accentué, se prononce /œ/, je l'écris Ĕ#.
°Mis en gras par mes soins.
*Assez voisins, faut bien admett' : comme dans "le bœuf".
#On retrouve ce concept "prononciation voisine/graphie voisine" avec les EṄ/ĔṄ.


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MessageSujet: Re: Panégyriques   Dim 25 Nov 2012 - 13:31

Anoev a écrit:
Y a des diacritiques en deseret ? Dommage que je n'aie pas la police nécessaire : c'aurat été utile.
Il n'y a pas de diacritiques en deseret, le /ë/ transcrit le "short o" (Unicode U+10432).

Autre particularité : la version de l'alphabet deseret utilisée pour transcrire le dibadien et le saiwosh n'a pas de majuscules.

L'écriture en deseret est moins variée qu'avec l'alphabet latin : il n'y a pas d'écriture cursive, et les lettres ont toujours la même forme. Il est possible d'écriture en italique, et les lettres peuvent être plus ou moins étroites, avec des traits plus ou moins fins, et certaines polices de caractère imitent des écritures manuscrites.

Cela n'empêche pas que, dans les écoles primaires, les élèves apprennent inlassablement à bien calligraphier : il ne faudrait pas qu'un t ressemble à un a, voire à un m, ou qu'un p ressemble à un ë, ce qui peut arriver lorsqu'on forme mal les lettres.

Une complication supplémentaire, c'est l'habitude de lier certaines lettres entre elles, par exemple le t et le a, ce qui donne l'impression qu'un texte est écrit avec une multitude de signes différents. Certaines polices de caractère sont conçues pour donner cette impression : il n'y a pas d'espace entre les consonnes et les voyelles qui les suivent. Avec un peu de pratique, on s'y fait très bien, mais c'est un peu comme si au lieu de s'écrire avec 28 lettres le dibadien s'écrivait avec 180 caractères (les 28 lettres de l'alphabet, et 19x8 lettres liées; les diphtongues ai et au comptent comme des voyelles, et le "ng" ne commence jamais une syllabe).

L'apprentissage des lettres liées se fait à l'école primaire. Elles rendent un texte plus compact, et elles permettent de distinguer au premier coup d'œil une phrase manuscrite écrite par quelqu'un qui a été scolarisé à Dibadi dès l'enfance, et la même phrase écrite par quelqu'un qui, ou bien a appris le dibadien dans un manuel, ou bien lit et écrit tellement peu qu'il n'a pas l'habitude des lettres liées.

Il est recommandé aux candidats à un emploi de s'appliquer à bien former et bien lier les lettres : des lettres peu lisibles, que l'on peut confondre avec d'autres, sont considérées comme l'indice d'une manque de franchise et de considération pour autrui (si l'on ne se donne pas la peine d'écrire lisiblement) ou d'un manque de sang-froid (si l'on n'y arrive pas). L'absence de lettres liées révèle un manque de culture.

Anoev a écrit:
Citation :
Le lecteur, lorsqu'il doit prononcer le nom, est censé rajouter lui-même les Ë (prononcés comme le "eu" de "neuf") qui sont nécessaires en dibadien, une langue qui n'aime pas les accumulations de consonnes
.
En fait, comme un /œ/ ? Ce phonème me donne du fil à r'tordre, dans la mesure où j'ai tendance à le confondre avec le /ə/*. Du coup, j'm'en tire bon an mal an : Si je veux vraiment qu'un E, même accentué, se prononce /œ/, je l'écris Ĕ#.
Le /ë/ se prononce /œ/ lorsqu'il est accentué, par exemple dans chëk (eau) et mëk (nourriture), et /ə/ dans une syllabe non-accentuée. Ce n'est pas un problème, l'accentuation est prévisible en dibadien. Les Dibadiens ne font pas de différence entre /œ/ et /ə/. Certains immigrants prononcent même /ö/ (comme dans "feu").
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Dim 25 Nov 2012 - 13:53

Les jeunes Aneuviens* apprennent les deux types d'écriture : la script et la cursive. Itou pour la lecture.

Intérêt de chacun d'eux :

Script :
Lecture : la plus simple, lire et comprendre un texte imprimé ou dactylographie.
Écriture : savoir bien écrire chaque lettre avec application, afin d'être compris par tous.

Cursive :
Écriture : pouvoir écrire suffisamment vite sous la dictée, des lettres reconnaissables.
Lecture : pouvoir déchiffrer un texte écrit à la main par un inconnu.




*Traduit ici par àr jœṅge anoevdur° ; "les jeunes aneuviens" (sans majuscule) étant traduit par àr anoevene jœṅgdur.
°La graphie Anoevdu (avec capitale) est en voie de raréfaction : -du se suffisant à lui-même.
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 16:16

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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 17:03

lsd a écrit:
J'aime bien [...] son écriture d'idéogrammes study
J'aimerais bien voir à quoi ça ressemble. Ou préfères-tu garder le secret ?
lsd a écrit:
(même si je n'ai jamais vraiment vu en lui un confrère conlanger Rolling Eyes )
Bah pourquoi ? confused

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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 20:45

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Silvano



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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 20:50

lsd a écrit:
Son dernier avatar latin à base de lettres usant hampes et jambages à outrance et absence d'espace lui donne un air de blackspeech tolkienien
Il n'existe pas d'alphabet pour le parler de Mordor. Quand on doit l'écrire, comme l'inscription sur l'Anneau unique, on utilise les tengwar, d'abord créés pour le quenya.
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 20:56

Silvano a écrit:
Quand on doit l'écrire, comme l'inscription sur l'Anneau unique, on utilise les tengwar, d'abord créés pour le quenya.

Ça n'a plus grand-chose à voir avec le fil, mais considère-t-on les Tengwars comme un alphabet ou un abjad ?
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 21:08

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MessageSujet: Re: Panégyriques   Jeu 27 Déc 2012 - 21:21

Clic a écrit:
Ça n'a plus grand-chose à voir avec le fil, mais considère-t-on les Tengwars comme un alphabet ou un abjad ?
En fait, les tengwar (le mot est déjà pluriel) consistaient dès l'origine de deux systèmes, un alphabet et un abjad, appelés full writing et ómatehtar. Cependant, étant donné la très grande fréquence du a en quenya, il arrivait qu'on ne l'écrive pas, ce qui fait de ce système un abugida.
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Mer 17 Avr 2013 - 20:49

Désolé Vilko et Léo d'avoir interverti vos pseudos, je n'avais pas vu que la conversation avait continué, mais je crois que j'avais tout de même corrigé mon erreur Razz.
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MessageSujet: Re: Panégyriques   Aujourd'hui à 7:04

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