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 Ol Setodast

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Kotave



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 11 Juil 2014 - 15:17

Citation :
En fait, je me suis trompé en tapant ce long post   , e se prononce /e/~/ε/ devant les mots commençants par /i/. Tu as prêté attention à mon post, ça me fait très plaisir.

De rien Razz

Citation :
-nai était une forme suffixée, e retrouve la position de ses prédécesseurs, j'ai pensé à également suffixé e mais ça aurait prêté confusion dans certains cas.

Ah, en effet, j'ai mal lu... J'ai voulu rapprocher le e sétolais et le -er chilloïen plus qu'ils ne le sont réellement Embarassed

Citation :
J'ai fait des recherches mais je n'ai rien trouvé   

Peut-être parce que je ne l'ai pas écrit dans l'orthographe espérantiste standard. Tu devrais trouver plus de choses avec ĉu ne ? Wink
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 11 Juil 2014 - 15:53

Ulfëo a écrit:
Je te comprends Very Happy

En tout cas j'admire ton travail!

PS: je sais que je "m'incruste" un peu dans la discut' mais je ne pouvais pas ne pas complimenter ton travail!  Razz
Je précise que c'était une parenthèse Wink

Non non au contraire, tout commentaire est le bienvenue, positif ou négatif. En tout cas merci  Smile

Anoev a écrit:
Ça, j'connais aussi, et l'aneuvien est en perpétuelle recomposition. Même si le plus gros reste stable et que les changements sont plus de l'ordre du détail, je me permets des remaniements qu'un idéolinguiste LAI ne pourrait pas s'attribuer. Mais bon, tout avantage a son pendant : la souplesse de transformation d'une persolangue se paye par un bridage de au niveau du nombre de locuteurs (à peu près... 1, voire 2 ou 3... et encore).

Je n'hésite pas à faire des modifications parce que je n'ai pas ce bridage pour ma part et je ne pense pas l'avoir un jour  Razz

Kotave a écrit:
Peut-être parce que je ne l'ai pas écrit dans l'orthographe espérantiste standard. Tu devrais trouver plus de choses avec ĉu ne ? Wink

Ah non désolé je me suis mal exprimé, je parlais de la présence du ne/né en portugais et japonais, je n'ai pas eu trop de mal à trouver ĉu ne/chu ne  Embarassed

Leo a écrit:
Tu veux dire qu'il s'utilise exactement comme en français? Wink

En fait non, e ne remplace pas l'adjectif numéral cardinal kin. C'est un autre oubli de ma part.
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mer 24 Sep 2014 - 21:52

Je bosse actuellement sur une rédaction claire de la grammaire sétolaise (prépositions/particules/postpositions, subordination, verbes...), en attendant d'avoir terminé (ce qui peut être long), je poste quelques trucs éparpillés dans ce gros chantier.


Pour commencer, quelques nouveaux ekkei kæni
:

nu modifie le sens du verbe qui le précède, il indique que l’état décrit par le verbe a changé/n’est plus (inverse le sens du verbe) :
Mettre (un vêtement) = dagura
Enlever (un vêtement) = dagura nu

nuen est dans la continuité de nu mais a quant un lui un sens difficile à expliquer.. il indique une rupture avec l'état d'avant.
un exemple - suotaid nuen [suwotaʤ nuɛn] - éteint la lumière ou je veux que la lumière qui est allumée soit éteinte.
Explications : suotaid veut dire allumé (du verbe allumer suoty), nuen indique que l'état va changer/change. Noter que nuen n'a pas de sens impératif et n'indique pas un désir.. dans cet exemple, l'indication d'un souhait relève de l'idiomatisme. (il faut aussi situer l'action : le soir en se couchant, on "ordonne" ,sans ordonner, à un ordinateur d'éteindre la lumière. Oui, c'est moderne à Seto).

kun indique une interdiction, il s'emploie comme un suffixe. Il est classé comme ekkei kæn dans la mesure où ce qu'il exprime devrait normalement être construit par une phrase.
nõ onesikun – les enfants sont interdits ici
Remarque - il peut ne pas être collé, onesi kun reste donc exacte.



Quelques nouveautés quant à la prononciation :

La règle que je vais énoncer est "plus forte" que les autres règles sur la prononciation déjà énoncées sur ce sujet.
Quand un mot est en fin de phrase, excepté un verbe à l'infinitif, l'accent tonique tombe sur l'avant-dernière syllabe.
Ainsi, dans la phrase cor lé ori (il est sévère), la phrase sans cette règle serait prononcée [kjɔr 'lɛ ori], alors qu'avec cette règle, elle est prononcée [kjɔr lɛ 'ori].


-
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 6 Oct 2014 - 22:38

Quelques nouveautés en vrac :

Ajout d'un pronom personnel, kimi, traduisant un "tu" affectif (issue de la langue borraise/"japonaise").
Je pense réformer les pluriel et introduire la lettre ì qui se prononcerait uniquement /j/, employée après une consonne.
Tous les ç /s/ seraient remplacés par ci ou ć et les çi /sj/ par sci ou ći.



La modulation

Cette règle est très importante en sétolais et synthétise pas mal les phrases. Avant d'en parler, il faut que je revienne sur la notion de verbe, leur construction et formes.
Les verbes admettent plusieurs formes. Je vais détailler ici leur forme première et leur forme deuxième. Noter que les verbes radicaux purs sont invariants pour ces formes, le verbe okrim (améliorer) reste okrim à la première et deuxième forme.

Forme première : c'est la forme de l'infinitif et des verbes conjugués.
Par exemple, le verbe wideru (venir). Son radical est wid tandis que sa base première est -eru. Un tableau recensant les différentes terminaisons formant la forme première existe (voir ci-dessous).
Remarque - Certains verbes admettent une forme conjuguée différente de leur forme indicative, qu'on appellera forme première conjuguée.

Forme deuxième : c'est la forme servant à la modulation que je vais aborder dans la partie suivante.

Dans le tableau suivant sont comparées les différences morphologiques entre les verbes à la forme première et ceux à la forme seconde. Le radical sera ici exclusivement non :

FORME 1FORME 2
 vlle vlle
 vlle + r vlle
 vlle + n i + vlle
 vlle + /j/ vlle + i
 nonura nonoa
 nonurõ nonuo
 noneru nonoe
 noniru nonoi
 nonum nonum
 nonit nonit
 nonπi nonπi
Remarque : je ne sais pas encore si d'autres bases premières vont venir se rajouter.

Exemples.

ex1 - Reyalen (attribuer) devient reyalie- sa base deuxième est ie.
ex2 - Wideru (venir) devient widoe-
ex3 - Tπanõ (arrêter qqun) devient Tπanoi-
ex3 - sejar (exister) devient seja-


Maintenant je peux expliquer la modulation (il y a peut être déjà un nom officiel pour cela, mais ne le connaissant pas....je l'invente).
Bref, il s'agit en fait de toutes les tournures comme finir de, commencer de et plus encore. Elle ne seront par contre pas toute présentées ici pour le moment, ni la polymodulisation, ni la modulisation à des temps autres que le présent.

Formation :
Elle est construite par suffixation au verbe à la forme deuxième pour les verbes qui ne sont pas radicaux purs, et suffixation tout court pour les verbes radicaux purs.
Exemple avec wideru qui devient widoe- à la forme seconde, modulé il donne widoetsû, widoeti, widoettè etc.
On a donc en la règle suivant : RADICAL + BASE DEUXIEME + "VERBE" MODALE
C'est un peu comme en japonais, avec les bases en i, e, u etc.

Il y a quelques irréguliers, krief, trien (et peut être d'autres). Ces deux là deviennent kri et tri : leur radical correspond à leur forme seconde.

Voici les différents verbes et suffixes modaux :


 
STA, l’obligation personnelle
Présent : sta 
Puissta, krista, trista...

 
NO
, uno, le fait de
Le fait d’être – krino, le fait d’exister : sejano
Remarque : le « no » ne s’emploi pas qu’avec un verbe.
 
MO, avoir l’intention de
Trimo, krimo, okrimmo, reyaliemo…
 
DORI, venir de
Kridori, tridori, okrimori, reyaliedori, anoldori…
 
TSÛ, continuer de
Kritsû, tritsû, reyalietsû, puistsû…
 
MOBI, avoir la volonté de, faire quelque chose avec volonté
Krimobi, trimobi, okrimmobi, reyaliemobi..
 
ERA, forme potentielle, indique une possibilité
Krira, trira, buyiera, reyaliera…
 
OTI, finir de
Deux irréguliers, krief et trien, krioti et trioti.

...et d'autres encore.


La forme en -ttè

La forme en -ttè est formée de la même manière que les modaux. Celle-ci viendrait initialement du borrais –te. Celle-ci, tout comme en borrais joue un rôle important dans la langue sétolaise et se manifeste dans plusieurs cas de figures. Ici, je ne vais aborder que l'impératif.

Cette forme sert à former l’impératif. Il est suivi d’une particule impérative servant à intiquer la personne, mais aussi le ton (polie, demande, ordre etc..). Néanmoins, elle ne s'applique pas dans le cadre des verbes radicaux purs, okrim restera donc okrim kiel, orkim ki...et non okrimtè kiel, okrimtè ki etc.

Remarques :

- Ceci est en fait une réforme de l'impératif et me permet d'avoir plusieurs verbes ayant le même radical.
- Il existe là aussi des irrégularités, comme pour le verbe
πeder (manger) qui devient πettè au lieu de πedettè.
-
L'impératif en sétolais est plus varié qu'en français, il y a plus de façon de l'exprimer, de le tourner. Par exemple on peut mêler l'ordre avec le désir, i.e, indiquer qu'un ordre donné est également un désir de celui qui ordonne. Il suffit de faire précéder le verbe de la particule ya déjà rencontrée : mange ce gâteau (je veux que tu…) – viuz gáren ya πettè (ki, kiel….).


Voilà qui clot ce lonnnng post.
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 25 Mai 2015 - 16:46

Comme promis, analyse de la fable de Schleicher :


Ol Chokka ei oli arachenij

E koyamá yû, e aussè jóyu chokka nulûmi aracheni. Sfa adnepama e ǵos luvago, sfa chiyé chommaima e ǵos nijê, sfa cite πokoπûma e harneg siedoteli.
Ol chokka noriema oli aracheni na « Ly ańkíla na e harneg ozen e arachen ». Oli aracheni noriema lo na « õ chokka ! Tπé ańkíla na : ol harneg, chause na ol doprum, heitil e tynᴂ oyel mogiond qui jóyu dono chokka, so˞ chokka lési noni jóyu ».
Dost maiano quel, ol chokka chiliema siol óba.





E koyamá yû  :  la postposition indique qu'il se déroule une action dans l'endroit indiqué, ici une colline.

e aussè jóyu chokka  :  littéralement un sans laine mouton

nulûmi aracheni  :  vit des chevaux. Ici nulûmi est la forme passé du verbe nulû (voir, apercevoir), aracheni est le pluriel de arachen, cheval.

Sfa ...  sfa chiyé ... sfa cite  :  c'est une énumération, indiquée par sfa, chiyé évite la répétition seule de sfa, on pourrait ici le traduire par un autre. A noter qu'on peut le réutiliser si l’énumération dépasse 3 éléments. Enfin, sfa cite marque la dernière énumération, avec cite signifiant fin.

adnepama ... chommaima ... πokoπûma  :  Trois verbes au passé, adnepar (remorquer, tirer..), chommy (porter quelque chose) et πokoπû (se dit d'un cheval cavalant, transportant un homme).

siedoteli  :  siédo signifie rapide, teli en fait un adverbe, c'est donc rapidement.

Ol chokka noriema oli aracheni na  :  noriema est la forme passé de noren, dire. Il a une construction différente du français : celui à qui on rapporte les paroles est ici COD. Les paroles rapportées sont introduites par la conjonction na.

•  Ly ańkíla na e harneg ozen e arachen  :  Le verbe ańkíla (avoir de la peine/ ça me fait de la peine) admet lui aussi une construction spéciale : seul, il signifie je souffre, j'ai de la peine. Suivi d'un complément personnel indirect et de dost (à cause) il indique que le sujet ressent de la peine envers quelque chose qui touche le complément personnel indirect. C'est un peu barbare comme explication, alors voici un exemple ly ańkíla aima dost siáry bõ - ça me fait de la peine que tu sois blessé. Enfin, la dernière construction associée à ce verbe est de la forme ly ańkíla na - ça me fait de la peine que. C'est celle présente ici.
Pour les autres verbes, ozen signifie conduire quelque chose, ici c'est conduire un cheval.

Oli aracheni noriema lo na  :  Même construction que précédemment, lo est le pronom personnel direct de djõ (il, pour les entités non humaines).

ol harneg, chause na ol doprum  : littéralement l'homme, c'est-à-dire le maître.

heitil e tynᴂ oyel mogiond qui jóyu dono chokka  :  heitil (porter un vêtement), tynᴂ (chaud), oyel (vêtement), mogiod (participe passé du verbe fabriquer), qui signifie avec mais seulement dans le cas où l'on réalise quelque chose au moyen de (ex. jouer avec un ballon, rouler avec un vélo, fabriquer avec du métal..) et enfin, jóyu dono chokka (la laine du mouton).

so˞ chokka lési noni jóyu  :  so˞ est un et donc conclusif. lési noni signifie n'a pas.

Dost maiano quel  :  maiano est la forme modulée du verbe maiar (entendre), le no signifie le fait de et quel signifie cela.

• ol chokka chiliema siol óba  :  chiliema est la forme passé du verbe fuir, óba signifie plaine.


Pour finir, j'ai enregistré une version audio. Bon, c'est pas forcément le résultat que j'attendais mais j'ai un peu de mal à parler ma propre langue No
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bedal



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 25 Mai 2015 - 16:55

mais cet enregistrement est magnifique !

j'adore le sétolais au final...

y a des fois où on dirait de l'italien mais ça doit être moi !
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Atíel



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 25 Mai 2015 - 16:57

Je suis d'accord pour dire que l'enregistrement est réussi, et que la langue sonne plutôt bien !
Ça m'a d'ailleurs surpris, vu que le rendu à l'écrit semble moins... « doux » Smile
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 25 Mai 2015 - 17:09

Merci Embarassed

bedal a écrit:
y a des fois où on dirait de l'italien mais ça doit être moi !

Je pense que c'est à cause des i pour le pluriel des mots terminant par une consonne, comme aracheni.

Atíel a écrit:
Ça m'a d'ailleurs surpris, vu que le rendu à l'écrit semble moins... « doux » Smile

Je vois ce que tu veux dire, à vrai dire j'ai eu du mal à mettre à l'écrit les différents sons composant le sétolais, j'ai du multiplier les accents, ce qui fait qu'il y en a en sens opposés comme dans aussè jóyu. Le doublement du k aussi je pense que j'aurai pu remplacer par cch, choccha.
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bedal



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Lun 25 Mai 2015 - 17:25

en fait le sétolais me parait harmonieux dans l'ensemble, et ta prononciation aide. 

mais je dois dire que j'apprécie cette nouvelle mode des enregistrements ^^
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Setodest



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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mar 26 Mai 2015 - 19:54

C'est vrai que c'est une mode plaisante, j'essayerai d'en faire d'autres.


Voici le sétolais vβ.


Une grosse partie des nouveautés introduites sont en fait des réformes, notamment la réforme des temps.

Bon, j'admets que je n'ai pas choisi la voix de la simplification, c'est même plus compliqué au niveau des formes à retenir, mais dur de faire autrement : obtenir une forme qui me plaise tout en s'adaptant à tous les types de radicaux.

Ce qui a changé : précédemment l'un des passé était forme en ajoutant -ei au verbe, mais certains verbes finissaientt déjà par un groupe de voyelles, et on se retrouvait avec des terminaisons du type -oaei, -õei ... au début je voulais rajouter une consonne intervocalique pour ces cas de figures mais au final j'ai décidé de tout changer.

Il y a tois temps principaux du passé (il y en a d'autres) :



• Le passé inachevé → L'accompli présent

Celui-ci ne change pas, il garde les mêmes terminaisons que j'ai précédemment indiquées.

Formation : Il suffit d'ajouter -iπ (je précise que c'est un pi, la police le rend un peu méconnaissable) au verbe ou -s pour les verbes terminant par une voyelle. Ce temps ne fait pas appelle à la modulation. Je l'ai classé dans les temps du passé mais c'est peut-être plutôt un présent d'après ce que j'ai cru comprendre.

Utilisation : On l'utilise pour décrire une action, ou en état qui dure encore dans le présent.

Exemples :

Il est mort à cause d'une blessure - Kuoliπ dost siáry



• Le passé imparfait → L'habituel passé

Celui-ci par contre change de forme. Dans la version α il était construit avec les cpc (les, bõ, les ..) + t -le verbe au participe passé (dest-krid, lest-norenz), bref, un reste des balbutiements du sétolais, devenu trop éloignés du style du sétolais actuel.

Formation : Il reste composé, on le forme de la manière suivante : verbe modulé par la forme en -ttè suivi de umè . La forme en -ttè "attire" le verbe à la fin de la phrase, qui devient SOV.

Utilisation : C'est un passé qui exprime une vérité générale, une habitude ou d’un fait répété dans le passé. Un moment du passé non daté, non précis… on ne sait pas quand cela a eu lieu.

Exemple :

Je buvais du café avec du sucre (l'emploi de ce passé suggère l'habitude) - Dóka qui ayću krokoittè umè

Remarque : l'académie sétolaise des lettres autorise deux écritures pour umè : umè et úmei. La première forme ayant été introduite récemment suite à l'amenuisement du [ɛj] en [ɛ], mais comme ce phénomène n'a pas eu lieu dans tout le pays, la deuxième version se rencontre encore.



• Le passé parfait ou passé perfectif

La fameux passé en -ei, qui est plutôt maintenant un passé en -m.

Formation : Là il y a plusieurs cas de figures selon la forme modulée du verbe. Le verbe se construit de la manière suivante : verbe modulé + l'une des terminaisons en -m.

La terminaison en -ma pour les verbes modulés terminant par vlle + r et vlle + n (ex. subrar → subrama , noren → noriema)
La terminaison en -mi pour ceux terminant par une voyelle. (ex. nulû → nulûmi)
La terminaison en -iń pour ceux terminant par une consonne, excepté r et n. (ex. kuol → kuoliń)
La terminaison en -miń pour les verbes yoru (eru, iru, ura, urõ) (ex. intura → intoamiń)
La terminaison en -mû pour les verbes yorû (erû, irû, ūra, ūrõ) (ex. anūra → anoamû)

Remarque : les verbes yoru et yorû se modulent de la même manière.

Exemple :

Il est mort à cause d'une blessure - Kuoliń dost siáry

Remarque : Contrairement au passé inachevé où c'est l'état "être mort" qui est mis en valeur, ici c'est la cause, le moment de la mort.


Pour terminer sur ce dernier passé, voilà un tableau qui illustre la complexité que peut présenter le passé parfait des verbes sétolais (une seule terminaison n'était pas suffisante) :



Les i ayant pour valeur /j/ avant la dernière voyelle sont modulés en e prononcé /ɪ/ (c'est une nouvelle règle de prononciation). Ces i étaient de base des e qui sont devenu des /j/.

Remarque : ayant des connaissances linguistiques très modestes, je ne sais pas si la nomenclature de mes temps n'amène pas de contradiction Neutral

Edit : Merci à Mardikhouran pour la nomenclature Wink


Dernière édition par Setodest le Mar 26 Mai 2015 - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mar 26 Mai 2015 - 20:35

J'adore ce fouillis de terminaison ! Le sétolais a l'air d'avoir beaucoup changé depuis que je suis ici...
Permets-moi d'apposer une nomenclature plus "précise" sur tes nouveaux temps :
passé inachevé Arrow accompli présent, selon l'usage en vigueur dans la grammaire française moderne. En anglais, on dirait perfect mais cela ressemble trop au parfait...
passé imparfait Arrow habituel passé. Il est vrai qu'en français il s'agit de l'un des usages de l'imparfait, mais il ne se résume pas à cela : il comprend aussi le fait de voir l'action dans son déroulement "était en train de...".
passé parfait Arrow passé perfectif, ou bien tu gardes le nom. Les deux termes commençant par "p" sont souvent confondus, le parfait est parfois synonyme d'accompli, alors bon...
Je précise pour ta dernière phrase d'exemple qu'en français écrit, le perfectif eût été il mourutà cause d'une blessure Smile .

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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mar 26 Mai 2015 - 20:42

Un grand merci ! j'adopte de ce pas ta nomenclature Smile

Mardikhouran a écrit:
Le sétolais a l'air d'avoir beaucoup changé depuis que je suis ici...

Et encore, il y a eu une version antérieure à celle présentée sur la première page, radicalement différente. J'espère juste que c'est encore compréhensible, avec tous les changements que j'ai opéré Embarassed
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mar 26 Mai 2015 - 21:47

Mardikhouran a écrit:
passé imparfait Arrow habituel passé.
L'imparfait ne sert pas que de passé itératif (Tous les matins il achetait son p'tit pain au chocolat), il opère aussi pour un passé duratif ou progressif (il faisait beau, ce matin-là...).

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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mer 27 Mai 2015 - 14:09

Anoev a écrit:
Tous les matins il achetait son p'tit pain au chocolat

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Mer 27 Mai 2015 - 21:27

Quelques changements qui accompagnent la version β :

La je touche à un fondamental de la langue, au peu qu'il restait des balbutiements du sétolais, d'ailleurs je profite de ce post pour faire dans le nostalgique et comparer le sétolais dans sa forme primitive à celle d'aujourd'hui (attention, je ne parle pas du sétolais ancien, parlée autrefois à Seto).

• Krief → Kriev
Changement mineur tout de même, surtout que en l'état, la forme infinitive du verbe n'apparait pas souvent.


Réforme des pluriels :

• Précédemment établi, page 6, certains pluriels changent :
Le pluriel des mots courts finissant par une voyelle est formé en -e, donc coe. Co [kjo] était trop fastidieux à prononcer, même si je avais réduit sa prononciation en [jo]. Le e en fin de mot se prononce [ɪ].
Exemple. yóna → yónae , πokū → πokūe
Les sétolais parlent « petite diphtongue »

• Les mots terminant par ono , uno , ano , eno/eino formaient leur pluriel en onõ , unõ , anõ , enõ, désormais on utilisera aussi le petite diphtongue.
Exemple. otπono → otπonoe

• Les mots longs terminant par une consonne formaient leur pluriel en -ev, désormais c'est en i, comme pour les mots courts.
Exemple. arachen → aracheni

Les mots longs terminant par une voyelle, je veux changer mais je cherche encore par quoi remplacer la forme actuelle.



Maintenant moment nostalgie, quelques phrases avant/après :


D'un point de vue de l'alphabet :

lettre e , ĕ , ë : [œ] , [ɛ] , [e]
lettre ȼ : [ʃ]
lettre ø : [ɔʃ]
lettre $ : [s] s'utilisait entre deux voyelles

Le gateau de son père :
ol gárĕn øder ødjõ patȼiol gáren dena patπi-oina

Pourquoi depuis que tu es allé à Bamnyar, tu dors?
Ëxpĕnõ inter gát árt bõtridz-trienenz to Bamnyar, árt bõ$ërĕptĕn ?Mohoirê indé tridema es Bamnyar, seretteniπ ?

Un chat mange un chien :
Ur bu lesȼëder ur korcE bu πedè e korc

Ce que c'était long et laid No
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 13 Mai 2016 - 17:37


Ca fait un long moment que je n'ai pas posté ici ! Je continue quand même de consulter le site tous les jours.

Je viens présenter quelques nouveautés, précisions, modifications.

J'ai enfin trouver un futur qui me plaît, même si, faut voir sur le long terme.


Le futur

Il est principalement formé avec les suffixes -rí et , dont les règles d'utilisations sont les suivantes :
 • si le verbe termine par une consonne, autre que r, on lui suffixé
 • si le verbe termine par une voyelle ou r, on lui siffixe -rí

Ce n'est pas plus compliqué que ça. Enfin, il quand même juste retenir la conjugaison du verbe être :

1ère pers. sgde
2ème pers. sgboi
3ème pers. sgle
1ère pers. plel
2ème pers. plda
3ème pers. plsai
Dernier point, si un verbe termine par une diphtongue, celle-ci est scindée (par exemple õ devient oi), c'est comme mettre le verbe à la forme modulée.
Exemples, devient boirí

Il va faloir que je mette la page idéopedia à jour, avec toutes les petites modifications que je réalise constamment ça doit être confus à force Embarassed


Ajout d'une nouvelle lettre, suppression d'autres, modifications :

le ɩ̀ (qui peut avantageusement être écrit ì, question de police d'écriture)
Il remplit en fait la fonction de yod /j/, utilisé surtout après une consonne. Il sert principalement pour la formation de certains pluriels.
Il est nommé idɩ̀ /idj/.
• le и et le ε n'ont plus raison d'être, la première pour une question d'adaptation esthétique (le trait de la lettre cyrilliques contraste trop par rapport aux autres), et la deuxième car je n'utilise jamais le son que je lui est attribué
• modification des règles de prononciation de la lettre y : quand elle suit une consonne, elle se prononce comme un yod /j/ plutôt que /aj/. Groupée avec la lettre n, le digramme ny se prononce /ɲ/. De même, groupée avec un l, elle se prononce /ʎ/ même s'il y a tendance à y avoir conflit quand un pluriel est formé par l'ajout d'un y (à la suite d'un l) où le digramme n'est pas forcément prononcé /ʎ/ (voire exemple du mot (daeli/daelyi) plus bas)


Le pluriel, petites précisions et ajouts :

Il s'agit des mots dont la dernière lettre est le e sans accent. Leur pluriel est formé en substituant le e par un ɩ̀ : eɩ̀
exemples :
mone (glace) ['monɪ] devient monɩ̀ ['monj]
 uvode (vin, [u'vɔdɪ]) → uvodɩ̀ [u'vɔdj]
 blete (cuillère, ['blɛtɪ]) → bletɩ̀ ['blɛtj]
 mnyetse (fourchette, ['mɲɛtsɪ]) → mnyetsɩ̀ ['mɲɛtsj]


Les mots dont la dernière lettre est un i forment leur pluriel en ajoutant un y avant ce i, le y agit alors aussi comme un yod.
exemples :
daeli (jardin) [da'eɫi] devient daelyi [da'eɫji] voire [da'eʎi]

En clair, le pluriel en sétolais tourne beaucoup autour des sons en /i/ et /j/ à l'exception près du pluriel des diphtongues finales en /j/ (ex arebõ devient arebóno)
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 13 Mai 2016 - 22:05

Voici une liste de "comment exprimer cette idée", idiomatismes etc. :

• Je commence d'abord par une "clée" souvent rencontrée en sétolais : mohi

Mohi (la manière) et ses courantes dérivées :
pourquoi : mohoirê  
puisque : no mohi na plus familièrement : na
comme : muilhi pour la manière de faire quelque chose          
même (ainsi, comme ça..) : mohi nala remarque : nala est un ekkei kᴂn exprimant une notion de réciprocité



• Traduire le mot «comme» :

→ quand il s'agit de caractéristique : pom (préposé) ou pomye (postposé) /pom , 'pomjɪ/
exemple : tu es franc comme lui - doliè bõ pom ori / doliè bõ, ori pomye

→ quand il s'agit de la manière (vu plus haut) : muilhi /'mwiɫi/
exemple : elle cuisine bien comme toi - ari πodon sura muilhi aru / ari πodon sura aru muilhi


• Nuancer un propos :

mais, seulement…, le seul problème : lanna-ó    
même si, concession : maenê na (placé avant concession) / maenê (placé après)


• Exprimer une opinion :

point de vue, opinion : menye
de mon point de vue : dai menye lana / dai lía menye


Dernière édition par Setodest le Sam 14 Mai 2016 - 13:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 13 Mai 2016 - 22:07

Setodest a écrit:
Mohi (la manière) et ses courantes dérivées :
pourquoi : mohoirê  
puisque : no mohi na plus familièrement : na
muilhi : comme pour la manière de faire quelque chose          
même (ainsi, comme ça..) : mohi nala remarque : nala est un ekkei kᴂn exprimant une notion de réciprocité

Normal que pour "muilhi" ce soit le mot traduit en gras, et le français comme équivalent?

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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 13 Mai 2016 - 22:11


Non c'est pas normal, je corriga ça merci Razz
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Ven 13 Mai 2016 - 22:13

Setodest a écrit:

Non c'est pas normal, je corriga ça merci Razz

Pas de soucis! Smile
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Sam 28 Mai 2016 - 18:42

Ça fait longtemps que j'ai introduit le principe de l'inversion de l'ordre syntaxique en sétolais, qui permet de dénoter d'une habitude, d'une généralité (en fait, l'ordre SVO décrit une action ponctuel, dont l'existence est liée au temps. Inversement, l'ordre OVS (voire SOV) dénote lui d'un phénomène qui en est indépendant, en quelques sortes.)

Sauf qu'il y a un problème que j'ai gardé sous silence silent : j'en explique ici la solution, après avoir exposé ce problème.


L'enfant mange du chocolat ou du chocolat mange l'enfant ?

En effet, pour une action brève, qui a lieu au moment de l'énonciation, la traduction sétolaise de "l'enfant mange du chocolat" sera : ol ones πedè yóduc
enfant : ones ; chocolat : yóduc ; πeder : manger

Néanmoins, si je veux exprimer une généralité, qui peut porter sur l'enfant en général (l'enfant, a pour caractéristique général, de manger du chocolat) ou alors sur un enfant en particulier (cet enfant mange du chocolat, de manière générale). Il faut dans ce cas inverser l'ordre syntaxique, ce qui donnerait : yóduc πedè ol ones
La phrase peut aussi être lue/comprise dans le sens de "du chocolat mange l'enfant". Ça n'aurait ici pas grand sens, mais dans d'autres cas, rien ne permet de distinguer le sujet de l'objet.

Cette ambiguïté est levée par l'usage d'articles définis et indéfinis, adjectifs et pronoms démonstratifs dits "objets". Ceux-ci permettent, dans les phrases OVS, de clairement identifier l'objet. Néanmoins, leur usage n'est pas systématique dans ce type de phrases. Ceci est expliqué dans ce qui suit.
Avant de les présenter, je dois introduire toute la gamme des articles et pronoms démonstratifs.


Les adjectifs et pronoms démonstratifs

Ils se divisent en deux classes, la première est celle des objets proches des interlocuteurs, la deuxième celle des objets lointains.

1ère classe :

Les pronom démonstratifs
quel [kwεɫ] équivalent de cela, ceci et ça
mónya ['moɲa] traduit celle-là/ci, celui-là/ci
mónyi ['moɲi] pluriel de mónya

Les adjectifs démonstratifs
chéla ['kεɫa] pour ce et cette
chéli ['kεɫi] pour ces, c'est le pluriel de chéla


2ème classe :

Les pronom démonstratifs
quol [kwoɫ] équivalent de cela, ceci et ça
múnya ['muɲa] traduit celle-là/ci, celui-là/ci
múnyi ['muɲi] pluriel de múnya

Les adjectifs démonstratifs
chóla ['koɫa] pour ce et cette
chóli ['koɫi] pour ces, c'est le pluriel de chóla


Les versions "objets" :

Les articles définis :
ol devient no
lae devient aussi no

Les articles indéfinis :
e devient ed
• l'article indéfinis pluriel n'existe pas au pluriel à la forme normale, néanmoins, il possède une forme objet : ed

Quant aux adjectifs et pronoms démonstratifs, tout est résumé dans le tableau suivant :



Cas de l'article partitif
• Il n'y a pas d'article partitif normal en sétolais, mais là encore, il y en a un à la forme objet : ni

Cas des pronoms possessifs
• Ils ne sont pas modifiés, mais no est ajoutés avant l'objet de la phrase. (ex, od no live / no live odna)


Cas où l'utilisation des formes "objets" n'est pas requise :

• L'usage d'un pronom personnel lève toute ambiguïté, étant donné qu'il est "décliné", ou du moins, il subsiste sous ses anciennes formes déclinées. Par exemple, le pronom ori, nominatif/sujet - ori , accusatif/objet direct - lye , datif/objet indirect - oimi.
Par exemple, ori πedè yóduc et yóduc πedè ori ne porte pas à confusion puisque ori est forcément le sujet de la phrase.

• De même, quand le contexte est claire, les formes objets peuvent être omises.

La phrase, soulignant la généralité, habitude "l'enfant mange du chocolat" est donc retranscrite ni yóduc πedè ol ones


Quelques exemples globaux :

Il porte ces jolies lunettes - chéla saê faǵè heitil ori
Cette fille porte ces jolies lunettes - chélan saê faǵè heitil chéla idayè
Ces lunettes-là, c'est celles que porte Noemê - chóla saê faǵè, mun heitil Noemê
Le vieux conçoit des jouets - ni bobɩ̀ chè ol yabu
Le vieux conçoit les jouets - no bobɩ̀ chè ol yabu
On va à la plage le matin - manya, ê no parde trien tπegõ

Lexique :

faǵè : lunettes, une paire de lunettes
heitil : porter (habit, accessoire)
idayè : fille
saê : beau, pour les entités inanimés
ol yabu : le vieux
cher : concevoir
bobe : jouet
manya : matin
parde : plage
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Jeu 10 Nov 2016 - 19:39

Quelques nouveautés, clarifications et modifications, étalées sur plusieurs posts.

Juste comme ça, ce sujet dédié au sétolais ne doit pas être très compréhensible pour quiconque essayerait de se renseigner un minimum sur la langue. Je vous informe donc que vous pouvez trouver une version à jour (enfin presque Razz ) sur Idéopédia. Le sétolais ne ressemble vraiment plus à ce qu'on peut lire sur la première page.

Je commence par une clarification sur les différentes particules en "n+voyelle" très courantes.


Les n-particules

En fait, on ne peut considérer chaque ensemble "n+voyelle" comme étant une seule et même particule. Il y a plusieurs particules de même écriture et prononciation. Toutefois, certaines particules restent uniques pour le couple (prononciation, syntaxe).
En clair il peut y avoir plusieurs ni, plusieurs na, plusieurs no, mais ce n'est pas obligatoire.


Les particules na

C'est l'une des plus courante du sétolais. Concrètement, l'un de ses sens premier est de thématiser un groupe nominale, ou bien une phrase.
Madi na, ˞˞ ony lé - ma mère est tendre ; ma mère, elle est tendre. Elle est analogue a la particule japonaise (wa). Néanmoins, les sétolais ont moins recours à cette manière de faire.
Sa fonction est d'introduire une information complémentaire, ou bien, d'indiquer à qui bénéficie une action, tout comme elle peut indiquer un lien de cause-conséquence entre deux phrases.
Elle peut parfois, dans un soucis de clarification, traduire la conjonction que.

exemples détaillés:

- kimi na nulû (1) - kimi na (ly) nulû(-tye) - kimi na ly nulû = ly nulû-tye : je te regarde. La version la plus courte (1) est la plus contextuelle, et donc la plus ambigüe. Ici, kimi (tu, affectif) peut-être sujet comme objet. Les autres versions sont par contre explicites.

- ly ectri umoê sabi lé chéla dayo / ly ectri na umoê sabi lé chéla dayo : je pense que ce repas est vraiment délicieux. La première version donne un simple avis, là où la deuxième insiste sur la pensée du locuteur. On peut aussi l'interpréter comme traduisant la conjonction que.

- lé odori ele na ori seretten nu éi : c'est le soir, il doit donc probablement dormir. Dans ce cas de figure, na relie deux phrases qui peuvent être reliées logiquement, la particule, toujours dans son rôle de thématisation, permet ici de traduire un lien logique donc, alors etc. A noter également qu'il existe tout de même des mots qui possèdent spécifiquement cette fonction. Par exemple mohika (où l'on retrouve encore le fameux mohi, voire mes post précédents).
Là où na se distingue, c'est que si on inverse l'ordre des deux phrases, le lien de cause à effet qu'elle souligne traduit la cause, inversement au précédent exemple ou c'est la conséquence qui est mise en lumière.
- ori seretten nu éi na lé odori ele. Toutefois, dans ce dernier cas, l'usage de na est plus familier, dans la mesure ou on utilise no mohi na pour remplir la même fonction, mais plus poliment. ori seretten nu éi no mohi na lé odori ele.

Toutes ces différentes constructions et sens proviennent de la même fonction initiale : indiquer le thème.


Une autre particule na est utilisée à l'impératif, pour formuler une demande polie, contraction de nerea.
- nulûttè na - nulû na : regarde s'il te plait / regardez s'il vous plait.


La suite plus tard, je veux pas surcharger d'informations (à suivre, les particules no, ni et nu).


Dernière édition par Setodest le Ven 25 Nov 2016 - 17:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Jeu 10 Nov 2016 - 19:42

Le deyryck a une particule très très similaire... Na!

Assez surprenant de voir un quasi équivalent avoir la même prononciation! Smile
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Jeu 10 Nov 2016 - 20:36

La particule na est assez vieille en sétolais, c'est son sens qui a évolué. Avant on la retrouvait mais sans qu'elles soient reliés par le sens. Elle indiquait déjà la conséquence il me semble, mais était aussi dans certains verbes liés à des activités intellectuelles.
Pour remettre de l'ordre dans tout ça, je me suis inspiré de la particule japonaise wa, et ça collait assez en plus de permettre une multitude d'emplois. Et ça sonne bien.
J'ai aussi vu que tu participais au fil parlons japonais, peut-être que la similarité vient de là Smile


Dernière édition par Setodest le Jeu 10 Nov 2016 - 20:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ol Setodast   Jeu 10 Nov 2016 - 20:41

Setodest a écrit:
J'ai aussi vu que tu participait au fil parlons japonais, peut-être que la similarité vient de là Smile

Et pourtant non. Les similarités (très nombreuses!) entre le deyryck et le japonais m'aident à apprendre cette langue. Mais son apprentissage est bien (validité plus emphase) antérieur à la création du temps. Donc je n'ai pas pu m'en inspiré, même inconsciemment.
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