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 État civil

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Anoev
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MessageSujet: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 13:12

En Aneuf, au début de l'ancien régime, on reprenait le prénom du père (ou sa racine), ou celui de la mère si l'enfant n'était pas reconnu ou le père était inconnu ou non définissable (fuite, viol...).

Puis par assimilation, des noms de familles se sont constituées d'après les prénoms tout d'abord, et puis des régions, des noms de métiers, des caractéristiques physiques (un peu comme ailleurs, en somme), et le nom de famille en cas de mariage, puis celui des enfants devint le nom de famille du père (en gros, comme chez nous). La révolution de 1892 mit les choses à plat entre les hommes et les femmes et le nom de famille usuel fut choisi au moment du mariage, par un commun accord entre les deux conjoints, l'autre nom restait. Plus de détails par là.

Et "chez vous" ?
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Pomme de Terre



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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 13:57

Au Moschtein, les noms sont assez anciens. A l'origine ils devaient certainement désigner des caractéristiques de la personne, mais difficile de retrouver les étymologies, car cela fait très longtemps que les noms ont pris une voie autonome du reste du langage. Pendant longtemps, le nom de famille était transmis par le père et le mari.

Aujourd'hui c'est plus compliqué:
-Au mariage, il est possible de choisir l'un ou l'autre des deux noms (ou plus dans certaines communes de Tarre et de Rupie) ou bien faire en sorte que chaque conjoint conserve son nom d'origine.
-A la naissance, le nom donné peut être choisi entre les différents noms des parents.
-A la majorité, on peut rechoisir un nom entre ceux de nos parents.
-Au divorce on peut choisir de conserver le nom de mariage ou reprendre son ancien nom. Théoriquement on ne peut pas revenir sur ce choix. Dans la pratique, l'ex-conjoint(e)  peut par la suite retrouver son ancien nom en réadoptant celui d'un parent ou des parents si ceux-ci sont encore en vie et n'ont pas changé de nom.
-Tout au long de la vie, il est possible de changer de nom pour reprendre celui d'un parent ou d'un(e) frère/soeur (éventuellement demi-frère/demi-soeur dans certains états).
(Ceci s'applique dans tous les états depuis 1988).

Mais un nom au Moschtein, ce n'est pas que le nom de famille, évidemment. Les noms complets au Moschtein sont formés de trois éléments apparaissant toujours dans cet ordre:
-le prénom
-le nom de famille
-le surnom
Chacun de ces éléments est constitué par un nom unique. Le surnom n'a qu'une valeur administrative formelle, mais est important pour un individu, autant que ses deux autres noms. Entre amis il n'est pas rare de s'appeller par ce nom, et il n'empêche pas qu'on donne d'autres surnoms à la personne. Il peut s'agir de n'importe quel mot, qu'il s'agisse d'un nom de famille (celui des parents ou autre), d'un prénom (national ou étranger), d'un nom commun, d'un adjectif, ou même des noms parfaitement dénués de sens comme yufgvhzrorviffgvu. J'admets tout de même que pratiquement personne ne fait ce qui est décrit dans le dernier cas, mais c'est théoriquement possible.

Théoriquement les trois noms peuvent être changés lorsqu'on atteint la majorité légale. Cependant, traditionnellement l'enfant conserve son prénom (symbolisant ses racines) et change de surnom (symbolisant son envol). De la même manière, on peut choisir n'importe quel prénom et surnom mais généralement le prénom est... un prénom!! et le surnom un mot quelconque, en général plus farfelu qu'un simple prénom.

Lorsqu'un étranger veut obtenir la nationalité, il doit impérativement se soumettre à ces règles. Il est de bon ton d'utiliser une orthographe facilitant la prononciation pour les moschteinophones. En poussant à l'extrême, c'est encore mieux si on utilise un prénom local, ainsi qu'un surnom compréhensible.

Exemple à la noix: Thomas Jefferson veut devenir citoyen du Moschtein. Il choisit comme surnom "president". Voici comment il sera considéré suivant le nom adopté:
Sous le minimum requis: Thomas JEFFERSON president > emmerdeur de première
Au niveau requis: Thomas CHEFERSON president > personne plutôt polie
Plus que ce qui est requis: Tónasz CHEFERSON praeszidjota > personne ultra-cool avec une véritable envie de s'intégrer

En effet utiliser un prénom étranger paraît assez étrange au Moschtein. Seuls quelques prénoms sont devenus des prénoms moschtein à part entière, comme Anton, Ilona ou encore Franz.

Au Norkh et à l'est du Culembourg, les noms et prénoms sont bien entendu scandinaves et polonais (respectivement) mais utilisent le même système par commodité.
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Anoev
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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 14:18

Pomme de Terre a écrit:
Exemple à la noix: Thomas Jefferson veut devenir citoyen du Moschtein. Il choisit comme surnom "president". Voici comment il sera considéré suivant le nom adopté:
Sous le minimum requis: Thomas JEFFERSON president > emmerdeur de première
Au niveau requis: Thomas CHEFERSON president > personne plutôt polie
Plus que ce qui est requis: Tonasz CHEFERSON praeszidjota > personne ultra-cool avec une véritable envie de s'intégrer.
Pas mal, comme système, assez sympa, j'dois dire. Chez moi (en Aneuf), une personne garde son nom, mais sa volonté d'intégration sera perceptible (cf lien)

  • sil elle choisit*, en cas de mariage, le nom du conjoint comme nom usuel (et qui sera le premier nom familial des enfants)
  • si elle choisit* soit un nom international à l'orthographe aneuvisée (Alexaṅder, Zheràldyn, p.ex), soit un prénom aneuvien (Akirons, Djolna) pour son/ses enfant(s).


Les surnoms, n'ont, par contre, rien d'obligatoires, mais peuvent être mentionnés, en général devant le prénom : FAARAFERI Pùlpon Rolyra = Rolyra Fallaferi, la pulpeuse (inscrit sur la carte de visite d'une prostituée malyroise).

*Pas trop l'choix, en fait.
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Pomme de Terre



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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 14:32

Citation :
Pas mal, comme système, assez sympa, j'dois dire.
Merci Wink

Citation :
Chez moi (en Aneuf), une personne garde son nom, mais sa volonté d'intégration sera perceptible
Mais si ils n'ont pas vraiment le choix, comment peuvent-ils donner l'impression de vouloir s'intégrer (hormis le fait qu'ils réclament la nationalité bien entendu) ? Ca me fait penser à cette phrase: "Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."

Petite chose que j'ai oublié de mentionner: suivant la situation, on n'utilise pas le même nom: le prénom est utilisé en famille, le surnom entre amis, le nom de famille au travail, et les trois d'un coup en ce qui concerne l'administratif/judiciaire. A l'école, on passe progressivement du prénom au nom de famille.

Citation :
Rolyra Fallaferi, la pulpeuse (inscrit sur la carte de visite d'une prostituée malyroise).
J'ai envie de dire: comment tu le sais ? Mmh ? On va dire que c'est l'omniscience du créateur  Twisted Evil 
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Anoev
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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 19:49

Pomme de Terre a écrit:
Mais si ils n'ont pas vraiment le choix, comment peuvent-ils donner l'impression de vouloir s'intégrer (hormis le fait qu'ils réclament la nationalité bien entendu) ? Ca me fait penser à cette phrase: "Sans liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."
C'est un peu une façon de dire. Il a le choix, certes, mais ce sera assez mal vu de l'entourage s'il (ou elle) s'enferme dans son obstination. Mettons qu'un Français qu'on appellera François Martin (histoire de préserver un anonymat) arrive dans le but de travailler et se s'installer à... Mettons... Seblir. Il garde son nom, bon, ça, normal. Il apprend le minimum de ce qu'il faut de la langue aneuvienne pour se faire comprendre, et comme il a trouvé un poste sans trop de contact avec le public, ça lui suffit. Là d'ssus, il rencontre une jouvencelle du nom d'Elvyra Livjoot et il a bien envie de se marier (à seule fin d'acquérir la nationalité aneuvienne). Seulement, première erreur, la nationalité aneuvienne ne s'acquiert pas automatiquement par le mariage (il aurait dû se renseigner) ; deuxième erreur, en "mâle dominant" (du moins, c'est ce qu'il croit), il est persuadé que le nom du couple sera le sien : Martin. Sa fiancé lui explique que, s'il veut vivre en bonne intelligence avec les autres habitants de sa résidence, à Seblir, il faudra qu'il s'aneuvise, ne serait-ce qu'un peu. De toute manière (cf lien de ma précédente inter), il aura toujours son nom comme deuxième nom : s'il se marie, il s'appellera François LYVJOOT Martin. Mais non : il se braque, il veut garder son nom intact et ne veut pas d'un autre nom que le sien. Bref : y a d'l'eau dans le gaz du couple et il n'est plus question de mariage : les fiançailles sont rompues. Il continue sa vie seul, non sans faire de nouvelles recherches pour trouver une femme qui acceptera de porter en exclusivité son nom à lui. Bref : il n'a toujours pas compris, d'autant plus que la gent féminine du voisinage commence à tourner les talons à son approche. Il souhaite déménager, mais il n'est pas sûr d'avoir une situation dans une autre ville/un autre comté/une autre région/une autre province. Les relations avec son entourage tant au travail qu'à la résidence sont de moins en moins conviviales, il commence à se montrer irritable et les Aneuviens n'apprécient guère cet individu ombrageux. Ça se ressent sur son travail et un beau jour, le DRH le convoque. Bref : c'est la fin. En plus de ça, son autorisation de séjour touche elle aussi à sa fin, et sans travail, il n'a guère de chance de rester, d'autant plus qu'il ne va pas y avoir foule pour appuyer son dossier. Bref, pour lui, c'est le trajet en avion-retour vers la mère-patrie, les poches retournées. Alors que s'ilavait simplement accepté de porter le nom de le femme qu'il prétendait aimer, il n'en serait peut-être pas là.





Citation :
J'ai envie de dire: comment tu le sais ? Mmh ? On va dire que c'est l'omniscience du créateur  Twisted Evil 
On va dire ça...  Razz 
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Silvano



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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 21:07

Dans l'univers de la Culture, de feu l'auteur Iain M. Banks, quand un étranger devient citoyen de la culture, il prend ce qu'on appelle son mon complet. En voici une description (malheureusement en anglais).
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Vilko
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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 21:23

L'idée que l'un des conjoints prenne le nom de l'autre vient de la préhistoire, quand la femme quittait son clan pour rejoindre celui de son mari. Dans certaines tribus, notamment amérindiennes, c'était l'inverse : c'était l'homme qui rejoignait le clan de sa femme. Bien évidemment, en changeant de clan on changeait aussi de nom de clan.

À Dibadi, le mariage est un contrat civil. Chacun garde son nom de famille. Les enfants portent le nom du père, s'il est connu, et si le contrat de mariage (signé chez un notaire) le spécifie. Le contrat de mariage peut aussi mentionner que les enfants porteront le nom de la mère, mais le fait que les enfants portent le nom du père implique pour ce dernier l'obligation de les nourrir. La mère a donc intérêt a ce que chacun de ses enfants porte le nom de son père.

Il n'y a pas de numéro d'identification individuel analogue au numéro de Sécurité Sociale français à Dibadi, on identifie les gens à leur nom complet, composé d'un ou plusieurs prénoms et d'un patronyme.

Si François Martin, citoyen français, vient s'installer à Dibadi, il sera enregistré par le Ministère de la Population, qui peut se contenter de transcrire son nom en dibadien, ce qui donnera quelque chose comme Phëlang Malteng. S'il y a déjà un ou plusieurs Phëlang Malteng, le Ministère de la Population donnera d'autorité au nouveau Phëlang Malteng un nom intercalaire pour le différencier des autres, par exemple Ako.

Ako signifie arbre : l'intelligence artificielle ne va pas se compliquer la vie à inventer des noms alors qu'un simple dictionnaire fournit des milliers de noms possibles.

Phëlang Ako Malteng peut se marier avec qui il veut, son épouse gardera son nom de naissance, qui est l'équivalent d'un matricule. Quant à acquérir la nationalité niémélagane, c'est impossible, car pour les non-cyborgs la nationalité niémélagane n'existe pas ! Je m'explique : si vous résidez à Dibadi, l'administration niémélagane s'occupe de vous. Vous serez soigné gratuitement, etc., en tant que résident. Mais on ne vous donnera ni passeport (réservé aux cyborgs) ni carte d'identité (qui n'existe pas). Bonne chance pour quitter le pays. On n'expulse pas les indésirables, au Niémélaga : ils disparaissent, purement et simplement...

Dibadi a neuf millions d'habitants, mais seulement quelques milliers de citoyens au sens strict. Toutefois, le mot chetenche, qui signifie citoyen(ne), est utilisé au lieu de Monsieur, Madame, Mademoiselle, même avec des étrangers. Dans l'usage dibadien courant, un citoyen est quelqu'un qui est attaché à la cité par divers liens, affectifs, historiques, familiaux, etc. Un vrai chetenche ne se connaît pas d'autre patrie que Dibadi. Il est fier de ne parler que le dibadien.

À Dibadi, pour prouver votre identité, par exemple dans une banque, vous devez laisser une caméra scanner votre visage et l'iris de vos yeux. Parfois, un petit appareil électronique lira vos empreintes digitales. La caméra et le lecteur d'empreintes digitales, connectés par le réseau informatique aux ordinateurs du Ministère de la Population, vont transmettre vos caractéristiques physiques. Le Ministère de la Population confirmera (ou pas...) votre identité via le réseau informatique.

En pratique : vous regardez la caméra placée à côté du caissier de la banque. Sur l'écran de son ordinateur, ce dernier voit votre nom s'afficher à côté de votre visage, ainsi que divers renseignements (date de naissance, existence ou non de fiches de recherches judiciaires vous concernant, etc). C'est rapide et pratique.

L'hypothétique François Martin, installé à Dibadi sous le nom de Phëlang Ako Malteng, qu'il n'a pas choisi, a intérêt à ne pas perdre son passeport français s'il veut un jour pouvoir rendre visite à ses parents restés au pays !

Quant à son épouse dibadienne, Toszti Tëkopwas, elle continuera jusqu'à la fin de ses jours à s'appeler Tëkopwas. Les enfants du couple s'appelleront Malteng s'il est spécifié dans le contrat de mariage que les enfants porteront le nom du père. En pratique, c'est généralement le cas : la plupart des habitants de Dibadi viennent de pays où les enfants portent le nom de leur père.
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Silvano



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MessageSujet: Re: État civil   Jeu 17 Avr 2014 - 21:39

Une situation qui pourrait paraître diégétique pour vous.

Le législateur a écrit:
LIVRE PREMIER
DES PERSONNES

TITRE PREMIER
DE LA JOUISSANCE ET DE L'EXERCICE DES DROITS CIVILS

5. Toute personne exerce ses droits civils sous le nom qui lui est attribué et qui est énoncé dans son acte de naissance.


TITRE TROISIÈME
DE CERTAINS ÉLÉMENTS RELATIFS À L'ÉTAT DES PERSONNES

CHAPITRE PREMIER
DU NOM

SECTION I
DE L'ATTRIBUTION DU NOM

50. Toute personne a un nom qui lui est attribué à la naissance et qui est énoncé dans l'acte de naissance.

Le nom comprend le nom de famille et les prénoms.

51. L'enfant reçoit, au choix de ses père et mère, un ou plusieurs prénoms ainsi qu'un nom de famille formé d'au plus deux parties provenant de celles qui forment les noms de famille de ses parents.

52. En cas de désaccord sur le choix du nom de famille, le directeur de l'état civil attribue à l'enfant un nom composé de deux parties provenant l'une du nom de famille du père, l'autre de celui de la mère, selon leur choix respectif.

Si le désaccord porte sur le choix du prénom, il attribue à l'enfant deux prénoms au choix respectif des père et mère.

53. L'enfant dont seule la filiation paternelle ou maternelle est établie porte le nom de famille de son père ou de sa mère, selon le cas, et un ou plusieurs prénoms choisis par son père ou sa mère.

L'enfant dont la filiation n'est pas établie porte le nom qui lui est attribué par le directeur de l'état civil.

54. Lorsque le nom choisi par les père et mère comporte un nom de famille composé ou des prénoms inusités qui, manifestement, prêtent au ridicule ou sont susceptibles de déconsidérer l'enfant, le directeur de l'état civil peut inviter les parents à modifier leur choix.

Si ceux-ci refusent de le faire, il dresse néanmoins l'acte de naissance et en avise le procureur général du Québec. Celui-ci peut saisir le tribunal, dans les 90 jours de l'inscription de l'acte, pour lui demander de remplacer le nom ou les prénoms choisis par les parents par le nom de famille de l'un d'eux ou par deux prénoms usuels, selon le cas.

Jusqu'à l'expiration du délai pour saisir le tribunal ou, si un recours est exercé, jusqu'à ce que le jugement soit passé en force de chose jugée, le directeur de l'état civil fait mention de l'avis donné au procureur général sur les copies, certificats et attestations relatifs à cet acte de naissance.
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MessageSujet: Re: État civil   Ven 18 Avr 2014 - 15:27

En Jarjanie:
Les habitants ont le nom de famille du père et de la mère en même temps comme en Espagne.
Les noms de famille viennent de professions ou de caractère ou encore de situation.
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MessageSujet: Re: État civil   Ven 18 Avr 2014 - 18:36

...


Dernière édition par od² le Sam 14 Juin 2014 - 18:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État civil   Ven 18 Avr 2014 - 19:45

Sorbet Citron a écrit:
En Jarjanie:
Les habitants ont le nom de famille du père et de la mère en même temps comme en Espagne.

Le nom de la mère... Celui dont elle a hérité de son père ou celui dont elle a hérité de sa mère?
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MessageSujet: Re: État civil   Ven 18 Avr 2014 - 20:41

Celui dont elle a hérité de son père.
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MessageSujet: Re: État civil   Sam 19 Avr 2014 - 0:34

Sorbet Citron a écrit:
Celui dont elle a hérité de son père.

Au Québec, le système a changé en 1981. On est passé du seul nom du père (sauf pour les enfants nés de père inconnu) au système dont j'ai énoncé les règles plus haut: un ou deux noms choisis parmi les noms portés par les parents. À cette époque, alors qu'on discutait du système à implanter, certains avaient proposé un système où chaque enfant aurait deux noms, un hérité de chaque parent, les mères transmettant le nom de leur mère et les pères, celui de leur père. Un peu comme les analyses ADN actuelles, dans lesquelles on suit l'ADN mitochondrial, transmis de mère en fille, et l'ADN du chromosome Y, transmis de père en fils (sauf que les fils héritent aussi des mitochondries de leur mère).
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MessageSujet: Re: État civil   Sam 19 Avr 2014 - 0:46

Chez les Priosques, qui vivaient dans une société majoritairement oligarchique et organisée en clans, les époux prenaient le nom du clan considéré comme le plus puissant. C'est ainsi que certains clans, comme la tentaculaire et très influente – mais étonnamment, jamais impériale – maison Ranskor, s'étendait et développait leur aire de prestige à travers les générations. Aujourd'hui, la plupart des descendants Ranskor sont devenus des Raccro. Toutefois, le moindre revers de fortune pouvait réduire à néant la plus grande des dynasties. À titre d'exemple, l'empereur priosque au plus long règne, de -325 à -250, se nommait Enkriwo II Eïngo, Enkriwo étant son prénom et Eïngo sa maison.

Les Ilkides, qui furent longtemps des nomades du Detzon, adaptèrent leur système à celui des Priosques, dont ils adoptèrent les principaux traits. La majeure différence était l'ajout du prénom du père, suivi de yos, qui désignait le fils ou la fille en ilkide, ainsi que l'importation de nombreux prénoms et noms venus du Detzon. En outre, on donnait souvent à l'enfant un prénom avec la même initiale que le nom du clan. À partir du Ier siècle et l'attribution de la « citoyenneté » ilkide à de grands pans de la population, les noms de clans furent concurrencés par ce qui se rapproche plus de nos noms de famille. Pour se différencier de la populace, les nobles Ilkides se mirent à faire précéder leur nom de clan par hehr, qui signifiait dans leur ancienne langue « le grand » ou « le magnifique », et qui devint l'adjectif en chilloïen, qui a à peu près le même sens, et fut même par la suite tant utilisé qu'il devint le suffixe du défini -er. Lorsque de nombreuses familles de sang peu glorieux se mirent à adopter le hehr ilkide, le roi d'Ilkidie Odur III (dont le nom complet était donc Odur III hehr Oaron Oduryos) établit une liste des maisons nobles d'Ilkidie, et soumit l'attribution future du titre – un classificateur de respect à l'origine – hehr aux seuls personnes qui le recevraient de sa part, ainsi qu'à leurs descendants. C'est ainsi en 55 que fut « hehrisée » la maison Emeins.

Après la chute de l'Ilkidie et de la Leumanie, l'us se perpétua, bien que les Leumans usassent peu du troisième nom. En Vraïombie, la noblesse décimée rendit l'usage de hehr désuet. Ainsi, un Pragam hehr Pemarn Peredyos ilkide se serait appelé plus simplement Pragam Pemarn en Vraïombie. C'est avec l'avènement du Cellu, par son premier monarque, Monassar Emeins, que les usages changèrent véritablement. Lui et ses successeurs rétablirent l'usage du hehr, octroyés avec parcimonie à une poignée de membres issus de l'entourage intime du roi. Ils développèrent pour le reste de la population la coutume pour un couple de choisir un nom, souvent lié à l'histoire et aux choses communes de ce couple, qu'ils attribueraient ensuite à leurs enfants, et ainsi de suite. Ainsi, tandis qu'un membre d'une très haute famille celluïenne pouvait s'appeler Trent hehr Lanstark, un paysan de province pouvait plutôt porter le nom de Trent Meisaodo, c'est-à-dire « Chant de la rivière » (en chilloïen moderne : miz (rivière) et yaod (chant), qui donne souvent quelque chose comme Mijaod), en supposant que ses parents avaient la sensibilité de véritables précurseurs de la poésie romantique.

Pendant ce temps-là, de l'autre côté de la mer Mimpov, les mœurs acrigiennes et méanes étaient quelque peu différentes. En effet, chez les premiers, on utilisait trois éléments pour désigner entièrement un individu. D'abord, un prénom évocateur, les plus respectés étant les plus imagés.  Ensuite, le nom de la famille, qui se transmettait de père en fils et de mère en fille – la société acrigienne, extrêmement sexiste, avait donc des noms de famille clairement patronymiques ou métronymiques. Enfin, et ce uniquement pour les hommes, un nombre indiquant le rang temporel dans la famille ou le clan. Ceux qui possédaient le nombre le plus élevé étaient les plus glorieux et, la plupart du temps, ce dont les paroles faisaient le plus autorité. Au Xe siècle, à l'époque où l'Acrigie avait fini d'annexer la Méanie, le fayik arborait du rang XXV, remontant ainsi à avant l'établissement sur la plus petite île. Il était toutefois dépassé par le dernier né d'une ancienne dynastie, évincée car elle avait voulu faire croître son influence en faisant se succéder le plus possible de générations en un temps court, ce qui eut pour conséquence le dépucelage de nombreuses vierges tout juste sorties de l'enfance, pratique que sanctionna durement le conseil acrigien de l'époque.

Avant la conquête de la terre des Méans, ceux-ci aussi possédaient un système particulier. Il consistait d'abord en un prénom, qui était plus une indication du rang dans la fratrie, les Méans cultivant les familles nombreuses comme les Acrigiens cultivaient les dynasties glorieuses. Puis venait le nom de famille, souvent issu du nom d'un village, d'un fleuve ou même d'un mot pris parfois au hasard. Enfin venait le surnom, qui était le nom utilisé informellement, alors que les deux premiers étaient plus formels. Il reprenait souvent une caractéristique physique ou un trait de caractère, la plupart du temps de manière affectueuse, comme Akaub (clin d'œil).

À l'issue des trois siècles de cohabitation entre Acrigiens vainqueurs et Méans vaincus, la nouvelle ethnie miane utilisèrent un système hybride, qui est le suivant : un surnom – fusion du surnom méan et du prénom mian –, un prénom – soit, comme le faisaient les Méans, le rang dans une fratrie ; soit un nom très répandu, comme Anete, le héros de la philosophie miane –, et un nom de famille, issu de celui du père.

Après la Guerre d'Invasion, les us celluïens restèrent globalement les mêmes, confortés par ceux de la doctrine chrétienne qui se développait au Chillo et qui voulait que l'individu ait un nom de baptême et un nom de famille. Toutefois, une trace des coutumes mianes perdura dans de nombreuses familles, qui prirent l'habitude d'ajouter un numéro après le prénom de chaque fils ou fille, symbolisant le nombre d'ancêtres directs ayant eu le même prénom. Si deux d'entre eux sont encore vivants, on pourra les appeler aussi enk tun (junior) et sün tun (sénior). Aujourd'hui, le changement de nom de famille à chaque génération, symbolisant le passage à l'âge adulte et la fondation d'un nouveau foyer, n'est plus pratiqué que par un peu moins de la moitié de la population chilloïenne, préférant souvent garder le nom des parents, issu du celui du père ou de la mère.
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