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 Aneuvien

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Anoev
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MessageSujet: Verbes en chaîne   Lun 28 Mar 2011 - 0:22

Là d'ssus, j'voudrais r'bondir sur un sujet proche. Vous êtes surement tombés une ou plusieurs fois sur un quiz grammatical, vous proposant (entre autres questions vicieuses) de tester vos connaissances en matière d'accords du participe passé (une spécialité de la langue française, spécialité qui, j'en suis certain n'est pas du goût de tous). Parmi les phrases tueuses, il en est deux, souvent jumelées (réponses groupées) qui sont soumises à votre sagacité, ce sont:

quiz grammaticaux a écrit:
Cette chanteuse, je l'ai entendue chanter.
Cette chanson, je l'ai entendu chanter.

En aneuvien, il n'y a pas de temps composés avec le participe passé (en -UNA, de toute façon invariable), toutefois, il y a une nuance qui s'exprime autrement, comme je vous propose de le découvrir.

1er exemple: Æt kaṅtorkads, eg audja kas kaṅtun.
J'ai entendu qui? la chanteuse: kaṅtorkads à l'accusatif, de même que kas, traduction de "l'", mis pour la chanteuse.
"J'ai entendue" (passé composé français) se traduit en aneuvien par un temps simple: (eg) audja.
Quant à l'infinitif "chanter", on le traduit par un participe présent actif (la chanteuse chante, et puis audj n'est pas comme dor, kàn... un verbe susceptible de précéder un verbe à l'infinitif) kaṅtun.

2me exemple, mpain'nant: Æt kaṅsyns, eg audja as çem kaṅtun.
Pour les mêmes raisons que ci-dessus, kaṅsyns est à l'accusatif. as (neutre) est mis pour kaṅsyns, traduction de "l'".
Pour les mêmes raisons, on trouve "j'ai entendu" (sans -e) traduit par eg audja
Par contre, le verbe "chanter" n'est plus traduit par un participe présent actif (c'est pas la chanson qui chante: l'argument est le même que pour l'absence d'accord du participe français) mais par un participe (pour les mêmes...)... passif, avec la particule ÇEM: la chanson que j'ai entendu étant chantée.
L'autre différence, valable pour cet exemple, mais pas systématique* étant le pronom personnel complément au neutre (as) au lieu du féminin (kas**).

Un problème à résoudre, deux façons de le traiter. Et vous? comment faites-vous?

*Dans "je les ai vu emmener" (après leur arrestation), le pronom personnel est le même que dans "je les ai vus partir": Eg vedja dase çem abliydun vs eg vedja dase pùzun.
**Avec un seul A, ne pas confondre
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Anoev
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MessageSujet: Je fais servir mes enfants   Lun 28 Mar 2011 - 1:16

Nemszev a écrit:
Oui, ça doit être un truc comme ça.

En bagaidun, je fais bien la distinction par l'ordre des mots:
Je fais manger mon fils. > wo fe fi wo kan (fi wo kan = mon fils mange)
Je fais vendre une maison. > wo fe be u dom (be u dom = vendre une maison = une maison est vendue)

Y a une phrase superbe, pour ça:

Je fais servir mes enfants.

Les deux possibilités sont offertes!

Eg dor ed neràpduse særvun:
 
Eg dor særv ni ed neràpduse:
 


Dernière édition par Anoev le Lun 28 Mar 2011 - 11:14, édité 1 fois (Raison : Erreur grammaticale impoprtante! Merci Sylvano.)
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Silvano



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 28 Mar 2011 - 1:39

Anoev a écrit:

Y a une phrase superbe, pour ça:

Je fais servir mes enfants.

Les deux possibilités sont offertes!

Autre sens:
Spoiler:
 
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 28 Mar 2011 - 11:11

Silvano a écrit:
Autre sens:
Spoiler:
 

C'est ma foi vrai! j'avais oublié la version cannibale°! Et, en réfléchissant bien, j'ai fait une faute de grammaire dans mon exemple précédent:

Citation :
Eg dor særv ed neràpduse = je fais servir mes enfants (je demande à quelqu'un de servir mes enfants).

J'aurais dû mettre: Eg dor særv ni ed neràpduse.
Ni (à) + accusatif étant la formulation aneuvienne du complément d'attribution*

La soluce proposée par Sylvano, eh bien, c'est: "Eg dor særv ed neràpduse."!

J'vais corriger au d'ssus: j'peux pas laisser une telle énormité!

°Ou la version proxénète, c'est selon!
*-S'il vous plait, garçon, servez-vous des andouilles?
-Ici, monsieur, on sert tout le monde.

Exemple qu'on rapprochera de celui-là
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Anoev
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MessageSujet: Ba gai dun & aneuvien: la place de la négation.   Mar 5 Avr 2011 - 23:22

Nemszev a écrit:
Parce que la négation se place maintenant avant le nom qu'il nie (sur un autre sujet, je parlais du fait que son ancienne place me gênait).
Vu qu'on a déjà:
ban gai = des gens
cin gai = beaucoup de gens
Il est plus logique que:
nau gai = personne (pas de gens)

J'ai la même chose en aneuvien pour les noms, par contre, pour les verbes, c'est soit après le verbe* (courant) soit avant (emphatique) soit avant le sujet (interronégatif).

J'aurais pu craindre des confusions... mais non:

Eg inzh nep hippon = je ne mange pas de cheval. Que l'on découpe comme ci: eg ing/nep hippon ou comme ça eg inzh nep/hippon, le sens est le même, alors... quelle importance!

Une négation devant un pronom sujet sera toujours une forme interronégative:
Nep o vedja as = ne l'as-tu pas vu?

Pour un nom, on fera attention au ton (diction) ou à la ponctuation ou la présence d'un article (écrit).

Nep ùt gat maau. = Pas un chat ne miaule. (il n'y a pas un chat ici)
Nep àt gat maau? = Le chat (le nôtre) ne miaule-t-il pas? (va voir s'il est pas resté déhorrrs...)
Nep gat maau? = Le chat ne miaule-il pas? (n'est-ce pas propre à l'espèce féline domestique en général)
Næq gat poj. = Aucun chat n'aboie. (c'est totalement improbable)



Dernière édition par Anoev le Mer 6 Avr 2011 - 0:01, édité 1 fois
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Sab



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mar 5 Avr 2011 - 23:58

Anoev a écrit:
Nep ùt gat mahau. = Pas un chat ne miaule. (il n'y a pas un chat ici)
Nep àt gat mahau? = Le chat (le nôtre) ne miaule-t-il pas? (va voir s'il est pas resté déhorrrs...)
Nep gat mahau? = Le chat ne miaule-il pas? (n'est-ce pas propre à l'espèce féline domestique en général)
Næq gat poj. = Aucun chat n'aboie. (c'est totalement improbable)
Personnellement, je ne vois aucune différence de sens entre "pas un chat" et "aucun chat". Et de ce point de vue-là, en termes de cohérence, c'est la notion de "aucun" qui me paraît la plus pertinente, parce qu'elle s'oppose à "tout chat", "quelques chats", "n'importe quel chat", etc. , tous des déterminants. En outre, cela redonne une plus grande liberté de position à la négation stricte (qui est à rôle adverbial fonctionnellement, et non quantificateur).
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 6 Avr 2011 - 0:21

Sab a écrit:
Anoev a écrit:
Nep ùt gat mahau. = Pas un chat ne miaule. (il n'y a pas un chat ici)
Nep àt gat mahau? = Le chat (le nôtre) ne miaule-t-il pas? (va voir s'il est pas resté déhorrrs...)
Nep gat mahau? = Le chat ne miaule-il pas? (n'est-ce pas propre à l'espèce féline domestique en général)
Næq gat poj. = Aucun chat n'aboie. (c'est totalement improbable)
Personnellement, je ne vois aucune différence de sens entre "pas un chat" et "aucun chat". Et de ce point de vue-là, en termes de cohérence, c'est la notion de "aucun" qui me paraît la plus pertinente, parce qu'elle s'oppose à "tout chat", "quelques chats", "n'importe quel chat", etc. , tous des déterminants. En outre, cela redonne une plus grande liberté de position à la négation stricte (qui est à rôle adverbial fonctionnellement, et non quantificateur).

Nota: j'ai fait une faute d'orthographe à "miauler": il n'y a plus d'H: maau [mɐːw]

En fait, les deux peuvent se dire (nep ùt gat ou næq ùt gat, on peut même metre les deux variantes avec ùdat pour renforcer l'absence de chat, mais ce n'est pas indispensable). Le plus absolu étant quand même næq gat qui nie un fait (l'aboiement des chats) dans son ensemble, alors que nep ùt ou næq ùt sont plus circonstanciés.

*Du moins, au présent: Inf. passé: mahwa; subj. passé: mahúa. Irrégularité notable, le pluriel du présent ne se forme pas sur le radical du passé mahwe, mais maawe (le e final reste muet, comme dans pùze, etc...)

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Anoev
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MessageSujet: Une petite devinette   Ven 3 Juin 2011 - 16:29

Comme y a pas (encore) de dico anv-fr* de disponible et que j'veux pas trop vous noyer dans le dico de sens inverse, la devinette sera facile:

A fluk do glœp nep.


D'ici quelques jours apparaîtra un nouvel indice. À bientôt.


*Cela dit, avec la touche "consulter" d'Ideopedia, ça d'vrait pas être insurmontable!
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Silvano



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 3 Juin 2011 - 16:37

Anoev a écrit:
A fluk do glœp nep.
Je me jette à l'eau :

Spoiler:
 
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 3 Juin 2011 - 18:15

Silvano a écrit:
Spoiler:
 

C'est pas tout-à-fait ça...
mais tu n'es pas bien loin:
 
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Leo



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 4 Juin 2011 - 10:40

Spoiler:
 
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 4 Juin 2011 - 11:00

BRAVO LÉO

C'est bien ça:
 

Une autre citation, assez facile (toujours à cause du manque de dico "version"):

Àt geràd dæn ea dem redd nep.

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Réatami



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 4 Juin 2011 - 13:34

Ah ! J'ai trouvé ! (enfin, je pense) :

Spoiler:
 

J'ai eu un peu de mal avec certains mots mais en cherchant les particules j'ai trouve quelques exemples qui utilisaient ces mots de vocabulaire.


Ça vaudrait presque le coup de faire un sujet à part pour les devinettes comme ça.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 4 Juin 2011 - 13:46

BRAVO RÉATAMI

C'est ça.

Y avait eu y a un certain temps, un fil de ce genre. faudrait qu'je le retrouve.


Un p'tit peu moins simple:

Dem paṅklun itùs • keferton.
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yamaw



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 4 Juin 2011 - 16:25

Dis Anoev, tant que j’y pense, c’est normal que tu confondes le point médian (·) et la puce (•) ?
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Anoev
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MessageSujet: Un point... c'est (presque) tout.   Sam 4 Juin 2011 - 18:44

Yamaw a écrit:
Dis Anoev, tant que j’y pense, c’est normal que tu confondes le point médian (·) et la puce (•) ?

Heu... c'est pas normal, mais c'est... courant.

J'avais peur que le point médian ne se vît pas assez dans une phrase écrite petit. Alors, j'ai pris la puce pour un gros point pour son utilisation pour le verbe être au présent de l'indicatif, voire le point final; et j'ai gardé le petit sous l'coude, au cas où.

Mais, main'nant que tu m'en fais la r'marque, je m'dis qu'il faut que j'me penche sur le problème.

-Soit je passe outre et je continue comme avant
-Soit je modifie l'article qui parle de cette ponctuation en le renommant et en modifiant deux~trois phrases
-Soit je remplace toutes les puces par des points dans mes multiples exemples grammaticaux & lexicaux (euh... j'ose à peine y penser)·
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Anoev
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MessageSujet: Albert Camus   Mer 8 Juin 2011 - 8:55

Comme l'aneuvien n'est pas (tout-à-fait) une langue romane (malgré quelques emprunts), je m'suis senti obligé d'déménager la traduction de ce texte

Albert Camus a écrit:
Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine. (L'étranger)

Bertep al çem pliréna, bertep eg dem àcals kœman, a ere resten ni es esàψun tep mult septàkeldur er dær àt deaw ed okarmátynen en ea tep ar adjàl es kœm ùr eráṅtolige çhœleve. (Àt dak fran aliklœt)

Littéralement: Pour que tout soit achevé, pour que je me sente accompagné, il restait à moi souhaitant que beaucoup de spectateurs soient là le jour de (ed) exécution de moi et qu'ils m'accueillent avec des appels hostiles. (L'homme d'ailleurs)

Mots manquants.

J'aurais pu mettre ce passage dans le fil du subjonctif, car cet extrait, pour funeste qu'il soit, a quelque chose d'intéressant: une proposition principale à l'indicatif imparfait appelle un verbe de subordonnée au subjonctif présent*. Ce qui n'a rien d'étonnant, puisqu'au moment de cette pensée, l'exécution n'a pas encore eu lieu (évident).

*En français. En aneuvien, les subjonctif présent et imparfait du verbe ere se confondent.

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Anoev
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MessageSujet: L'aneuvien est-il un volapüklicin   Sam 11 Juin 2011 - 14:14

En fait, y a des fois, j'me suis posé la question, tant il y avait des idées reprises:

Citation :
Principales idées volapükiennes reprises dans l'aneuvien: l'existence du [y] et du [ø], une déclinaison régulière (ou presque) à 4 cas (même s'y a une demi-différence) et des noms à postériori parfois méconnaissables. Qui plus est, le volapük est une des rares langues construites à disposer d'un VRAI subjonctif (distinct de l'impératif).
... à ça, je pourrais ajouter la marque du pluriel derrière le cas de déclinaison (contrairement à l'espéranto), mais ça ne semble pas être une spécificité du volapük. C'est également le cas de l'uropi (génitif: -i, -is, -u, -us) et l'uropi n'est pas un volapuklicin.

Cependant, les volapüklicins sont des langues auxiliaires, d'une part, et une grosse majorité sont à-postériori, d'autre part*, ce qui mettrait l'aneuvien (persolangue mixte) dans une situation un peu "à part".

Y a, un autre point commun entre l'aneuvien et la presque totalité des volapüklicins (seul, l'idiom neutral semble en sortir), c'est la quasi confidentialité de ces idéolangues; la seule audience (supposée) de l'aneuvien, c'est le lectorat de l'Atelier et d'Idéopédia. Quant au nombre de locuteurs, là...

*Selon la même source, seuls le dil, le spokil (mixtes) et le dilpok (à-priori) ne sont pas des langues à-postériori.
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MessageSujet: Ponctuation   Jeu 16 Juin 2011 - 2:33

Pct Franç. : M. X est un « héros ».
Eng. Pct. : Mr X is a “hero.”

Anv. P.tyn : D X • ùt "kareláṅdak".

Bref, on met des guillemets droits, et on met le point à l'extérieur.

Par contre, pour énoncer une phrase dite, on utilisera, de préférence, des guillemets français :

E dikta cys: « Komit ». = J'y ai dit : « viens ». (Coluche)

Par contre, s'il y a une incise, celle-ci sera encadrée de guillemets droits, pour montrer que la phrase dite n'est pas terminée:

« Lukea" ed madh diktă "kortev er mir pùzer krasdaw... »
À ne pas confondre avec:
« Setad? » Tina prgœntesă. = « Pourquoi ? » demanda Tina.


Bientôt, la copie (avec quelques détails en plus) dans Idéopédia.
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MessageSujet: La peur du lion   Jeu 16 Juin 2011 - 14:09

Urko (à Nemszev) a écrit:
Que se passe-t-il dans des exemples comme "la peur du lion" ?

En aneuvien, on a

À qbob àt leon = la peur éprouvée par le lion
à qbob àt leov = la peur inspirée par le lion.
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MessageSujet: Je ne dis pas « non » & savoir   Mar 26 Juil 2011 - 13:46

Urko a écrit:
Alors comment distinguer "je ne dis pas" de "je dis non" ?

L'aneuvien est également concerné par cet interrogation, dans la mesure où ne...pas et non sont traduits par le meme terme: nep.

Pour l'écriture, on est sauvé par la ponctuation:

Eg dik nep.
Eg dik « nep » .

Por la diction, là, y faut bien détacher les mots en cas de besoin, respectivement:

/ɛg'diknɛp/*
/ɛg 'dik 'nɛp/

Pour « je ne dis pas "non" », on aura, par conséquent: Eg dik nep « nep ». Mais la disposition des guillemets indique qu'il ne s'agit pas d'une double négation, pas comme dans

Eg dik nep « svart » nep « wỳt ».


Babel a écrit:
La distinction entre savoir et connaître est-elle bien définie dans le langues qui différencient les deux verbes : français, italien, espagnol, allemand, etc. ?


En anneuvien, on a ste pour "savoir" et kógste pour "connaître". Les deux verbes se conjuguent de la même manière, ste étant un radical commun.

Oniψ dem kógset!:
 





*Dans certains cas, (voyelle suivante accentuée) le [nɛp] du premier exemple peut toujours s'assourdir en [nəp], mais c'est facultatif, ce qui compte, c'est la césure vocale entre [dik] et [nɛp] dans le deuxième exemple.
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MessageSujet: Pouvoir & savoir (nager)   Jeu 28 Juil 2011 - 12:19

urko a écrit:
Allemand: Kannst du schwimmen?
Littéralement: Peux-tu nager?
Français: Tu sais nager?
Uropi: Moz tu snivo ? (c'est un savoir-faire, pas un savoir: mozo = pouvoir)

En aneuvien, on fait la différence entre e ste sjàdun* (je sais nager) et eg poten sjàd (je peux nager).

La première phrase implique que j'ai appris à nager, la deuxième que j'ai la possibilité physique de nager. À la tournure affirmative, on ne vois pas vraiment la différence, mais avec une phrase négative, on la sent.

E ste nep sjàdun* = Je ne sais pas nager (je n'ai pas appris à nager)
Eg poten nep sjàd = Je ne peux pas nager (j'ai une crampe)

Y a aussi: e kàn nep sjàd = Je ne peux pas nager (y a un panneau "probidan badh" = baignade interdite; ou bien: faut qu'je sois chez moi à 18:00)


*À l'étude: utilisation possible ou systématique de l'infinitif (e ste sjàd) derrière STE.
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 14 Aoû 2011 - 19:30

Citation :
D+S (comme pour kads, à l'accusatif) = [dz]... [dz] comme Ż. Alors, en toute logique, si on suit les consignes ci-dessus concernant l'accusatif et l'utilisation du graphème le plus court, KADS ne devrait-il pas plutôt s'écire KAŻ? Par contre, même si le changement pour le [dz] intervenait, il n'en serait rien pour [bz] (car je ne vois guère la lettre qui pourrait y correspondre) et [gz] (car j'ai bien spécifié que le X n'est jamais voisé)...

Vous vous rappelez? Ça date du premier mai... et pas d'cette année. Mon idée était de limiter le nombre de lettres dans un mot. Seulement, évidemment, même si ça ne change pas grand chose, ça change des habitudes. Alors? Ż plutôt que DS? sachant que les deux se prononcent [dz]... c'est tentant. De toute manière, même si je remets Ż d'actualité, DS ne sera pas pour autant considéré comme une faute. Mon idée, c'était surtout la possibilité d'exploiter grammaticalement une lettre qui existait dans l'alphabet aneuvien. Ça m'démange...
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 5 Sep 2011 - 10:12

Patrick chevin a écrit:
Mi yeda frut = je mange le fruit / ce fruit
Mi yeda frutyo = je mange les fruits / ces fruits ou les/des fruits, en général
Mi yeda yo frut = je mange des fruits / quelques uns (some fruits)
Mi yeda ka frut ol den = je mange quatre fruits par jour

En aneuvien, ça donnerait (respectiv'ment):

Eg inzhun àt frux/æt frux
Eg inzh fruxe
Eg inzh(un) okene fruxe
Eg inzh quàt fruxe per deaw.


Fruk a deux déclinaisons, selon le sens

VégétalSP
Nfrukfruke
Afruxfruxe
Gfrukenfrukene
Cfrukevfrukeve

AutreSP
Nfrukfrukte
Afruktesfruktese
Gfruktenfruktene
Cfruktevfrukteve

Àr frukte àt rèsat = les fruits de la croissance
Ar lotarfese nep àt fruktes ed làporen ane = Ils ne bénéficient pas du fruit de leur travail.
Mais: Àt lœmb • àt frukev in. = Le ver est dans le fruit (figuré).



Dernière édition par Anoev le Sam 3 Nov 2012 - 20:05, édité 1 fois (Raison : Erreur de cas de déclinaison)
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 8 Sep 2011 - 18:26

Patrick Chevin a écrit:
Comment traduire: kiam li alvenis, mi foriris. ?

- Quand il arrivait, je partais
- Quand il arriva, je partis
- Quand il fut arrivé, je partis
- Quand il arriva, je partais
--- ?

En aneuvien, ça donnerait quelque chose dans ce genre (respectivement):

Tev a ere pàtezun, eg ere pùzun
Tev a dhep pàteză, eg pùză
Tev a pàteză, eg pùză
Tev a pàteză, eg ere pùzun.



En fait, la forme dhep + -ă, -ă n'est qu'une traduction de la quasi-simultanéité de deux faits considérés comme au prétérit (passé simple). Ça vient du fait de l'inexistence, en aneuvien comme dans pas mal d'autres langues, du passé antérieur. Du coup, quand il y a deux verbes au prétérit en aneuvien, l'un des deux (le procès antérieur) se traduit en passé antérieur en français. Pour avoir deux verbes au passé simple (faits qauasi simultanés), on est obligé d'utiliser dhep pour ça, puisque a dhep pateza signifie "il vient (juste) de partir".
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Aneuvien
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