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 Aneuvien

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Anoev
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MessageSujet: Glôôôssss   Jeu 20 Nov 2008 - 23:54

Opera a écrit:
C'est, grammaticalement, un temps du présent. "Hier, je suis allée au cinéma" n'appartient pas forcément qu'au passé. L'action même d'aller, certes, mais les implications d'y être allée, peut-être pas.

Évidemment, mais il y a quand même une part de passé, même s'il peut y avoir des conséquences dans le présent. Du reste, on l'appelle bien le PASSÉ composé (même si les anglais, eux, l'appellent le PRESENT perfect)

Opera a écrit:
J'aurais peut-être dû préciser que les abréviations peuvent être totalement manipulées par l'auteur...

C'est bien c'qui m'fait peur! Certaines abréviations peuvent donc ne pas êtres comprises par celui qui lit le gloss et qui ne les connaît pas. Pas simple, quoi!

Opera a écrit:
Anoev a écrit:
Pas seulement: Ka neper grang = elle n'est jamais malade.
Même question : la version avec être est-elle valable ?

J'ai pas compris la question.
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Opera



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 21 Nov 2008 - 0:00

Anoev a écrit:
Évidemment, mais il y a quand même une part de passé, même s'il peut y avoir des conséquences dans le présent. Du reste, on l'appelle bien le PASSÉ composé (même si les anglais, eux, l'appellent le PRESENT perfect)
Oui. Sauf que ce n'est parce que c'en a le nom que c'en est. Par exemple, il y a beaucoup de confusion entre les différentes notions de "perfectif"...
Citation :
C'est bien c'qui m'fait peur! Certaines abréviations peuvent donc ne pas êtres comprises par celui qui lit le gloss et qui ne les connaît pas. Pas simple, quoi!
Il suffit d'énoncer toutes les abréviations utilisées dans le document. C'est simple.
Citation :
J'ai pas compris la question.
Tu peux formuler "Kep neper grang" avec le verbe être ou non ?
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Anoev
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MessageSujet: Être... ou ne plus être!   Ven 21 Nov 2008 - 0:34

Opera a écrit:
Il suffit d'énoncer toutes les abréviations utilisées dans le document. C'est simple.

Bref, il faut l'mode d'emploi.

Opera a écrit:
]Tu peux formuler "Ka neper grang" avec le verbe être ou non ?

Dans (à peu près) les mêmes conditions qu'avec l'article précédent.
Ka ere neper grang; ka tiliψ tœn! = elle n'était jamais malade; elle est quand même morte!

Eg mir ere od* præsident od* çhlyk = Je serai soit président, soit vaurien!
*(ou président, ou vaurien: od_od équivaut à un ou exclusif)
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Anoev
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MessageSujet: Les particules EP et NEP   Ven 21 Nov 2008 - 16:49

La particule EP sert à plusieurs fins.

D'une part, elle peut servir à éviter la répétition d'un verbe dans une phrase.

O pùze àt maars ea eg ep àt zerregs = tu vas à la mer et moi à la montagne (tu vas à la mer et je vais à la montagne).

Elle remplace ALSY dans ce type de phrase:

O lajden àt boven; eg ep = Tu aimes le bœuf; moi aussi.

Elle sert pour la forme affirmative emphatique

A ep kàn* ere** marw itùs = Il doit faire froid dehors.
*devoir (forte présomption) se traduit par ep kàn (~pouvoir VRAIMENT)
**Faire (météo) se traduit par le verbe être (ere)

Elle traduit "bien" dans ce type de phrase

O pùza ep tern heptawe. (nep æt?) = T'es bien parti trois semaines. (n'est-ce pas?)

TOURNURE INTERROGATIVE

Et elle sert pour mettre les verbes à conjugaison simple (non composée) à la tournure interrogative (sauf le verbe être (ERE) aux passés (imparfait, passé, prétérit & plus-que-parfait)).

Ep o vedj es? = Est-ce que tu me vois?

Ep o lajdena àt kiniroψ? = As-tu aimé le film?

Ep or kaag? = êtes-vous aveugle?

La conjugaison interrogative de ERE à l'imparfait:

Ere or àt lyséav jarev oktek-pent? = Étiez-vous au lycée en 85?

Pour les temps composés, on intervertit simplement la particule du temps avec le sujet:

Mir o ere àt fejev lœrdaw? = Seras-tu à la fête samedi?

Kjas ar poténa kom? Anktep ar ere seta. = Auraient-ils pu venir? même s'ils avaient su.

TOURNURES NÉGATIVES

Pour la tournure interronégative et les tournures négatives, on utilise la particule NEP.

Nep o dev vedjarat àt medikdus vydaw? Ne dois-tu pas voir (visiter) le médecin aujourd'hui?

Nep æt? N'est-ce pas?

Ka fàk nep reç dyporten = Elle ne fait pas assez de sport.

E kjas nep lajden æc = Je n'aimerais pas ça.

Pour la tournure négative emphatique, NEP se trouve entre le sujet et le verbe (y compris pour les conjugaisons composées):

Eg nep hab ùt ljàrs! Je n'ai pas un centime!

O nep mir fàk æc! Tu ne vas pas faire ça! (indignation)

Cette forme est, de toute manière, requise pour conjuguer l'impératif négatif:

Citation :
Or nep kjas rœkit
Or nep rœkit

NEP peut évidemment être remplacé par

nepjoplus
neperjamais*
nep_ùtrien
nepdùpersonne
nepklœtnulle part
nepúṅktpoint

Nep ùt kin, eg nep vedj ùc! = Rien ne bouge, je ne vois (vraiment) rien!

*Jamais ne se traduit par NEPER qu'à la tournure négative, sinon, on emploiera EPER

-à la tournure affirmative

Æt at rylnert kad quas eg vedía eper (eper vedía)! C'est la plus belle fille que j'aie jamais vue!

-à la tournure interrogative
Eper la vedja ùt padhes nùppun ed neràpkads æt sortev!? A-t-on jamais vu un père marier sa fille de la sorte!? (Molière)


Dernière édition par Anoev le Mar 22 Déc 2009 - 16:13, édité 3 fois
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Anoev
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MessageSujet: Les voix   Sam 22 Nov 2008 - 18:42

La voix active n'impose pas de commentaires particuliers, elle a été illustrée par une grosse majorité d'exemples jusqu'ici. elle concerne à coup sûr tous les verbes sans particule pronominale (c'est ainsi qu'on nomme, dans la grammaire aneuvienne, la particule, située juste derrière le sujet (un nom ou un pronom, dans la quasi totalité des cas).

LA VOIX PRONOMINALE RÉFLEXIVE
Est représentée par la particule DEM, qui est toujours située immédiatement derrière le sujet. Cette particule est utilisée


-Pour les verbes transitifs utilisés à la voix pronominale réflexive:
Ar dem wachăr = ils se lavèrent.

-pour certains verbes intransitifs utilisés dans une acception pronominale réflexive
Eg waad tep or dem pùz = J'attends que vous vous en alliez.

-Pour les verbes pronominaux réflexifs de nature:
Da dem ere paama = il s'était évanoui.

Comme indiqué dans l'exemple précédent, la particule verbale (ici ERE, puisque le verbe est au plus-que-parfait) est plus proche du verbe que la particule pronominale DEM qui, elle, est immédiatement derrière sujet. Cette règle est également valable avec les particules telles que EP et NEP.

Da dem ep vedj cys lóm! = Il s'y voit déjà!

Ep o dem vedja tev o tryga? tu t'es vu quand t'as bu? (et non pas: Dem o vedja...?)

A dem nep hàlta at rub semàforev! = Il ne s'est même pas arrêté au feu rouge!

Seul cas où on trouve la particule DEM sans sujet l'accompagnant: à l'impératif affirmatif

Dem Gèlet = Lève-toi.

Mais

O dem nep leget reç kandasert = ne te couche pas trop tard.


Dernière édition par Anoev le Sam 27 Fév 2010 - 0:51, édité 4 fois
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Anoev
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MessageSujet: Les voix (suite)   Lun 24 Nov 2008 - 0:30

LA VOIX RÉCIPROQUE

Abordée expressément dans sa "version longue" dans ce texte:

Citation :
...ea deve ak aṁbe* in ut nyw franeten.

...et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

*nouvelle orthographe
la version "courte" de cette voix n'est courte que d'une seule lettre en moins (AṀB) et se traduit en français par les pronoms personnels pluriels: nous, vous, se*.

*Traduit en anglais par "each over" ou "one another", en latin par "inter se", en Kotava par "va sint" ... pour les autres langues, je ne sais pas...

Ere aṁb adùve = nous nous aidons
Or aṁb klime = vous vous aimez
Ar aṁb fakte at xaψ = ils se font la guerre

Comme on le voit dans le dernier exemple, aṁb remplace aussi bien un complément d'attribution (ou objet indirect) qu'un complément d'objet direct. Si la prononciation suscite quelques inquiétudes, escamoter le [b]: [ɑ~mklim], [ɑ~mfakte].


Dernière édition par Anoev le Lun 22 Fév 2010 - 0:01, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Les voix   Lun 24 Nov 2008 - 15:26

LA VOIX PASSIVE

Elle s'obtient en mettant ÇEM derrière le pronom. Toutefois, cette voix est un peu plus difficile à manipuler que les deux autres, dans la mesure où le temps du verbe choisi tient une certaine importance.


At karhoos çem open (hoψev 10) = L'entrepôt est ouvert (à 10:00)
(Tous les jours, à 10 heures, on ouvre l'entrepôt)

At karhoos çem opna = L'entrepôt est ouvert (on l'a ouvert, et il l'est encore)
Le présent (en français) est traduit en aneuvien par le passé.

At karhoos çem opun = On ouvre l'entrepôt (l'entrepôt est entrain d'être ouvert)
Présent progressif, traduit en aneuvien par le participe présent

At karhoos çem opnă = L'entrepôt a été ouvert (fut ouvert)
... mais on l'a fermé depuis. (action totalement passée)

At karhoos çem ere open (çhedulas) = L'entrepôt était ouvert (régulièrement)
Habitude passée

At karhoos çem ere opun tev ar dolfàkdur inkomăr = L'entrepôt ouvrait quant les malfaiteurs entrèrent.

At karhoos çem ere opna (tempas ante) = l'entrepôt avait été ouvert (il y a longtemps)

At karhoos çem mir open hoψev 10 = l'entrepôt ouvrira à 10:00 (on ouvrira les portes à 10:00)

hoψev 10, at karhoos çem (lo)mir opna = À 10:00, l'entrepôt sera (déjà) ouvert.

Tous ces exemples pour monter la différence entre le passif d'une action déjà réalisée (passé), une action répétitive (présent ou imparfait) et une actions en cours (participe).

Au subjonctif, on trouve les mêmes nuances, mais exprimées un peu différemment.

Eg waad tep at karhoos çem opn = J'attends que l'entrepôt ouvre

Eg waad tep at karhoos çem opéna = j'attends que l'entrepôt soit ouvert

E zhœng tep at karhoos çem klos = je crains que l'entrepôt ne ferme

Eg ere zhœng tep at karhoos çem ere klos = je craignais que l'entrepôt ne fermât

Eg ere zhœng tep at karhoos çem ere kloséna = je craignais que l'entrepôt ne fût fermé (ou: n'eût été fermé: là, impossible d'établir une nuance, klosénă n'existe pas!)


Dernière édition par Anoev le Mar 22 Déc 2009 - 16:20, édité 3 fois
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Anoev
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MessageSujet: Un bémol   Jeu 27 Nov 2008 - 16:58

Anoev a écrit:
C'est alors que je suis tombé sur le point suscrit. Ce diacritique était discret mais présent, il allait aussi bien sur le m que sur le n; et son oubli, même s'il constituait une faute d'orthographe, était loin d'être catastrophique. La transformation de santr en saṅtr allait se faire en douceur!

Mais l'aventure aneuvienne du point suscrit n'allait pas s'arrêter aux nasales. J'avais une autre consonne, qui, elle aussi, était encore succeptible d'être affublée d'un accent: c'était le Z!
Citation :
Ù svàrt źhiyn : un jean noir.
Par comble de chance, le point suscrit peut également aller sur le Z. Pour la même raison que celle annoncée plus haut (suppression de la confusion avec l'accent tonique), on pourra écrire: Ù svàrt żhiyn.


Un bémol, cependant (mais j'vais pas r'changer tout!). Après quelques manips, il semblerait que seule (à ma connaissance) la police Tahoma reconnaisse le point suscrit (sur le n, par exemple) et que ni Arial, ni Verdana ni Times new roman (TNR, pour les intimes) ne le prennent en charge. Quelqu'un a-t-il des infos à ce sujet?
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Ziecken
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 27 Nov 2008 - 17:44

Je viens de vérifier et c'est vrai qu'Arial ne fait pas ce genre de caractères.

Personnellement je n'utilise que cette police d'écriture et elle ne me pose pas de problème car le seul diacritique figure dans la police. Il s'agit également du point suscrit. Mais étant donné qu'il s'emploie sur la voyelle "e" et qu'Arial propose ce caractère, c'est cool ! De plus j'ai prévu une autre graphie au cas où le caractère n'est pas disponible : "ei"

monkey

Je ne vois pas qu'elle police propose d'autres caractères utilisant le point en chef mais je pense que cela ne doit pas te freiner dans ta création, si cela n'existe pas, invente le !! Zamenhof ne s'est pas gêné !!! Laughing

cheers

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Opera



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 27 Nov 2008 - 19:10

Des polices comme DejaVu et Junicode mettent plein de caractères spéciaux à disposition mais elles ne sont pas inclues par défaut sur Windows. Il me semble que sur Ubuntu (Linux), c'est différent... J'utilise DejaVu, en général, et c'est franchement tout ce dont j'ai besoin. Il y a des diacritiques "seuls" qui peuvent se combiner avec n'importe quel caractère. Utile.
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Anoev
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MessageSujet: Un rajout   Lun 1 Déc 2008 - 1:49

J'avais parlé, lors de mon aticle sur le Participe, de l'adjective verbal (rassurez-vous: rien de changé!) et du gérondif. Mais ça ne m'était pas venu à l'esprit de trouver un adjectif équivalent au gérondif latin* (Kartago delenda est), c'est à dire un adjectif exprimant une chose devant être faite. Ah bien sûr, on peut bien utiliser une combinaison d'impératif et de voix passive

Kàrtazh cem çhrehent pour reprendre l'exemple scipionesque ci-dessus. Mais pour des phrases du style:"J'ai dû prendre une entrée payante"
je ne voulais pas alourdir la plhrase en mettant utilisant une proposition relative:
Eg deva gœnes ùt ingenlex quas eg deva pàgen = j'ai dû prendre une entrée (un droit d'entrée) que j'ai dû payer.

C'est alors que je me suis souvenir du gérondif latin (en -andus/ -endus -a -um)

Pourquoi donc ne pas créer un adjectif construit àvec le même genre de sonorité (en -nd), d'autant plus que la construction était assez facile: je n'avais qu'à prendre l'impératif et changer le -t en -d pour les verbes en -en et changer ce même -t en -nd pour les autres verbes. Ce qui donne:

Payant (devant être payé) = Pàgend (subj passé = pagéna, impératif = pàgent).

Eg deva gœnes ùt pàgend ingenlex = j'ai dû prendre une entrée payante.

Eg hab ù traṅslòktend sryfes = j'ai un rapport à traduire. [tʁɑ~ns'lɔktən'ɬʁɪfəs]

mais (s'il y a un complément, il faut le verbe!)

Eg hab ù sryfes ber traṅslòktun yn Kotàvas = j'ai un rapport à traduire en Kotava.

Évidemment, hors de question d'appeler cet adjectif le gérondif (même en, référence au latin), le gérondif est déjà pris (las pàgun = en payant).


Je cherche.

*L'idée m'est venue cet après-midi quand j'ai édité le vocabulaire de l'argent.


Dernière édition par Anoev le Mer 7 Jan 2009 - 4:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Les prépositions et postpositions   Jeu 4 Déc 2008 - 12:22

Elles jouent un grand rôle en aneuvien, quand elles existent. Effectivement

DE n'est pas traduit en aneuvien dans ces exemples, le mot qui suit derrière est

-soit au génitif: Ùt vas viynen = un verre de vin
-soit à l'accusatif: Da njærk kas = il est fou d'elle
-soit au circonstanciel: Ùt kaweharda dektyn hoψeve = une traversée de douze heures (mais dektyn hoψe kawehardan = douze heures de traversée).

par contre, dans "Il sort de l'immeuble": DE est mis pour HORS DE et, par conséquent apparaît: (d)a pùze ÙS at binoψàkev.
Il apparaît aussi pour traduire DE... À (FRAN):
Æt skop cem open fran hoψev nov yn hoψ dek-nov. Cette boutique est ouverte de 9:00 à 19:00. FRAN appelle le circonstanciel et (D)YN (cf À), l'accusatif

EN (en temps que préposition), non plus, le mot qui devrait suivre derrière le verbe est

-à l'accusatif (idée de mouvement vers) Eg pùze Amérix = Je vais en Amérique.
-au génitif (idée de matière) Ù box kùpren = une boîte en cuivre
-au circonstanciel (pour "dans" sans mouvement, ou temporel) Eg kœnzheneve = je suis en vacances.

À, en tant que préposition de lieu ou de temps, non plus:
A pùze at kaṅtyns hoψev dektern = Il va à la cantine à treize heures.
Le premier complément est àl'accusatif (idée de mouvement vers), le second au circonstanciel.


Par contre, il se traduit
par NI (nit, nir, en forme contracté) pour l'attribution
Ni Ekkads, nir neràpduse, ni es = À madame, aux enfants, à moi.

Par KŒM (avec) sans article pour l'accompagnement culinaire
Ù tord kœm hùbarbes = une tarte à la rhubarbe

Par YN (temps) ou DYN (lieu) pour une idée de limite (rykip-yn = jusqu'à). cf exemple avec FRAN.

Les prépositions EN et À utilisés comme moyens (de transport) ne se traduisent pas non plus, le mot est au circonstanciel.

Eg retropùze strægnev = je repars en train
Ùt elàmyvet floxentev = un voyage en avion.

À suivre: les autres prépositions.


Dernière édition par Anoev le Ven 20 Fév 2009 - 1:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Adjectifs verbaux   Jeu 4 Déc 2008 - 18:24

Citation :
J'avais parlé, lors de mon aticle sur le participe

(...)


Évidemment, hors de question d'appeler cet adjectif le gérondif (même en référence au latin), le gérondif est déjà pris (las pàgun = en payant).
Je cherche.

J'ai trouvé!

Il y a deux adjectifs verbaux: l'adjectif-participe et l'adjectif-impératif (cf ci-dessus).
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Anoev
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MessageSujet: Les prépositione et postpositions (et la manière de s'en servir)   Dim 14 Déc 2008 - 14:26

Tout d'abord, ces mots ont un sens différent lorsqu'ils sont utilisés en tant que préposition (avant le complément) ou que postposition (après). En tant que préposition, il représente un sens CONCRET (sub at mesev = sous la table) alors qu'en tant que postposition, son sens est plus approximatif (ùt mypak med pradhemve in = un colis dans mes bras: le colis n'est que porté par les bras, rien à voir, par exemple avec: ùt bùlet in at pradhemev = une balle dans le bras), voir même carrément figuré (ùt grup ed ătoryndetev an sub = un groupe sous son autorité).

Certaines positions sont donc instinctives lorsq'on veut faire des traductions

Il est entré dans mon cœur
une part de bonheur
dont je connais la cause.

(E Piaf: la vie en rose*)


Ùt pàrt feligent
quan eg kogste
at kooz, inkòma
med kàreds in.

Selon le sens qu'on leur donne, le cas de délinaison du complément est, soit à l'accusatif, soit au circonstanciel soit au génitif (jamais au nominatif, même pour un complément d'agent).

À suivre

*À comparer avec

Çektep eg syvedj das,
Sjo eg at med kàrdes
Qua pul-s-in ev

Dès que je l'aperçois,
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat.

Bon, d'accord, pour la rime, on r'pass'ra! C'est pas d'main la veille que j'vais entamer un récital de chansons traduites en aneuvien. Mais dans cet exemple, "(je sens mon cœur qui bat) en moi" est bien traduit, lui aussi par le très concret IN EV.
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Anoev
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MessageSujet: Ça y est!!!   Mer 7 Jan 2009 - 4:08

Vous vous rappelez, quand j'avais parlé du participe (Samedi 15/11/2008), j'avais bien dit que la forme en -UNA était exclusivement verbale (Gœnsuna = AYANT pris). Bon, rassurez-vous: rien de changé à ce sujet.

Mais il manquait quelque chose, et c'était, à l'époque, traduit par des formes plutôt lourdes (propositions subordonnées avec verbe à la voix passive: Suspect )

Eh bien j'ai trouvé la manière de traduire un participe passé-adjectif... et je lui ai trouvé un nom: l'adjectif verbal* participe perfectif (ce qui implique que celui en -UN est un adjectif verbal imperfectif).


L'adjectif participe perfectif remplace le "participe passé-adjectif" qui n'existe pas en aneuvien: on garde le N (du participe préssent) et on remplace le U par un A (qui marque l'aspect perfectif), ou, pour faire plus simple, on prend le verbe au passé de l'infinitif et on ajoute un N:

At lokùtan ea skriptan sprate. = Les langues parlée et écrite.

Bien entendu, il s'accorde:

Ù phef pœr ar kœnadane kœnzhense = un soupir pour les vacances terminées.

Voilà: un vide est comblé.

*J'dois quand mêm'pas oublier qu'y en a un autre, d'adjectif verbal! (30/11/08)

Main'nant, j'me d'mande comment je vais bien pouvoir faire pour distinguer le A: article défini devant deux consonnes (AR au pluriel) du A: pronom direct de la 3me personne du singulier (au pluriel... AR également), le tout, sans chamboulement.

Deux soluces:

-Remplacer un des deux A (lequel?) par un À.

-Ne rien faire en me disant qu'après tout, on pourra bien les reconnaître: le premier voisine un nom et l'autre voisine un verbe.

Qu'en dites-vous?
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Sab



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 7 Jan 2009 - 11:12

Anoev a écrit:
Pour traduire en aneuvien une expression comme « les fruits mûris au soleil » on utilisera le paricipe passé en tant que verbe : ar frukte matùruna at sœnev. (les fruits ayant mûri...). Matùrunar frukte serait une erreur.
Anoev a écrit:
Mais il manquait quelque chose, et c'était, à l'époque, traduit par des formes plutôt lourdes (propositions subordonnées avec verbe à la voix passive: Suspect )

Eh bien j'ai trouvé la manière de traduire un participe passé-adjectif... et je lui ai trouvé un nom: l'adjectif verbal* participe perfectif (ce qui implique que celui en -UN est un adjectif verbal imperfectif).


L'adjectif participe perfectif remplace le "participe passé-adjectif" qui n'existe pas en aneuvien: on garde le N (du participe préssent) et on remplace le U par un A (qui marque l'aspect perfectif), ou, pour faire plus simple, on prend le verbe au passé de l'infinitif et on ajoute un N:

At lokùtan ea skriptan sprate. = Les langues parlée et écrite.
Tu rencontres le même problème qu'avait à une époque le Kotava pour distinguer "action en cours" et "résultat" au niveau des participes passifs. Qui est résolu désormais depuis quelques années par la distinction entre :

Participe(s) passif(s) : action en cours
- Sulem kan empana gama zo elogar = l'animal est alerté par la branche cassée (animal / par / cassée / branche / est /alerté). Empana est le participe présent actif de empá (casser), l'action est en cours. Si on avait voulu marquer une antériorité nette de "la branche cassée", tout en maintenant un lien de causalité avec le verbe, on emploierait le participe passif passé (suffixe -ya du temps passé) :
- Sulem kan empayana gama zo cenkar = l'animal est renseigné par la branche (trouvée) cassée. La branche "ayant été cassée avant".

Adjectif verbal de résultat : état résultatif
- Empanafa gama va kelda tcalar = la branche cassée marque (indique) le chemin (cassée / branche / prép. CO / chemin CO / marque). Ici "cassée" indique juste l'état de la branche, sans référence d'action, simple adjectif qualificatif.

L'adjectif verbal de résultat se construit sur le thème du participe passif, avec sursuffixation de la désinence spécifique -af des adjectifs en Kotava.
empá (casser) --> empan (cassé, participe passif) --> empanaf (cassé, adj. verbal de résultat)
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 7 Jan 2009 - 13:45

Sab a écrit:
Tu rencontres le même problème qu'avait à une époque le Kotava pour distinguer "action en cours" et "résultat" au niveau des participes passifs. Qui est résolu désormais depuis quelques années par la distinction entre :

Participe(s) passif(s) : action en cours
- Sulem kan empana gama zo elogar = l'animal est alerté par la branche cassée (animal / par / cassée / branche / est /alerté). Empana est le participe présent actif de empá (casser), l'action est en cours. Si on avait voulu marquer une antériorité nette de "la branche cassée", tout en maintenant un lien de causalité avec le verbe, on emploierait le participe passif passé (suffixe -ya du temps passé) :
- Sulem kan empayana gama zo cenkar = l'animal est renseigné par la branche (trouvée) cassée. La branche "ayant été cassée avant".

Adjectif verbal de résultat : état résultatif
- Empanafa gama va kelda tcalar = la branche cassée marque (indique) le chemin (cassée / branche / prép. CO / chemin CO / marque). Ici "cassée" indique juste l'état de la branche, sans référence d'action, simple adjectif qualificatif.


L'adjectif verbal de résultat se construit sur le thème du participe passif, avec sursuffixation de la désinence spécifique -af des adjectifs en Kotava.
empá (casser) --> empan (cassé, participe passif) --> empanaf[/color] (cassé, adj. verbal de résultat)

En fait, je n'ai pas mis tant de nuances que ça dans mes adjectifs participes perfectifs. Le premier exemple, en aneuvien, résume tout:

-Sulem kan empana gama zo elogar
L'animal est alerté par la branche cassée.

On a quoi?

Un sujet (L'animal)
Un verbe conjugué à la voie passive (est alerté)
Un complément d'agent (par la branche),
lequel contient un adjectif (participe passé: cassée)

En aneuvien, ça donne:

At animàl çem warne per a slixtan çhetev.

Si on veut mettre l'accent sur le fait que la branche est bien cassée par l'animal (par son poids), on devra mettre un verbe (à la voix passive):

At animàl çem warne per a çhetev çem slixtun.

-Pour le deuxième exemple

Sulem kan empayana gama zo cenkar

L'aneuvien utilisera deux verbes: puisqu'on veut donner une idée d'antériorité (et donc de temps), une forme verbale est nécessaire:

At animàl çem diske per a çhetev çem slixtuna.

L'animal est renseigné par la branche (ayant été) cassée.

-Quant au troisième exemple (résultat)

Empanafa gama va kelda tcalar

En aneuvien, il ne se distingue pas du premier dans la mesure où Empanafa (cassé) reste une épithète, que ce soit d'un nom sujet ou d'un nom complément (d'agent):

a slixtan çhet indik at roods = La branche cassée indique le chemin (l'itinéraire).
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 9 Jan 2009 - 7:45

Anoev a écrit:
En aneuvien, il ne se distingue pas du premier dans la mesure où Empanafa (cassé) reste une épithète, que ce soit d'un nom sujet ou d'un nom complément (d'agent):

a slixtan çhet indik at roods = La branche cassée indique le chemin (l'itinéraire).
Je crois avoir lu que tes adjectifs participes ne peuvent recevoir de complément (me trompe-je ?), alors comment ferais-tu pour : ?

- la branche cassée à la fourche indique le chemin (la fourche, compl. de cassée)
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MessageSujet: Compléments   Ven 9 Jan 2009 - 12:36

Sab a écrit:
la branche cassée à la fourche indique le chemin

J'utilise la forme verbale "çem slixtuna" avec le complément derrière.

Mais t'as vach'ment bien fait de me poser la question, parce qu'en réfléchissant, j'suis tombé sur un écueil: "Et l'complément du comparatif? et du superlatif?" v'la des caractéristiques (compa' et super') qui ne conviennent qu'à des adjectifs (ou des adverbes) mais certainement pas à des verbes! Donc j'aurais dû préciser "des compléments qui peuvent passer pour des compléments d'objets, d'agent, de lieu etc..." comme "à la fourche" ("au moyen d'une fourche" ou bien "là où la branche fait une fourche") ce qui donnerait

At çhet çem slixtuna at fjœnkev indik at roods.

Le nom ÇHET est sujet de deux verbes. CASSÉE est mis pour AYANT ÉTÉ CASSÉE.

Bons, main'nant, les comparatifs (et les superlatifs): là, on doit manifestement garder l'adjectif verbal!

Æt çhet kùganer qua ed vicynse = Cette branche est plus abîmée que ses voisines.
Æt at kùganert ar çhetene = C'est la plus abîmée des branches
Æt çhet at kùganert at tændev = Cette branche est la plus abîmée (des branches) de l'arbre. (dans l'arbre)

Qu'on ne sy trompe pas "at tændev" n'est pas le complément de "kùganert", mais de "des branches" sous entendu.

Merci Sab; va falloir que j'mette à jour sur Idéopédia, main'nant.
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MessageSujet: Encore une modif!   Mer 4 Fév 2009 - 13:14

... à l'étude.

Citation :
Cet article peut être sujet à de très légères modifications (d'ordre orthographique ou d'accentuation notamment, suite à la correction de légères phautes qui seraient restées malgré une première relecture. Veuillez d'avance m'en excuser).

(...)


2) L' article (dym)

(...)


Défini
Singulier Pluriel
A(t)
Le, la
Ar
Les
Nit, ni a
Au, à la
Nir
Aux

Même règle que pout ùt. Cependant, nit ne sera pas utilisé devant deux consonnes, mais pour ne pas utiliser ni tout seul (qui signifie à), on mettra ni a ...

La modif (elle n'est pas bien méchante: pas plus épaisse qu'un diacritique), la voici:

L'article défini serait À(t)(r) pour ne pas confondre avec le pronom de la troisième personne
A(r). Plus de détails par là.
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MessageSujet: Quelques nuances   Jeu 19 Fév 2009 - 15:02

Précédemment, j'avais expliqué les différences d'ortographes entre certains mots, comme les deux traductions de CŒUR:

KÀRD vs KÀRED

mais il y en a d'autres, comme par exemple

Sàrdaw, vydaw & kràsdaw1 : hier (la veille d'aujourd'hui) , aujourd'hui (ce jour), demain (le jour qui suit aujourd'hui)

vs

Sàrdar, vydar, kràsdar : hier (dans le passé assez lointain), aujourd'hui (de nos jours), demain (dans l'avenir).


Les postpositions (que j'ai déjà citées, j'vais pas y r'venir) permettent également d'affiner le discours.

Sinon, on retrouve aussiquelques précisions (que j'ai pompées à l'allemand)

Inpùze (-a, -éa) = entrer (en général)
Ingæn (-a, -genéa) = entrer (à pied)
Infaar (-a, -faría) = entrer (à bord d'un véhicule)
Inkòm (-a, -ía) = entrer (en venant)
Inpòç (-ta, -a) = entrer (déplacer)

Uspùze = sortir (en général)
...
Uspoç = sortir (déplacer)


Da uspùza kœm àt hœdes = il est sorti avec le chien.
Da uspòçta àt hœndes = il a sorti le chien.


1 On écrit -daw lorsqu'on utilise le mot comme un adverbe:
Eg mir fàk æc kràsdaw = je ferai ça demain
sinon, il peut avoir une valeur de substantif :
Sàrdav ere sàrdav ea vydav ep vydav = hier, c'était hier et aujourd'hui, c'est aujourd'hui. (dicton préféré des ingrats).
Par contre, vydar etc... sont invariables.

2 Toutefois, [əs'pyz] est admis.


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MessageSujet: Prépositions et postpositions (suite)   Jeu 12 Mar 2009 - 17:22

La préposition "CONTRE" peut s'exprimer de plusieurs manières différentes selon l'idée qu'on veut exprimer.

Si on veut exprimer la position d'une personne ou d'un objet, on mettra OB en préposition et on utilisera l'accusatif ou le circonstanciel, selon qu'il y a, ou non, mouvement.

A adpoç àt sejdos ob àt vals = il place la chaise contre le mur.
Àt lerbàg ob àt tœrev = le sac est contre la porte.

Si on veut exprimer une hostilité, on utilisera OB en postposition et le complément sera toujours à l'accusatif.

Da ere àt abòrtyns ob; faren tep ed neràpkad partùren, da (ep) pœr! = Il était contre l'avortement; depuis que sa fille est enceinte, il est pour!

Certaines nuances peuvent être soulignées avec certains verbes et OB:

Da zlàna àt balls ob àt vals = il a lancé la balle contre le mur (pour qu'elle rebondisse)
Da zlàna à stoons àt vytres ob = il a lancé la pierre contre la vitre (pour briser cette dernière).


La postfaare ase = on les suit (on est derrière eux, ce sont eux qui ouvrent le chemin)
La postfaare ob ase = on les suit (on les file, pour savoir où ils vont)
La postfaare ase ob = on les suit (on les pourchasse, pour les rattrapper) mais, plutôt, dans ce cas: La obfaare.

Si un verbe contient déjà le préfixe OB- (en général, verbes issus du vocabulaire du conflit), on évitera de réutiliser OB:

Æt kad ep kàna obgèktor kas ni es = Cette femme a dû la monter contre moi. (Felix, in: Le père Noël...)

DEVÈR (depuis) et PAVÀR (pendant) précèdent toujours un complément au circonstanciel, quelle que soit l'idée exprimée.

Ka dær devèr hoψev dekpent* = elle est là depuis quinze heures.
Eg waad devèr tern hoψeve = j'attends depuis trois heures.
A lizhna pavàr quàt dawe! = il a plu pendant quatre jours !

À suivre

*Un article est en préparation, (pour être placé dans "Idéogénéral") qui parlera de l'expression du temps (heure, date...).


Dernière édition par Anoev le Mer 1 Juil 2009 - 22:41, édité 1 fois
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MessageSujet: LA PHRASE   Sam 11 Avr 2009 - 0:17

Comme dans bien d'aures langues, la phrase aneuvienne peut être composée d'une proposition unique, ou bien de deux ou plusieurs propositions juxtaposées, ou alors de propositions dont certaines d'entre elles sont subordonnées à une proposition principales ou bien on peut trouver aussi des propositions subordonnées ehn cascade.

Les propositions indépendantes n'appellent pas de commentaires particulmiers dans la mesure où ce sont elles qui ont illustré l'énorme majorité des exemples qui ont précédé ce chapitre.


Les propsitions juxtaposées sont du même niveau et sont reliées entre elles soit par un signe de ponctuation (virgule ou point-virgule, le plus souvent), soit par des conjonctions de coordiinations:


Do=Mais
Od... od=Ou
Ea=Et
Kæt=Donc
Kam=Or
Nep... nep=Ni

"Car" n'est pas traduit en aneuvien par une conjonction de coordination.
od o ingæn ep od o usgæn ep? = Tu entres ou tu sors?

Les propositions subordonnées

Les propositions subordonnées relatives.
Une proposition subordonnée relative est soit sujet d'un verbe:
Qua sliv cen = Qui dort dîne
... soit complément de nom:
Ep o vedja àt dax qua ere in àt xeliysev? = As-tu vu l'homme qui était dans la voiture?
... ou d'adjectif:
Æt àt remmert qua eg poténa vœnd. = C'est la plus grande que j'aie pu trouver.

Les pronoms relatifs aneuviens sont nettement moins nombreux qu'en français, dans la mesure où il s'agit, en fait des différents cas de déclinaison du pronom relatif QUA (à ne pas confondre avec la préposition homonyme, qui précède un complément de comparatif).



Nom.
Qua
Qui
Acc.Quas
Que
Gén.QuanDont
CircQuav

... à quoi il convient d'ajouter (ÀT, ÀR) QUAT (c, en, ev)(e) = lequel, laquelle, lesquel(le)s et NI(R) QUAC (e) = au(x)quel(le)(s): peu utilisé.

Ar mooze nir quace eg dœm lunge plus tiyne metreve = les souris auquelles je pense font (sont)longues de plus de deux mètres.


Dernière édition par Anoev le Jeu 14 Mai 2009 - 19:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Comment n'y ai-je pas pensé plus tôt!   Ven 1 Mai 2009 - 23:13

Encore un coup, je suis passé à côté de quelque chose d'essentiel, et je ne m'en suis même pas rendu compte!

Citation :
Les cas dans la déclinaison aneuvienne ont peu d’irrégularités et celles-ci tiennent seulement de voisinages de lettres.
Ep o vel ed siroψ*?: tu veux ma photo?
J'avais dit également la même chose chez Idéopédia. sauf que là, j'avais donné quelques détails:

Citation :
k+s=x (...) p+s=ψ (...) t+s=c

Pour ça, ça ne change pas! La règle pour ces trois lettres (et leurs exemples) est toujours valable. Seulement, il y a une autre contaction, à laquelle j'aurais dû penser, et qui m'est passée sous le nez!

Citation :
S en fin de mot ou devant une voyelle [s], sauf derrière b, d, g, w : [z] (...) Ż [dz]...

Bref, ce que je n'ai pas vu pendant plusieurs mois (c'est à dire entre la création du Z diacrité et maintenant), c'est ça:

D+S (comme pour kads, à l'accusatif) = [dz]... [dz] comme Ż. Alors, en toute logique, si on suit les consignes ci-dessus concernant l'accusatif et l'utilisation du graphème le plus court, KADS ne devrait-il pas plutôt s'écire KAŻ? Par contre, même si le changement pour le [dz] intervenait, il n'en serait rien pour [bz] (car je ne vois guère la lettre qui pourrait y correspondre) et [gz] (car j'ai bien spécifié que le X n'est jamais voisé)...

La modif ne devrait pas trop mettre en question la version actuelle, qui restera admise, même si les mots en -D sont assez nombreux (animaux masculins & humains féminins (-KAD)).

*En plus je viens de me rendre compte qu'il manque quelque chose (qui n'a tien à voir avec le sujet) dans cet exemple: Ep o vel ed siroψ en?


Dernière édition par Anoev le Dim 14 Aoû 2011 - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Changement d'orthographe?   Dim 3 Mai 2009 - 22:37

La modif "proposée" n'en est pas à son stade "définitif".

La nuit dernière, j'ai réfléchi et ai pesé le pour et le contre.

Le pour: eh ben... voir page précédente (dernier article).

Le contre: le fait que Ż soit bien D+Z avec une "insistance" sur le Z, alors que D+S (forme actuelle de l'accusatif des mots en -D) a, malgré tout, une "insistance" sur le D puisque le S se voise, justement au voisinage du D.

Voila où j'en suis: soit je privilégie à fond la phonétique, en me disant au passage qu'à l'accusatif, la femme (KAŻ) n'ait pas une lettre de plus que l'homme (DAX); soit je reste où j'en suis en me disant que malgré la similitude de prononciation ([dz]), DS reste différent de Ż.

Je réfléchis... si vous avez un avis là d'ssus, vous privez pas.
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