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 Aneuvien

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Djino



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Mar 2016 - 1:51

odd a écrit:
Mince, tu évites une occasion de mettre l'aneuvien en train ?

Pas mal hahahahaha

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Mar 2016 - 2:18

odd a écrit:
Que n'a-t-il pas suivi le français pour filer la métaphore ferroviaire...
Le problème, c'est que cette métaphore est purement francophone :

Ar spiysun strægnev = Ils sont en train de manger en train.

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Djino



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Mar 2016 - 2:20

oui mais bon, c'était juste une boutade

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Mar 2016 - 2:27

Djino a écrit:
Je ne sais pas si c'est hier qu'il a acheté ça = ?
Je ne sais pas si c'est ça qu'il a acheté hier = ?
Je ne sais pas si c'est lui qui a acheté ça hier = ?
Respectiv'ment :
E stĕ nep tet sàrdaw da kova æċ
E stĕ nep tet æċ da kova sàrdaw
E stĕ nep tet daniψ kova æċ sàrdaw.


Djino a écrit:
Oui mais bon, c'était juste une boutade.
Eg ere intela ep:
 

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 10 Mar 2016 - 13:24

PatrikGC a écrit:
René présente Pierre à Marie.
SA : il vante sa gentillesse : celle de René
SE : il vante se gentillesse : celle de Pierre
SI : il vante si gentillesse : celle de Marie
En aneuvien, ça donnerait, respectiv'ment :
da arrene ed làjeċ
da arrene ed làjeċ dan
da arrene ed làjeċ kan.


Le problème, en aneuvien, vient des deux dernières phrases. Si Marie est remplacée par Jacques (par exemple), il n'y a plus moyen de les différencier, parce que, dans la dernière phrase, kan (♀) est remplacé par dan (♂). La première phrase se distingue des autres car ed est réfléchi, et il n'y a pas besoin d'autre pronom, comme dan ou kan. Pour les deux autres, on est donc obligé de s'en sortir avec des périphrases, dans le genre :
Reny ċalden Petres quan da arrene àt lajeċ ni Zhax = René présente Pierre, dont il vante la gentillesse, à Jacques.
Reny ċalden Petres ni Zhax quan da arrene àt lajeċ = René présente Pierre à Jacques dont il vante la gentillesse.

Djino a écrit:
- Le monsieur a ordonné à sa servante de l'habiller (habiller le monsieur)
- Je le choisis lui comme étant le plus capable de tous ses frères.
- Erika voit Irena en train de jouer avec son bébé (celui d'Irena)
- Erika voit Irena en train de jouer avec son bébé (celui d'Erika)
- Auguste est au courant de son amour (à elle) pour elle-même.
- Aimer sa mère est naturel.
Àt eddak izhœṅda ed aṅcylkaż ber mihesun
Eg optun das kes podart ed fràntulev
Erika vedjun Irena spiylun kœm ed baabdus
Erika vedjun Irena spiylun kœm ed baabdus kas
August • korunev ed demen klimen kan.
Klimun ed madhes • nàturen.


Quelques expliqûres (si je n'écris pas (trop) en l'air) :

Pour la première phrase, das est élidé, parce qu'on suppose qu'il n'y a là que deux personnes : la servante et le monsieur. Comme il n'y a pas de COD derrière mihesun, et qu'il n'y a pas dem, elle n'habille ni elle-même ni une autre personne (un enfant de monsieur, par conséquent) et que il l'ordonne d'habiller (sans complément) ne veut rien dire, on en déduit c'qu'y reste.

La traduction mot à mot est : je choisis lui comme le plus capable de (dans) la fratrie. Il est inclus dans la fratrie, le complément du superlatif est ici au circonstanciel. Si on avait dit "c'est le plus capable des garçons", c'aurait été :
da • àt podart àr dakene, avec le complément au génitif.

Pour les deux phrases suivantes (avec le bébé), on se rappellera que l'adjectif personnel indirect (tout comme le possessif) est réfléchi au dernier nom pertinent et non pas forcément avec le sujet. Ainsi, on n'a pas besoin de mettre kan dans la première des deux phrases, puisque le ed de ed baabdus renvoie à Irena, le nom le plus proche. Par contre, comme Erika (sujet) est plus éloigné(e) qu'Irena dans la deuxième phrase, si ed la concerne, il faudra mettre kan (d'elle).

Pour la phrase avec Auguste, le seul indice grammatical qu'on ait qu'il ne s'agit pas de son amour-propre (demen : la particule réflexive "transformée" en pronom décliné au génitif) à lui, c'est l'apport du dernier pronom : kan (d'elle).


La dernière ne pose aucune difficulté particulière. Il s'agit d'un adjectif personnel indirect (ed) réfléchi de facto, puisque le verbe (klimun) est impersonnel.



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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 18 Mar 2016 - 11:14

Quelques autres phrases citées par Djino :

Djino a écrit:
La reine a demandé à son auxiliaire qu'elle appelle son chat (le chat de la reine).
La morale voudra que nous aidions ses enfants (à elle)
La morale veut que les mères protègent leurs (propres) enfants.
La morale veut que les mères aident leurs (propres) enfants.
Il ne comprend pas la langue parlée par ses amies.
Elle s'est assise sur le siège qu'on lui a montré.
Je n'envie pas ce commerçant, riche mais tourmenté par son épouse.
Dans son rêve, il a vu le roi de la mer avec sa couronne.
Auguste est au courant de son amour pour lui-même.
Auguste est au courant de son amour pour elle.
Auguste est au courant de son amour (à elle) pour lui-même.
Olga est consciente de l'admiration que Marco a pour lui-même.
Olga est consciente de l'admiration que Marco a pour elle.
La mère a demandé à sa fille de la fermer (de fermer sa gueule).
La mère a demandé à son fils (à une autre femme) qu'il la ferme (sa gueule)
Le père a demandé à son propre fils de fermer sa voiture (celle du père).
Comme il y a un joli paquet d'phrases, je vais expliquer au fur et à mesure :

Àt regkad requèda tep ed adùsenkad chœles sed gaċ kan
"Son chat" ne renvoie pas au nom le plus proche (son auxiliaire) mais à la reine, d'où l'ajout de kan, malgré un véritable possessif.

Moràl mir ere tep er mir adùv ed neràpduse kan
Même remarque ici : ed nerapduse n'est pas réfléchi à er.

Moràl ep tep madhe prodek ed neràpduse
Moràl ep tep madhe adùv ed neràpduse
Par contre, là, l'adjectif ed est bien éfléchi à madhe. Dans ces phrases, "la morale veut que" est traduite mot à mot en "la morale est que" et le verbe de la subordonnée est au subjonctif (subjonctif futur dans la première, à cause du temps du verbe de la principale).

Da intel nep à spraċ cem lokùtun per ed drœkadeveL'aut'jour, j'avais parlé de réflexion pertinente : en voilà une illustration : le nom pertinent à rapporter à "ses amies" n'est évidemment pas "la langue" (les amies de la langue  Suspect encore que... mais là, ce n'est pas le sens), mais bien "il". Dan inutile.

Ka dem sedja en àt sedjes quas la exímba ni
On ne répète pas ka à la fin (kas), puisque c'est la même personne.

Eg veṅde nep æt traadax, plut do cem rovládhes per ed nùpkadev.
Ed nùpkadev
renvoie au nom le plus proche : æt traddax : dan inutile.

Ed slivédjatev, eg vedja àt marex kœm sed kroons
Là : pareil : sed kroons renvoie à marex

August • korunev ed demen klimen

J'ai quand même traduit cette phrase, bien qu'elle criât son évidence.

August • korunev ed klimen pœr kasLà pareil : en principe, quand on aime (soi-même ou une autre personne), on est, en principe, au courant !

August • korunev ed klimen kan pœr dasLà, c'est un peu différent : il s'agit de l'amour d'une autre personne (kan). Petite ambigüité (pas uniquement propre à l'aneuvien, mais quand même) : das n'est évidemment pas réfléchi à kan, il est ici réfléchi à August, mais il pourrait bien se rapporter à un autre homme (Robær ?)

Olga • astĕdun lajœtyns Markos pœr dem Là, on retrouve le cas de figure de "Auguste est au courant de son amour (à elle) pour elle-même" : August • korunev ed demen klimen kan. La formulation est un peu différente, mais on retrouve dem.

Olga • astĕdun lajœtyns Markos pœr kasCertes, kas renvoie à Olga, mais y a Marco entre les deux.

Àt madh requèda ni ed neràpkaż dem klostoqun : ed neràpkaż est réfléchi à àt madh : kan inutile.

Àt madh requèda ni ed neràpdax kan dem klostoqun : ed neràpdax n'est pas réfléchi à àt madhes : kan nécessaire (c'aurait été le fils d'un homme, on aurait mis dan ; c'aurait été "leur fils", on aurait mis ane).

Àt padh requèda ni ed neràpdax klosun sed xeliys dan. On retrouve l'ambigüité contenue dans dan : celui-ci peut renvoyer à àt padh mais également à un autre homme. Toutefois, sio on veut forcer le trait sur l'aspect "quatrième personne", on peut toujours remplacer dan par an.

Voilà !

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 21 Mar 2016 - 14:55

Doj-pater a écrit:
I ve pajo to in de som monet = je vais te rendre la monnaie de ta pièce (lit. payer dans la même monnaie)
Cette expression est transcrite de manière explicite (comme d'hab') en aneuvien, avec

retrev slàgs slàgev ber (rendre coup pour coup). L'expression étant figurée, on met ber en postposition. prononcé rapidement (comme un coup), ça donne /ˈʁetʁəv ˈçlakslagəvˌbɛʁ/.

Pour "versicolore", j'ai réfléchi, et, chez moi, ça donne :
A. − Dont la couleur est changeante. > kaṅfàrgon
B. − Qui présente des couleurs variées. > varyfàrgon.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 21 Mar 2016 - 18:17

Doj-pater a écrit:
Uropi - Novial - Jespersen 4

Voici enfin la quatrième et dernière partie de mon analyse du Novial tel qu'il nous est présenté par Jespersen.
Cette partie traite de la formation des mots, des particules et prépositions du vocabulaire, et j'y formule un certain nombre des critiques à l'égard du Novial avant d'aborder la conclusion finale.

Cette conclusion souligne essentiellement les points de convergence entre l'Uropi et la pensée de Jespersen.
En voici quelques éléments de qui portent sur les LAI en général
L'aneuvien étant une persolangue, il est évident qu'il prend quelques libertés avec les règles ci d'ssous, toutefois, ces règles ne sont pas systématiquement ignorées, et certains mots s'en inspirent. Voyons ça :

Citation :
Ne pas choisir les mots au hasard, mais privilégier ceux qui sont déja internationaux, et les adapter à la phonétique de la langue.
Là, il faut bien admettre que, l'aneuvien étant une langue mixte, avec une bonne proportion (même si ce n'est pas l'écrasante majorité) de mots à-priori, cette règle est souvent battue en brèche. Même certains mots à-postériori sont méconnaissable par le jeu des transformations indirectes (par akrig, vadora, adnebou at arkitanco interposés).

Citation :
- Entre une parfaite régularité et un parfait naturalisme il faut trouver des compromis.
C'est assez souvent le cas pour les mots aneuvien, d'où quelques petites écorchures dans les règles des déclinaisons et des conjugaisons.
Citation :
Privilégier des mots-racines monosyllabiques et étendre le vocabulaire par la composition et la dérivation à l'aide de suffixes et préfixes.
Pas toujours évident, mais je tâche de faire au mieux... ou bien, je comprime, au prix de la méconnaissance du radical.
Citation :

- Rechercher la plus grande facilité pour le plus grand nombre. Mais la facilité ne signifie pas reconnaître les mots du premier coup d'œil.
Cf ci-d'ssus.

Citation :
- Choisir une orthographe et une phonétique les plus simples possibles (5 voyelles prononçables clairement: a, e, i, o, u); ne pas conserver les orthographes traditionnelles trop irrégulières et trop compliquées.
Règle peu appliquée en aneuvien, eu égard à la grande variété de phonèmes qui'il faut adapter à l'orthographe. Toutefois, il y a un juste milieu. Toutes les lettres ont un phonème identique (au plus deux, pour le E : [e] & [ɛ], pour le I : /i ] & [j]) en uropi ; en français, la moitié de l'alphabet est constitué de lettres à emm... En aneuvien, il y a des règles qui peuvent passer pour complexes, mais à l'exception du Ĕ, du U et du Y non accentués, tout le reste est prévisible.
Citation :
- Il nous faut trouver un équilibre entre le principe de précision et le principe d'économie: trop de nuances superflues compliquent inutilement la langue.
L'aneuvien est une langue, en principe, nuancée. Toutefois, à la différence, par exemple du kotava, la nuance n'est pas infinie et on peut trouver un terme pouvant rassembler plusieurs cas de figure.
Citation :
- Ne pas accentuer les mots toujours sur la même syllabe, mais sur la syllabe la plus importante pour le sens du mot.
En aneuvien, l'accentuation porte, en principe, sur la première syllabe. Touite défection est repérable par un accent (diacritique) ou une voyrelle longue.

Citation :
- Deux participes suffisent: actif et passif.
Deux désinences du participe (verbe) également, mais c'est le présent (-un) et le passé (-una).

Citation :
- La racine verbale est utilisée pour le présent.
La racine verbale est utilisée pour le présent (indicatif et subjonctif) et les temps qui en découlent, pour les trois personn'es du singulier.

Citation :
- Le futur se forme avec une particule ou un auxiliaire suivi du verbe (infinitif): Uropi: ve/ Novial sal + V.[/font]
La particule du futur aneuvien précède un verbe conjugué, ce qui permet l'élaboration d'indicatif (té !), de participe, de subjonctif, et aussi d'impératif futur (ordre différé).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mar 22 Mar 2016 - 23:25

Urkreator (Dopa) a écrit:
Contrairement au Novial, l'Uropi emploie un autre terme pour la noce: vedad, comme presque toutes les langues européennes (wedding, noces, boda, nozze, Hochzeit, bruiloft, bryllup, bröllop, svad'ba, venčanje, wesele, svatba, vestuvės…)
L'aneuvien a deux mots pour la noce selon qu'il s'agisse du sens propre (fête du mariage) ou du sens figuré (faire la noce, ayant donné "noceur").
au sens propre : nùpfej : mot assez limpide puisque pris du radical (tiré du latin) nùp- et de fej qu'on peut rapprocher du castillan fiesta.
au sens figuré, nokfej, le premier radical a changé, celui-ci est pris de nokten (nocturne), bref, la tournée des boîtes et des bars (nocturnes, voire peut-être avec hôtesses accueillantes & affectueuses).

Urkreator a écrit:
Cependant, en Uropi on utilise également maʒi pour désigner les membres de la belle-famille, là où le Novial utilise le préfixe Espéranto bo-, particulièrement mal choisi (du français beau, belle) : maʒipater = bopatro (beau-père), maʒimata = bomatra (belle-mère), maʒifrat, maʒisesta, maʒisòn, maʒidota…(beau-frère, belle-soeur, gendre, belle-fille / bru…), ce qui signifie qu'ils deviennent père, mère, fils, fille… par mariage, par alliance. Apparemment, dans le Novial réformé (1998) - peut-être sous l'influence de l'Uropi - on a remplacé le préfìxe bo- par mari-. En outre, en Uropi nous avons aussi tramaʒor, tramaʒora, tramaʒo = marieur, marieuse, servir d'intermédiaire pour arranger un mariage.
Les termes par alliance utilisent le même radical : nup- sauf que là, il est désaccentué (sauf nùpfrandu°). Par contre, les relations issu d'un second (ou plus) mariage utilisent le préfixe syk- : àt sykpárkad Cendrillon-en.

Urkreator a écrit:

Jespersen nous dit qu'une particule interrogative est nécessaire dans les questions… que l'inversion du verbe et du sujet comme dans l'anglais "Are you ill ?" ne convient pas à une langue internationale. Cependant il ne nous explique pas pourquoi: il ne donne aucun argument, alors que cette façon de poser les questions s'utilise dans toutes les langues germaniques (et en français) et fonctionne très bien. Par exemple, U: Ven tu ki ma? = Viens-tu avec moi? en allemand: Kommst du mit mir? néerlandais: Kom je met me mee? danois: Kommer du med mig?, suédois: Kommer du med mig?, norvégien: Kommer du med meg? U: Vol he ne veno? = Ne veut-il pas venir? al: Will er nicht kommen?, da: Vil han ikke komme?, sué: Vill han inte komma?, nd: Wil hij niet komen?

Il me semble qu'une fois encore, Jespersen reste sous l'influence de l'espéranto: Zamenhof qui était polonais a repris la particule interrogative polonaise czy qu'il a transformé en ĉu en Espéranto. Pourtant une telle particule n'existe ni dans les langues romanes, ni dans les langues germaniques, ni en grec, ni dans certaines langues slaves (par exemple en tchèque et en slovaque). Jespersen a choisi ob (de l'allemand ob = si), qui s'emploie également dans les questions indirectes:

Ob lo veni ? = Ven he ? = Vient-il ?… Me non sava, ob lo veni = I zav ne is he ven = je ne sais pas s'il vient.
Sans vraiment le savoir, j'ai suivi Jespersen. Je me suis servi de la particule ep, du moins pour les temps simples (présent, parfait & prétérit), les temps composés inversent la particule verbale avec le sujet, ce qui fait que, sauf pour le verbe ere (être) dans les temps simples, le sujet est toujours devant le verbe :
ep da komun? = vient-il ?
mir da kom? = viendra-t-il ?
nep ar ċeenăr orv ad? = ne dînèrent-ils pas chez vous.
nep kjas kar ere imqúdene? = ne seraient-elles pas homo ?
mais :
ere or àt fejev sàrdaw? = étiez-vous à la fête hier ?

Dopa a écrit:
Cependant, selon Jespersen "il ne faut pas oublier que… de nombreux termes sont si spécifiques et scientifiques qu'ils ne sont connus que d'une minorité de personnes dans une nation". Il cite les termes Idiom-neutral "ornit" et "diurn" (oiseau et jour) compris par moins de 1% de ceux qui comprennent les mots Espéranto "birdo" id "tago". Mais c'est également le cas du mot Novial "omni" (tout) par exemple, que l'on n'utilise en français que dans quelques rares expressions comme "omniprésent", "omniscient" et quelques autres encore plus recherchées.
... et les trains omnibus. Bon c'est vrai que l'appellation TER (qui ne veut pas dire grand chose) a plus ou moins effacé tout ça !

Dopa a écrit:
Le Novial emploie beaucoup de R (roulés) qui rendent la langue rude et lourde, par exemple: fratro, fratra, matra, somre, vintre, vetre… C'est peut être pour cela que Tolkien aurait déclaré que le Novial n'était pas une belle langue. Nous avons donc supprimé de nombreux R en Uropi: frat, sesta, mata, soma, vima, verem (= frère, soeur, mère, été, hiver, temps qu'il fait (du nd weer, da vejr, nor vær, sr, slo, bul vreme), en particulier dans les prépositions comme po au lieu de por, pour, pa (par), comme en anglais où le R final ne se prononce pratiquement pas: for [fɔ:, fə], far [fɑ:], teacher [ti:tʃə].
Pour les R-phobes, y a l'volapük.

Dopa a écrit:
Ne pas choisir systématiquement des mots latins car aujourd'hui la plupart des locuteurs des langues modernes ne connaissent plus le latin. De nombreux termes issus du latin sont si spécialiés et scientifiques que la majorité des gens les ignorent.
Et c'est pourtant ce que j'ai fait pour certains mots : à "psychanalyste", pourtant connu internationalement, y compris hors de la sphère indeuropéenne (psykoanalyytikko en finnois), j'ai choisi menàlidu, de men pour "esprit" (MENS -TIS). Pour "érotisme", du grec Ἔρως, j'ai préféré qudantesem, une combinaison de ant (chose) -esem (calque de "-isme") avec qud, pris de Qupidoṅ (Cupidon : le "cousin" romain d'Éros).

Merci de vot'patience. Wink

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mar 29 Mar 2016 - 15:36

Que signifie NBK pour les éleveurs (aneuviens)  ?

Réponse:
 

Patrick Chevin a écrit:
Pour le yolik, ja fais la distinction entre domay (palais, manoir) et krefop (lieu fortifié)...
Pour le manoir (moins grand qu'un château, quand même, j'ai maanor, assez proche de matyn (de l'anglais mansion, lui-même pompé à l'ancien français, celui qui a donné "maison").

Sinon, j'ai aussi domoos, sorte d'hyperbole étymologique correspondant à peu près à "hôtel particulier" (à peu près l'équivalent de maanor, en pleine ville).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 11 Avr 2016 - 14:24

Doj-pater a écrit:
Mais revenons à l'Uropi.
Dans la phrase: Kim it je vo ?, le je neutre est mis pour la santé:
Kim it vi sunad ?
ou pour la vie en général: Kim it vi ʒiv ? (cf rus: Как вы поживаете?), ou pour les choses: Kim it zoce ? ou les affaires: Kim it dele ? (cf rus: Как дела?)
Chez moi, y a ça :

Kóm ep or? = comment es-tu (êtes vous) ? ≈ comment allez-vous (santé) ?
Kóm ep æt? = comment est-ce ? ≈ comment ça va (les affaires, le travail) ?

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 15 Avr 2016 - 1:45

Djino a écrit:
Très bien !  




- mon frère possède une voiture ➜ mea yako ci vrumo
- cette voiture appartient à mon frère ➜ tiu vrumo aci mea yako
- je confie une voiture à mon frère ➜ me lesti vrumo na mea yako
- je voyage grâce à cette voiture ➜ me zenzi danke na tiu vrumo
- je me sers de cette voiture ➜ me uzi tiu vrumo
- la voiture dont je me sers ➜ vrumo u me uzi
- il est dans la voiture avec mon frère ➜ le ini vrumo kon mea yako
- il accompagne mon frère en voiture ➜ le vrume konzi mea yako / le vrume zi kon mea yako
- le garage pour la voiture ➜ vrumeno por u vrumo
- il travaille pour mon frère ➜ le ofi por mea yako
- le pot de peinture ➜ pentuco / penta buco
- le pot qui contient la peinture ➜ buco u inci pento / pentuca buco (oooh)
- le pot à pinceaux ➜ pentiluco / pentila buco
- le pot qui sert aux pinceaux  ➜  pentila buco
Chez moi, y a :
Ed fràndak laràken ù xeliys
Æt xeliys sankœr ed fràndax
Eg afrèṅde ù xeliys ni ed fràndax
Eg faar hropev æt xeliysen
Eg dem sæev æt xeliysen
À xeliys quan eg dem særv
Da • in à xeliysev kœm ed fràndax en
Da kœmen xeliysev ed fràndax en
À vihlòsb pœr à xeliys
Da làpor pœr ed fràndax en
Àt pot peṅtlăken
Àt pot qua indòle peṅtlăken
Àt pot kœm piláchese
Àt pot qua særv nir piláchese.


Y me manquait "pinceaux", j'ai fait avec c'que j'avais :
piyl = poil
Karaṅdach = crayon.
C'est pas vraiment un crayon, raison pour laquelle j'ai impudemment tronqué le deuxième élément.

_________________
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 18 Avr 2016 - 15:01

Sevetcyo a écrit:
Pu me zi pues nof horo = Je partirai dans neuf heures

La traduction n'est-elle pas un peu trop approximative ici ?
Je partirai après que neuf heure soient passées.
Je partirai dans neuf heures ou plus.
Chez moi :
Eg mir pùze pos nov hoψeve = je partirai après (un délai de) neuf heures.
Eg mir pùze nov hoψe yn = je partirai à l'issue de neuf heures
Eg mir pùze nov hoψeve in = je partirai avant l'issue de neuf heures.

Dans le premier cas c'est neuf heures minimum (ça peut être nettement plus, quinze à trente heures, pae exemple)
Dans le deuxième, c'est neuf heures, à deux~trois minutes près, avant~après
Dans le troisième, c'est neuf heures maximum (ça peut être nettement moins, trois heures, par exemple).

Petit rappel, pour "je partirai après neuf heures", on ne confondra pas avec :
Eg mir pùze pos hoψev nov = je partirai après 9:00.
Eg mir pùze hoψev nov pos ave = Je partirai neuf heures après eux.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 29 Avr 2016 - 10:18

Citation :
Pour les homonymes, il est préférable de les éviter (en yolik, contrairement au chinois ou au vietnamien, il n'y a pas de ton, et l'accent tonique n'y joue aucun rôle majeur). Donc lorsqu'on a un risque de confusion pour cause d'homophonie, on construit le mot autrement...
L'aneuvien n'échappe pas aux homonymes, même s'il y a la méthode des paronymes, voire même des para-homonymes* pour les éviter. Du coup, avec des mots comme kaṅt (chanter), kàp (tête, capter), klim (amour, aimer)... on doit s'en sortir avec les mots qu'il y a autour (articles, pronoms) ou bien alors les déclinaisons, car contrairement au mandarin, l'aneuvien est une langue flexionnelle et contrairement à l'indicatif pluriel/nominatif pluriel, les flexions verbales et les flexions nominales diffèrent.




*Néologisme° désignant une paire de mots encore plus proches que des paronymes (ne se différenciant que par un accent ou autre signe diacritique), mais qui ne sont pas des homophones pour autant. La langue aneuvienne n'en manque pas : il y a notamment kàrd (cœur) vis à vis de kard (carte). Par contre, kàrd et kàred sonrt bien des paronymes.
°Tout compte fait, pas d'article, mais un entrefilet (2) bourré de liens dans l'article d'Idéopédia sur la paronymie. C'est c'qu'y s'appelle couper la poire en deux ou ménager la chèvre et le chou. Je m'voyais pas rédiger un article sur un aspect aussi proche de la paronymie, désigné par d'ssus l'marché par un néologisme, sous prétexte que j'en fais un usage immodéré en aneuvien.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 29 Avr 2016 - 19:31

odd a écrit:
En sakut’arienismitsis, où un sons = un sens, les homonymes sont proscrits...
La langue pansémique en somme. Pas facile à atteindre quand même.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 30 Avr 2016 - 0:41

Je ne suis pas certain que "pansémique" et "polysémique" soient synonymes.

Un mot polysémique peut avoir plusieurs sens, une langue est dite pansémique lorsque chaque lettre, chaque phonème, ou à la rigueur chaque syllabe véhicule une idée bien précise et aucune autre.

En tout cas, même pour ses préfixes, le français n'a rien de pansémique, puisqu'on a :

  • anté- dans "antédiluvien" et "antéchrist"
  • para- dans "parachute" et "paramilitaire"
  • - dans "désordonné", "dérailler" et "délimiter"...


Même si l'aneuvien n'est pas aussi capharnaümesque que le français, il n'est pas à l'abri de quelques couacs ou pat exemple, le préfixe lu- peut venir de

  • lœm (mignon)
  • lœng (long).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 30 Avr 2016 - 11:08

Dans ce cas, il ne semble pas que chaque mot a tous les sens, mais que chacun de tous les sens peuvent être obtenus par une et une seule combinaison de lettres*. Pari hardi !



*
Verykógend, aṅkiψ:
 

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 30 Avr 2016 - 22:24

Il est bien évident, sauf exceptions, que dans une langue totalement à-priori, on n'a pas besoin de plusieurs mots pour un sens précis, mais par ailleurs, les parasynonymes sont PRESQUE des synonymes, mais pas tout-à-fait, donc...

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MessageSujet: Exfiltrer   Mer 11 Mai 2016 - 15:47

Silvano a écrit:
J'attends encore ma réponse pour la traduction de exflitrer.
En rout cas, vu le sens qui y en est donné là, ça m'étonnerait que je me serve du verbe filter comme j'ai fait pour ifílter ou obílter (infiltrer). Je me contenterai simplement du verbe uspòct (faire sortir).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 21 Mai 2016 - 22:06

Doj-pater a écrit:
De même que la pratique de l'italien montre que la prononciation de consonnes géminées ne pose aucun problème, pas plus que pero ≠ perro en espagnol.
En aneuvien, les consonnes ne sont pas toutes géminables.

Ċ, J, Ṁ, Ṅ, Ψ, Q, V, W, X & Ż ne sont absolument pas géminables.*
C & Z pourraient l'être, mais il n'y a pas d'exemple.
B, H, P & R ont une prononciation différente lorsqu'ils sont doubles (/ʙ h ʙ̥ ʀ°/)
Le reste D, G, K, L, M, N, S, T ne fait marquer qu'un allongement et un "marquage" sur la première.


*Toutefois, on trouve une version piżza, intermédiaire entre le non aneuvisé pizza et l'aneuvisé à outrance piża.
°Le [r]# est un allophone du [ʀ] (RR) comme le [ɾ]# est un allophone du [ʁ] (R).
#Sons entendu au Roenyls et en Æstmor. Particularité : le R académique (l'Académie est à Nakol, au nord du Roenyls !) est pourtant un [ʁ].

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 26 Mai 2016 - 1:52

Ça faisait un certain temps que les particules pronominales (çem, puis cem, dem & ab) existaient, avec chacune leur particularités (celle de cem étant... de ne pas en avoir vraiment). J'ai diffusé y a pas longtemps un topo sur [url=aphil.forumn.org/t3135-reciprocite]ab[/url] (avant ou après le verbe, selon l'cas), et un moment, j'me suis dit que je pourrais en faire profiter dem (dans le cas où, par exemple, il n'indiquerait pas la réflexivité, comme dem nùpen (se marier), dem apòse, dem posfaar (se suivre) ; et p'is j'me suis ravisé, me disant que ces verbes étaient assez explicites et qu'il n'y aurait pas besoin d'en rajouter pour montrer l'absence de réflexivité : on ne se marie pas avec soi-même, on ne suit que ce qui précède, ça peut pas en être autrement. Tout au plus, avec la concaténation, je peux toujours distinguer une chaine ouverte (y a un premier et un dernier) d'une chaîne fermée (un peu comme une chenille de manège). Bon, affaire à suivre.

En tout cas, pour nùpen, on a toujours ce distinguo :
Ar dem nùpnar tiyn deawe dyskæleten = Ils se sont mariés à deux jours d'intervalle.
Ar tiyn ab nùpnar aṅvíċ lœrdav = Eux deux se sont mariés samedi dernier.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Jeu 26 Mai 2016 - 9:16

J'aime bien ce genre de réflexion. Cela peut m'inspirer pour mes propres créations. Merci !

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MessageSujet: Un peu d'syntaxe   Jeu 26 Mai 2016 - 10:24

Pas d'problème ! les cogitation internes d'un linguiste peut éventuellement servir pour l'enrichissement des créations d'un autre, sans qu'on prenne ça pour du plagiat. C'est aussi ça, le rôle d'un forum.


Mis à part aṁb, qui peut se mettre après le verbe (cliquer sur le lien dans l'inter précédente), les particules pronominales se mettent au plus près du sujet quand c'est possible, et le dispensent pas de l'utilisation de ep dans la tournure interrogative :

Da cem ere nep hid per tempev
= il n'était pas pris par le temps.

Et non :


Da ere nep cem hid per tempev

À la tournure interrogative :

Ep or cem doklàtar pavàr ed nexàvetev? = Avez-vous été maltraités durant votre enfance ?

Et non :

cem or doklàtar pavàr ed nexàvetev?

Contrairement à :

Ere ar hab léx dorun æċ? = Avaient-ils le droit de faire ça ?


Dans le cas où le verbe du procès est précédé d'un semi-auxiliaire, on mettra la particule juste derrière celui-ci.

Ar kàne nep aṁb nùpen: ar • pirkœsdur = Ils ne peuvent pas se marier : ils sont cousins germains.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 27 Mai 2016 - 11:45

Anoev a écrit:
Pas d'problème ! les cogitation internes d'un linguiste peut éventuellement servir pour l'enrichissement des créations d'un autre, sans qu'on prenne ça pour du plagiat. C'est aussi ça, le rôle d'un forum.

C'est tout à fait mon avis aussi !

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Sam 28 Mai 2016 - 19:02

Setodest a écrit:
L'enfant mange du chocolat ou du chocolat mange l'enfant ?

En effet, pour une action brève, qui a lieu au moment de l'énonciation, la traduction sétolaise de "l'enfant mange du chocolat" sera : ol ones πedè yóduc
enfant : ones ; chocolat : yóduc ; πeder : manger

Néanmoins, si je veux exprimer une généralité, qui peut porter sur l'enfant en général (l'enfant, a pour caractéristique général, de manger du chocolat) ou alors sur un enfant en particulier (cet enfant mange du chocolat, de manière générale). Il faut dans ce cas inverser l'ordre syntaxique, ce qui donnerait : yóduc πedè ol ones
La phrase peut aussi être lue/comprise dans le sens de "du chocolat mange l'enfant". Ça n'aurait ici pas grand sens, mais dans d'autres cas, rien ne permet de distinguer le sujet de l'objet.

Cette ambiguïté est levée par l'usage d'articles définis et indéfinis, adjectifs et pronoms démonstratifs dits "objets". Ceux-ci indiquent permettent, dans les phrases OVS, de clairement identifier l'objet. Néanmoins, leur usage n'est pas systématique dans ce type de phrases. Ceci est expliqué dans ce qui suit.
Avant de les présenter, je dois introduire toute la gamme des articles et pronoms démonstratifs.
Ces nuances srait transcrites, en aneuvien, de la manière suivante :

Nexàvdu inzh cholkaden = l'enfant (les enfants en général) mange(nt) du chocolat.
Àt nexàvdu inzh cholkaden = l'enfant (cet enfant-ci*) mange du chocolat.
Àt nexàvdu inzhun cholkaden = l'enfant (cet enfant-ci*) mange du chocolat (est en train d'en manger).

Bref, la syntaxe ne change pas, même si on met :

Æt nexàvdu iψ inzhun cholkaden = c'est cet enfant qui mange du chocolat.

Elle ne changera que dans ces cas :
Chokladen æt nexàvdu inzhun = c'est du chocolat que cet enfant mange.
Àt choklad quas ær nexàvdur inzhun • gylèψon = Le chocolat que mangent ces enfants est fameux.






*En aneuvien, si on sait qui c'est, on mettra nexàvdak (garçon) ou nexàvkad (fille).

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