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 Deux environnements...

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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 28 Jan 2012 - 1:51

Leo a écrit:
Relis le titre à haute voix, et tu verras Wink

Bon... j'dois êt'bouché: /døzɑ̃viʁɔnmɑ̃/... j'vois pas c'qui cloche.

L'un d'eux : l'Aneuf ; l'autre (beaucoup moins évoqué car je ne me suis pas penché sur quelque idiome pratiqué là-bas) : l'ensemble elviskalien.

/døzɑ̃viʁɔnmɑ̃/... j'voudrais que tu m'expliques ce qui ne va pas, car moi... ben... j'vois pas.
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Leo



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 28 Jan 2012 - 1:55

OK, je te sépare les syllabes:

Deux en-vi-ro-nne-ne-ments...

Il y en a une de trop.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 28 Jan 2012 - 3:21

Leo a écrit:
Té, il faut faire un thread sur les idéoliqueurs dans ce genre là Very Happy
Il y en a déjà un :
http://www.ideolangues.org/t672-vie-quotidienne-et-boisson-nationale

En prime, je donne gratuitement la recette de l'otlakhya, boisson préférée des Dibadiens :

H2O + CH3CH2OH + C4H4KNO4S + épluchures de légumes. Bouillir, laisser refroidir, filtrer. Servir frais.

Il est conseillé de faire bouillir d'abord le H2O et les épluchures de légumes, et d'ajouter le CH3CH2OH et le C4H4KNO4S vers la fin de la phase de refroidissement. Sinon le CH3CH2OH va s'évaporer et le C4H4KNO4S risque de perdre ses propriétés sucrantes.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Sam 28 Jan 2012 - 12:50

Au temps pour moi, Léo ! Ça y est, j'ai corrigé le reano*.

T'as raison, le pire c'est resté vach'ment longtemps...
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Leo



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Dim 29 Jan 2012 - 4:06

>> Anoev - Certaines cocoquilles résisistent à toutes les relelectures Wink

>> Vilko - Mais la liqueur d'échalotte est très très très régionale Very Happy
L'otlakhya n'est donc pas distillé? L'édulcorant est indispensable?
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Vilko
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Dim 29 Jan 2012 - 12:58

Leo a écrit:
L'otlakhya n'est donc pas distillé? L'édulcorant est indispensable?
À quoi bon distiller quand on a sous la main du CH3CH2OH, je veux dire de l'éthanol ?

L'otlakhya, c'est tout bonnement une tisane aux épluchures de légumes avec de l'alcool et un édulcorant en plus. L'éthanol n'est pas toxique à faibles doses, c'est l'alcool des boissons alcoolisées. Dans le roman de Ferenc Karinthy le héros, Budaï, découvre dans un bar "un liquide sirupeux d'un goût légèrement écœurant, à fort taux d'alcool" dont l'auteur ne cite d'ailleurs pas le nom. Je me suis demandé comment faire une boisson de ce genre en quantités industrielles et à un coût dérisoire.

Pour avoir de l'otlakhya fait maison, il suffit, chez soi, de préparer une tisane. N'importe laquelle. De préférence on utilisera des épluchures de légumes, mais du thé ou de la verveine devrait faire l'affaire. Ensuite, ajouter de l'édulcorant, genre aspartame. C4H4KNO4S est la formule chimique de l'aspartame. Ne pas hésiter à en mettre trop plutôt que pas assez, pour le goût sirupeux. À Dibadi, même le poisson à un goût sucré, à cause des produits chimiques (une idée tirée du roman).

L'édulcorant est indispensable pour obtenir le goût sirupeux typiquement dibadien.

Pour rajouter l'alcool, un peu (ou beaucoup, suivant les goûts) d'alcool à 90° pris dans l'armoire à pharmacie fait l'affaire. Apparemment, ça se fait.

J'ai connu il y a longtemps un ancien prisonnier de guerre qui m'avait raconté que dans son stalag des prisonniers russes buvaient de l'eau de Cologne (coupée d'eau, je présume). On pourrait donc utiliser de l'eau de Cologne pour alcooliser l'otlakhya.

L'eau de Cologne contient un mélange savant de marjolaine, thym, romarin, lavande, angélique, bergamote, etc. Un mélange d'un cinquième d'eau de Cologne, trois cinquièmes d'eau du robinet (il faut faire comme à Dibadi) et un cinquième de thé (pour la couleur) avec une poignée de comprimés d'aspartame devrait faire un otlakhya tout à fait honorable.

Je n'ai pas testé la recette. Very Happy


Dernière édition par Vilko le Dim 29 Jan 2012 - 14:25, édité 1 fois
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Vilko
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Dim 29 Jan 2012 - 22:45

Leo a écrit:
Mais c'est mieux quand on distille les saveurs, non?
Oui, mais l'objectif n'est pas de faire une boisson de qualité, mais un produit remplissant le cahier des charges suivant :

1. Coût de production minime. Les produits alimentaires sont subventionnés à Dibadi (un repas dans un self-service coûte un peu moins que le prix de deux tickets de métro, et dix fois moins qu'un livre de poche) et l'otlakhya est considéré comme un produit alimentaire. Dans un self-service un verre d'otlakhya marron ne vaut pas plus cher qu'un café. Les prix des différentes variétés d'otlakhya varient. Les cyborgs s'accommodent fort bien de l'alcoolisme d'une partie de la population, mais ils ne l'encouragent pas. Un verre d'otlakhya marron (à 5° d'alcool) vaudra neuf fois moins cher qu'un verre d'otlakhya blanc-jaune, à 45° d'alcool.

Pour cette raison, et pour éviter que les gens soient ivres-morts dans les cafés, l'otlakhya blanc-jaune est servi dans de tous petits verres à alcool, l'équivalent de nos verres à cognac. Cela permet aux cafetiers de vendre un petit verre d'otlakhya blanc-jaune au même prix qu'un grand verre d'otlakhya marron. Les buveurs d'alcool y gagnent aussi, car ils peuvent doser leur consommation (un petit verre d'otlakhya blanc-jaune contient exactement la même quantité d'alcool qu'un grand verre d'otlakhya marron).

L'otlakhya est le seul produit alimentaire vendu à Dibadi qui ne coûte rien à l'État, tellement sa production est bon marché. Ce ne serait pas possible avec une boisson distillée.

Il existe au moins une vingtaine de variétés d'otlakhya, variant par la couleur, le degré d'alcool, le taux d'édulcorant, les ingrédients utilisés... Ils sont connus sous autant de marques et sous-marques différentes que les bières chez nous. Il y a aussi des productions artisanales, à boire à ses risques et périls.

2. Facilité de production. Le matériel nécessaire pour fabriquer de l'otlakhya est très simple et bon marché, pas besoin d'alambic ou de pressoir. Le financement est facile, et le personnel peut être formé sur le tas et en très peu de temps, car aucune technicité particulière n'est nécessaire pour fabriquer de l'otlakhya.

3. Ingrédients industriels. C'est important dans une ville de neuf millions d'habitants : tout est fabriqué sur place, en zone urbaine (sauf les légumes dont on utilise les épluchures), donc économie de transports. Moins de déplacements, et des déplacements plus courts, égalent économies de temps, d'énergie et d'infrastructures.

4. Rapidité de la production. Il suffit de quelques minutes pour fabriquer de l'otlakhya. Cela évite d'avoir à conserver des stocks, on peut travailler à flux tendu. L'otlakhya qu'un honnête dibadien boit tous les jours dans son bar favori à sept heures du matin avant d'aller à son travail a peut-être été fabriqué le même jour à trois heures du matin par l'équipe de nuit d'une usine de banlieue, mis dans des fûts métalliques à trois heures trente, chargé dans des camions à quatre heures, et distribué dans les bars, les restaurants et les commerces de détail avant six heures du matin.

5. Contrôle maximal de l'État. Il arrive qu'il y ait des émeutes à Dibadi. Dans ce cas le gouvernement donne l'ordre aux usines d'otlakhya d'arrêter leur production, le temps que le calme revienne. Les cafés, restaurants, cantines, épiceries et supermarchés ayant rarement plus de deux ou trois jours de réserve, le risque que des émeutiers se donnent du courage grâce à l'alcool est grandement réduit après deux ou trois jours d'arrêt de la production. Par ailleurs, les alcooliques en état de manque sont généralement peu motivés pour la lutte politique. Ils sont en revanche très enclins à s'introduire de force ou par effraction dans les endroits où ils pensent trouver de l'alcool.

Les citoyens ordinaires disposent rarement de stocks conséquents d'alcool à 90° ou d'eau de Cologne (deux produits plutôt chers, car non subventionnés, sauf pour les hôpitaux, les dispensaires et le personnel médical) donc le risque que la production artisanale prenne le relais est pratiquement nul.

La milice a ses propres stocks d'otlakhya, gardés aussi précieusement que les munitions, car l'otlakhya est considéré comme indispensable au moral des miliciens. Il existe à Dibadi au moins une usine d'otlakhya qui travaille exclusivement pour la milice.

Leo a écrit:
Au fait, je crois que ta formule d'édulcorant est celle de l'acésulfame potassium.
Mea culpa... L'acésulfame potassium est l'édulcorant le plus souvent utilisé, mais certains producteurs préfèrent, au moins pour certaines variétés, l'aspartame ou la saccharine. Le vrai sucre, presque toujours extrait de la betterave sucrière, est rarement utilisé, à cause de son prix et des risques permanents de pénurie.


Dernière édition par Vilko le Lun 30 Jan 2012 - 2:00, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 19:29

Vilko a écrit:
Mais il reste à faire l'histoire des machines à écrire aneuviennes ! Very Happy

Si telles machines avaient dû exister, il y aurait beaucoup de "diacritiques morts" (comme on dit: pourquoi morts?), un peu à l'instar du ´des machines espagnoles ou du `des machines catalanes ou italiennes, auxquels on y ajouterait les ˘ et peut-être les ˙*. Par contre, le ç apparaîtrait comme une lettre, tout comme le Ç (ce serait la même touche). Ajout également du Æ, du Œ et du Ψ ; mais où ça? Les machines avaient un nombre de touches limité et seulement deux positions par touche.

Par contre, les machines vadora furent rarissimes et dotées d'un clavier absolument monstrueux !


*Toute proportion gardée! si on se conforme à l'aneuvien réel, le point en chef est très récent (postérieur à mon inscription à l'Atelier), donc, les machines z'à écrire...
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Silvano



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 19:40

Anoev a écrit:
(comme on dit: pourquoi morts?)
Parce qu'ils ne font pas avancer le chariot, de manière à ensuite taper une lettre au même endroit.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 19:47

C'est vrai. Cette subtilité a disparu avec l'écriture informatique et la disparition dudit chariot.

Toutefois, malgré tout ce qu'on m'a expliqué sur les diacritiques "libres" (ou terme approchant), je ne sais toujours pas comment mettre n'importe quel diacritique sur n'importe quelle lettre (ça m'aiderait bien pour le vadora).

Entre les machines antiques et les caractères sur 256 bits, il y a eu une période d'une durée plus ou moins définie où les diacritiques furent vraiment les mal aimés de l'édition. Une lettre aussi simple que , pouvant être tapée (en deux temps) sur une vieille undervoude était du ressort de l'impossible pour les ordinateurs jusqu'à une période pas si ancienne, si on réfléchit bien.


Dernière édition par Anoev le Mar 3 Avr 2012 - 19:54, édité 1 fois
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Silvano



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 19:54

Anoev a écrit:
Toutefois, malgré tout ce qu'on m'a expliqué sur les diacritiques "libres" (ou terme approchant), je ne sais toujours pas comment mettre n'importe quel diacritique sur n'importe quelle lettre (ça m'aiderait bien pour le vadora).
Le problème n'est pas de les mettre, mais que le système et le programme que tu utilises permettent d'afficher le résultat...
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 19:58

Ouais, parce qu'en plus y a ce problème-là ! Ce qui veut dire que même si j'arrive à sortir tel caractère diacrité (un ɯ̇, par exemple), rien ne dit qu'un lecteur l'aura correctement. Misèèèère !!! affraid
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Leo



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 20:00

Diacritiques combinés: http://fi.wikipedia.org/wiki/Yhdistyv%C3%A4_merkki
Pas trouvé en français alors je te l'envoie en finnois :]

Sinon, question clavier, le devanagari fait fort aussi, avec toutes ses lettres et ses diacritiques:
http://en.wikipedia.org/wiki/Devanagari#Devan.C4.81gar.C4.AB_keyboard_layouts
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 20:15

Leo a écrit:
Diacritiques combinés: http://fi.wikipedia.org/wiki/Yhdistyv%C3%A4_merkki
Pas trouvé en français alors je te l'envoie en finnois :]

Sinon, question clavier, le devanagari fait fort aussi, avec toutes ses lettres et ses diacritiques:
http://en.wikipedia.org/wiki/Devanagari#Devan.C4.81gar.C4.AB_keyboard_layouts

Merci de t'être donné tant d'peine, mais je connais à peine mieux le finnois que l'hindi. J'aurais déjà du mal à demander un billet pour Kuopio, alors imagine: comprendre la manière d'utiliser un tableau Unicode... Tu surévalues mes capacités, j'en ai ben peur ! affraid
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Silvano



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 20:26

Anoev a écrit:
Ouais, parce qu'en plus y a ce problème-là ! Ce qui veut dire que même si j'arrive à sortir tel caractère diacrité (un ɯ̇, par exemple), rien ne dit qu'un lecteur l'aura correctement. Misèèèère !!! affraid
La seule manière d'être certain de ce que ton lecteur voit, c'est de faire une image de ton texte.
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 20:47

'fec'tiv'ment, là, c'est radical ! Autant scanner un texte écrit à la main !
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 21:02

Anoev a écrit:
'fec'tiv'ment, là, c'est radical ! Autant scanner un texte écrit à la main !
En fait, la solution, c'est Olivier Simon qui l'a...
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 21:12

Anoev a écrit:
Si telles machines avaient dû exister, il y aurait beaucoup de "diacritiques morts" (comme on dit: pourquoi morts?), un peu à l'instar du ´des machines espagnoles ou du `des machines catalanes ou italiennes, auxquels on y ajouterait les ˘ et peut-être les ˙*. Par contre, le ç apparaîtrait comme une lettre, tout comme le Ç (ce serait la même touche). Ajout également du Æ, du Œ et du Ψ ; mais où ça? Les machines avaient un nombre de touches limité et seulement deux positions par touche.

Par contre, les machines vadora furent rarissimes et dotées d'un clavier absolument monstrueux !

*Toute proportion gardée! si on se conforme à l'aneuvien réel, le point en chef est très récent (postérieur à mon inscription à l'Atelier), donc, les machines z'à écrire...
Les premières machines à écrire ont dû arriver en Aneuf à la fin du 19e siècle, probablement des machines de marque Remington venant des États-Unis. Je suppose que les premiers aneuviens à en acquérir ont dû se débrouiller pour écrire l'aneuvien sans les diacritiques... ou en les rajoutant à la main après avoir tapé le texte ! Époque héroïque... Very Happy

Comme dans tous les pays, il devait exister une demande pour des machines à écrire, notamment dans l'administration et le commerce, si bien qu'il a pu se passer deux choses :

Soit la firme Remington (ou une autre ?) a créé en Aneuf une filiale pour fabriquer et commercialiser des machines à écrire adaptées au marché local, et donc à la langue nationale, l'aneuvien.

Je vois mal les Teheubs bénéficier de machines à écrire adaptées à leur langue avant 1972.

Soit des Aneuviens ont créé une société privée fabriquant et commercialisant des machines à écrire, peut-être à la demande du gouvernement.

Le clavier standard aneuvien, sous sa forme originelle (sans point en chef) aurait été créé avant 1900, à partir du clavier américain (QWERTY) si c'est la société Remington qui a importé les premières machines à écrire en Aneuf.

Aucun pays n'a pu se passer de machines à écrire électriques IBM, la technologie la plus avancée des années 30. IBM existe sous ce nom depuis 1924. On peut supposer que l'Aneuf a fait comme les autres pays du monde et a accueilli (et peut-être accueille toujours) une filiale d'IBM sur son territoire.

Après, on passe aux ordinateurs, et là on sort du sujet !
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 22:45

Vilko a écrit:
Les premières machines à écrire ont dû arriver en Aneuf à la fin du 19e siècle, probablement des machines de marque Remington venant des États-Unis. Je suppose que les premiers aneuviens à en acquérir ont dû se débrouiller pour écrire l'aneuvien sans les diacritiques... ou en les rajoutant à la main après avoir tapé le texte ! Époque héroïque...

C'est un peu comme ça que ça se passa dans les premiers temps.
La proximité de l'Aneuf du continent américain y a contribué. Puis, par la suite, le marché s'est diversifié, avec l'Europe, notamment ; l'Allemagne, l'Italie et la Hongrie, durant les périodes sombres, puis vers les deux camps pendant la guerre froide, neutralité oblige. International Business Machines était effectivement présent en Aneuf, mais aussi Japy, Olivetti (I), Adler (BRD), Daro (DDR) et j'en passe. Tout ce petit monde a, bien sûr, adapté sa production à l'orthographe aneuvienne, mais ne voulaient pas trop se frotter à des contraintes guère porteuses de fruits (teheub, vadora). Du coup, Mekatyp eut le monopole pour ces productions étranges. Comme elles engendraient plus de frais que de bénéfices, Mekatyp touchait des aides, au grand dam de la concurrence... à laquelle on répondit : construisez des machines teheub & vadora et vous bénéficierez de subventions. Or, si la production teheub était appuyée par plusieurs ministères pandais, la production vadora n'était aidée que très parcimonieusement par les ministères malyrois et santois de la culture. Le vadora était menacé d'extinction et c'est l'informatique (du moins pas tant que les ordinateurs ne disposaient que de 128 caractères) qui le sauva.

Citation :
Je vois mal les Teheubs bénéficier de machines à écrire adaptées à leur langue avant 1972.

Mekatyp était une société santoise, qui n'avait aucune obligation avant 1972 et qui pouvait donc commercialiser des machines aneuvophones sur le marché pandais avant 1972. Cependant, des artisans, des bricoleurs de génie teheub, fabriquaient, dans des caves, des engins pour rédiger des tracts, mais ça s'apparentait plus à de l'imprimerie (de fortune: caractères en bois ou en résine de qualité inférieure) qu'à de la typographie. À partir de 1972, les choses commencèrent à changer. Mekatyp, qui avait une filiale à Sordalky fut devant le dilemme suivant : soit ils fabriquaient du matériel teheubographe, soit la filiale devenait la propriété du ministère teheub de la culture. Devant l'ultimatum et la molesse des activités fédérales pour défendre leurs intérêts (neutralité entre les différentes provinces oblige) ils sortirent la première machine teheubographe fin 1974.

Citation :
Soit des Aneuviens ont créé une société privée fabriquant et commercialisant des machines à écrire, peut-être à la demande du gouvernement.

C'est justement le cas de Mekatyp, entreprise fabriquant des machines mécaniques, électriques, des téléscripteurs, des machines de sténotypie et qui, sentant le vent numérique venir, se lança dans le traitement de texte informatique. Mais Laneb (Kanolthe) était déjà dans la place depuis bien longtemps.

Citation :
Le clavier standard aneuvien, sous sa forme originelle (sans point en chef) aurait été créé avant 1900, à partir du clavier américain (QWERTY) si c'est la société Remington qui a importé les premières machines à écrire en Aneuf.

Remington ou Smith-Corona, j'sais pas. Pour le QWERTY, c'est sûr, les premières lettres aneuviennes sont également qwerty. Mais les diacritique étant indispensables à l'écriture aneuvienne et celle-ci devant être soignée (sinon, autant passer à l'imprimerie), les accents apparurent assez vite sur les claviers, par des touches dites "mortes" : il ne faut pas oublier que toutes les voyelles (sauf le i : seulement l'accent "droit") sont susceptibles d'avoir les deux accents. La brève ne concerne que le A et le E. Pour la période de transition (apparition officielle du point en chef), les possesseurs d'anciennes machines mettaient des accents droits ou gauches sur les lettres concernées (M, N, Z), la mécanique permettant certaines choses que l'informatique ne permet pas.

Citation :
Aucun pays n'a pu se passer de machines à écrire électriques IBM, la technologie la plus avancée des années 30. IBM existe sous ce nom depuis 1924. On peut supposer que l'Aneuf a fait comme les autres pays du monde et a accueilli (et peut-être accueille toujours) une filiale d'IBM sur son territoire.

La filiale d'IBM est à Hocklenge (quartier d'Æstskovaan).

Citation :
Après, on passe aux ordinateurs, et là on sort du sujet !


L'exigence aneuvienne en matière d'orthographe fut un véritable défi pour la bureautique naissante. Là où les entreprises etrangeres, se satisfaisant de messages non diacrites (pas d'accents, pas de cedilles) étaient à la ramasse, Laneb & Mekatyp planchaient jour et nuit afin d'obtenir des solutions, pas toujours compatibles avec l'informatique mondiale, mais qui répondaient aux besoins locaux. Il faut dire qu'ailleurs dans le monde, la compatibilité n'était pas toujours de mise entre Atari, Comodore, Spectrum, Apple, sans compter l'informatique soviétique. Tant que la solution pour "sortir" un courrier digne de ce nom n'était pas trouvée, les machines mécaniques & électriques (mais pas électroniques) survivaient. La machine électronique n'a pas vraiment "percé" en Aneuf. L'informatique donnant des traitements de textes compatibles non seulement avec l'aneuvien courant, mais aussi avec le teheub et le vadora sont arrivés "trop vite".


Dernière édition par Anoev le Ven 6 Avr 2012 - 15:20, édité 1 fois
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Silvano



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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 3 Avr 2012 - 23:05

Anoev a écrit:
et c'est l'informatique (du moins pas tant que les caractères ne furent codés que sur 128 bits) qui le sauva.
128? Et dire qu'Unicode n'en utilise que 16!
Avec 128 bits, on peut avoir 340 282 366 920 938 463 463 374 607 431 770 000 000 caractères différents!

Anoev a écrit:
Ça y est, j'ai corrigé.
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MessageSujet: Élections   Mar 8 Mai 2012 - 10:49

Après les élections présidentielles & législatives françaises, les citoyens du Roenyls (province aneuvienne la plus peuplée et la plus industrialisée) vont voter le 15 juillet pour les élections législatives provinciales.

Le résultat de ces élections pourrait bien faire basculer dans un sens ou dans l'autre la majorité de tout le pays (actuellement plutôt dans une espèce d'équilibre centre/vert).

Tous les ténors (& sopranos, car les femmes ont une grande représentativité) politiques aneuviens multiplient leurs erfýplente (mettings) à Nakol, Nevwarkling, Alvarne, Splan etc... afin de galvaniser leur électorat respectif.

Le Surroenyls (grande région regroupant plusieurs villes, un peu la Ruhr, la Lorraine ou le North-eastern corridor) suscitant le plus d'intérêts de la part des élus de toute la province, même si les autres (Sanflod* : région de Nakol, la capitale provinciale ; Toolemnare... ) ne sont pas en reste.


*Population respective de chacune des deux régions "de tête" du Roenyls :
Surroenyls : 2,2 Mhab (dont 1,6 Mhab dans la partie la plus urbanisée)
Sanflod : 1,01 Mhab.

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Vilko
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 8 Mai 2012 - 11:17

Anoev a écrit:
Le Surroenyls (grande région regroupant plusieurs villes, un peu la Ruhr, la Lorraine ou le North-eastern corridor)
...
Surroenyls : 2,2 Mhab (dont 1,6 Mhab dans la partie la plus urbanisée)
L'Aneuf est-il touché par la désindustrialisation ?

Si sa politique industrielle est la même que celle du Japon, sans doute pas. Mais cela implique des droits de douane élevés, pour protéger les industries locales (et aussi l'agriculture, d'ailleurs).
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 8 Mai 2012 - 11:27

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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 8 Mai 2012 - 11:44

Vilko a écrit:
L'Aneuf est-il touché par la désindustrialisation ?

Si sa politique industrielle est la même que celle du Japon, sans doute pas. Mais cela implique des droits de douane élevés, pour protéger les industries locales (et aussi l'agriculture, d'ailleurs).

Peut-être un peu plus que le Japon, mais beaucoup moins que l'Europe. (des fois, j'me félicite de ne pas avoir casé l'Aneuf dans l'continent européen !)

Même si les besoins en acier sont moins importants aujourd'hui qu'au milieu du siècle dernier, l'Aneuf en produit encore ; moins, certes, mais il en produit. Les sites ne ferment pas. Par ailleurs, les syndicats (celui de la sidérurgie est très puissant) sont très regardants sur les conditions de travail des pays exportateurs vendant à l'Aneuf ; ce qui ne fait pas le bonheur de certains patrons qui voudraient importer à vil prix du matos fabriqué par des esclaves (appelons un chat un chat). Raison pour laquelle les confrontations politiques, même si elle ne sont pas violentes, sont quand même assez âpres, quelquefois. Si taxation il y a sur les produits importés, elle sert à aider les travailleurs dont les secteurs sont touchés par une crise (énergie, matière première, suite à la chute des cours internationaux...), et non pas à renflouer quelques banques ou compagnies d'assurances ayant eu de la malchance dans leurs spéculations boursières.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Deux environnements...   Mar 8 Mai 2012 - 12:02

lsd a écrit:
Ici tu évoque l'importance des femmes dans la vie publique. Arrow
La société penche-t-elle vers l'amour maternel du prochain, l'hystérie compétitive, l'absence d'agressivité masculine ou exacerbation de l'agressivité hystérique, la dé-sexualisation des rapports hommes-femmes (voire les difficultés des rapprochements sexués de peur de rompre l'égalité présumé d'où une langue de bois/codification à l'extrême nécessaire aux rapports amoureux)...
Voilà un champ de possibles intéressant peut-être à cultiver geek

Les hommes sont des êtres humains ; les femmes sont des êtres humains. L'Aneuf appliquant le principe de la déclaration universelle des droits de l'homme (duléke), chaque moitié de l'humanité présente en Aneuf a les mêmes droits que l'autre moitié (principe plusieurs fois rappelé à certains membre de divers clergés, sous forme de rappels à l'ordre).

Il n'y a pas (ou peu) d'"agressivité masculine" mais une combativité des citoyen(ne)s d'Aneuf contre quiconque voudrait les asservir d'une manière comme d'une autre (religion, économie, sexe et j'en passe). Bien sûr, il y a des comportements erratiques (machisme, hyperféminisme, intolérance religieuse, admiration envers certaines dictatures étrangères et j'en passe), mais ceux-ci sont plus des "accidents" que la règle.

Au niveau de Sapir-Whorf, on trouve des mots aneuviens comme nàtynesem (nationalisme) qui n'ont pas l'acception négative qu'on a sous nos cieux (xénophobie), mais plutôt "souverainisme", "refus de se plier à une puissance, nationale ou supranationale, prétendant dicter une loi non choisie par le peuple.

L'amour maternel est tout aussi important que l'amour paternel et les deux sont nécessaires à l’épanouissement des générations montantes aneuviennes. Les rapports-hommes femmes ne sont pas désexualisés : il se sont tout simplement pas hypersexualisés.


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