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 Moyens de transport

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Anoev
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MessageSujet: Moyens de transport   Lun 1 Déc 2008 - 15:09

Qu'en est-il des moyens de transports dans vos différents mondes ou environnements?

Sont-ils conventionnels (comme en Aneuf, par exemple?) ou bient totalement différents de ce que nous connaissons sur terre?
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Yiuel



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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 1 Déc 2008 - 16:30

Considérant que Melville EST sur la Terre (dans un futur alternatif), il n'y a pas de différences substantielles entre Melville et actuellement dans la physique pour permettre des étrangetés. C'est dans l'usage que cela diffère énormément.

Quand on parle de transport à Melville, il est impensable d'avoir un transport personnel de la grosseur d'une voiture. Même européenne. Et surtout dans la Cité de Cévé : sa densité est telle que c'est un rassemblement de près de 100 millions de personnes sur une superficie d'environ 3000km² (soit près de 33 000 hab./km²). Ce taux est, en passant, supérieur à la ville de Tokyo (mais inférieur aux taux les plus denses sur Terre).

Si cette densité cause ce désavantage, l'avantage est qu'à 1km à la ronde, tu vas avoir pas mal tous les services dont tu as besoin de façon hebdomadaire. Ceci limite donc le besoin de transport. D'autres innovations locales permettent d'assurer certaines distributions, comme celle de la nourriture en vrac, mais ce n'est pas l'objet de ce fil. Mais l'autre avantage, est la présence du transport en commun.

À Cévé, il existe un dense réseau de trains urbains. Dans le coeur de la ville, certaines stations sont à moins de 500m l'une de l'autre. Généralement, un résident de Cévé ne sera jamais à plus de 1000m d'une station de train, sauf exception très rare, soit dans les régions les plus reculées un peu moins dense, soit par mégarde au coeur de la ville où quelques mètres pourraient se rajouter. Entre les stations de trains, sur les artères de circulation, il y a aussi une importante flotte d'autobus qui dessert les zones entre les stations, et les zones reculées un peu moins dense. Ces autobus permettront généralement de rapprocher les gens à moins de 100m du transport en commun pour toutes les destinations (sauf encore, exceptions!)

Une grande part des lignes sont à contre-sens (deux voies). Cependant, il existe pour les lignes de transits les plus utilisées des double-voies (quatre voies, deux dans chaque sens), et pour les grandes lignes, des triple-voies (six voies, trois dans chaque sens). Ces lignes sont conçus pour recevoir divers trains plus ou moins rapides, s'arrêtant à certains stations (express) ou à toutes (omnibus). Les multiple-voies permettent de doubler ou tripler la capacité de transport. Finalement, entre le coeur de Cévé et l'aéroport, il y a une méga-ligne qui permet le transit facilement sans encombrement. Cette zone, avec le Cercle Ancien et la Ville-Montagne, est la plus dense de toute la ville, avec des densités inimaginables.

Ce réseau urbain s'étend partout à travers l'État (avec une moindre densité de points d'arrêt, cependant, sauf dans d'autres villes) et permet un transport très efficace à peu près partout à travers l'État, avec des services améliorés entre les grandes villes. De plus, pour les longues distances, des TGV (substantiellement plus rapides que les TGV français ou japonais) permettent un transit rapide entre les grandes villes.

Tout ce système de train (et d'autobus!) est, bien entendu électrifié pour éviter de la pollution inutile.

L'avion est connu, mais peu utilisé pour le transport intracontinental. Le train s'avérant essentiellement plus rapide que l'avion (surtout avec les intenses TGV). Il sert surtout au transport intercontinental, mais Melville n'a que peu de liens avec l'extérieur (si ce n'est que parce que Melville a très peu d'intérêt en commun avec les États tiers). S'il y a commerce en gros, cela se fera surtout par bateau. Enfin, il y a un transport spatial incessant entre Melville et la Lune, et intermittant entre Melville et Mars (et quelques rares cas Mars-Lune).



Pour les besoins personnels, le vélo a une grande popularité. C'est un des moyens de transport les plus efficaces énergétiquement. De plus, l'organisation urbaine de Cévé fait en sorte que tout trajet est essentiellement intérieur (pas nécessairement souterrain, la Ville-Montagne ayant de telles voies à plus de 2500m de hauteur au dessus du niveau du sol.) Le déplacement à pied est aussi très populaire, pour rejoindre le transport en commun.

Entre les villes et en campagne, on pourrait penser que la voiture dominerait pour le transport personnel, mais ce n'est pas le cas. Ça coûte généralement trop cher, et c'est considéré comme encombrant. Le cheval prend beaucoup de place, surtout étant donné que les régions rurales peuvent inclure des États non-Melvillois, ce qui pourrait compliquer l'usage d'une voiture. Mais il y a aussi beaucoup de marcheurs, et il y a donc une très forte tradition à Melville d'avoir des auberges distantes d'à peu près 5 km les unes des autres dans les régions où il y a une bonne masse de marcheurs (il y en a moins dans certains secteurs peu courrus). (Ces marcheurs sont une classe de la société melvilloises : ils vagabondent, offrent leurs services sur le chemin en tant que journaliers, s'offre une bonne nuit tranquille à l'auberge, et repartent pour une autre journée.)
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Anoev
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MessageSujet: Transports aneuviens   Mer 3 Déc 2008 - 1:24

L'Aneuf (y compris Lakùr & Lođnika) est grand à peu près comme la France, mais deux fois moins peuplé. Par ailleurs, il y a un relatif équilibre entre les différentes régions et, parmi les mégalopoles (on en compte 4: 2 au Roenyls, 1 au Malyr et 1 aux Sante), aucune ne se détache nettement des autres: Le Surroenyls dans son entier compte 2 MHab, tandis que le Pelljant (Région où se trouvent situées Hocklenge et Kesna: Sante) en totalise 1,87. Par contre, les "villes moyennes" ont une importance énorme: Une cité comme Splan (sud-est du Roenyls, 68 kHab) est un important nœud de communications ferroviaires et routières (ferroviaires, surtout).

Commençons par la route (on gardera la grosse part du gâteau: le rail, pour la fin).

Le réseau routier est assez bien entretenu dans l'ensemble, sauf peut-être au nord-ouest du Roenyls (semi-désertique) et sur l'archipel de Lakur où les routes ressemblent plutôt à des pistes. À l'exception de l'autoroute de Nobenkóst entre Landporen et Nakol (longe toute la côte nord du pays: assez ancienne, 2*2 voies sur une bonne partie de son parcours), les autoroutes sont payantes et... chères. Presque aussi chèress que la "route roulante" pour les camions et plus fatigantes. Qui plus est, le tarif, pour un trajet donné est inversement proportionnel au temps resté dessus (comparaison de l'heure d'entrée et de l'heure de sortie: moins tu y restes, plus tu payes! bref: inutile d'aller trop vite!). Les routes ont deux classifications: technique et administrative. L'une ne correspond pas systématiquement à l'autre.

Techn.
Spécifications
Vitesse maxi
Cyclable?
A
Autoroute: 2*2 ou 2*3;
système d'assistance renforcée
120 à 1801
non
B
2 larges, 3 ou
42 voies & bretelles
90 à 110
Itinéraire cyclable
séparé3
C4
2 voies larges,
croisement à niveau
90
Bandes cyclables
D
2 voies
70 à 90
Circulation commune ou
bandes cyclables
1 Lire ci-dessus pour la vitesse sur autoroute
2 Avec ou sans séparation
3 Accessible aux cyclomoteurs (selon les routes)
4 Les plus nombreuses, cependant. Bien entretenues toutefois.

Admin.Statut
A1Fédéral
PFédéral
MProvincial
KRégional
LLocal2
1 Autoroutes, comme ci-dessus: c'est la seule coïncidence systématique
2 Du ressort du district, du canton ou de la commune. Le numéro permet de les différencier.

Strad = route
Autostrad = autoroute
Xeliys = voiture
Lorr = camion
Làmybus = autocar
Bàjg = vélo
Mopet = cyclomoteur
Moba = vélomoteur (entre 51 cc et 125 cc)
Moto = moto (qui l'eût cru!?)
Benzyn = essence
Vĕg = chemin
Diesel = gazole
Agrozyn = carburant vert
Tap = place de stationnement
Nœch = panne


Dernière édition par Anoev le Mar 16 Juin 2015 - 0:30, édité 8 fois
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Ziecken
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Mer 3 Déc 2008 - 16:05

Le losda est un multivers constitué de trois dimensions :


:: Le plan des humains ::

C'est la dimension dans laquelle nous vivons, les moyens de transports sont donc les mêmes que les nôtres. On passe du plan des humains à celui des dieux par le biais de passages appellés "Nektin", ce sont des portes interdimensionnelles que l'on ouvre en plaçant en triangle trois "pierres de routes" ou "eggon", le champ électromagnétique permet l'ouverture d'un passage dans lequel on 'introduit en plongeant dedans. C'est ce qui explique le mytère des triangles (bermudes, Dragon,...)


:: Le plan des dieux ::

Dans le plan des dieux, on utilise les Nektin pour les voyages interdimensionnels, des vaisseaux spaciaux fonctionnant au "Akka" pour les voyages intermondes et toute une multitude de d'engins pour les courtes distances.

Le "Nilget" est la moyen le plus utilisé par les dieux pour se rendre dans les différents domaines du Losda. Ils se présentent sous la forme de souches d'arbres gardés par les Nilins (Leprechauns) sur lesquelles on se place avant d'être "téléporté" sur un autre nilget. Pour indiquer la destination on utilise les runes comme "code d'accès" et on paye le voyage au moyen d'une pépite d'or, qui n'a aucune valeur chez les dieux, mais qui suscite beaucoup d'intérêt chez les Nilins.

Parmi les différents moyens de transports disponibles sur le Losda et destinés aux courtes distances on trouve :

- Nunsisak : sorte de calèche moderne automatisée, sans cocher et sans chevaux.
- Meppeg : sort de moto sans roues
- Kepak : sorte de side car, sans la moto et appellé familièrement "scarabée"


On trouve aussi des objets de transports ou "reidal" comme :

- Le "reiddul" : sorte de canne qu'il suffit de taper deux fois pour se trouver où on le souhaite.
- Le "Kissir" : sorte de cristal qu'il suffit de placer sur un miroir ou une surface refléchissante pour voyager entre les monde

:: Le plan des esprits ::

Dans ce plan il n'y a aucun moyen de transport, on y accède par l'esprit, le rêve, la méditation ou le corps astral.

_________________
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Vilko
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 18 Déc 2008 - 13:43

Yiuel a écrit:
À Cévé, il existe un dense réseau de trains urbains. Dans le coeur de la ville, certaines stations sont à moins de 500m l'une de l'autre.
A Dibadi, il existe un système de métro. Les stations sont aussi à moins de 500m l'une de l'autre. Dibadi est une ville de neuf millions d'habitants, à la densité assez forte, avec environ 400 stations de métro, dont certaines sont reliées au réseau ferroviaire international. Pour des raisons politiques les dirigeants cyborgs de Dibadi rendent difficile l'accès à leur ville par la route depuis les pays étrangers, les trains étant plus faciles à contrôler. Ce n'est pas un monde construit très joyeux Wink

Le métro a été conçu à l'économie : les lignes (à double voie) se trouvent en-dessous des principales avenues, boulevards, etc. Des tranchées de 10 m de profondeur et de 12 m de large ont été creusées, et ensuite recouvertes de béton armé et de gravats. Les voitures roulent au-dessus du métro. Le métro se trouvant à une profondeur relativement faible on évite de construire des immeubles dessus, pour des raisons de sécurité.

(J'ai consulté Gabor Sandi, expert ès-trains, métros, etc. Je n'ai rien inventé, c'est le système "cut and cover" utilisé notamment dans certaines grandes villes du Canada si je me souviens bien).

Les croisements de lignes : les tranchées sont plus profondes à cet endroit, l'une des lignes passant au-dessus de l'autre.

Comme dans le roman "Épépé" dont je me suis inspiré pour Dibadi, les stations de métro sont reconnaissables aux rampes jaunes de leurs accès. Les sorties sont indiquées par des flèches blanches, et chaque ligne (qui porte le nom de la voie principale dont elle suit le tracé) a aussi une couleur distinctive.

Les voitures, camions, autobus, etc, sont tous électriques : ce monde construit est post-pic pétrolier. Comme on peut s'y attendre dans le monde réel, le pic pétrolier a été accompagné de guerres et catastrophes diverses qui ont fortement réduit la population de la planète. Même électriques, les voitures individuelles (et donc les taxis) sont très chers et inaccessibles au citoyen moyen. Ce qui n'empêche pas les embouteillages, comme dans les villes du Tiers Monde.


Dernière édition par Vilko le Jeu 18 Déc 2008 - 17:41, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Effectivement   Jeu 18 Déc 2008 - 15:50

Vilko a écrit:
Ce n'est pas un monde construit très joyeux

... mais intéressant quand même. D'ailleurs, les mondes imaginaires ne sont pas forcément des paradis (sans pour autant être des enfers, comme l'Océania de George Orwell (1984)). C'est quand même dans les mondes où la réalité n'est pas toute rose qu'on peut imaginer des révoltes, des révolutions, des tensions de toutes sortes, lesquelles peuvent être le sujet de romans attractifs.

L'Aneuf a eu aussi ses périodes sombres et aussi quelques périodes agitées, même pendant les "trente glorieuses". Certes, c'a été moins sanglant que le Chili de 1973 ou la Roumanie de Ceaucescu, mais y a eu quand même des tentatives (déjouées, heureusement) issues de candidats avides de pouvoir démesuré.

Pour en revenir au transport, Même si certains véhicules routiers sont électriques ou hybrides, la majorité du parc est à traction thermique. Toutefois, malgré des tentatives de lobbying de la part de la société Kljàkus, le transports en commun sont majoritairement utilisés pour les déplacements courants. La voiture est notamment utile pour

-des trajets avec de lourdes charges
-des trajets pour lesquels le trains ou le bus nécessiterai(en)t plus de deux correspondances
-des urgences (médicales, entre autres)
-des transports familiaux
-les trajets en dehors des heurs d'ouverture des T.C.

En fait, dans la mesure du possible (car, comme cité plus haut, rien n'est absolument parfait), les moyens de transport ne se font pas vraiment concurrence, mais se complémentent les uns les autres. Ça influe notamment sur le type de véhicule choisi. Les petits véhicules urbains sont assez rares: effectivement, dans les grandes villes, le réseau de transport en commun est assez performant et on cherchera plutôt un véhicule plus polyvalent, pour pouvoir (aussi) faire un peu de route pour atteindre les endroits mal desservis. Dans les petites villes, on n'en trouve pas vraiment plus, également à cause de ce souci d'universalité d'emploi, les habitants venant beaucoup de la campagne, le coffre plein. Quant aux 4x4, leur rayon d'action est quand même assez restreint, à savoir la montagne, les régions semi désertiques et l'archipel de Lakùr. De toute manière, au prix où est le carburant...

Celui-ci est assez lourdement taxé et des coupons de détaxe en nombre limité (selon les besoins estimés*) - lesquels coupons sont désormais remplacés par une carte à puce - sur lesquels est mentionnée l'immatriculation du véhicule, sont attribués au titulaire ou à l'utilisateur (cas d'un véhicule professionnel) de l'engin (voiture, camionnette, bus etc...).

*Les calculs de ces besoins sont assez arbitraires et varient selon les provinces. Certaines cartes de détaxe sont uniquement provinciales, d'autres nationales, tout dépend de l'usage et du rayon d'actin estimé du véhicule. Un sédentaire n'aura qu'une carte provinciale et ses autres déplacements, il les paiera "plein pot". Un routier aura certes une carte nationale, mais utilisable seulement pour son camion (ou celui qui est à sa disposition).


Dernière édition par Anoev le Sam 23 Jan 2010 - 0:34, édité 2 fois
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Yiuel



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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 18 Déc 2008 - 16:48

Vilko a écrit:
Yiuel a écrit:
À Cévé, il existe un dense réseau de trains urbains. Dans le coeur de la ville, certaines stations sont à moins de 500m l'une de l'autre.
A Dibadi, il existe un système de métro. Les stations sont aussi à moins de 500m l'une de l'autre. Dibadi est une ville de neuf millions d'habitants, à la densité assez forte, avec environ 400 stations de métro, dont certaines sont reliées au réseau ferroviaire international. Pour des raisons politiques les dirigeants cyborgs de Dibadi rendent difficile l'accès à leur ville par la route depuis les pays étrangers, les trains étant plus facile à contrôler. Ce n'est pas un monde construit très joyeux Wink

Le métro a été conçu à l'économie : les lignes (à double voie) se trouvent en-dessous des principales avenues, boulevards, etc. Des tranchées de 10 m de profondeur et de 12 m de large ont été creusées, et ensuite recouvertes de béton armé et de gravats. Les voitures roulent au-dessus du métro. Le métro se trouvant à une profondeur relativement faible on évite de construire des immeubles dessus, pour des raisons de sécurité.

Les trains de Cévé et de Melville n'ont pas été conçus pour le contrôle. D'ailleurs, le système routier, bien que plus adapté à la marche, au vélo et à l'équitation, n'est en aucun cas un empêchement au mouvement des gens. Melville, après tout, pourrait difficile être plus ouvert*...

De plus, à Melville, le système de train principal est construit à un niveau au dessus du sol. Ceci permet d'éviter de creuser pour les grandes lignes, sans pour autant diviser les quartiers en deux. La surdensité empêche cependant d'avoir beaucoup de locaux utiles à ce niveau. (À noter qu'il y a quelques systèmes secondaires, à des niveaux plus élevés, dont une part à près de 3000m au dessus du niveau du sol, pour les hauteurs de la montagne urbaine.)

* Les lois d'immigrations sont très simples : Tout le monde peut résider à Melville, la seule condition est de respecter les lois et la Constitution comme n'importe quel autre résident. Pour devenir citoyen et obtenir les droits socio-économiques, il ne suffit que d'accomplir le devoir socio-économique établit par la Constitution (généralement assez facile à faire). Pour devenir électeur, il faut devenir citoyen puis compléter et réussir l'examen normal pour le statut d'électeur, qui demande des connaissances sur la population, l'environnement, les lois, les institutions et la langue commune de l'État. Le principe de l'immigrant illégal est imcompréhensible à Melville. Seulement, un résident (même s'il est citoyen, même s'il est électeur) qui contrevient à la loi perd son statut de résident et a le devoir de quitter Melville, pour sa propre sécurité.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 18 Déc 2008 - 18:24

Yiuel a écrit:
Les lois d'immigrations sont très simples : Tout le monde peut résider à Melville, la seule condition est de respecter les lois et la Constitution comme n'importe quel autre résident. Pour devenir citoyen et obtenir les droits socio-économiques, il ne suffit que d'accomplir le devoir socio-économique établit par la Constitution (généralement assez facile à faire). Pour devenir électeur, il faut devenir citoyen puis compléter et réussir l'examen normal pour le statut d'électeur, qui demande des connaissances sur la population, l'environnement, les lois, les institutions et la langue commune de l'État. Le principe de l'immigrant illégal est imcompréhensible à Melville. Seulement, un résident (même s'il est citoyen, même s'il est électeur) qui contrevient à la loi perd son statut de résident et a le devoir de quitter Melville, pour sa propre sécurité.
Je me demande comment, de façon pratique, les résidents qui perdent leur statut sont expulsés de Melville "pour leur propre sécurité" Smile

Que font les autorités de Melville des dizaines ou centaines de milliers d'ex-résidents qui restent dans la ville, survivant comme ils peuvent de trafics divers et de travail clandestin, dormant dans des squats ou dans la rue ? Où vivant à la charge de leur famille et de leurs amis ? Lorsqu'un résident contrevient à la loi et perd son statut de résident, que deviennent son conjoint et ses enfants ? Et vers où peut-on l'envoyer ? Je suppose que les pays voisins ne sont pas très chauds pour voir (re)venir vers eux des délinquents sans attaches dans le pays...

Les résidents de Dibadi, à part un très petit nombre d'expatriés, sont en fait tous les descendants de réfugiés et de personnes déplacées "dibadianisées" dans des camps (officiellement appelés "villes provinciales"), l'adhésion à la langue et à la religion dibadiennes étant les conditions nécessaires à l'installation à Dibadi. Il n'y a pas de statut de citoyen proprement dit, puisqu'il n'y a pas d'élections démocratiques. Il suffit d'être présent dans la ville pour avoir droit aux soins médicaux et à l'éducation primaire gratuite. La nourriture, le logement, les transports, même les vêtements, sont subventionnés et bon marché. Le reste (livres, voitures, etc) est hors de prix.
Les clochards sont renvoyés dans les camps lorsqu'ils deviennent trop nombreux (en gros, lorsque leur nombre dépasse 1% de la population totale).

L'objectif des cyborgs est de faire disparaître les êtres humains qui sont sous leur contrôle, mais de manière feutrée, le Niemelaga, dont Dibadi est la capitale, étant, suite à une défaite militaire, un protectorat du Padzaland, francophone et attaché aux droits de l'homme (enfin, à ceux qui subsistent dans un monde post pic pétrolier). Dans les camps les femmes sont stérilisées après avoir accouché (elles ont droit à un enfant, comme en Chine). A Dibadi, tout est fait pour décourager les habitants d'avoir des enfants. Toutefois la population reste stable car de nouveaux habitants arrivent sans cesse, des millions de "réfugiés de la faim" venus de pays voisins pénétrant sans arrêt dans le Niemelaga, un pays prospère mis en valeur par les robots qui servent les cyborgs (tous les humains habitent dans les "villes provinciales" ou à Dibadi même). Les cyborgs sont obligés par les dirigeants padzalandais de les traiter humainement. Ils envoient donc les réfugiés dans des camps où ils sont nourris, soignés et où on leur enseigne le dibadien. Les cyborgs font en sorte que les habitants des camps soient d'origine linguistique variée, afin que le dibadien devienne plus facilement la langue véhiculaire. Devenus adultes, les enfants nés dans les camps peuvent s'installer à Dibadi. N'importe qui peut entrer et sortir de Dibadi, à condition de pouvoir acheter un ticket de train...

J'ai essayé de faire en sorte que ce monde ressemble le plus possible à la ville décrite dans "Épépé", y compris les prix (un repas coûte moins d'un ducat, mais une carte routière vaut douze ducats...).
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Yiuel



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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Jeu 18 Déc 2008 - 22:43

Vilko a écrit:
Je me demande comment, de façon pratique, les résidents qui perdent leur statut sont expulsés de Melville "pour leur propre sécurité" Smile

Que font les autorités de Melville des dizaines ou centaines de milliers d'ex-résidents qui restent dans la ville, survivant comme ils peuvent de trafics divers et de travail clandestin, dormant dans des squats ou dans la rue ? Où vivant à la charge de leur famille et de leurs amis ? Lorsqu'un résident contrevient à la loi et perd son statut de résident, que deviennent son conjoint et ses enfants ? Et vers où peut-on l'envoyer ? Je suppose que les pays voisins ne sont pas très chauds pour voir (re)venir vers eux des délinquents sans attaches dans le pays...

Que font les autorités de Melville des dizaines ou centaines de milliers d'ex-résidents qui restent dans la ville

Perdre le statut de résident est assez difficile. La seule section de la Constitution qui définit des crimes est celle où l'on parle des droits et devoirs des résidents, citoyens et électeurs. Dans la civilisation occidentale, l'équivalent est de commettre un crime contre la personne ou contre les possessions spatio-temporels et matérielles de la personne, ou d'empêcher une personne d'avoir son dû selon la Constitution. Donc, il n'y a pas de dizaines ou de centaines de milliers d'ex-résidents. À moins que la population carcérale dans le monde occidental soit aussi grave que ça.

Il est possible de réobtenir le statut de résident après l'avoir perdu, mais il faut démontrer une volonté de suivre la Constitution, ce qui n'est pas toujours réalisable. Le vol est souvent facile à régler : le voleur repaie au moins l'équivalent de ce qu'il a volé. Les cas de meutres sont un peu plus problématiques, et c'est souvent le meurtre qui rend les gens sans-statuts.

Un non-résident à Melville n'a aucun droit, sauf le droit de demander la résidence. Généralement, ceux qui sont entrés dans une communauté ont demandé la résidence (et ont une preuve de cette demande). Mais lorsque tu perds le statut, tu es techniquement rien à Melville. À noter que n'importe qui peut, techniquement, te tuer, te violer, te voler, te bousculer (cependant, il existe une certaine morale non-écrite (donc non-légiférée) qui fait en sorte que les gens ne le font pas). La plupart des gens vont donc quitter Melville pour leur propre sécurité. À Cévé (principale ville de Melville), on offre généralement un sauf-conduit à n'importe quelle personne coupable d'un crime (non-pardoné) qui est allé en Cour. On offre aussi des prisons (qui sont loin d'être paradisiaques, les associations humanitaires crieraient), et tous les outils pour se donner la mort, selon le souhait du comdamné. Mais les comdamnations sont difficiles à obtenir, et les pardons sont très fréquents.

survivant comme ils peuvent de trafics divers et de travail clandestin

"Trafics divers" et "travail clandestin" sont aussi deux concepts étrangers à Melville. Le travail au noir, pour des raisons économiques, est impossible à Melville, éliminant tout travail dit clandestin. Pour le "trafics divers", il n'y a pas de produits strictement interdit en territoire melvillois. Cependant, l'usage de certains produits peut être lié la Constitution, en mettant en danger des personnes, mais le crime n'est pas le produit, ni l'usage, mais la mise en danger. Il n'y a pas de "drogues illégales" donc à Melville.

dormant dans des squats ou dans la rue ?

Le squat et dormir dans la rue sont plus ou moins éliminé. Cévé est une grande ville, mais c'est une grande ville en plein coeur d'une civilisation où le nomadisme et l'aventure ont largement leur place. Bivouacquer en pleine ville n'est pas un problème, la plupart des quartiers mettent de l'espace à disposition de ceux qui voudraient installer leur tente ou simplement leur sleeping-bag pour dormir une nuit. Beaucoup de citadins vont engager des journaliers pour certains travaux simples, et bien sûr, il y a les Orionites, grands voyageurs, mais surtout protecteurs de Melville. Ce serait long de tout expliquer, mais il n'y a pas de problème à être un SDF, la résidence n'étant pas lié au fait d'avoir une maison et une adresse fixe. Il y a possiblement quelques millions de personnes dans Melville qui vivent ainsi.

Où vivant à la charge de leur famille et de leurs amis ?

Difficile de vivre à la charge de la famille. Ce n'est pas un système parfait, mais il y a des centre d'emplois partout à Melville pour une liste d'emplois pour tous les résidents. Et s'il n'y a vraiment rien de bien, il reste les emplois les plus basiques, comme l'entretien des immenses serres de Cévé, qui sont toujours heureux d'avoir quelques bras de plus pour la job.

Pour les cas lourds d'handicap, la société NE DEMANDE PAS à personne de s'en occuper. L'aidant naturel est un concept absurde à Melville, et si l'État veut imposer une loi pour le soutien de quelqu'un, on s'attend à ce que l'État (les électeurs) fournissent les ressources nécessaires pour que cette personne soit soutenu. L'État ne peut pas forcer quelqu'un à prendre en charge un individu, pour quelque raison que ce soit. (La même règle s'applique pour les enfants, par ailleurs, aussi cruel cela puisse paraître à l'oeil occidental, il y a cependant quelques détails dans cette loi qui fait en sorte que l'État ne tue pas un handicapé ou un enfant abandonné).

Encore, un non-résident n'ayant plus de droits du tout, la famille peut très bien le rejeter.

Lorsqu'un résident contrevient à la loi et perd son statut de résident, que deviennent son conjoint et ses enfants ?

Son ou ses (oui, les unions peuvent inclurent plus que deux personnes) conjoints restent citoyens. Si le déchu est le parent principal de l'enfant, il peut emmener l'enfant avec lui en exil, ou il peut laisser son enfant en adoption, généralement un des conjoints prendrait la charge.

Le conjoint perd nécessairement le statut de conjoint au sens de la loi, puisque ce n'est pas un état matrimonial mais une relation sociale ordinaire définit dans le cadre de la Constitution. Le contact n'est pas interdit, mais l'impossibilité pour le conjoint de se rendre sur place limite les contacts (mais les autres conjoints peuvent très bien lui rendre visite).

Et vers où peut-on l'envoyer ? Je suppose que les pays voisins ne sont pas très chauds pour voir (re)venir vers eux des délinquents sans attaches dans le pays...

- L'Exil

Le cas classique, et le plus emprunté, est l'exil. Melville est entouré d'une région hors-la-loi, l'Arthabasquiare. Certaines régions sont organisées en États indépendants, mais Melville ne se préoccupe pas de leur opinion. Si l'ancien résident y retontit, c'est à l'autre État de s'occuper du refus de l'accueillir. Mais il y a d'importantes zones non-organisées qui peuvent l'accueillir sans problème de lois ou d'accueil.

- La prison

Utilisé par ceux qui ne veulent pas quitter Melville malgré leur crime et leur impardonabilité, il y a la prison, une société complètement séparée de la société melvilloise. Circonscrite dans les murs d'une zone, elle est gardée par des Orionites et autres corps militaires de tout évasion, et les gens y vivent avec assez de ressources, mais ils doivent faire le travail eux-mêmes à l'intérieur. Généralement décrit comme un enfer pour quiconque en est sorti (car certains en sortent).

- L'hospice, l'hôpital

Pour les cas psychiatriques, c'est l'hôpital public qui va les accueillir. Dans les cas dit soignables, ils sont soignés, tout simplement. Ça peut prendre du temps, c'est la réhabilitation. Dans les cas dit non-soignables, ils ne sont que soutenus, pour ne pas à les tuer (mais personne sauf l'État fournit les ressources pour ça).

- Le suicide

Finalement, quelqu'un qui ne veut ni l'exil, ni la prison, ni l'hôpital est envoyé en prison, avec tout ce qui lui faut pour se tuer de la manière qu'il désire. (Généralement, un mélange de barbituriques sans douleur). Peu font ce choix, mais il est légal. À noter que ce choix est le leur, et l'État décline toute responsabilité sur la mort.

À noter que les peines sont toutes indéfinies dans le temps. Un prisionnier n'est pas libre après 2,5,10,25 ans. Il peut revenir dans Melville quand il a prouvé sa bonne foi (et il peut le faire de diverses façons, comme se munir d'un détecteur de position instantané ou autres). Ça peut prendre le temps d'une vie, comme ça peut prendre quelques jours (d'horreur) dans l'Arthabasquiare ou la prison.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 19 Déc 2008 - 12:27

Yiuel a écrit:
Que font les autorités de Melville des dizaines ou centaines de milliers d'ex-résidents qui restent dans la ville

Perdre le statut de résident est assez difficile. La seule section de la Constitution qui définit des crimes est celle où l'on parle des droits et devoirs des résidents, citoyens et électeurs. Dans la civilisation occidentale, l'équivalent est de commettre un crime contre la personne ou contre les possessions spatio-temporels et matérielles de la personne, ou d'empêcher une personne d'avoir son dû selon la Constitution. Donc, il n'y a pas de dizaines ou de centaines de milliers d'ex-résidents. À moins que la population carcérale dans le monde occidental soit aussi grave que ça.
En France environ un habitant sur mille est en prison, en Louisiane environ un sur cent (!). Le taux de la Louisiane est un record mondial. Le taux d'incarcération de la France est assez faible, il n'y a que quelques pays comme la Finlande qui ont un taux plus faible si je me souviens bien. L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont un taux supérieur. Pour un pays de cent millions d'habitants comme Melville, on peut tabler sur environ 100 000 détenus, et sur plusieurs centaines de milliers d'ex-détenus qui auraient perdu le statut de résident.

Citation :
Un non-résident à Melville n'a aucun droit, sauf le droit de demander la résidence. Généralement, ceux qui sont entrés dans une communauté ont demandé la résidence (et ont une preuve de cette demande). Mais lorsque tu perds le statut, tu es techniquement rien à Melville. À noter que n'importe qui peut, techniquement, te tuer, te violer, te voler, te bousculer (cependant, il existe une certaine morale non-écrite (donc non-légiférée) qui fait en sorte que les gens ne le font pas). La plupart des gens vont donc quitter Melville pour leur propre sécurité.
J'imagine que les non-résidents doivent se rassembler dans certains quartiers (ghettos, bidonvilles?) pour leur sécurité. Cette population très pauvre, sans couverture sociale, est une gêne et une menace pour les autres Melvillois.

Citation :
survivant comme ils peuvent de trafics divers et de travail clandestin

"Trafics divers" et "travail clandestin" sont aussi deux concepts étrangers à Melville. Le travail au noir, pour des raisons économiques, est impossible à Melville, éliminant tout travail dit clandestin. Pour le "trafics divers", il n'y a pas de produits strictement interdit en territoire melvillois. Cependant, l'usage de certains produits peut être lié la Constitution, en mettant en danger des personnes, mais le crime n'est pas le produit, ni l'usage, mais la mise en danger. Il n'y a pas de "drogues illégales" donc à Melville.
La "mise en danger par des produits" signifie vendre ces produits, je suppose. Ce qui rejoint les législations européennes modernes (vendre de la drogue est un délit, en consommer est une maladie).

Citation :
dormant dans des squats ou dans la rue ?

Le squat et dormir dans la rue sont plus ou moins éliminé. Cévé est une grande ville, mais c'est une grande ville en plein coeur d'une civilisation où le nomadisme et l'aventure ont largement leur place. Bivouacquer en pleine ville n'est pas un problème, la plupart des quartiers mettent de l'espace à disposition de ceux qui voudraient installer leur tente ou simplement leur sleeping-bag pour dormir une nuit.
Lorsque plusieurs milliers de personnes bivouacquent toute l'année au même endroit, cela s'appelle un bidonville...

Citation :
Où vivant à la charge de leur famille et de leurs amis ?

Difficile de vivre à la charge de la famille. Ce n'est pas un système parfait, mais il y a des centre d'emplois partout à Melville pour une liste d'emplois pour tous les résidents. Et s'il n'y a vraiment rien de bien, il reste les emplois les plus basiques, comme l'entretien des immenses serres de Cévé, qui sont toujours heureux d'avoir quelques bras de plus pour la job.

Pour les cas lourds d'handicap, la société NE DEMANDE PAS à personne de s'en occuper. L'aidant naturel est un concept absurde à Melville, et si l'État veut imposer une loi pour le soutien de quelqu'un, on s'attend à ce que l'État (les électeurs) fournissent les ressources nécessaires pour que cette personne soit soutenu. L'État ne peut pas forcer quelqu'un à prendre en charge un individu, pour quelque raison que ce soit. (La même règle s'applique pour les enfants, par ailleurs, aussi cruel cela puisse paraître à l'oeil occidental, il y a cependant quelques détails dans cette loi qui fait en sorte que l'État ne tue pas un handicapé ou un enfant abandonné).

Encore, un non-résident n'ayant plus de droits du tout, la famille peut très bien le rejeter.
Il y a des gens qui sont tout-à-fait incapables de garder ou d'exercer un emploi (certains caractériels, alcooliques ou toxicomanes, par exemple). J'en ai connus, des deux sexes. La plupart des clochards sont incapables de mener une vie normale : s'ils ont un rendez-vous le matin ils s'y rendront le lendemain après-midi, etc. Melville les laisse se débrouiller, comme Dibadi. A ceci près qu'à Dibadi, au bout d'un certain temps, les clochards sont envoyés dans des camps où ils sont nourris et logés (bien que le confort laisse quelque peu à désirer).

Citation :
Et vers où peut-on l'envoyer ? Je suppose que les pays voisins ne sont pas très chauds pour voir (re)venir vers eux des délinquents sans attaches dans le pays...

- L'Exil

Le cas classique, et le plus emprunté, est l'exil. Melville est entouré d'une région hors-la-loi, l'Arthabasquiare. Certaines régions sont organisées en États indépendants, mais Melville ne se préoccupe pas de leur opinion. Si l'ancien résident y retontit, c'est à l'autre État de s'occuper du refus de l'accueillir. Mais il y a d'importantes zones non-organisées qui peuvent l'accueillir sans problème de lois ou d'accueil.
Mettons que les anciens résidents de Melville soient envoyés au Niémelaga, le pays dont Dibadi est la capitale. Les autorités niémélaganes sont obligées d'accueillir les réfugiés, cela fait partie de leurs obligations en tant que protectorat du Padzaland, leur puissant voisin du nord (qui pourrait être Melville).

Promptement arrêtés parce que circulant à travers des zones agricoles interdites, les Melvillois sont envoyés dans des camps qui sont des villes ou des quartiers fermés. Officiellement, il n'y a pas de "camps" au Niémélaga, mais des "villes provinciales" ou des "quartiers fermés". Les résidents de ces camps disposent d'un titre de séjour dont la validité est limitée à leur camp de résidence. Ils peuvent quitter ces camps à tout moment si quelqu'un leur envoie de quoi payer leur voyage de retour.

Les habitants des camps sont relativement bien traités, les camps étant visités régulièrement par des fonctionnaires internationaux. Les femmes étant stérilisées d'office après leur premier accouchement, la population de ces camps diminue régulièrement, tant que le nombre de "réfugiés de la faim" n'est pas trop important. La ville de Dibadi elle-même est un camp gigantesque (9 millions d'habitants) dont les résidents sont nés dans les camps et y ont appris le dibadien. Il y a parfois des émeutes. L'ordre public est assuré par les Dibadiens eux-mêmes (police + milice), l'armée niémélagane, composée de cyborgs, n'intervenant qu'en dernier ressort.

Le niveau de vie des Dibadiens est plus élevé que celui des résidents des camps car la ville est aussi la capitale politique, commerciale, administrative, industrielle et intellectuelle du pays. On y trouve assez facilement un emploi, et ceux qui arrivent à s'enrichir peuvent voyager à l'étranger. Mais peu de pays laissent entrer les Dibadiens sans visa. Ils ne peuvent même pas se rendre au Padzaland, alors que théoriquement les Padzalandais peuvent voyager librement dans le Niémélaga.

Environ un Dibadien sur dix a les moyens d'acheter une voiture électrique (post pic pétrolier oblige). Des étrangers expatriés (surtout padzalandais) y vivent confortablement dans un quartier à part.

Il pourrait arriver que le Niémélaga soit submergé par des millions de réfugiés de la faim... ou d'ex-résidents melvillois Wink

Les camps où les réfugiés sont internés deviendraient alors de vrais camps de la mort, car les Niémélagans n'auraient plus assez de ressources pour nourrir les résidents de ces camps. Les Padzalandais ne pourraient pas les aider car le Padzaland dépend des produits agricoles et de l'électricité qu'il importe du Niémélaga pour sa propre consommation...
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 19 Déc 2008 - 19:40

Vilko a écrit:
En France environ un habitant sur mille est en prison, en Louisiane environ un sur cent (!). Le taux de la Louisiane est un record mondial. Le taux d'incarcération de la France est assez faible, il n'y a que quelques pays comme la Finlande qui ont un taux plus faible si je me souviens bien. L'Allemagne et la Grande-Bretagne ont un taux supérieur. Pour un pays de cent millions d'habitants comme Melville, on peut tabler sur environ 100 000 détenus, et sur plusieurs centaines de milliers d'ex-détenus qui auraient perdu le statut de résident.

Si l'on peut tabler sur un 100 000 détenus, ça ressemblerait bien à cela. Mais peut-être un plus grand nombre, parce que les sentences sont indéfinies à Melville.

Et pour ceux qui sont libérés, c'est 1. qu'ils ont à nouveau le statut de résident (par pardon) ou 2. qu'ils ont quittés l'État. Rares sont ceux qui se promènent dans Melville sans leur preuve de résidence, puisque cette preuve s'obtient très facilement (aucun besoin de garantie économique, simplement une garantie constitutionnelle)

Citation :
J'imagine que les non-résidents doivent se rassembler dans certains quartiers (ghettos, bidonvilles?) pour leur sécurité. Cette population très pauvre, sans couverture sociale, est une gêne et une menace pour les autres Melvillois.

Les non-résidents sortent de Melville dans l'Arthabasquiare, généralement.

Je crois que l'erreur fondamentale que tu fais est de penser que Melville est un vaste État où tout est territoire melvillois. Cévé, la plus grande ville, est entouré de régions légalement non-Melvilloises. Il y a une zone tampon où les Orionites effectuent leur travail plutôt ingrat de protection de l'État, puis on tombe dans une zone (assez vaste) hors-Melville. (Melville est une constellation de cités-États fédérées dans une mer de territoires hors-la-loi.)

Il est extrêmement facile de sortir de l'État de Melville et de fonder son propre État indépendant. (En fait, c'est même inscrit dans la Constitution melvilloise que les Melvillois peuvent quitter l'État et fonder leur propre État.) Il est aussi facile de développer, ainsi, son propre réseau social, qui crée sa propre couverture sociale. Au sein de Melville, il y a cependant une plus grande assurance de l'efficacité de cette couverture, mais elle n'a ni le monopole, ni l'exclusivité, ni l'assurance supposée parfaite des États occidentaux modernes.

L'autre erreur est de prendre pour acquis que la résidence est liée à un quelconque droit ou devoir économique. Ce que tu décris comme les non-résidents, ça risque en fait d'être les résidents non-citoyens. Et encore là, ces résidents non-citoyens ont des droits (notamment sur l'équitabilité du traitement : si un citoyen a droit à qqch pour X, le résident a droit à la même chose pour un X équivalent).

Finalement, dès que quelqu'un a le statut de résident, le statut de citoyen n'est pas très loin. Le statut de citoyen garantit certains droits socio-économiques, mais comme il est expliqué sur le sujet d'argent dans ce forum, ces droits sont en échange de devoirs économiques faciles à obtenir. L'État s'est organisé pour offrir de l'emploi à tout résident dans ses milliers d'institutions pour offrir des services, jusqu'à offrir gratuitement la formation. Il y a aussi le fait que celui qui va faire cet emploi sera, minimalement, logé-nourri-vêti, et pour un peu plus, pourra très bien s'offrir de l'éducation pour se trouver un meilleur emploi. (À Cévé, les gens, conscients de l'importance de l'éducation, on fait des lieux d'éducations des endroits publics ouverts à tous financés par la communauté cévéenne en entier. Ailleurs à Melville, ça peut être différent)

Citation :
Citation :
"Trafics divers" et "travail clandestin" sont aussi deux concepts étrangers à Melville. Le travail au noir, pour des raisons économiques, est impossible à Melville, éliminant tout travail dit clandestin. Pour le "trafics divers", il n'y a pas de produits strictement interdit en territoire melvillois. Cependant, l'usage de certains produits peut être lié la Constitution, en mettant en danger des personnes, mais le crime n'est pas le produit, ni l'usage, mais la mise en danger. Il n'y a pas de "drogues illégales" donc à Melville.
La "mise en danger par des produits" signifie vendre ces produits, je suppose. Ce qui rejoint les législations européennes modernes (vendre de la drogue est un délit, en consommer est une maladie).

La ventre de drogue n'est pas un délit à Melville.

Sa consommation excessive sera certes considérée comme une maladie. L'usage du produit en soit est un "rejet du droit à la sécurité physique de sa personne" : à ce moment, plus aucune garantie en rapport à ce droit de l'État melvillois ne tient. Et si la personne qui consomme met en danger une autre personne sans son consentement, elle commet un crime punissable.

Citation :
Lorsque plusieurs milliers de personnes bivouacquent toute l'année au même endroit, cela s'appelle un bidonville...

Pour peu qu'un individu travaille et devienne citoyen (encore une fois, je note qu'un tel travail n'est pas quelque chose de très demandant, quelques heures tout au plus dans une serre est sans doute amplement suffisant), l'État de Melville garantie un logis dans une certaine mesure. Pour le résident, on lui offre le même logis en échange d'à peu près la même quantité de travail (moins, parce que le travail citoyen de base fourni aussi la nourriture de base et autres objets d'usages quotidiens. Un peu comme si ton employeur te fournissait ta bouffe et ton appartement en entier pour vivre assez bien.)

Il y a beaucoup d'institutions pour l'insertion des nouveaux résidents et nouveaux citoyens dans ce marché du travail. Ils font aussi de la réinsertion pour ceux qui ont quitté un temps. Il n'est pas fréquent à Melville de voir un jeune partir à 20 ans, explorer le continent pendant quelques années, puis de le voir revenir prêt à être citoyen à part entière et à participer économiquement à l'État. Et toutes les institutions sont là pour l'acceuillir et bien le diriger dans ses démarches.

Citation :
Il y a des gens qui sont tout-à-fait incapables de garder ou d'exercer un emploi (certains caractériels, alcooliques ou toxicomanes, par exemple). J'en ai connus, des deux sexes. La plupart des clochards sont incapables de mener une vie normale : s'ils ont un rendez-vous le matin ils s'y rendront le lendemain après-midi, etc. Melville les laisse se débrouiller, comme Dibadi. A ceci près qu'à Dibadi, au bout d'un certain temps, les clochards sont envoyés dans des camps où ils sont nourris et logés (bien que le confort laisse quelque peu à désirer).

J'en connais quelques uns qui, pour des raisons médicales, ne peuvent pas travailler dans certains domaines. J'en connais même qui ne peuvent travailler du tout. Dans les premiers cas, l'État peut très facilement orienter ces gens vers les emplois où ils peuvent se qualifier. Dans les seconds, ils deviennent à la charge de l'État. Cette charge devient donc une curatelle publique, et la personne est entièrement prise en charge, sur le plan socio-économique et même quelques fois émotionnel, par l'État. La situation peut rester permanent.

Mais l'exemple de Stephen Hawkings devrait être assez édifiant, et c'est l'attitude melvilloise : malgré tout ce qu'il a comme trouble dans la vie, il peut beaucoup contribuer à l'humanité. Les Melvillois vont appliquer ça avec tous les gens qui, pour une raison X ou Y, ne peuvent pas nécessairement tout faire ce qui peut être utile.

Pour les clochards, dans certains cas que je connais, c'est une erreur de parcours qui a mené l'individu là. Il y a une organisation monstre en place pour la réinsertion. (Au Québec, avec un système moins développé qu'à Melville, les réinsertions sont relativement nombreuses, quoiqu'actuellement le phénomène s'amplifie, justement parce que le système est encore trop petit.) Cependant, ceux qui ne veulent pas profiter de ces services peuvent très bien ne pas en profiter, et rester à vivre comme il le font. (Ce programme de réinsertion est donc non-obligatoire).

De plus, ces programmes ne conduisent pas nécessairement à l'insertion dans la cité de Cévé (une société passablement semblable à la nôtre, quoiqu'il y ait des différences), mais simplement dans l'un des nombreux styles de vie de l'État, qui inclut une grande classe nomade (qui suit un parcours fixe mais toujours en mouvement) et une classe aventurière (qui suit un parcours chaotique non-défini). Pour beaucoup de gens, ça peut être une option. D'ailleurs, l'attitude de "vie normale" est généralement ridiculisée tellement il y a de façons de vivre à Melville. Les Melvillois ne s'attendent pas à ce que leur co-résidents ou leur concitoyens vivent de la même façon qu'eux : ils s'attendent à ce que les gens expriment ce qu'ils veulent et qu'ils vivent de la façon dont ils veulent vivre. Il y a donc une infinie variété de styles de vie dans l'État.

L'aventurier qui veut aller courir dans les bois sauvages et vivre de ça est fortement encouragé de le faire. Les citoyens et résidents préfèrent qu'il vive ainsi à la place de vivre en mendiant au crochet des autres. On encourage aussi les gens qui veulent vivre à la journalière, faisant des petits boulots ça et là pour gagner le nécessaire simplement pour manger et dormir confortablement dans les auberges de grand-chemin. On ne s'attend certainement pas à ce que tous les gens acceptent aveuglément de vivre dans une grande ville à faire du 8à5 pour faire gonfler la société de consommation. Ce n'est pas ça, Melville...

Citation :
Mettons que les anciens résidents de Melville soient envoyés au Niémelaga, le pays dont Dibadi est la capitale. Les autorités niémélaganes sont obligées d'accueillir les réfugiés, cela fait partie de leurs obligations en tant que protectorat du Padzaland, leur puissant voisin du nord (qui pourrait être Melville).

Melville n'a aucun protectorat. Melville n'impose aucune obligation interne à aucun État qui ne ferait pas partie de l'État de Melville. L'idée même est en soi absurde pour les Melvillois, puisqu'eux même ne respecteront aucune obligation qu'un État tiers pour demander si cette obligation est interne à l'État. Melville considère que ses exilés n'ont plus droit à l'aide de l'État, ce qui inclut de la pression politique extérieure. En soi, il y a une totale déconnexion politique entre Melville et l'extérieur (c'est le premier article de leur constitution : ""Nous nous déclarons libres de toute autre Institution.").

Encore une fois, tu supposes aussi que l'ensemble du territoire près de Melville est étatisé. Si, à proximité de Cévé, il y a effectivement un bon nombre d'États non-Melvillois (mais leur statut est très particulier), il y a des zones entières de l'Arthabasquiare qui sont de vastes zones sans État à proprement parlé. La grande majorité des exilés s'en iront dans ces zones. (Un article de la Constitution de Melville garantie que l'État va faire ce qu'elle peut pour permettre l'essor d'autres États et leur laisser de la place, en proportion des gens qui habitent dans et hors de l'État. C'est un devoir écologique et géographique que l'État s'est imposé, ça permet donc l'existence de ces zones.)

Melville ne garantit la protection qu'à son territoire, et il n'y a pas, avec Melville, de "concert des nations" qui tienne et qui se partage le monde en prenant tout territoire oublié. Une région, un village même, peut se soulever et se déclarer indépendant(e) sans aucune autre condition ne soit remplie. Ce chaotisme est ce qui premet l'existence même de Melville.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Ven 19 Déc 2008 - 23:07

Yiuel a écrit:
Je crois que l'erreur fondamentale que tu fais est de penser que Melville est un vaste État où tout est territoire melvillois. Cévé, la plus grande ville, est entouré de régions légalement non-Melvilloises. Il y a une zone tampon où les Orionites effectuent leur travail plutôt ingrat de protection de l'État, puis on tombe dans une zone (assez vaste) hors-Melville. (Melville est une constellation de cités-États fédérées dans une mer de territoires hors-la-loi.)
Qu'est-ce qui empêche les criminels d'aller chercher refuge dans les territoires hors-la-loi et de s'en servir comme bases pour faire des raids sur Cévé ? Les Orionites font-ils des raids sur les bases des gangs criminels pour les détruire ?

Citation :
L'État s'est organisé pour offrir de l'emploi à tout résident dans ses milliers d'institutions pour offrir des services, jusqu'à offrir gratuitement la formation. Il y a aussi le fait que celui qui va faire cet emploi sera, minimalement, logé-nourri-vêti, et pour un peu plus, pourra très bien s'offrir de l'éducation pour se trouver un meilleur emploi.
Où l'Etat trouve-t-il l'argent pour financer ces milliers d'institutions qui doivent fournir du travail à tous les résidents ?

A Dibadi, l'argent est fourni par les robots qui travaillent à la campagne (qui est pratiquement vide d'êtres humains). Dibadi produit ses propres voitures, appareils-photos, etc. En fournissant des emplois l'Etat niémélagan occupe des gens qui autrement pourraient se révolter contre le système (ils se révoltent quand même, mais moins souvent et avec moins de conviction) et peut mieux les contrôler.

Citation :
Citation :
Lorsque plusieurs milliers de personnes bivouacquent toute l'année au même endroit, cela s'appelle un bidonville...

Pour peu qu'un individu travaille et devienne citoyen (encore une fois, je note qu'un tel travail n'est pas quelque chose de très demandant, quelques heures tout au plus dans une serre est sans doute amplement suffisant), l'État de Melville garantie un logis dans une certaine mesure. Pour le résident, on lui offre le même logis en échange d'à peu près la même quantité de travail (moins, parce que le travail citoyen de base fourni aussi la nourriture de base et autres objets d'usages quotidiens. Un peu comme si ton employeur te fournissait ta bouffe et ton appartement en entier pour vivre assez bien.)
J'ai connu ça, ça s'appelait le service militaire Laughing

Melville me paraît être une société communiste non-utopique. Je n'ai rien contre : en tant que fonctionnaire français, je bénéficie du meilleur du système communiste (sécurité d'emploi, retraite garantie par l'Etat, bonne couverture-santé) et des avantages du capitalisme (au niveau de mon mode de vie). J'ai même un moment été logé par mon employeur, les diverses administrations françaises disposant de stocks de logements sociaux pour leurs employés. Le loyer était très bon marché, j'en ai profité pour faire des économies et acheter mon premier appartement Smile

Citation :
Citation :
Mettons que les anciens résidents de Melville soient envoyés au Niémelaga, le pays dont Dibadi est la capitale. Les autorités niémélaganes sont obligées d'accueillir les réfugiés, cela fait partie de leurs obligations en tant que protectorat du Padzaland, leur puissant voisin du nord (qui pourrait être Melville).
Melville n'a aucun protectorat. Melville n'impose aucune obligation interne à aucun État qui ne ferait pas partie de l'État de Melville. L'idée même est en soi absurde pour les Melvillois, puisqu'eux même ne respecteront aucune obligation qu'un État tiers pour demander si cette obligation est interne à l'État.
Melville est bien obligé d'adhérer à certains traités internationaux, ne serait-ce que pour sa sécurité et sa prospérité. Même la Suisse fait partie de l'OCDE et d'autres organisations internationales comme Interpol. Si Melville était situé en Amérique du Nord, elle serait obligée de conclure des accords avec le Canada et le Mexique pour assurer ses approvisionnements pétroliers et gaziers, les USA et d'autres Etats lui imposeraient de collaborer à la lutte contre le blanchiement d'argent, le trafic de drogues et le terrorisme (la Suisse a fini par lever une partie de son fameux secret bancaire sous la pression du reste du monde). En Europe, elle devrait passer des accords pétroliers et gaziers avec la Russie, voire avec les pays de l'OPEP.

Le Padzaland a imposé un protectorat au Niémélaga comme un compromis à la fin d'une guerre qui a bouleversé le continent : le Padzaland étant malgré sa victoire dans l'incapacité de détruire militairement les cyborgs, il leur a imposé un statut qui les empêche d'exterminer leurs résidents humains.

Citation :
Encore une fois, tu supposes aussi que l'ensemble du territoire près de Melville est étatisé. Si, à proximité de Cévé, il y a effectivement un bon nombre d'États non-Melvillois (mais leur statut est très particulier), il y a des zones entières de l'Arthabasquiare qui sont de vastes zones sans État à proprement parlé. La grande majorité des exilés s'en iront dans ces zones. (Un article de la Constitution de Melville garantie que l'État va faire ce qu'elle peut pour permettre l'essor d'autres États et leur laisser de la place, en proportion des gens qui habitent dans et hors de l'État. C'est un devoir écologique et géographique que l'État s'est imposé, ça permet donc l'existence de ces zones.)
Pour moi, "de vastes zones sans Etat", ce sont des zones où règne la loi du plus fort. Beaucoup d'exilés préféreraient sans doute tenter leur chance ailleurs, par exemple au Niémélaga où la nourriture est abondante, où plus probablement en traversant le Niémélaga pour atteindre le Padzaland, pays prospère. C'est pourquoi les dirigeants, très réalistes, du Padzaland, ont imposé au Niémélaga de prendre en charge les réfugiés qui pénètrent sur son territoire.

Les humains du Niémélaga vivant soit dans des camps (peu étendus, et où l'on se déplace à pied), soit dans la mégalopole, ne connaissent guère que les moyens de transport urbains : métro, autobus, tramway, taxi, voiture particulière, et le train. Tous ces véhicules sont électriques. Les réfugiés sont transportés à l'intérieur du pays dans des autobus militaires. Il existe des robots volants (micro-avions et mini-dirigeables) surtout utilisés par l'armée. La police et la milice ont des motos électriques, et même des chevaux : dans le roman "Épépé" des cavaliers participent au défilé du printemps. Je suppose qu'il s'agit de la police des parcs.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Sam 20 Déc 2008 - 0:13

Vilko a écrit:
Les Orionites font-ils des raids sur les bases des gangs criminels pour les détruire ?
Entre autres choses, oui. Ils sont assez violents pour faire pire même. Et certains groupes apparentés peuvent aller encore plus loin...

Citation :
Où l'Etat trouve-t-il l'argent pour financer ces milliers d'institutions qui doivent fournir du travail à tous les résidents ?
Il faudrait que t'ailles lire mon message sur la monnaie à Melville. Pour résumer, il n'y a pas d'argent en soi à Melville, toute la monnaie est simplement un signe d'échange. Les gens émettent des bons d'échanges qui sont dignes de confiance pour recevoir des biens et des services. L'État ne produit pas de l'argent : il produit des biens et des services, qu'il vend à la société en échange d'autres biens et services que la société est prête à produire en retour. Le système est bien expliqué ]ici.

Je reviendrai plus tard pour le reste.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Sam 20 Déc 2008 - 18:38

Vilko a écrit:
J'ai connu ça, ça s'appelait le service militaire Laughing

Eh bien, tu peux imaginer Melville un peu comme ça. Quoique les trainings ne sont certainement pas l'équivalent de l'école militaire. Et aussi, c'est un service permanent : tant que tu veux être citoyen de Melville et recevoir tes droits socioéconomiques, tu te dois de fournir ton devoir socioéconomique envers l'État. À un âge plus avancé, le travail risque cependant d'être moins exigeant physiquement. (L'idée de la retraite est quelque chose d'assez absurde pour les Melvillois.)

De plus, tu peux recevoir le droit lui-même, ou une compensation pour non-usage du droit. Par exemple, suppose que tu as droit à un appartement de 125m² (4 personnes) dans les résidences de l'État. Cependant, en travaillant plus que le minimum citoyen, tu veux avoir un peu plus d'espace (supposons 200m²). Tu vas obtenir un remboursement (en fait, des crédits d'échange) que tu vas pouvoir inclure dans le budget de crédits pour cet appartement plus vaste. (Même ceux qui sont très riches gardent leur droits. Ainsi, celui qui, par son travail peut se permettre la villa de 1000m² dans les tours de Cévé, aura toujours son 125m²). Note : un appartement pour une personne est défini par 50m², et on ajoute 25m² pour chaque personne supplémentaire.

(Cependant, certains droits d'assurance (maladie, vie, sécurité etc.) ne sont jamais compensés, parce que c'est une assurance, pas un produit ou un service direct).

Citation :
Melville est bien obligé d'adhérer à certains traités internationaux, ne serait-ce que pour sa sécurité et sa prospérité. Même la Suisse fait partie de l'OCDE et d'autres organisations internationales comme Interpol. Si Melville était situé en Amérique du Nord, elle serait obligée de conclure des accords avec le Canada et le Mexique pour assurer ses approvisionnements pétroliers et gaziers, les USA et d'autres Etats lui imposeraient de collaborer à la lutte contre le blanchiement d'argent, le trafic de drogues et le terrorisme (la Suisse a fini par lever une partie de son fameux secret bancaire sous la pression du reste du monde). En Europe, elle devrait passer des accords pétroliers et gaziers avec la Russie, voire avec les pays de l'OPEP.

Bon, passons outre le fait que Melville n'est pas dans le monde moderne, et évaluons comment fonctionne Melville.

Melville se déclare indépendant et autonome. Elle ne participera pas à aucun traité international : Melville est en soi une communauté d'États qui ont conclu un pacte de non-agression et d'entraide qui va plus loin que tout ce que l'ONU peut imaginer dans ses souhaits les plus pieux.

Imaginons que Cévé soit effectivement à côté du Canada, sur sa côte pacifique, un peu au nord de Vancouver. Évidemment, elle serait une enclave du Canada, sauf sur la côte. Quels genres de relations aurait-elle avec ses voisins?

- Melville (et les Orionites) garantit un pacte tacite unilatéral de non-agression avec tous les autres États non-Melvillois. Melville ne détonnera rien d'elle-même, et elle ne détonnera que si elle est elle-même attaquée dans ses propres territoires. Un peu comme le Japon, elle a dans sa Constitution une clause qui l'empêche, constitutionnellement, de provoquer une guerre.
- Sur le plan économique, Melville a établit une règle d'autonomisme et de localisme. Elle prévilégie la production locale, et elle a l'objectif d'avoir une économie essentiellement autonome (donc autosuffisante et ne fonctionnant qu'à l'interne). Ça ne veut pas dire que le commerce n'existe pas : les quartiers de Cévé commercent entre eux, les cités de Melville aussi. Simplement, Melville éviterait tout commerce extranational. À noter que contrairement au Japon, Melville n'est pas une économie exportatrice. Elle est beaucoup plus importatrice : elle va faire entrer de ressources matérielles et énergétiques pour avoir une plus grande richesse interne. En fait, c'est le seul commerce extérieur qu'elle encourage. (Ce qui a fait que Melville est un énorme centre de recyclage : voyant plus de richesse en la matière qu'en le billet vert, c'est à Melville une industrie florissante que de revaloriser les déchets de la planète : c'est effectivement leur principale ressource économique externe.)
- Melville évite le pétrole et le gaz. Pour l'énergie, elle encourage beaucoup plus l'énergie qu'elle trouve sur son propre territoire, à commencer par l'énergie solaire. Si par l'importation, elle réussit à s'arracher de l'énergie autrement et de façon permanente, elle y ajoutera cette énergie. Mais elle évite la dépendance, quite à être moins riche en production. (Melville préfère donc l'autonomie à l'ultrarichesse, l'autonomie étant de loin plus sécuritaire. Mais elle n'hésitera pas augmenter son niveau de vie de façon autonome.) Cette règle s'applique à toute production matérielle ou énergétique.
- Blanchiement d'argent : L'argent étranger aurait, invariablement, une valeur à Melville, puisqu'il pourrait permettre à l'État d'importer d'autres ressources matérielles et énergétiques si essentiels à l'État. Mais Melville n'a aucun secret bancaire : il n'y a même pas de secrets d'État. Les citoyens ont un espace privé (minimalement 50m², soit l'appartement vu plus haut) intouchable pour les actes qui ne concernent que soi-même, mais dès que quelque chose en sort ou devient une relation sociale, ça devient public et peut être su par tous. Et ce droit à la transparence s'applique à tout le monde, sauf si la personne qui commet un crime, auquel cas elle peut être poursuivi et peut subir n'importe quelle punition si elle est déclarée coupable. Donc, pour le blanchiement, n'importe quel autre État pourrait facilement vérifier la provenance de l'argent, et pour faire mal à Melville, pourrait déclarer cet argent sans valeur marchande. Et si ça l'arrive trop souvent, eh bien Melville deviendrait un enfer fiscal... (Il y a une devise qui dit que "ce qui n'est pas crime n'a pas être tenu secret", et Melville étant franchement très ouverte sur ce qui peut être un crime (la drogue est légal, l'homosexualité est un phénomène ordinaire et pas du tout répugnant (et l'équivalent du marriage est permis entièrement sans restriction), le duel est bien connu), il n'y a pas grands secrets qui courent à Melville.)
- Trafic de drogue : Comme dit ultérieurement, la drogue n'est pas illégale à Melville, et son importation et exportation n'est pas un problème pour les Melvillois (son usage, qui peut devenir maladif, peut l'être, mais ça devient un problème médical, sauf si l'usager commet un crime, où là il peut être poursuivi au criminel). Maintenant, celui qui fait exporter vers Melville a le problème de se faire payer (l'argent melvilloise issue de ça pourrait être déclarée sans valeur, ou saisi, puisque Melville n'est pas responsable de ce qui se fait à l'extérieur de Melville), et celui qui fait importer de Melville aurait le problème d'être en possession de drogue, aussi melvilloise et de bonne qualité soit-elle.
- Terrorisme : Le concept est risible pour les Melvillois. Leur État est issu d'une forme de terrorisme : le rejet de tous les États qui existent actuellement. Ils ont évité de tuer, bien sûr, mais ils n'hésitaient pas à attaquer quiconque ne respectait pas leur droit à l'indépendance et l'autonomie. À l'interne, ils vont bien entendu utiliser le système judiciaire établi qui condamne jusqu'à la menace de mort ou de violence. À l'externe, ils vont défendre l'État de toute intrusion extérieure dont le but est de causer des crimes à l'intérieur. Ils considèrent cela comme suffisant pour se défendre contre la violence et les stupidités humaines.

Citation :
Pour moi, "de vastes zones sans Etat", ce sont des zones où règne la loi du plus fort. Beaucoup d'exilés préféreraient sans doute tenter leur chance ailleurs, par exemple au Niémélaga où la nourriture est abondante, où plus probablement en traversant le Niémélaga pour atteindre le Padzaland, pays prospère.


Et oui, les vastes zones sans État sont ce genre de zone où règne la loi du plus fort. Même à Melville. (C'est le fondement même de l'État de Melville, on s'unit et construit une loi pour se défaire de ce monde où règne une loi aveugle du plus fort.) Et effectivement, en Arthabasquiare, les exilés de Melville vont plutôt vouloir tenter leur chance dans un État arthabasquiarien que dans les limbes de ces vastes zones sans principe de légalité. Mais il n'y a pas un programme défini par l'État de Melville pour faire acceuillir ses exilés. Certains États artha. vont, par faiblesse de leur défense, accepter l'arrivée de ces exilés. D'autres États vont les tenir à l'extérieur, ou les emprisonner sur le champ, ou les assassiner sur le champ. Cette dernière possibilité risque d'être la plus fréquente. Et rien, à Melville ou dans les États artha., ne peut empêcher cela (Melville ne garantit pas la sécurité de ses exilés).

Certains États artha. pourraient même être nés de certaines communautés criminelles, pour devenir des États tout à fait respectables, en apprenant ce que l'État peut finalement apporter à leur sécurité, et encore plus. (Cette dernière situation existe belle et bien, Sydney en Australie est en partie issue d'une communauté pénitentiaire qui a, effectivement, réussi à se réhabiliter. Et Sydney n'est pas un fourre-tout de criminalité aujourd'hui.)
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Sam 20 Déc 2008 - 20:35

Yiuel a écrit:
À un âge plus avancé, le travail risque cependant d'être moins exigeant physiquement. (L'idée de la retraite est quelque chose d'assez absurde pour les Melvillois.)
C'est inquiétant : les vieux Melvillois, moins productifs, glissent dans la pauvreté au moment où leur santé commence à se délabrer. A part ceux qui ont accumulé assez de richesse personnelle, la plupart d'entre eux vont finir dans la misère, incapables de subvenir à leurs besoins et à leurs soins de santé. Je suppose que parmi les milliers d'entreprises subventionnées par l'Etat il y a des hôpitaux et des maisons de retraite. Ce n'est quand même pas un sort enviable.

A Dibadi, les vieux (plus de 65 ans, normalement) bénéficient d'une modeste retraite même s'ils n'ont jamais travaillé. Ceux qui ont cotisé touchent davantage. L'objectif était (et est toujours) de rendre les retraités indépendents de leurs enfants, afin qu'ils soient moins tentés d'avoir une nombreuse progéniture. Pour diverses raisons, les soins de santé sont gratuits, comme dans Épépé. L'objectif, là aussi, est de rendre chaque citoyen indépendant de sa famille (donc moins enclin à faire beaucoup d'enfants) mais dépendant de l'Etat (donc moins enclin à renverser le régime par la violence).

Le niveau des soins est toutefois assez faible, et les riches payent de leur poche pour avoir une meilleure qualité de soins (c'est ce qui se passait dans les pays communistes d'Europe).

Le logement est subventionné, et donc très bon marché, voire quasi-gratuit, mais à Dibadi les gens sont entassés dans des appartements trop petits, et les immeubles sont souvent mal entretenus. La crise permanente du logement arrange le pouvoir en place, puisqu'il faut user de passe-droits pour avoir un bon logement, et donc devenir redevable de gens bien placés. Les gens aisés peuvent se loger plus confortablement dans le secteur privé.

Les gens "bien placés" qui peuvent aider à trouver un "bon" logement doivent eux-mêmes leur emploi aux cyborgs, qui gouvernent le pays. La corruption discrète mais généralisée profite en fait aux dirigeants du Niémélaga, puisqu'elle oblige le citoyen moyen à rechercher la bienveillance des gens importants, aux dépens de toute solidarité de classe.

Citation :
- Melville (et les Orionites) garantit un pacte tacite unilatéral de non-agression avec tous les autres États non-Melvillois. Melville ne détonnera rien d'elle-même, et elle ne détonnera que si elle est elle-même attaquée dans ses propres territoires. Un peu comme le Japon, elle a dans sa Constitution une clause qui l'empêche, constitutionnellement, de provoquer une guerre.
Peux-tu donner plus de détails sur les Orionites ? On dirait une caste militaire. L'existence d'une caste militaire n'est jamais de bon augure pour la paix.

Citation :
- Melville évite le pétrole et le gaz.
Si on suppose que Melville utilise la technologie de son époque, il doit être difficile de convaincre "démocratiquement" les Melvillois de renoncer aux joies de la voiture à essence. La majorité des gens préférera toujours vivre dans une société de consommation Smile

Citation :
Melville préfère donc l'autonomie à l'ultrarichesse, l'autonomie étant de loin plus sécuritaire.
Historiquement, seuls des régimes autoritaires ont pu (pendant au maximum quelques décennies) choisir l'autarcie économique aux dépens du niveau de vie de leur population.

Citation :
et celui qui fait importer de Melville aurait le problème d'être en possession de drogue, aussi melvilloise et de bonne qualité soit-elle.
En 1989 les Etats-Unis ont envahi le Panama parce qu'ils suspectaient le président Noriega d'être un trafiquant de drogue (En tout cas, c'était la raison officielle). Si de la drogue peut être fabriquée en toute légalité à Melville, cela risque d'augmenter les risques d'invasions étrangères...

Citation :
Certains États artha. vont, par faiblesse de leur défense, accepter l'arrivée de ces exilés. D'autres États vont les tenir à l'extérieur, ou les emprisonner sur le champ, ou les assassiner sur le champ. Cette dernière possibilité risque d'être la plus fréquente. Et rien, à Melville ou dans les États artha., ne peut empêcher cela (Melville ne garantit pas la sécurité de ses exilés).
Les exilés melvillois de passage en territoire niémélagan pourraient remercier les dieux que le Niémélaga soit un protectorat padzalandais... Smile

Citation :
Imaginons que Cévé soit effectivement à côté du Canada, sur sa côte pacifique, un peu au nord de Vancouver. Évidemment, elle serait une enclave du Canada, sauf sur la côte.
Sur un territoire où l'on parlait le Jargon Chinook, pendant tout le 19e siècle et jusqu'au 20e siècle ! Le dibadien est une langue dérivée du Jargon Chinook, comme le Saiwosh Smile

Des Melvillois parlant le Jargon Chinook comme seconde langue apprendraient assez facilement le dibadien Idea

Français : J'ai faim. Avez-vous quelque chose à manger ?
Jargon Chinook : Nika olo. Mitlite ikta muck-a-muck kopa mika?
/naIka ?olo. mItKaIt ?ikta mAk@m@k kopa maIka/
Saiwosh : Na olo. Aki oma asa mak.
Dibadien : Nai olo. Nak tlët asam mëk.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Déc 2008 - 3:26

Vilko a écrit:
Yiuel a écrit:
À un âge plus avancé, le travail risque cependant d'être moins exigeant physiquement. (L'idée de la retraite est quelque chose d'assez absurde pour les Melvillois.)
C'est inquiétant : les vieux Melvillois, moins productifs, glissent dans la pauvreté au moment où leur santé commence à se délabrer. A part ceux qui ont accumulé assez de richesse personnelle, la plupart d'entre eux vont finir dans la misère, incapables de subvenir à leurs besoins et à leurs soins de santé. Je suppose que parmi les milliers d'entreprises subventionnées par l'Etat il y a des hôpitaux et des maisons de retraite. Ce n'est quand même pas un sort enviable.

Être productif à Melville ne veut pas dire être productif matériellement. Il y a beaucoup de personnes agées au Québec qui pratiquent le bénévolat. À Melville, ce bénévolat est payant pour eux (le bénévolat n'est pas quelque chose de présent à Melville, c'est même une absurdité économique pour eux, les bénévoles font un travail qui contribue économiquement à l'État, aussi simple soit leur travail). Il y aussi les considérations physiques qui sont prises en compte : tu n'iras pas faire faire à ton vieux le déménagement d'une maison. Simplement, les personnes agées de Melville font des emplois moins physiques, plus intellectuels. Lorsque cette phase intellectuelle n'est plus possible, la personne devenant malade peut être mise sous tutelle de l'État ou autre. Mais ça ne sera certainement pas à cause de son âge (bien que l'âge puisse être la cause de la maladie, et ça peut attendre très longtemps.

À Melville, l'équivalent de la retraite a lieu souvent vers 20-30 ans. Pendant plusieurs années, les jeunes iront voyager, découvrir le monde, apprendre. Beaucoup iront dans les groupes militaires, mais beaucoup vont aussi y aller d'eux-mêmes et voir du pays. Pour financer ces voyages, le jeune va travailler de façon journalière, ce prenant quelques jours de vacances quand il accumule un peu plus de ressources économiques. Généralement, ils vont revenir vers 30-35 ans, et c'est à ce moment qu'ils auront des enfants, fonder une maisonnée, et s'établir de façon sédentaire ou nomade selon le cas. Bref, ils ont une décénie ou plus de plaisir et de voyage de découvertes.

Bien entendu, certaines personnes plus vieilles (vers 55-60 ans) vont aussi se payer de tels voyages, une seconde "phase exploratoire", et ils vont faire des travaux journaliers plus intellectuels le long du chemin.

---

Sur le plan plus général, l'idée d'une "retraite" pour les vieux n'est pas quelque chose d'ancien. Surout ces retraites prédéfinis à 55, 60 ou 65 ans. Certainement, au Québec, l'agriculteur moyen poursuivait son travail jusqu'à ce qu'il ne le puisse plus, passant le flambeau à son fils, beau-fils ou tout autre jeune prêt à faire le même travail. Le vieux devenait alors un habitant de la maison de son jeune enfant, s'occupant d'autres tâches moins physiques, mais tout aussi utile. Jusqu'à l'éducation et au conseil du vieux grand-père sur la façon de faire pousser les légumes. Est-ce qu'une retraite définie est le signe de haute civilisation? J'en doute fortement, surtout que certaines personnes peuvent certainement vouloir continuer de travailler beaucoup plus longtemps, si leur emploi est bon et peu érintant.

Citation :
Citation :
- Melville (et les Orionites) garantit un pacte tacite unilatéral de non-agression avec tous les autres États non-Melvillois. Melville ne détonnera rien d'elle-même, et elle ne détonnera que si elle est elle-même attaquée dans ses propres territoires. Un peu comme le Japon, elle a dans sa Constitution une clause qui l'empêche, constitutionnellement, de provoquer une guerre.
Peux-tu donner plus de détails sur les Orionites ? On dirait une caste militaire. L'existence d'une caste militaire n'est jamais de bon augure pour la paix.

Melville est sans doute presqu'entièrement composé d'Orionites. Parmi les jeunes, beaucoup se sont inscrits dans ce groupe. Un taux de 90% n'est pas impossible, parmi les Melvillois. Mais il y a aussi des non-Melvillois parmi les Orionites (et il y a des Melvillois qui ne l'ont jamais été pour une raison ou pour une autre, dont simplement ne pas vouloir).

Les Orionites sont effectivement une confrérie militaire, mais elle est très différente d'une armée bien en ordre et bien hiérarchisée. De plus, les Orionites sont bien plus qu'un ordre militaire, la plupart sont aussi de grands explorateurs, des scientifiques découvrant le monde physique in situ, des techniciens bien huilés et des diplomates aguerris. L'image la plus proche, c'est Starfleet the Star Trek, mais sans hiérarchie. Il y a une fierté à être Orionite. (Mais il n'y a pas de fierté à avoir tuer un autre homme, même non-Melvillois. C'est une douleur pour tous les Melvillois de voir un humain mourir. Donc la guerre elle est franchement dépréciée dans la mentalité melvilloise et, par extension, orionite.)

Melville ne déclare pas la guerre, constitutionnellement. Les Orionites le peuvent, mais ne le font pas, pour la même raison que les Melvillois : l'absurdité de la guerre d'attaque. Les Orionites sont des défenseurs, pas vraiment des attaquants. Leurs tactiques sont des tactiques de défense, quoiqu'il puisse y avoir des expéditions au secours de quelque personne en danger dans les cas non-défensifs. D'ailleurs, le respect que porte les Melvillois ET les non-Melvillois pour les Orionites est dû à ce fait.

Ceci n'empêche pas qu'un idiot enrôlé chez les Orionites puissent partir en guerre, mais plus souvent qu'autrement, ce seront les Orionites eux-mêmes qui vont arrêter cet idiot qui ne fait aucun sens.

Citation :
Citation :
- Melville évite le pétrole et le gaz.
Si on suppose que Melville utilise la technologie de son époque, il doit être difficile de convaincre "démocratiquement" les Melvillois de renoncer aux joies de la voiture à essence. La majorité des gens préférera toujours vivre dans une société de consommation Smile

Citation :
Melville préfère donc l'autonomie à l'ultrarichesse, l'autonomie étant de loin plus sécuritaire.
Historiquement, seuls des régimes autoritaires ont pu (pendant au maximum quelques décennies) choisir l'autarcie économique aux dépens du niveau de vie de leur population.

Le choix entre l'autonomie et l'ultrarichesse n'est pas imposée à Melville. C'est venu par essai et erreurs. Et les Cévéens, phares s'ils le sont de Melville, ont toujours préférés l'autonomie. Mais comme je le dis, ce n'est pas une autonomie fermée : les richesses matérielles sont importées, et les richesses immatérielles sont nombreuses. Mais les Melvillois, pour un peu plus de sécurité économique, ne basent pas leur économie sur une économie d'exportation. Ils la base sur une économie de transformation et de consommation locale.

Ainsi, avec tous les déchets importés, Cévé augmente la matière première qu'elle a. Elle va, avec cette matière première, produire du métal, du verre, d'autres composés, et par extension, pourra contruire plus de maisons, avoir plus de bouffe, construire plus de gadgets. Les compagnies vont émettre à leurs employés des bons, représentants cette production, qu'ils pourront échanger pour divers produits et services. Plus ce bon est sécuritaire pour obtenir un bien ou un service, plus les gens vont y faire confiance et l'accepter contre d'autres. C'est ainsi que la richesse melvilloise augmente.

Melville pourra bien sûr s'amuser à exporter ses créations. Mais elle les échangera contre d'autres créations (ou peut-être des matières premières en plus grande quantité!), qu'elle utilisera à l'interne pour développer de nouveaux produits, plus efficaces et moins gaspillants.

Quand à l'encouragement d'avoir moins de produits individuels dans certains cas, pense au Japon, qui a toujours eu beaucoup moins de voitures par habitant que l'Occident. Tout simplement parce que le transport en commun y est beaucoup plus efficace. (Mais ça l'aide aussi qu'au Japon, même si tu voulais acheter une voiture, tu n'avais pas nécessairement la place pour la ranger.)

C'est un peu la même chose à Melville. Le transport en commun est cent fois plus efficace et rapide à Cévé que de prendre une voiture. De toute façon, vu la densité de Cévé (40 khab/km²), avoir une voiture par habitant causerait des congestions monstres dans les rues de la ville. C'est cette simple évidence qui a poussé les décideurs melvillois à toujours encouragé un système de transport publique peu cher et très efficace (et confortable, en plus). Même le Représentant de l'État (l'équivalent cérémonial du Chef de l'État et du Chef de gouvernement à Melville) se déplace en transport en commun... (Et on ne s'attend certainement pas à ce qu'on lui paie la limousine hypervaste! Franchement!)

Citation :
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et celui qui fait importer de Melville aurait le problème d'être en possession de drogue, aussi melvilloise et de bonne qualité soit-elle.
En 1989 les Etats-Unis ont envahi le Panama parce qu'ils suspectaient le président Noriega d'être un trafiquant de drogue (En tout cas, c'était la raison officielle). Si de la drogue peut être fabriquée en toute légalité à Melville, cela risque d'augmenter les risques d'invasions étrangères...

Qu'ils viennent se frotter aux Orionites, qui n'ont absolument aucune pitié pour un quelconque envahisseur. Les Orionites n'ont pas peur des guerres sales, si c'est pour la protection et la sécurité de l'indépendance et l'autonomie de l'État de Melville (après tout, les Melvillois acceptent très difficilement les conventions internationales, à moins d'une unanimité totale, auquels cas ils n'y voient plus aucun problème). S'ils, les EUA, sont pas contents, ils n'ont qu'à tuer inlassablement ceux qui, aux États-Unis, importent la drogue, s'ils n'en veulent pas chez eux. J'irai pas détruire la maison du voisin parce que mon fils m'a rapporté, l'ayant reçu de mes voisins, quelque chose que je ne veux pas dans ma maison. Je vais demander à mon fils de ne pas entrer dans ma maison avec cela.

Citation :
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Certains États artha. vont, par faiblesse de leur défense, accepter l'arrivée de ces exilés. D'autres États vont les tenir à l'extérieur, ou les emprisonner sur le champ, ou les assassiner sur le champ. Cette dernière possibilité risque d'être la plus fréquente. Et rien, à Melville ou dans les États artha., ne peut empêcher cela (Melville ne garantit pas la sécurité de ses exilés).
Les exilés melvillois de passage en territoire niémélagan pourraient remercier les dieux que le Niémélaga soit un protectorat padzalandais... Smile

Qu'ils le soient, ce n'est pas moi qui va aller garantir la sécurité d'un criminel non-repenti. (À peu près les seuls exilés qui ont à avoir peur de Melville)

Citation :
Sur un territoire où l'on parlait le Jargon Chinook, pendant tout le 19e siècle et jusqu'au 20e siècle ! Le dibadien est une langue dérivée du Jargon Chinook, comme le Saiwosh Smile

Sur une note diégétique, Cévé se situe à l'emplacement actuel de Vancouver BC (techniquement, c'est le quartier d'Animezuki, Cévé s'étend sur l'ensemble de la vallée du bas Fraser). Mais on n'y parle pas Chinook. Après tout, la période que je décris est à peu près un millénaire après notre époque. Mais on y parle bien des langues reliés à des langues modernes (par exemple, il y a deux langues issues du français québécois, le Centmaisonien et l'Elkebekien, il y aussi deux langues japonides, l'Animezuki et une autre non-nommée).

Melville, elle, s'étend (en gruyère) sur l'ensemble du continent nord-américain. (La limite méridionale étant la péninsule du Yucatan et le début des forêts tropicales, trop humides pour le goût de beaucoup de Melvillois).
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MessageSujet: Extension   Dim 21 Déc 2008 - 15:52

Yiuel a écrit:
Melville, elle, s'étend (en gruyère) sur l'ensemble du continent nord-américain.

Ça correspond à peu près à quoi? Sachant que ni le gruyère de Suisse ni le Gruyère de Savoie n'ont de trous (contrairement à l'Emmental).

Ou bien alors le gruyère melvillois, aussi fruité que ses homologues z'alpins (donc pas insipides comme l'emmental), a, lui, des trous?

Mais je m'égare...
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MessageSujet: Transports ferroviaires aneuviens (Intro)   Dim 21 Déc 2008 - 16:29

La population anneuvienne étant répartie d'une manière plus "équilibrée" que les populations française, thaï ou mexicaine (une seule métropole regroupant du 1/5me à la moitié de la population du pays), à la manière (à peu près) de l'Allemagne, de l'Italie ou de l'Inde, le réseau ferroviaire est dessiné en conséquence.

Comme en Suisse (mais pas au Royaume-Uni1), le réseau est partagé entre diverses entreprises, mais l'ANB (Anoeven natynen bean) dispose de plus des 3/4 du réseau.

L'écartement des voies est, pour l'ANB et certaines autres entreprises, de 1,435m, pour les autres entreprises, il est de 1,20m2. Certains réseaux de trams ont un écartement de 1,06m ou 1m.

L'électricité est l'énergie principale pour le mouvement des trains, même si ce n'est pas la seule (la vapeur a disparu en 1972 du paysage "commercial", 4 locos subsistent pour des voyages fréquentés par des fans nostalgiques). Deux tensions cohabitent (et même trois, de 1930 à 1960):

Le 1500 V continu à l'Est
le 15kV 50Hz3 ailleurs (y compris la moitié sud de la ligne de Nellede, au sud-sud-est d'Hocklenge.

À suivre

1 Le caractère "privé" n'est pas spéculatif, mais de gestion locale, ou associatif.
2 Écartement, à ma connaissance, inconnu dans le monde réel, compatible avec un gabarit standard ou un gabarit réduit (type métro). Conséquence, les entreprises concernées peuvent se procurer du matériel d'un gabarit conforme aux caractéristique de leur réseau (EX: standard pour l'Elpatt-beaṅ et l'OEB, étroit pour l'OKB).
3 Ce qui a permis de passer "en douceur" du 16 2/3 Hz au 50 Hz en ayant recours, lors de la période de transition, à des locos à redresseurs embarqués (vapeur de mercure au début, puis silicium).


Dernière édition par Anoev le Jeu 25 Juil 2013 - 9:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Déc 2008 - 16:58

Anoev a écrit:
Yiuel a écrit:
Melville, elle, s'étend (en gruyère) sur l'ensemble du continent nord-américain.

Ça correspond à peu près à quoi?

Bah, il aurait peut-être fallu que je parle plus de goudda québécois (fromage en crotte) dans une poutine que de gruyère. Mais l'image aurait été moins forte encore.

Voici un peu à quoi ça pourrait ressembler :


Le bleu, ce serait des territoires melvillois, alors que le jaune, ce serait des territoires non-melvillois (arthabasquiariens). Il y a des régions avec une plus forte concentration melvilloise, et même certaines zones contingües assez vastes, mais Melville est et reste un "État" assez dispersé.

Dans les zones jaunes, le territoire des États non-melvillois est tout aussi morcelé, d'autant plus que, contrairement à Melville, ils ne sont pas unifiés de façon politique.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Déc 2008 - 22:06

Yiuel a écrit:
Melville est sans doute presqu'entièrement composé d'Orionites. Parmi les jeunes, beaucoup se sont inscrits dans ce groupe. Un taux de 90% n'est pas impossible, parmi les Melvillois. Mais il y a aussi des non-Melvillois parmi les Orionites (et il y a des Melvillois qui ne l'ont jamais été pour une raison ou pour une autre, dont simplement ne pas vouloir).

Les Orionites sont effectivement une confrérie militaire, mais elle est très différente d'une armée bien en ordre et bien hiérarchisée. De plus, les Orionites sont bien plus qu'un ordre militaire, la plupart sont aussi de grands explorateurs, des scientifiques découvrant le monde physique in situ, des techniciens bien huilés et des diplomates aguerris.
90% des jeunes gens vivant dans une structure militaire, c'est beaucoup. Aucun Etat moderne n'arrive à ce résultat même en temps de guerre et de mobilisation totale. Cela fait penser à Sparte, où à la Prusse de Frédéric II, qui avait été décrite par un voyageur français comme "une armée avec un Etat plutôt qu'un Etat avec une armée."

Dans mon enfance j'avais inventé ce que j'appelais "le jeu de la ville". Je construisais une ville sur un tapis avec mes jeux de construction, des personnages et voitures miniatures. Les premiers citadins étaient des commerçants qui vivaient dans des maisons individuelles. Ensuite, comme je mettais de plus en plus de personnages sur le tapis, je décidais que les nouveaux venus étaient des "miliciens", occupés à s'entraîner et à manoeuvrer sur une place d'arme. Ils habitaient dans des boîtes censées représenter des immeubles...

Ce n'est que bien plus tard que j'ai appris qu'un certain Adolf H avait eu la même idée que moi pour réduire le chômage Smile

Citation :
Qu'ils viennent se frotter aux Orionites, qui n'ont absolument aucune pitié pour un quelconque envahisseur.
Parfois, le courage n'est pas suffisant contre un envahisseur nombreux et dont la technologie militaire est plus avancée. En 1989 les Panaméens n'ont pas tenu longtemps face à l'armée américaine et ses avions hi-tech. Ceci étant, Melville étant apparemment l'Etat le plus organisé de toute l'Amérique du Nord, il lui suffit d'une bonne défense côtière pour éviter les invasions. Elle bénéficie donc d'une situation géostratégique exceptionnelle qui lui permet de se passer d'alliances militaires.

En effet, si les Etats concluent des alliances, c'est bien parce qu'ils savent qu'ils sont faibles lorsqu'ils sont isolés. Par exemple, dans notre monde, les USA essayent d'isoler le Vénézuéla de Chavez, qui se protège en multipliant les accords diplomatiques, commerciaux et militaires avec la Russie, l'Iran, la Chine et Cuba (c'est bien pratique d'avoir du pétrole...).

Il est aussi vrai que, parfois, les alliances précipitent les guerres au lieu de les éviter, comme par exemple en Europe en 1914.

Citation :
J'irai pas détruire la maison du voisin parce que mon fils m'a rapporté, l'ayant reçu de mes voisins, quelque chose que je ne veux pas dans ma maison. Je vais demander à mon fils de ne pas entrer dans ma maison avec cela.
Un enfant ou adolescent (mineur) est par définition immature, et il est donc criminel de lui demander de faire un choix (accepter/refuser de la drogue) qu'il est trop jeune pour faire. Son consentement n'a pas de valeur légale. Donc si mes voisins vendent de la drogue à mon fils mineur, et que la police n'existe pas ou est inopérante, je considère que je peux légitimement mettre un terme au fléau par tous moyens, la protection de mes enfants étant une priorité absolue. Je pense que la plupart des parents partagent cet avis, c'est pour cela que l'invasion du Panama a été acceptée par l'ensemble de l'opinion publique américaine.

Pour Melville, la situation est différente, puisqu'il s'agit apparemment de l'Etat le plus puissant, au moins militairement, de tout un continent.

Anoev a écrit:
Ce qui a permis de passer "en douceur" du 16 2/3 Hz au 50 Hz en ayant recours, lors de la période de transition, à des locos à redresseurs embarqués (vapeur de mercure au début, puis silicium).
Un "redresseur embarqué" permet de convertir le 16 2/3 Hz en 50 Hz ? Comment fonctionne-t-il ? La vapeur de mercure est extrêmement toxique.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Dim 21 Déc 2008 - 23:29

Vilko a écrit:
90% des jeunes gens vivant dans une structure militaire, c'est beaucoup. Aucun Etat moderne n'arrive à ce résultat même en temps de guerre et de mobilisation totale. Cela fait penser à Sparte, où à la Prusse de Frédéric II, qui avait été décrite par un voyageur français comme "une armée avec un Etat plutôt qu'un Etat avec une armée."

Dans mon enfance j'avais inventé ce que j'appelais "le jeu de la ville". Je construisais une ville sur un tapis avec mes jeux de construction, des personnages et voitures miniatures. Les premiers citadins étaient des commerçants qui vivaient dans des maisons individuelles. Ensuite, comme je mettais de plus en plus de personnages sur le tapis, je décidais que les nouveaux venus étaient des "miliciens", occupés à s'entraîner et à manoeuvrer sur une place d'arme. Ils habitaient dans des boîtes censées représenter des immeubles.

Première chose, ce n'est pas 90% de la population qui vit dans la structure militaire des Orionites. Les gens se disent Orionites parce qu'ils y ont passés 2, 3 ans. Pas beaucoup plus qu'un service militaire obligatoire (qu'il n'est pas, à Melville). Certains en font une carrière, mais c'est une petite minorité, pas tous ces 90%. (Mais ces 90% savent comment se défendre au moins un peu avec certains outils. Le meilleur exemple de ce que serait les Orionites se retrouve dans Xurno, une autre diégèse.)

Bref, ce n'est pas un métier, de plus, il ne paie pas beaucoup, puisqu'il produit beaucoup moins. La plupart des Orionites font un second métier justement parce que la protection de Melville n'occupe qu'une partie minime de leur temps. Beaucoup sont des scientifiques ou des explorateurs, comme je le disais. Certains sont diplomates, de leur propre chef ou en association avec le Ministère des Relations avec l'État. D'autres font des métiers plus pratiques, comme conducteurs de trains ou guide sur les grands-chemins.

Finalement, je vois mal Melville investir sa force de travail dans l'armée. Il y a tellement plus productif, pour peu que l'on puisse s'assurer que cette production va s'échanger. En tout cas, ça ne fait pas partie de mes plans, et j'oserais espérer que ça ne soit pas la même chose pour les autres Melvillois. Melville n'est pas un État militaire.
Citation :
Citation :
Qu'ils viennent se frotter aux Orionites, qui n'ont absolument aucune pitié pour un quelconque envahisseur.
Parfois, le courage n'est pas suffisant contre un envahisseur nombreux et dont la technologie militaire est plus avancée. En 1989 les Panaméens n'ont pas tenu longtemps face à l'armée américaine et ses avions hi-tech. Ceci étant, Melville étant apparemment l'Etat le plus organisé de toute l'Amérique du Nord, il lui suffit d'une bonne défense côtière pour éviter les invasions. Elle bénéficie donc d'une situation géostratégique exceptionnelle qui lui permet de se passer d'alliances militaires.

En effet, si les Etats concluent des alliances, c'est bien parce qu'ils savent qu'ils sont faibles lorsqu'ils sont isolés. Par exemple, dans notre monde, les USA essayent d'isoler le Vénézuéla de Chavez, qui se protège en multipliant les accords diplomatiques, commerciaux et militaires avec la Russie, l'Iran, la Chine et Cuba (c'est bien pratique d'avoir du pétrole...).

Justement, Melville s'organise autour d'une organisation étatique et militaire hors-pair pour sa défense. Bien que les Orionites ont plus en commun avec les guérrias qu'avec les armées bien rangées, ils n'en prévilégient pas moins la connaissance, la préparation, l'organisation et l'innovation. Mais Melville prévilégie beaucoup plus cette innovation, et couplée au courage des Orionites, ça peut faire un malheur. Et comme les Melvillois n'ont pas le concept de la guerre propre dans leur mentalité (la guerre est mauvaise à la base), ils n'hésiteront pas à être des salauds si besoin était.

De plus, Melville est plus prêt, dans sa forme, à l'Union Européenne qu'aux États-Unis ou au Canada. C'est une confédération de confédération, avec des communautés relativement indépendantes, mais qui se sont unis (alliance) pour leur protection. Cévé est certes 100 millions d'habitants à son maximum, il y a 400 millions d'autres Melvillois, dans d'autres communautés qui sont de bonnes grandeurs, et qui prêtent main forte à l'État. Même Cévé est une communauté étrange, c'est un ville qui, non seulement est multiculturelle, mais elle est proactive et encourage le maintien de différentes cultures dans la cité (avec seulement quelques liens communs, comme la langue commune de Melville et les lois et institutions de la Cité).

Citation :
Il est aussi vrai que, parfois, les alliances précipitent les guerres au lieu de les éviter, comme par exemple en Europe en 1914.

Melville préfère ne pas faire d'alliances du genre de cette époque. De plus, comme Melville évite les relations internationales comme la peste, elle n'enverra pas son Représentant d'État par provocation. Et Melville n'attaque pas un État si un Melvillois se fait assassiner hors de Melville, même son représentant. Elle ne connait ni l'universalité de ses lois, ni l'immunité diplomatique. (Enfin si, elle connaît, mais n'applique pas le principe, qu'elle trouve absurde.)

Citation :
Citation :
J'irai pas détruire la maison du voisin parce que mon fils m'a rapporté, l'ayant reçu de mes voisins, quelque chose que je ne veux pas dans ma maison. Je vais demander à mon fils de ne pas entrer dans ma maison avec cela.
Un enfant ou adolescent (mineur) est par définition immature, et il est donc criminel de lui demander de faire un choix (accepter/refuser de la drogue) qu'il est trop jeune pour faire. Son consentement n'a pas de valeur légale. Donc si mes voisins vendent de la drogue à mon fils mineur, et que la police n'existe pas ou est inopérante, je considère que je peux légitimement mettre un terme au fléau par tous moyens, la protection de mes enfants étant une priorité absolue. Je pense que la plupart des parents partagent cet avis, c'est pour cela que l'invasion du Panama a été acceptée par l'ensemble de l'opinion publique américaine.

Pour Melville, la situation est différente, puisqu'il s'agit apparemment de l'Etat le plus puissant, au moins militairement, de tout un continent.

C'était une image. Et je prenais ce fils comme un adulte. Et si je veux absolument que mon fils ne prenne pas de drogue, je vais tout simplement lui interdire chez moi. Mais ce qu'il fait à l'extérieur, comme adulte, je n'ai rien à dire, et s'il veut se mettre en danger, malgré tous les avertissements et les problèmes que l'on connait, c'est son propre choix. J'irai mettre mon énergie avec ceux qui veulent faire mieux.

(Si c'est mon enfant, je suis garant de sa sécurité, ce qui est autre chose. Mais quand on a un enfant malade, on ne va pas tuer le voisin qui lui a transmis la maladie, on va chez le médecin avec son enfant et on tente de comprendre la maladie puis de le soigner. On peut blâmer le voisin et lui dire qu'il n'a pas d'allure, mais qu'il fasse ce qu'il veut chez lui. De plus, le mal est déjà fait. Et pour le prévention, c'est à faire avec son propre enfant, et de lui montrer comme il faut les choses, et ne rien cacher, la meilleure incitation à essayer.)

C'est la même chose pour n'importe quoi. Tant que ça reste chez lui, je n'ai rien à y dire. Si ça vient chez moi, j'ai juste à l'expulser de chez moi, si je n'en veux pas chez moi. Je n'ai pas à aller dire à mon voisin de faire ci ou ça chez lui.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 22 Déc 2008 - 0:38

Yiuel a écrit:
Voici un peu à quoi ça pourrait ressembler :


Le bleu, ce serait des territoires melvillois, alors que le jaune, ce serait des territoires non-melvillois (arthabasquiariens). Il y a des régions avec une plus forte concentration melvilloise, et même certaines zones contingües assez vastes, mais Melville est et reste un "État" assez dispersé.

Pas facile d'organiser des transports dans de telles conditions!

Ça ressemble un peu à un archipel en plein milieu des terres. J'espère que ça se passe bien (diplomatie) entre Melville et les autres États (en jaune), sinon ce serait un peu comme pour aller à Berlin-Ouest depuis le reste de la RFA durant les années '60... multiplié par 2le nombre d'ilôts de Melleville (si j'me trompe pas!).

J'espère aussi q'il y a des accords et des compatibilités techniques (écartement des voies, gabarit, courant d'alimentation etc) entre les chemins de fer melvillois et ceux des États et/ou entreprises arthabasquiariens (itou pour les routes et les voies navigeables (les équivalents melvollois/arthabasquiariens du Mississouri (ensemble Mississipi-Missouri), du st-Laurent, de l'Hudson et j'en passe).
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 22 Déc 2008 - 1:03

Yiuel a écrit:
Même Cévé est une communauté étrange, c'est un ville qui, non seulement est multiculturelle, mais elle est proactive et encourage le maintien de différentes cultures dans la cité (avec seulement quelques liens communs, comme la langue commune de Melville et les lois et institutions de la Cité).
Dibadi est monolingue et n'a qu'une seule religion parce que c'est ainsi que les choses se passent dans le roman Épépé dont je me suis inspiré. Comment des millions de gens d'origine très diverse en viennent à adopter une langue artificielle comme le dibadien est toute une aventure.

Dibadi est une ville qui n'a pas de culture propre, comme dans le roman, sauf trois choses : la langue (incompréhensible pour un étranger, car apparentée à aucune autre langue parlée), l'écriture (j'ai choisi l'alphabet Deseret, originaire d'Amérique du Nord comme le Jargon Chinook mais peu connu, n'ayant pas le courage de créer un syllabaire de plusieurs centaines de signes) et la religion (panthéisme + rituels mi-catholiques mi-Chinook). Je me suis aperçu, en écrivant plusieurs histoires dibadiennes, que l'histoire de la ville fait partie de sa culture politique très particulière.

A Dibadi, la cuisine, le vêtement, l'architecture, le calendrier, le mode de vie, sont semblables à ce qu'ils sont dans les grandes métropoles occidentales. L'altérité fondamentale de la ville (cyborgs, etc) n'est pas visible au voyageur non prévenu.

Les voitures utilisées à Épépé sont électriques. J'ai bien envie d'introduire un grand nombre de "voiturettes" pour une ou deux personnes (conducteur + passager) puisque la plupart des voitures servent aux gens qui n'aiment pas les transports en commun pour se rendre à leur travail ou à plus d'un kilomètre de chez eux (Je connais des Parisiens qui sont dans ce cas). Lorsque les familles se déplacent au complet elles prennent les transports en commun, qui existent partout dans l'agglomération (métro, autobus, tramway). Comme dans le roman, les gens travaillent six jours par semaine. Le dimanche ils se reposent et ne s'éloignent guère de chez eux. Les congés payés, lorsqu'ils existent, sont brefs (une semaine ou deux par an) et il n'est pas envisageable, sauf pour les vraiment riches, de partir en vacances hors de la ville. La campagne est peuplée de machines intelligentes et la plupart des routes sont réservées aux camions et aux véhicules agricoles, il n'est pas question d'y faire du tourisme.
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 22 Déc 2008 - 2:03

Anoev a écrit:
Pas facile d'organiser des transports dans de telles conditions!

Ça ressemble un peu à un archipel en plein milieu des terres. J'espère que ça se passe bien (diplomatie) entre Melville et les autres États (en jaune), sinon ce serait un peu comme pour aller à Berlin-Ouest depuis le reste de la RFA durant les années '60... multiplié par 2le nombre d'ilôts de Melleville (si j'me trompe pas!).

J'espère aussi q'il y a des accords et des compatibilités techniques (écartement des voies, gabarit, courant d'alimentation etc) entre les chemins de fer melvillois et ceux des États et/ou entreprises arthabasquiariens (itou pour les routes et les voies navigeables (les équivalents melvollois/arthabasquiariens du Mississouri (ensemble Mississipi-Missouri), du st-Laurent, de l'Hudson et j'en passe).

Melville est possiblement un peu moins archipelisé que ce que j'ai montré. L'essentiel de la population se rassemble dans d'immenses conurbations, les Cités. Il y a bien des villages isolés, mais ils sont rares, car économiquement, ils ne sont pas viables. (Cévé n'ira pas financé les infrastructures d'un village. Elle a déjà beaucoup à faire pour elle-même.)

Mais le transport entre les différentes villes s'organise assez bien. Puisqu'il y a beaucoup de zones vides et que Melville tente le moins possible de détruire l'environnement, Melville a développé de grandes lignes efficaces, les deux principales allant vers le sud, et l'autre vers l'est, de Cévé. Ces lignes sont bien protégés par les Orionites, mais les Orionites laissent traverser les non-Melvillois. (Les lignes sont généralement surélevées par rapport au sol.)

Il n'y a pas d'accord technique. Il y eut un temps où l'Elkebek était indépendant mais se rapprochait technologiquement de Melville, mais l'Elkebek a simplement pris les normes melvilloises, alors lorsqu'il y a eu adhésion de l'Elkebek à Melville, c'était facile de mettre à jour et lier les deux systèmes. Les régions en jaune sont généralement un peu moins développés technologiquement (sauf exception), alors ils font bien souvent la même chose, s'ils veulent se lier au système de transport de Melville. Mais généralement, l'Arthabasquiare reste à l'écart.

(Melville a pris de l'avance simplement par accident. Mais il ne l'a jamais perdu, et continue toujours de distancer ses compétiteurs locaux. Sauf les autres Melvillois qui surenchérissent dans la technologie.)
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MessageSujet: Re: Moyens de transport   Lun 22 Déc 2008 - 2:57

Vilko a écrit:
Yiuel a écrit:
Même Cévé est une communauté étrange, c'est un ville qui, non seulement est multiculturelle, mais elle est proactive et encourage le maintien de différentes cultures dans la cité (avec seulement quelques liens communs, comme la langue commune de Melville et les lois et institutions de la Cité).
Dibadi est monolingue et n'a qu'une seule religion parce que c'est ainsi que les choses se passent dans le roman Épépé dont je me suis inspiré. Comment des millions de gens d'origine très diverse en viennent à adopter une langue artificielle comme le dibadien est toute une aventure.

Dibadi est une ville qui n'a pas de culture propre, comme dans le roman, sauf trois choses : la langue (incompréhensible pour un étranger, car apparentée à aucune autre langue parlée), l'écriture (j'ai choisi l'alphabet Deseret, originaire d'Amérique du Nord comme le Jargon Chinook mais peu connu, n'ayant pas le courage de créer un syllabaire de plusieurs centaines de signes) et la religion (panthéisme + rituels mi-catholiques mi-Chinook). Je me suis aperçu, en écrivant plusieurs histoires dibadiennes, que l'histoire de la ville fait partie de sa culture politique très particulière.

A Dibadi, la cuisine, le vêtement, l'architecture, le calendrier, le mode de vie, sont semblables à ce qu'ils sont dans les grandes métropoles occidentales. L'altérité fondamentale de la ville (cyborgs, etc) n'est pas visible au voyageur non prévenu.

Les communautés ont une tendance naturelle à s'unilinguiser. Il n'y a rien d'anormal là. Maintenant, pour que le dibadien devienne langue commune, il faut que la langue économique et politique soit celle-là.

À Cévé, il y a cette même tendance naturelle, le LCM (Langue Commune de Melville) jouant ce rôle de langue économique et politique. Cependant, depuis les premiers jours, Melville a encouragé les différents secteurs de la ville à conserver ses particularismes culturels. Entendre le français (enfin, son descendant local) à Cent-Maisons n'est pas quelque chose d'extraordinaire, les Cent-Maisoniens la parle tous, ou presque. Les Animézukiens se font un point d'honneur d'apprendre le japonais (encore, son descendant local) et de l'utiliser dans toutes les situations locales. Ce renforcement des particularismes, et leur communautarisation, a permis à ces cultures et langues de survivre (et même vivre) au travers des siècles de la cité.

Mais contrairement à Dibadi, il n'y a pas un style précis. Alors que le vêtement occidental est omniprésent là, à Cévé, tu peux littéralement voir de tout, et même du nudisme en pleine ville. Pour ce qui est de la cuisine, tout ce qui se mange sera allègrement mélangé. Et plus. Il y a un calendrier civil commun, mais les fêtes ne sont certainement pas tous identifiés en rapport à ce calendrier. Et on a longuement parlé du mode de vie : encore là, rien d'unifié. C'est ce manque d'unité, et "l'ensembleté" de Cévé qui définit la ville.
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