L'Atelier

Créations linguistiques
et mondes imaginaires
 
AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 La langue Cöyac

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: La langue Cöyac   Dim 15 Nov 2015 - 1:55

Les langues d'Hepdi sont très nombreuses. Dans le fil correspondant, j'ai présenté les principales familles linguistiques, dont sont issues les langues Saever et Smedjertné.

Le Cöyac est une langue du groupe steppique. C'est même la langue la plus typique de ce groupe disparate, étendu -comme le groupe nord-potamien- sur tout le continent. Elle est typique dans le sens où c'est elle qui rassemble le plus de traits et de singularités de ce groupe linguistique hepdien, et le plus de racines lexicales anciennes*. C'est un peu mon lituanien...

Comme toutes les langues steppiques, elle a deux traits essentiels, au niveau syntaxique :

-C'est une langue à annonce de syntaxe : c'est-à-dire que les propositions sont ouvertes par des particules qui définissent l'ordre des mots : la particule transitive ñë exige une proposition en SOV, tandis que la particule passive gwa anonce une syntaxe PVA.

-Il s'agit d'une langue modale : les voyelles d'un mot peuvent se transformer, de façon stéréotypée en suivant des patrons établis -les modes- qui transmettent une information , correspondant à peu près au mode verbal en même temps qu'à l'intonation de la phrase.

Au niveau morphologique, la cararctéristique principale est que la racine suit un schéma VCV :  apa (penser). Il y a une certaine richesse consonnantique.

De plus, un mot-racine peut prendre trois formes :
-la forme forte, qui sert à exprimer un noyau de sens, un chef de groupe en quelque sorte 
-la forme construite, servant pour les dérivations et les verbes personnels.
-la forme dépendante, qui concerne les mots relatifs aux éléments principaux (comme les adjectifs, par exemple), ou l'élément secondaire d'un mot composé.

Cette langue n'est ni tout à fait isolante, ni tout à fait synthétique, tout en présentant quelques traits d'agglutination...


Un exemple : 


Ñë v'ilav c'öyac r'i-c

Le peuple chante la terre (= il parle la langue Cöyac)

avec un changement du mode indicatif vers le mode émotif, cela donne :


Ñï v'ilav c'oyac r'i-c

Que le peuple chante la terre !


Voilà pour le moment ! Bien sûr, vos commentaires, avis et questions sont les bienvenus ! Je posterai certainement une phonologie en début de semaine


*En même temps, on verra que la langue se prête assez mal à l'emprunt.


Dernière édition par Der industrielle Mensch le Lun 16 Nov 2015 - 14:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ziecken
Modérateur


Messages : 4982
Date d'inscription : 23/03/2008
Localisation : Bergheim, Alsace

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Dim 15 Nov 2015 - 12:23

Je viens de rédiger une ébauche de présentation du Cöyac. N'hésites pas à la compléter au fur et à mesure. Wink

_________________
Like a Star @ heaven Idéolangues : agozien, amarrique, arésien, chimérique, daarh, elko, E.L.S., englo, éphèsique, espay, gäko, ganya, goumek, hanziko, inuque, kanako, kelep, kesaro, kunbé, maouaque, mawin, nauko, nenarun, odarique, t'ilu, urque, væltalien, zémétique
Like a Star @ heaven Idéographies : abbala, ashma (célestial), chaka nagya, daarh-ka, éphèse, gäka, hanzi, kaba, kimrunnabo, lak, mawa, mawinnab, nébou, patek, rundar, syllabaire tripodique.
Like a Star @ heaven Idéomondes : Univers d'Aegis, monde du Losda.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.elkodico.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 16 Nov 2015 - 14:22

Merci infiniment, Ziecken

Sans transition :

PHONETIQUE


Consonnes

Bilabiales

m : /m/
mb : /m͡b/
p : /p/
pp : /ƥ/ et sa variante p' : /p'/
ww : /w/ injectif et sa variante w' : /w'/

Labio-dentales

v : /v/
dw : /dʷ/

alvéolaires

t : /t/
tt : /ƭ/ et sa variante t' : /t'/
d : /d/
l : /l/
lw : /lʷ/
n : /n/
nn : /n/ injectif et sa variante n' : /n'/
r : /r/
rr : /r/ injectif et sa variante r' : /r'/
! : /!/ et sa variante ¡ : /ǂ/

Palatales :

ll : /ʎ/
y : /j/
ñ : /ɲ/
c : /ç/

Vélaires :

gw : /ɡʷ/
k : /k/
kk : /ƙ/ et sa variante k' : /k'/
lh : /ʟ/

Voyelles :

Fermées : ï : /ɨ/ - i : /ʉ/
Mi-fermées : ö : /ø/ - ú : /ɘ/ - o : /o/
Moyenne : e : /ə/
Mi-ouvertes : ë : /œ/ - é : /ɜ/ - u : /ɞ/ - ó : /ɔ/
Pré-ouvertes : ä : /æ/ - á : /ɐ/
Ouvertes : a : /ɑ/


Dernière édition par Der industrielle Mensch le Mar 17 Nov 2015 - 10:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Atíel



Messages : 1240
Date d'inscription : 08/04/2012
Localisation : Nord

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 16 Nov 2015 - 22:35

Joli catalogue ! Avec un /ʟ/ en plus ! C'est un coin du tableau que l'on a tendance à oublier !*
En revanche, j'ai un peu de mal à prononcer les [w] injectif et éjectif (langue extraterrestre ? ou c'est moi qui a un problème Very Happy ?)

Sinon, pas de /bʷ/ à côté du /dʷ/ et du /gʷ/ ?
Pareil, pas de /ɵ/ avec le /ɘ/ ? Quoique niveau centrales, y'a déjà du choix.

Et pour l'orthographe des voyelles, y a-t-il une logique particulière que tu as suivi ? Je n'ai pas trouvé de relation entre voyelles non accentuées, voyelles avec tréma et voyelles avec accent aigu.


*D'ailleurs, petite correction à apporter : /ʟ/ n'est pas une palatale !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.europalingua.eu/ideopedia/index.php5?title=Sivélien
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 17 Nov 2015 - 0:24

Merci de tes remarques
Oui, il s'agit bien d'une langue extra-terrestre, liée au monde d'Hepdi, donc certains sons sont volontairement théoriques, dont le ww et le rr.
Les versions éjectives sont le résultat de mutations consonnantiques qui concernent les formes construites, j'y reviendrais bientôt (toi qui apprécie ce phénomène, tu devrais être servi !)

Merci de ta correction pour le lh, je me suis effectivement trompé de sous-partie !

Pas de bw, non, car celui-ci s'est transformé en v en cöyac.

Pour l'orthographe des voyelles ainsi que leurs valeurs, qui peut parraitre déconcertant au premier abord, le lien se fera plus clairement quand j'aborderai d'une part les modes vocaliques de la langue, la forme construite d'autre part.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 17 Nov 2015 - 13:11

FORMES ET MUTATIONS

Forme forte, forme construite, forme dépendante

Un mot-racine prend trois formes, en Cöyac :

la forme forte, qui sert à exprimer un noyau de sens, chef de groupe nominal ou verbal.

La forme forte se transcrit au moyen d'une apostrophe mise en début de mot. Les substantifs ainsi que les verbes à conjugaison satellitaire se mettent à cette forme. En terme de phonétique, la voyelle tonique (la première) devient une diphtongue
Exemple : le mot-racine ulwa donne 'ulwa à la forme tonique, réalisé [ɞjlwɑ]

la forme construite, sert typiquement à former des mots par dérivation ainsi que pour les verbes à conjugaison agglutinante, ou personnelle.

On la transcrit à l'aide d'un trait d'union qui précède les éléments agglutinés.
Par exemple : r'i-c : parler/chanter (qqchose), forme dérivée de örri


C'est la forme la plus irrégulière en Cöyac.

La morphologie de la forme construite varie en fonction de la voyelle initiale.
Afin de s'y retrouver, les diacritiques fournissent une aide précieuse.

Pour un mot-racine commençant par une voyelle sans diacritique : la forme construite se fait par métathèse.
Ainsi : ilhi à la forme dépendante donne, à la forme construite, lhii-, ce qui signifie (le vent) souffle sur…
note : lhii- est réalisé avec un hiatus, et non pas avec un allongement de la voyelle.

Pour un mot-racine commençant par une voyelle accentuée : la deuxième voyelle chute, la première voyelle s'allonge, ce qui est noté par un accent circonflexe.

Ainsi, úlhú (ilhi au mode hypothétique) devient ûlh- à la forme construite : (le vent) devrait souffler sur...


Note : û- est toujours réalisé ú, mais long.

Pour un mot-racine commençant par une voyelle à tréma : la voyelle initiale chute, et la consonne centrale connaît une mutation :

les labialisées deviennent spirantisées : gw>gv, dw>dv et v>v
les injectives deviennent éjectives : pp- devient p'
le clic : ! Devient ¡
les occlusives, fricatives et liquides deviennent pré-aspirées : c- devient hc-
 sauf les vélaires k, qui devient ck et lh qui devient clh

la forme dépendante, qui concerne les mots relatifs aux éléments principaux (comme les adjectifs, par exemple), ou l'élément secondaire d'un mot composé.
La forme dépendante est non-marquée. On considère le mot à la forme dépendante comme atone. Il s'agit du mot-racine, ne prenant que sa double détermination. Les mots à la forme dépendante sont les adjectifs, les adverbes, les propositions relatives, ou encore les compléments du nom…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 23 Nov 2015 - 14:25

MODES VOCALIQUES

Le Cöyac est une langue modale.

Cela implique que les voyelles d'un mot peuvent varier en fonction du mode de la proposition. Une proposition, dans cette langue, est définie comme étant tout ce qui se trouve entre deux annonces (particules qui, par leur présence, définissent la syntaxe de la proposition).


Au sein de la proposition, tous les mots sont soumis à la même variation modale, particule comprise. Cela dit, rien n'empêche le mode de varier d'une proposition à l'autre.

Il existe quatre modes, en Cöyac :

Le mode igwö, celui auquel les mots sont systématiquement donnés, et qui est celui des énoncés neutres (indicatif).
Le mode utta, qui correspondra souvent à des énoncés au subjonctif ou au conditionnel (hypothétique)
Le mode ëcö, qui implique une intention présente dans l'action décrite, parfois traduite par "je veux que..." ou encore par un impératif, et correspondant aussi à certains verbes précis (volitif)
Le mode alhë, pour propositions sous-entendant une émotion intense (émotif)

On peut synthétiser ces transformations sous la forme d'un tableau :


igwö a  ö  ë  i  u 
utta a ö ä ú e
ëcö a ö ä é á
alhë a o ï i ó


ainsi, le mot : uwwu, désignant le troisième oeil, mais aussi la notion de perception et de pressentiment, deviendra :

uwwu > ewwe > áwwá > ówwó


deux remarque :

Certaines voyelles varient peu (ö) ou pas du tout (a), ce qui implique qu'un certain nombre de mots peuvent être invariables, comme "apa" (penser)

Au contraire, la forme construite de certains mots changera en fonction de leur mode : ainsi, la forme construite de uwwu est, 

au mode igwö : wwuu- (il pressent)
au mode utta : wwee- (il pressentirait)... mais,
au mode ëcö : âww- (qu'il pressente, il veut pressentir)
au mode alhë : ôww- (il pressent ... ! -un danger, par exemple-)

La traduction entre parenthèse est extrêmement approximative, étant donné qu'en Cöyac, la forme construite du mot-racine ne donne pas la nature du mot.
Revenir en haut Aller en bas
Anoev
Modérateur


Messages : 16319
Date d'inscription : 17/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 23 Nov 2015 - 15:31

Der industrielle Mensch a écrit:
Le mode utta, qui correspondra souvent à des énoncés au subjonctif ou au conditionnel (hypothétique)
Le mode ëcö, qui implique une intention présente dans l'action décrite, parfois traduite par "je veux que..." ou encore par un impératif, et correspondant aussi à certains verbes précis (volitif)

(...)

au mode igwö : wwuu- (il pressent)
au mode utta : wwee- (il pressentirait)... mais,
au mode ëcö : äww- (qu'il pressente, il veut pressentir)
au mode alhë : óww- (il pressent ... ! -un danger, par exemple-)

La traduction entre parenthèse est extrêmement approximative, étant donné qu'en Cöyac, la forme construite du mot-racine ne donne pas la nature du mot.
On peut donc éventuelle ment penser que "qu'il pressente" puisse se traduire par :
wwee : (il est possible, il n'est pas exclu) qu'il pressente ;
óww : (on craint, on est soulagé) qu'il pressente.

Cet éclatement du subjonctif en cöyac me fait un peu penser aux trois modes du thub : l'éventuel, le volitif et l'éventuel. Cependant, je les avais limités aux verbes.





_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 23 Nov 2015 - 18:45

Anoev a écrit:
trois modes du thub : l'éventuel, le volitif et l'éventuel.

plaît-il ?

Anoev a écrit:
On peut donc éventuelle ment penser que "qu'il pressente" puisse se traduire par :
wwee- : (il est possible, il n'est pas exclu) qu'il pressente ;
ôww- : (on craint, on est soulagé) qu'il pressente.

Oui, ce sont bien là les nuances de ces deux modes. C'est étonnant, nos deux idéolangues ont à peu de choses près les mêmes modes. Après, leur application est effectivement très différente.

Pour reprendre l'exemple sur la page du thub, avec le verbe acu venir :

-Tu viendraislhe caem 'eyäm


Annonciateur de proposition intransitive lhu + venir (acu) et accord de rhème + interlocuteur (uyë) et déterminatif personnel -m

-Je (veux que) tu viennesñä 'ödém 'áyäm caám


annonciateur ñe + ödi-m + personne du discours uyë et déterminatif de locuteur + acu et accord de rhème

-(Je suis content que) Tu sois venu !lhó mcaóm 'óyïm


Annonciateur intransitif lhu + venir acu et double accord de rhème + interlocuteur uyë et déterminatif
Revenir en haut Aller en bas
Anoev
Modérateur


Messages : 16319
Date d'inscription : 17/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Lun 23 Nov 2015 - 19:21

Der industrielle Mensch a écrit:
plaît-il ?
Oupses, j'ai lapsusé un brin ; comme t'as suivi le lien, t'as dû t'rend'compte que c'est "l'émotionnel" que j'voulais dire.

_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 24 Nov 2015 - 0:28

Oui, bien sûr ! D'où ma remarque sur la ressemblance au niveau de l'emploi des modes (l'imperatif irait plutôt avec le mode ëcö, chez moi). C'est frappant.
Revenir en haut Aller en bas
Anoev
Modérateur


Messages : 16319
Date d'inscription : 17/10/2008
Localisation : Île-de-France

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 24 Nov 2015 - 1:24

En fait, avec le thub, je voulais faire autre chose qu'un calque du conditionnel et du subjonctif, comme j'ai fait pour l'aneuvien et le psolat. Malheureusement, le thub a tout de la langue bleue ; et comme en plus c'est une langue à peu près complètement à-priori (sauf pour des termes (non encore traduits) comme processeur, robot, interface etc), c'est pas parti en s'arrangeant.

_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 24 Nov 2015 - 10:34

Bah, de toute manière, les meilleures occupations sont celles qui dépassent le cadre de sa propre vie !

En créant une langue, que ce soit a priori ou a posteriori, on doit toujours définir la valeur de chaque mot, chaque signifié, différent de celui des autres idiomes, tu ne crois pas ? Finalement, la différence de principe ne se cacherait-elle pas dans la création ex-nihilo du signifiant, plus que dans celle du signifié
Revenir en haut Aller en bas
odd



Messages : 4334
Date d'inscription : 31/07/2013

MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Mar 24 Nov 2015 - 20:08

...


Dernière édition par odd le Mar 5 Jan 2016 - 0:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Jeu 26 Nov 2015 - 17:36

Oui. C'est la grande difficulté. Il faut avancer pas-à-pas, pour définir les frontières/marches de chaque signe, puis les broder sur un canevas culturel fictif qui n'est jamais terminé non plus. Ma langue la plus avancée est le Sáever, mais je n'ai créé qu'une centaine de racines qui me satisfassent… Une tache qui dépasse le cadre d'une simple vie, disais-je...


LA DETERMINATION

Le Cöyac se caractérise par l'usage de la double détermination.

Un mot est en effet susceptible de se terminer par un déterminatif, qui donne une information de genre :

Le mot 'terre' est fondé sur la racine öya (terre, sol fertile, cultivable) et, avec le déterminatif -c devient : öyac « une terre ».
Pour être défini, il suffit de redoubler le déterminatif. On obtient cöyac : la terre… la langue.

Quelques déterminatifs :

-v : pour des groupes humains
-c : pour des éléments civilisés
-l : pour des étendues d'eau
-n : pour des animaux quadrupèdes
-m : pour une marque personnelle

Pour un mot qui n'a pas de déterminatif (ça arrive assez souvent), on ajoute un -a indéfini au pluriel (rien au singulier)
et, pour définir, on préfixe
y- au singulier
dw- au pluriel

la racine ambö désigne le coeur :
un coeur se dira : 'ambö
le coeur : 'yambö
des coeurs : 'amböa
les coeurs : 'dwamböa

Les verbes sont également sujets à cette double détermination, à la forme construite : ils s'accordent en déterminatif avec le rhème de la phrase, qui est généralement l'avant-dernier élément de la phrase (sauf après une particule passive, où il s'agit du dernier).

Une simple détermination s'applique à une action vue « de l'intérieur », dont on ne prend pas en considération l'achèvement, la globalité ou les bornes temporelles, une double détermination traduit au contraire une action prise dans sa globalité.


Pour un mot à la forme dépendante, on peut préciser le type de dépendance, en ajoutant un -(ö)kk pou un complément du nom/un participe et un -(ö)rr pour un adjectif ou un adverbe.

Toutefois, la seule présence de la forme dépendante suffit bien souvent à mettre en évidence cela.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La langue Cöyac   Aujourd'hui à 10:59

Revenir en haut Aller en bas
 
La langue Cöyac
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La langue des signes avec bébé
» Khoutba : sermon du vendredi en une autre langue...
» Où est la langue arabe??
» langue et dialecte
» Comment une langue raconte une civilisation ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Atelier :: Le vif du sujet :: Autres idéolangues-
Sauter vers: