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 Les proximités lexicales de l'aneuvien et de l'uropi

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Anoev
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MessageSujet: Les proximités lexicales de l'aneuvien et de l'uropi   Sam 5 Déc 2015 - 2:19

Ça faisait un certain temps que j'avais envie d'ouvrir ce fil : au fur et à mesure de l'évolution de ces deux langues, aux destinées et aux structures pourtant fort différentes, on a çà et là, comme des carrefours où la langue internationale à-postériori et la persolangue mixte se rencontrent, avec des mots
  • signifiant la même chose (ou peu s'en faut) et ayant le même type de construction, comme faktùr, kongrès/kœgres, gal,
  • se ressemblant plus ou moins, mais ayant des cheminement différents, comme pour "pommeraie" :
    • aplaria, tiré de aplar (pommier), lui-même de apel (pomme),
    • apaléa, tiré directement de apaal (pomme).
  • Enfin, des "homographes" exacts (kad) ou approximatifs (subliven/sublíven) n'ayant absolument aucun rapport sémantique entre eux (resp. bouc/femme & sublime/survivre) et dont la ressemblance n'est que coïncidence.

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Anoev
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MessageSujet: Re: Les proximités lexicales de l'aneuvien et de l'uropi   Jeu 14 Avr 2016 - 12:28

On a fait la même erreur, à savoir qu'on a oublié l'accent sur le A de "câble" :

ANV
URO.

Deuxième point commun (moins étonnant, quand même), on a abouti à la même orthographe dans nos langues respectives : kabel.

J'en ai déduit ça parce que je viens de traiter "téléphérique", où l'aneuvien (mot nouvellement créé) et l'uropi font un distinguo entre la ligne et chacune des bennes :

alkáṅvabel, alkáṅvabyn
kablivàj, kablivàg


L'avantage de l'uropi est que son nom s'applique à TOUS types de téléphériques y compris ceux à mouvement continu, comme le 3S, l'aneuvien ayant dans sa racine la notion d'alternance du mouvement des cabines. On peut pas tout avoir : la précision et l'universalité, ce s'rait trop beau.

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MessageSujet: Re: Les proximités lexicales de l'aneuvien et de l'uropi   Dim 19 Mar 2017 - 15:46

En fait, d'après ce que j'en sais, la votation (CH) est l'équivalent du référendum en France : on ne vote pas pour un candidat, mais pour (ou contre) une loi ou une réforme. Le dernier (référendum) en date a concerné l'Union Européenne, on sait avec quel mépris a été traité le suffrage universel s'opposant à ce qu'on subit actuellement.

Votad (URO) englobe donc à la fois "élection" et "référendum". Chez moi, y a deux termes : enlèktyn (on vote pour un candidat) et skĕrtyn (on vote, par consultation directe, pour une réforme ou une loi)Le vocabulaire des élections est un des cas où ces deux langues construites sont assez éloignées. Par contre, on a des termes politiques pour lesquels les deux langues se rejoignent :
kapitalisma = kàpydalesem = capitalisme
facisma = fàchesem = fascisme
sosialisma = sosjesem = socialisme
nasionisma ~ nàtynesem ~ nationalisme.

Deux petites différences :

komunisma = konserteset = communisme.

C'est dû à la traduction de "commun" dans les deux langues : komùn en uropi et konsert en aneuvien (penser à "de concert" signifiant "en commun", "concertation", du latin CVM + CERTVS -A -VM (décidé ensemble, décidé avec).

liberalisma = fræjdesem = libéralisme.

En aneuvien, on prend sur l'adjectif issu de l'allemand frei, mais il y a bien deux mots :
Fræjesem concerne le libéralisme au sens humain du terme : à savoir que chaque individu ou citoyen a la liberté de vivre (opinions politiques, droits syndicaux, foi religieuse, inclination sexuelle etc) comme bon lui semble tant que cette liberté n'empiète pas sur la liberté d'autrui : bref : la liberté partagée entre tous.
Dans fræjdesem, le D fait toute la différence : c'est l'initiale de diner (argent). C'est la liberté de faire circuler l'argent, de spéculer, éventuellement au mépris des autres libertés (liberté syndicale, notamment).

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MessageSujet: Quand l'uropi inspire l'aneuvien   Aujourd'hui à 1:01

Il y a un certain temps de ça, j'avais trouvé deux mots uropi venant de la racine indo-européenne *deru : drev (arbre) & drov (bois), et j'me suis dit que j'pourais toujours me servir d'un des deux pour l'aneuvien, en tant que synonyme de xiyl (du grec ξύλον pour "bois") quand celui-ci risque une ambigüité avec un mot à-priori xhiyl signifiant la glace (mot que je ne voulais pas supprimer parce qu'il avait pas mal de dérivés*). Du coup, c'est drev /'dʁɛf/ que j'ai gardé, et par conséquent, pour "une luge en bois" (une ancienne, du temps de nos parents ou de nos grands-parents, avant la fibre de carbone), on peut dire ù sleċh dreven ; c'est pas évident à dire, certes, mais avec un peu d'entraîn'ment, on s'en tire mieux qu'avec ù sleċh xiylen ( affraid ).


*En plus, y a une homophonie entre dreve (nom. plur°) et drewe (circ. plur) qu'on ne retrouve pas, respectiv'ment, dans xiyle et xiyleve. Les synonymes, c'est bien utile, quand même !
°Même pour ce mot on peut rencontrer le pluriel : ebæn ea azòbj • kyqe dreve = l'ébène et l'azobé sont des bois durs.

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