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 La Langue du Deuxième Monde

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dworkin



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Date d'inscription : 01/07/2015

MessageSujet: La Langue du Deuxième Monde   Mer 30 Mar 2016 - 23:46

Je suis arrivée une nuit de trois lunes et je n'ai pu détacher mon regard du ciel avant la montée du soleil chaud.  Je suis arrivé un jour de grêle sous le soleil froid et j'ai balbutié que Allah est grand.  Je suis arrivé dans la mer de l'Est après que je me fus noyé dans l'Atlantique et je me suis aussitôt noyé une deuxième fois.  Je suis arrivé sur le cap Endev et j'ai appelé Æthel qui ne m'a pas répondu.  Je suis arrivée sur le promontoire de Δilst et j'ai su que le Christ m'avait rendu mes dents.  Je suis arrivé sur la prairie de Qoθθer et j'ai su que Allah avait refait de moi un homme.  Je suis arrivée dans la forêt de Psaᴪal et j'ai lu gravé sur un séquoia ᴘᴇᴛʀᴠꜱ ᴘᴇᴅɪᴄᴀᴛᴠᴍ ᴇꜱᴛ.  Je suis arrivé sur un tas de purin devant le couvent de l'Annonciation et les moines m'ont offert en un grec très pur de rester quelques jours.  Je suis arrivée devant la perception d'Evaγgeli et Sa'id le fonctionnaire d'Abderrahman II et de Hiшam le Potier m'a proposé d'entrer à son service car je savais l'arabe et la comptabilité.  Je suis arrivée dans la cour de Voli le soldat de Licinius et de Hiшam le Potier et Voli a fait de moi son esclave car j'étais une enfant morte-née avec un corps d'adolescente nordique.  Je suis arrivé dans le champ de pommes de terre de Wulfa le soldat d'Eanred de Wessex et de Hiшam le Potier et Wulfa a décidé de m'envoyer dans le Troisième Monde avec un pater et une chahada car j'étais un enfant mort-né sans un corps d'adolescente nordique.  Je suis arrivé sur le champ de bataille de Nirgyf-Θynyt alors que les soleils se couchaient sur la victoire de Гuчik l'Araignée et Гuчik m'a invité à décapiter encore nu Hiшam le Potier et Xlodvik vin Hiшamy si je voulais que Δis et Шetan me gardent en ce monde, seize années avant que Alan vin Hiшamy le Fou, Gerᴪaɣt vin Hiшamy le Sage, Жibril pavin Hiшamy le Saint et Vrida vyniδ Hiшamy l'Aveugle m'invitent à me dénuder avant de venir pendre Гuчik avec le pape Filip au minaret de la Mosquée Verte si je voulais que Δis et Шetan me gardent en ce monde.




Depuis que j'ai étudié l'anglais et l'allemand en classe, puis le russe tout seul, j'ai eu le sentiment bien sûr irrationnel qu'il manquait aux langues européennes un certain nombre de phonèmes consonantiques, au premier rang desquels les fricatives dentales et la fricative vélaire ou uvulaire sourde. Aucune ne possède à ma connaissance /b d g p t k   v ð γ~ʁ f θ x~χ   s z ʃ~ʂ ʒ~ʐ   m n l r   j w/ parmi ses phonèmes. Le même reproche, de mon point de vue, peut être adressé à l'espéranto, à l'uropi ou au kotava, mais pas à l'aneuvien, au méhien, au talossan ou au sambhasa. La pauvreté phonémique du latin a de plus engendré un alphabet trop étriqué. J'ai donc souhaité concocter une langue qui, contrairement à l'aneuvien, au méhien, au talossan ou au sambhasa, fasse correspondre à chaque son une lettre, en utilisant à tout le moins les 26 lettres de l'alphabet latin moderne ainsi que le Δ, le Θ, le Ш et le Ж, bien plus reconnaissables que des digrammes ou des diacritiques. Cela m'a posé un problème pour le C, que j'ai fini par associer à l'affriquée [ts], en attribuant du coup trois autres lettres à [tʃ], [dz] et [dʒ]. (Utiliser le C pour le [g] et le G pour le [ʁ], ou le C pour le [q] et le Q pour le coup de glotte me gêne davantage.) Pour ce qui est des voyelles, je trouve le choix de l'espéranto, de l'uropi et du kotava juste un tout petit peu trop raisonnable, et je préfèrerais gracier le seul [y], que l'on rencontre dans les langues de Scandinavie et de ce qui fut l'Empire de Charlemagne, mais aussi en vieil anglais et en grec byzantin. [θ] et [x] ne sont apparus qu'au XVIe siècle en castillan, mais étaient présents dans les langues germaniques du premier millénaire, ainsi qu'en grec et en arabe. [ts], [tʃ], [dz] et [dʒ] sont toujours plus ou moins présents en italien et en roumain mais ils existaient en l'an mil dans tout ce qui avait été l'Empire Romain d'Occident. [ʃ] et [ʒ] ne se rencontraient qu'aux marges de l'Europe (péninsule ibérique, monde anglo-saxon, monde slave), mais l'arabe et le persan - pour lesquels mes connaissances s'arrêtent à Wikipedia et à Google - possédaient déjà ces phonèmes. De même pour [ʁ], qui n'est apparu en Europe qu'au XVIIIe siècle, mais existait déjà en arabe et en persan au temps du Prophète. L'arabe a aussi des consonnes emphatiques qui modifient la prononciation des lettres environnantes, ce que je préfèrerais éviter.

Je voudrais que ma langue, abstraction faite de sa phonologie un peu moins simple que celles de l'espéranto, de l'uropi ou du kotava, soit presque aussi régulière qu'une LAI, avec une seule déclinaison rappelant celles du latin et du russe, et une seule conjugaison rappelant celles du latin et de l'espagnol. Du latin et du russe je voudrais aussi copier l'absence d'article. Je ne veux pas plus de six ou sept cas, mais j'aimerais bien introduire quelques fioritures dans ma conjugaison comme le nous exclusif du kotava, la troisième personne du féminin singulier de l'arabe ou l'aoriste gnomique. Enfin, je n'apprécie ni les virino/patrino/fratrino/filino de l'espéranto, ni l'idée d'introduire des terminaisons pour marquer le genre lorsqu'on ne dispose que de cinq ou six voyelles.

J'ai donc eu une révélation.

Chaque année, une trentaine de milliers de chrétiens, musulmans, juifs et hérétiques divers ressuscitent dans le Deuxième Monde. Ils sont nés et morts avant la fin du Premier Monde, qui semble bien s'être produite alors que les croisés allaient délivrer/asservir Jérusalem. Autour de la Nouvelle Terre tournent un soleil jaune plus petit, plus lent et moins chaud que le Vieux Soleil, un soleil rouge presque immobile par rapport aux étoiles et pas très chaud, quoique deux fois plus large que le soleil jaune, et trois grosses lunes génératrices de marées énormes. Il fait donc plus froid que sur la Vieille Terre  - 15-20° dans la Grande Plaine Équatoriale de l'Empire - et la calotte polaire de l'hémisphère nord descend à 60° de latitude, mais Dieu/Allah/Yahvé/Δis a introduit ou réintroduit une faune et une flore terrestres, qui comprend la pomme de terre, la tomate, le séquoïa, le dindon, le cochon d'Inde, le kangourou, l'aurochs et le mammouth. Les intellectuels en ont déduit que ces animaux et végétaux devaient être présents en Cathay ou au-delà du pays de Punt, et que l'on trouvera pareillement des citrons, de la pastèque, de la canne à sucre, des chênes, des lapins, des écureuils, des éléphants d'Asie et des dragons à l'autre bout du Deuxième Monde.

Les ressuscités reviennent nus, incirconcis, dotés de tous les membres dont ils ont perdu l'usage, âgés d'une quinzaine d'années du Premier Monde (une douzaine d'années du Deuxième Monde), et passablement dépaysés. Ils sont destinés à vieillir et à mourir de nouveau avant de prendre la direction du Paradis, de l'Enfer, du Néant ou, qui sait ?, d'un Troisième Monde comparable aux deux premiers. Si vraiment un Troisième Monde différent du Paradis et de l'Enfer attend la plupart des croyants, ceux-ci peuvent s'attendre à être séparés de plusieurs siècles de leur famille et de leurs amis. Ils perdront leurs richesses matérielles, et il se peut même que leurs talents militaires ne leur soient d'aucune utilité s'il n'y a ni métal ni chevaux, mais ils devraient conserver ce qu'ils auront pris la peine d'apprendre par coeur, aussi la vie intellectuelle ne se limite-t-elle pas aux Évangiles et au Coran ou à leurs exégèses: il y a bien des ressuscités qui ont sauvé pour ce monde-ci la Guerre des Gaules, les Fables d'Ésope, le Kalila wa Dimna, Beowulf, le plan exact de Sainte-Sophie, des milliers de caractères chinois ou des dizaines de chants gaulois. Certains ressuscités, quoique dotés d'un corps adolescent, ne savent pas encore parler car ils sont morts en très bas âge, et ceux qui acceptent de se charger d'eux en deviennent les maîtres pour sept ans, à charge pour eux de les éduquer en échange du droit d'user de leur force de travail et/ou de leurs charmes... Les ressuscités les plus qualifiés entrent au service des princes. Il semble qu'ils ont été lavés de leur péchés par Δis, même si certains ont reconnu avoir été assassins, sodomites, pédоphiles, suicidés, porchers, tanneurs, bourreaux, sculpteurs, blasphémateurs ou esclavagistes dans le Premier Monde, ils jouissent d'une bonne forme physique, ils peuvent se targuer d'une expérience professionnelle de plusieurs dizaines d'années, et ils n'ont pas, ou pas encore, de famille autre que la maison de leur prince (et ceux qui ont eu des enfants dans le Premier Monde sont presque toujours stériles). Bien qu'ils ne constituent pas juridiquement une aristocratie, ils en partagent certains traits, et beaucoup, à la différence du malheureux bourreau de Hiшam le Potier puis de Гuчik l'Araignée, trouveront naturel de se faire tuer dans la guerre civile atroce qui opposera Hiшamides et Гuчikides. (Les faux ressuscités, eux, ont le nez et le poing droit coupés.)

Les premiers arrivants se sont regroupés comme ils pouvaient. Dans ce qui deviendrait la région de Matar, ils ont développé avec leurs rares enfants une sorte de créole latino-gréco-arabe, qui se caractérisait déjà - contrairement aux créoles que nous connaissons - par une déclinaison très régulière à six cas (nominatif, accusatif, génitif, datif, circonstanciel et évidentiel) et trois nombres (singulier, duel et pluriel) et par une conjugaison tout aussi régulière à quatre temps (présent, présent progressif, passé, futur) et onze personnes (il y a une troisième personne du masculin animé singulier, une troisième personne du féminin animé singulier, une troisième personne de l'inanimé singulier, une deuxième et une troisième personne du duel et un nous exclusif, mais on tutoie tout le monde, comme en grec, en arabe et en latin d'avant Arcadius et Honorius). De cette époque date aussi l'inflexion en Y d'une voyelle du radical des noms d'animaux ou de fruits pour en marquer le féminin (l'arbre étant la mère du fruit).  Les lettres arabes ne convenant pas en l'absence temporaire de papier et de papyrus, c'est avec un alphabet latin augmenté qu'ils ont commencé à graver le bois ou l'argile, et c'est avec une variante unifiée de ce même alphabet que leurs descendants écrivent.

Au deuxième siècle (en fait le troisième ou le quatrième: l'an 0 du calendrier solaire (il y a bien un an 0) est celui de la création de la ville de Matar, mais les résurrections ont commencé au moins un siècle plus tôt), les tensions religieuses ont refait surface. En 109, le chrétien Жofar vin Rreδedy Herδry (Жofar fils de Herδr le ressuscité) s'est fait reconnaître duc de Matar. Pour éviter une guerre civile à laquelle il avait poussé avant d'arriver au pouvoir, il a décidé de ne pas toucher aux musulmans natifs - et même de finir la construction de la Mosquée Verte - mais de créer un évêché ainsi que le monastère de Synkta Marja wa Synkta Zohra et d'expulser les futurs ressuscités juifs ou musulmans. Pendant trois générations, l'intelligentsia locale était de culture latine ou grecque, et même les chrétiens ayant vécu en terre et époque d'islam étaient regardés avec suspicion. Aussi le dialecte local, qui allait devenir la langue de l'Empire, a perdu ou déformé une bonne partie de son vocabulaire d'origine arabe. Les emphatiques ont disparu, le س est souvent resté un [ʃ] mais est parfois devenu un [s], le ش est souvent devenu un [ʃ] mais est parfois resté un [ç] et le ج est devenu un [ʒ] ou un [dʒ], entraînant parfois la déformation des sifflantes et chuintantes grecques, alors que les uvulaires et les pharyngales se sont à peu près maintenues. Les moines ont standardisé l'alphabet en y incluant un certain nombre de lettres, principalement grecques et bulgares. Ils ont répandu un système de temps synthétique régulier assez fourni dérivé du latin (pour le seul indicatif, un présent, un imparfait, un passé simple d'usage courant dérivé du parfait, un aoriste dérivé du plus-que-parfait qui couvre à la fois les évènements du Premier Monde et ce qui a une valeur gnomique, un futur simple, un futur perfectif dérivé du futur antérieur, un conditionnel dérivé du conditionnel des langues romanes) Le système de temps plus rudimentaire (présent, présent progressif, passé, futur) des premiers ressuscités s'est alors réinvité entre le radical du verbe et sa terminaison néo-latine pour lui conférer une valeur aspectuelle (neutre, durative, accomplie ou imminente).

Les querelles religieuses se sont apaisées. Le Deuxième Monde ne correspond pas en tout point aux messages du Christ et du Prophète, mais ceux-ci n'en ont pas moins sauvé pour un temps leurs troupeaux, ariens, monophysites et chiites compris, alors que les païens, les athées et les zoroastriens ne ressuscitent pas. Bien sûr, rien n'est très clair. Les juifs et les musulmans doivent-ils se refaire circoncire ? Les chrétiens se refaire baptiser ? Les moines renouveler leurs voeux ? L'interdiction de manger du porc et de boire du vin tient-elle toujours ? Comment fixer Pâques et le Ramadan ? Quel jour est un vendredi ou un dimanche ? Vers quelle direction se tourner pour les cinq prières quotidiennes ? Faut-il reconstruire une Ka'aba et reprendre le pélerinage ? De quel droit persécuter les hérétiques du Premier Monde, si Δis les ressuscite ? Pouvons-nous autoriser la peinture et la sculpture profanes alors que les iconodoules n'ont pas ressuscité ? Pouvons-nous autoriser les fils de prêtres et d'imams à reprendre la charge de leur père alors que les saducéens n'ont pas ressuscité ? Avons-nous le droit ou le devoir de tuer un puissant injuste, quitte à avoir les pieds et les mains coupés, puisque les zélotes ont ressuscité ? Avons-nous le droit ou le devoir de laisser les sectateurs de l'Abeille, ou naḥléens, prêcher qu'il n'y aura pas de Troisième Monde mais que les païens ressusciteront à leur tour et que les croyants ne seront définitivement sauvés que s'ils parviennent à convertir polythéistes et athées ? Δis n'a-t-il pas voulu de la manière la plus claire qui soit nous montrer que tous les croyants sincères seront sauvés et que nous devions arrêter de nous persécuter mutuellement ?  Δis n'a-t-il pas ressuscité des suicidés pour nous dire qu'un esclave qui n'était pas affranchi au bout de quelques années avait le droit de se suicider pour refaire sa vie dans le Troisième Monde ? Finalement, les descendants des premiers ressuscités ont convenu que Δis seul décide. Il sauve qui Il veut et Il égare qui Il veut. Rien n'empêche que les Abeilles aient pris forme humaine et annoncé les Treize Commandements à Rreδad Makar, Rryδed Rowen et Cicer vin Makary. En attendant, les suspects d'apostasie (ce qui ne concerne pas les convertis en un autre monothéisme autorisé ni même l'ensemble des nouveaux prophètes mais, par exemple, ceux qui professent que Δis n'est pas le seul Dieu, ou ceux qui prétendent que Шetan aussi ressuscite certains morts, ce que les empereurs voient comme une menace pour les ressuscités et donc une atteinte à l'ordre public) sont condamnés à l'aveuglement pour cette vie, dans l'espoir que le silence des ténèbres leur permettra de retrouver la foi en le Dieu Unique avant qu'il soit trop tard. (Si Δis les ressuscite dans le Troisième Monde sans qu'ils se soient repentis, nous reconsidérerons la question. Cela ne voudra pas dire qu'ils ont raison, surtout s'Il ressuscite les gens de l'Abeille, comme nous pressentons, mais pas ces derniers, que ce sera le cas.)

En 137, Rekkared vin Жofary le Nez Camus a interdit les mariages forcés et l'esclavage pour dettes (sauf envers l'État).
En 157, Θoδor vin Rekkaredy le Batailleur a tué le comte de Nevifi-Aθini à la bataille de Arθe wa Чele et pris la fille de dix ans et héritière de ce dernier pour épouse.
En 184, Boris vin Θoδory le Pieux a reconnu le pape Gregor et l'a convaincu de s'installer à Matar. Ils ont interdit de condamner à l'esclavage ou à des châtiments corporels les tenants d'un monothéisme du Premier Monde.
En 212, Qarl vin Borisy le Marchandeur a autorisé officiellement les juifs, les musulmans et les naḥléens à s'installer dans sa capitale.
En 227, Erkel vin Qarly l'Impuissant, qui n'avait que des filles, les a exclues de la succession au profit de son cousin Rurik vin Wiλλamy le Consolidateur, qui avait hérité de Nevuf-Lugud par son mariage avec Brigid vyniδ Haruny la Poitrinaire avant de conquérir Δilst à la bataille de Smorgdi-Ʒinnun puis de fonder Nevaf-Baɣdad sur le Zlaᴣ au point où le Жeξer s'en rapproche le plus.
En 241, Шad vin Ruriky le Lettré s'est fait couronner empereur par le pape Mark qu'il venait de faire élire. Il a aussitôt décidé que nul ne pouvait obtenir justice s'il n'était ressuscité ou parlait la langue de l'Empire et a créé sur le conseil de sa belle-soeur Rryδad Ψajat la Boîteuse une Académie constituée pour moitié de natifs et pour moitié de ressuscités. En 251, son général Wulfil pavin Ʒoθany pavrader Marky le Sourd (ou le Prévaricateur) a atteint l'Océan Circuméquatorial et coupé en deux le royaume de Srezen.
En 275, Loθar vin Шady le Calomniateur a annexé le royaume de Srezen après la victoire que Xalid vin Loθary le Roux et Tasil vin Шady vrader Loθary le Converti ont remportée à Straδ-Apostlun. La Ka'aba de Srezen a été emportée à Matar avec l'assentiment du grand imam de Srezen, qui est devenu le grand imam de l'Empire. La zakat a été étendue à tous les habitants de l'Empire. (Il y a aussi des impôts, mais la zakat est gérée par l'empereur, qui la redistribue effectivement aux pauvres.) Il a aussi été décidé qu'une réplique du Grand Temple de Jérusalem serait reconstruite à Matar. En ce qui concerne la religion de l'Abeille, les villes saintes de Naᴪli et Kupsel-Cicery ont conservé leurs sanctuaires, mais la Ruche de Srezen et les autres Ruches ont reconnu l'autorité de la Ruche de Matar.
En 305, la Grande Plaine de l'Empire, d'une superficie de quatre millions de kilomètres carrés, était entièrement aux mains d'Alfred vin Xalidy le Pacifique.
Le reste du continent, à l'ouest, n'étant accessible qu'en traversant les montagnes du Σeүgж, ou par la mer, aux mains des Vikings, Alfred et ses successeurs se sont sagement abstenus de risquer leur trône, que ce soit en prenant la tête d'une expédition ou en confiant des dizaines de milliers de soldats à un général.

Les Vikings sont des marins qui viennent d'un peu partout, mais leur langue rappelle très vaguement le vieux norrois. Ils occupent des comptoirs dans le continent du Nord-Ouest et des îles dans la mer de l'Est et reconnaissent très nominalement l'autorité de l'Empereur, qui ne réclame rien de plus. Les invasions de pirates sont dus à des inconnus et les marchands qui commercent dans les ports de l'Empire ne sont pas au courant, tout le monde est bien d'accord. Mais on ne peut acheter ou vendre d'esclaves sans passer par l'administration impériale (il y a des inspecteurs itinérants), ce qui rend plus difficile la traite. Un système de chaînes sur le Zlaᴣ et le Жeξer avec des forts empêche les pirates de s'enfoncer dans les terres. Les empereurs attendent ardemment qu'un ressuscité leur communique la recette du feu grégeois, mais ça ne s'est pas encore produit.
Les royaumes de l'Ouest, semi-désertiques, sont religieusement plus homogènes que l'Empire, avec des Églises locales qui ne se préoccupent pas des papes. Leurs souverains ont du mal à se maintenir sur leurs trônes, et reconnaissent plus ou moins l'autorité de l'Empereur pour le cas où ils se trouveraient amenés à finir leur vie dans une villa confortable d'une ville de province de l'Empire.
Dans le désert de Nevaf-Ψeᴣaz, sur le petit continent de l'hémisphère sud, des musulmans qui considèrent que Matar n'est pas une vraie ville sainte ont créé voici deux siècles leur propre ville sainte, Nevaf-Makk avec leur propre Ka'aba, en direction de laquelle le véritable musulman doit se tourner (ce que les empereurs n'apprécient pas, mais alors pas du tout). Certains fondamentalistes soulignent que ce n'est pas de la trahison, et que l'Empereur doit se convertir à l'islam et conquérir le Nevaf-Ψeᴣaz et Nevaf-Makk (2000 km en bateau en direction du sud, puis une chaîne de montagnes et 400 km de désert à l'intérieur des terres), ce qui est franchement insultant, mais on n'ose pas les persécuter non plus.
Les empereurs connaissent bien l'histoire du Premier Monde. C'est parce qu'une bande de princes minables qui ne contrôlaient que les environs de Paris ont gardé leur trône au dernier siècle en faisant couronner leur fils aîné de leur vivant que les empereurs en font autant, c'est à cause de la querelle des investitures que le pape et le grand imam n'ont pas le droit de sortir de Matar, c'est à cause de la querelle des images que tout futur moine fait voeu spécial d'obéissance à l'Empereur, quand bien même celui-ci se convertirait-il à l'islam ou à une autre religion licite, c'est à cause des soubresauts du monde sunnite que tout imam prêche que l'Empereur est l'ombre de Δis sur le Deuxième Monde...

Rien n'est plus important que la religion, mais on ne se massacre vraiment que pour des questions d'ordre temporel.
Ainsi, en 565, l'Empereur Badr vin Uθmany a succédé depuis trente ans à son père car son frère aîné Pavl est mort l'année précédente d'une chute de cheval en ne laissant qu'une fille, Гanima. Badr, lui, a épousé une femme qui est devenue folle en transmettant sa folie à son fils et à l'une de ses filles, Berenike. L'autre fille, Genovefa, est restée stérile. Berenike, trompée par son mari Hiшam après avoir donné naissance à trois fils et trois filles, a essayé d'empoisonner Irin enceinte de Жibril puis s'est suicidée. Irin est morte l'année suivante en donnant le jour à Vasil mais, bizarrement, c'est à sa soeur Urraq que Badr et Hiшam ont confié Dabra, Vrida, laquelle est née aveugle et ressuscitera donc aveugle sans famille impériale pour la soutenir, et Werda. Alors que les relations entre Hiшam et le mari de Гanima, Гuчik, sans être épouvantables, se dégradent, Badr est assassiné par un zélote...


L'Alphabet



Aa Bb Cc Чч Dd Δδ Ee Ff Σς Ʒᴣ  Gg Гɣ Ээ Hh Ͱһ Ii Jj Kk Ll Λλ Лл Mm Nn Иƞ ⵖү Oo Pp Qq Rr Ss Шш Tt Θθ Uu Vv Ww Ξξ Xx Ψᴪ Yy Zz Жж
a   b   ts   tʃ  d   ð   e   f   dz  dʒ  g   ʁ   ʕ   h   ʔ   i   j   k   l   ʎ   ɫ   m   n   ɲ   ү   o   p   q/ɢ  r  s   ʃ     t   θ   u   v    w    ç   χ   ħ   y   z   ʒ


Il n'y a pas de notion de longueur vocalique, comme en espagnol, mais les consonnes doubles sont géminées, comme en italien.
D et T sont dentales, comme en français ou en espagnol (et non en anglais).
C et Σ sont très dures, comme si la fricative était une ancienne emphatique (et certains ص sont devenus des C et non des S).
Ч et Ʒ se prononcent comme les ch et j anglais.
Ш et Ж peuvent être rétroflexes, comme en russe.
K et G sont vélaires, et Q uvulaire (sourd ou sonore, mais pas particulièrement emphatique). X et Г oscillent entre les deux.
R est roulé comme un rr espagnol, et non battu, mais on peut quand même rencontrer rr, qui est simplement plus long.


L'accent tonique


Il tombe sur la dernière syllabe, si celle-ci se termine par une consonne, et l'avant-dernière syllabe, si celle-ci se termine par une voyelle, sauf à certaines personnes/temps/modes/aspects pour les verbes, auquel cas il est indiqué par un accent aigu (et ne dépend pas du radical verbal lui-même).



Le Groupe Nominal


Il n'existe qu'une déclinaison pour les noms (si ce n'est que certains (pré)noms féminins ont un nominatif qui se termine par une voyelle).

Déclinaison de kval (cheval):
                  NOM    ACC    GEN    DAT    CIRC   ÉVID
SING               kval, kvalu, kvaly, kvalo, kvale, kvala
DUEL               kvalij, kvaluj, kvalyj, kvaloj, kvalej, kvalaj
PLUR               kvali, kvalus, kvalun, kvalum, kvaluɣ, kvaluэ.

Le nominatif, l'accusatif, le génitif, le datif et le circonstanciel sont les cas du sujet, du complément d'objet direct (ou de l'allatif), du complément de nom (ou de l'ablatif), du complément d'objet indirect et du complément circonstanciel de lieu, de temps ou de moyen.
L'évidentiel est le cas de la preuve de ce qu'on rapporte mais plus généralement du discours extérieur à l'action.

L'adjectif épithète se décline avec le nom, qu'il précède. Il se termine en @f au nominatif singulier, c'est-à-dire en af/ef/if/of/uf/yf où @ désigne la voyelle finale du nom qu'il qualifie. Ce @f tombe le plus souvent aux autres cas lorsque le substantif est un nom commun.

Ainsi, avec l'épithète nirg@f (noir), on aura:
                  NOM          ACC          GEN          DAT          CIRC         ÉVID
SING               nirgaf kval, nirgu kvalu, nirgy kvaly, nirgo kvalo, nirge kvale, nirga kvala
DUEL               nirgij kvalij, nirguj kvaluj, nirgyj kvalyj, nirgoj kvaloj, nirgej kvalej, nirgaj kvalaj
PLUR               nirgi kvali, nirgus kvalus, nirgun kvalun, nirgum kvalum, nirguɣ kvaluɣ, nirguэ kvaluэ.

Pareillement, avec qet (chat), on aura nirgef qet, nirgu qetu, nirgy qety...
             avec norfil (mammouth), on aura nirgif norfil, nirgu norfilu, nirgy norfily...
(Mais nirgafu kvalu, nirgefu qetu ou nirgifu norfilu ne sont pas des fautes, et pour un toponyme tel que la bataille de Nirgyf-Θynyt, on écrira obligatoirement
Nirgyf-Θynyt, Nirgyfu-Θynytu, Nirgyfy-Θynyty...)

L'adjectif sankt@f (saint) devient Sankt/Synkt devant un nom propre, toutefois on euphonise les féminins: Synkta Marja, Synktu Marju, Synkty Marjy...

L'adjectif attribut est invariable, comme en allemand, et prend la terminaison -@ξ.
Qet nirgeξ.
Le chat est noir.



Il n'y a pas d'article. Toutefois, on peut marquer l'indéfini au nominatif en inversant le verbe et le sujet, et le défini aux cas obliques en les plaçant devant le verbe.

Qet muru manᴣet   Le chat mange la souris
Qet manᴣet muru   Le chat mange une souris (ou la souris, si c'est clairement elle)
Manᴣet muru qet   Un chat mange la souris
Manᴣet qet muru   Un chat mange une souris (ou la souris, si c'est clairement elle)

Par ailleurs, en apposition après le prénom et le patronyme on utilise souvent al et yl, déclinables.
Si on ne se réfère aux princes que par leur prénom, leur patronyme et (un de) leur(s) surnom(s), leur famille étendue peut se voir attribuer une dénomination à rallonge
Alan vin Hiшamy al Ybrik (Alan fils de Hiшam le Fou)
Vrida vyniδ Hiшamy yl Yэm / Vrida vyniδ Hiшamy yl Ustj Wereldun (Vrida fille de Hiшam l'Aveugle (de naissance) / Vrida fille de Hiшam la Porte des Mondes)
Irin vyniδ Kшandry frylliδ Hiшamy ylij Varafij Эajnij (Irin fille de Kшander concubine de Hiшam les Yeux Vairons)
Urraq vyniδ Kшandry шydriδ Iriny gamytriδ Dabry wa Vridy wa Werdy yl Raᴪym (Urraq fille de Kшander soeur d'Irin mère adoptive de Dabra, Vrida et Werda la Compatissante)



Le Féminin


Les substantifs qui comportent un y pour dernière voyelle du radical désignent souvent des êtres féminins, humains, animaux - mammifères et parfois oiseaux - ou arbres fruitiers - vus comme la mère du fruit.

шad (lion), шvin (porc), lup (loup) -> шyd (lionne), шvyn (truie), lyp (louve)
kerz (cerise), pir (poire), pom (pomme), шamsvrukt (orange) -> kyrz (cerisier), pyr (poirier), pym (pommier), шamsvrykt (oranger)

Les humaines prennent aussi l'inflexion féminine en y
Pour un état caractérisé par le suffixe agentif -ik, celui-ci devient -yk.
erbik (héritier), kvalik (cavalier), ladrik (voleur), pazarik (marchand du bazar), qatlik (meurtrier), шahdik (témoin), ξirkik (polythéiste) -> erbyk  (héritière), kvalyk (cavalière), ladryk (voleuse), pazaryk (marchande du bazar), qatlyk (meurtrière), шahdyk (une témoin), ξirkyk (une polythéiste)
bruш (sorcier), muшlim (musulman), prisk (habitant du premier monde), reg (roi), verget (bienfaiteur), vikiүg (viking), xriшt (chrétien) -> bryш (sorcière), muшlym (musulmane), prysk (habitante du premier monde), ryg (reine), vergyt (bienfaitrice), vikyүg (une viking), xryшt (chrétienne)
Lorsque le mot féminin indique un lien de parenté, on ajoute un suffixe -iδ
unkl (oncle paternel), xal (oncle maternel) -> ynkliδ (tante paternelle), xyliδ (tante maternelle)


Par une évidente misogynie des premiers arrivants (mais seuls les historiens du Troisième Monde pourront interroger à ce sujet les ressuscités du Deuxième Monde), quelques termes traduisant une menace d'engloutissement vers un ailleurs inconnu ont aussi été upsilonifiés, parmi lesquels cyᴪyr (désert), dyrl (jungle), qyqmyr (cauchemar), θynyt (mort surnaturelle), vyld (forêt), xθyn (tremblement de terre), (enfer) ou ygyn (feu), même si nykt (nuit), ybr (folie) ou yrb (ville tentaculaire ou sainte) peuvent s'expliquer par l'étymologie.



Vocatif et Évidentiel


Pour exprimer le vocatif, on met la personne à qui l'on s'adresse à l'évidentiel et on la fait précèder de la préposition ja (vers).

Ja жyziδa, kware haveш gbirus ςentus ?  (ou gbirefus ςentus, à la fois plus euphonique et plus littéraire)
vers grand-mère-ÉVID.SIN pourquoi avoir-IND.PRES.2S grand-ACC.PL dent-ACC.PL
Grand-mère, pourquoi as-tu de grandes dents ?

Jaqron Гenisu illine wa latine wa эarabe, ja Vrida.
réciter-IMP.PERF.2S Genèse-ACC.SIN grec-CIRC.SIN et latin-CIRC.SIN et arabe-CIRC.SIN, vers Vrida-ÉVID.SIN
Récite la Genèse en grec, en latin et en arabe, Vrida.

L'évidentiel, précédé de psa (au sujet de) ou de fta (selon), ou non précédé d'une préposition (au moyen de), exprime aussi le point de vue du locuteur.

Psa foλuɣ эybd xaδiλ ruшtu.
au_sujet_de feuille-CIRC.PL servante prendre-IND.PRE.3SGF râteau-ACC.SG
La servante prit un râteau pour les feuilles.

Psa foλuэ жɣazev.
au_sujet_de feuille-ÉVID.PL pleuvoir-IND.PRE.3SGI
En ce qui concerne les feuilles, il pleut.

Exθru fta Vivλe qatlawerat.
ennemi-ACC.SG selon Bible-CIRC.SG tuer-IND.AOR.3SGM
Il tua (dans le Premier Monde) l'ennemi, conformément à (ce que préconisait) la Bible

Exθru fta Vivλa qatlawerat.
ennemi-ACC.SG selon Bible-ÉVID.SG tuer-IND.AOR.3SGM
Il tua (dans le Premier Monde) l'ennemi, comme le rapporte la Bible

Klize panuj ladriλ.
clé-CIRC.SG pain-ACC.DU voler-IND.PSI.3PSGF
Elle a volé les deux pains en se servant de la clé.

Kliza panuj ladriλ.
clé-ÉVID.SG pain-ACC.DU voler-IND.PSI.3PSGF
Elle a volé les deux pains, cette clé en est la preuve.



L'Adverbe


Les adverbes se forment sur l'adjectif en ajoutant le suffixe *me, où * désigne la voyelle finale de la racine de l'adjectif.
bon@f (bon), bad@f (mauvais) -> bonome (bien ), badame (mal).
Sikir fitnu Duƞo ᴪemleme briүit.
assassin-NOM.SG guerre.civile-ACC.SG deuxième.monde-DAT.SG probable-ADV apporter-IND.PSI.3SGM
L'assassin a probablement apporté la guerre civile au Deuxième Monde.





Le Verbe


La conjugaison a trois modes personnels (indicatif, impératif et subjonctif), et deux modes impersonnels (infinitif et participe). Il y a sept temps simples à l'indicatif en comptant le conditionnel, trois au subjonctif, et deux (perfectif et imperfectif) à l'impératif.

Il existe des infixes aspectuels, -aln-, -abr- et -aɣd- dérivés de اﻵنَ (maintenant), البارِحة (hier) et غَدًا (demain). Ils avaient une valeur temporelle au temps des premiers ressuscités, lorsque les 11 personnes s'y sont agglutinées, mais ils ont pris une valeur aspectuelle correspondant au duratif, à l'accompli et à l'imminent quand les moines latinophones de Synkta Marja wa Synkta Zohra (qui au demeurant comprenaient le grec et lisaient l'arabe) ont réintroduit un système temporel dérivé du latin, que les élites puis le peuple ont fini par s'approprier, en combinant l'ensemble dans l'ordre radical + aspect éventuel + temps + personne (un peu comme dans le kotava).

ktabyr (écrire)
                             1S, 2S, 3SM/3SF/3SN, 2D, 3D, 1PI/1PE, 2P, 3P

présent                       ktabó, eш, et/eλ/ev, est, eθ, em/en, eδ, ent
imparfait                     ktabebá, ebaш, ebat/ebaλ/ebav, ebast, ebaθ, ebam/eban, ebaδ, ebant
passé simple                  ktabí, iш, it/iλ/iv, ist, iθ, im/in, iδ, int
aoriste                       ktabawerá, aweraш, awerat/aweraλ/awerav, awerast, aweraθ, aweram/aweran, aweraδ, awerant
futur simple                  ktabará, araш, arat/araλ/arav, arast, araθ, aram/aran, araδ, arant
futur perfectif               ktabaweró, eriш, erit/eriλ/eriv, erist, eriθ, erim/erin, eriδ, erint
conditionnel                  ktabaría, aríaш, aríat/aríaλ/aríav, aríast, aríaθ, aríam/arían, aríaδ, aríant
passé composé                 ktabábro, ábreш, ábret/ábreλ/ábrev, ábrest, ábreθ, ábrem/ábren, ábreδ, ábrent
plus-que-parfait              ktabábreba, ábrebaш, ábrebat/ábrebaλ/ábrebav, ábrebast, ábrebaθ, ábrebam/ábreban, ábrebaδ, ábrebant
passé antérieur               ktabábri, ábriш, ábrit/ábriλ/ábriv, ábrist, ábriθ, ábrim/ábrin, ábriδ, ábrint
aoriste antérieur             ktabábrawera, ábraweraш, ábrawerat/ábraweraλ/ábrawerav, ábrawerast, ábraweraθ, ábraweram/ábraweran, ábraweraδ, ábrawerant
futur antérieur               ktabábrara, ábraraш, ábrarat/ábraraλ/ábrarav, ábrarast, ábraraθ, ábraram/ábraran, ábraraδ, ábrarant
futur antérieur perfectif     ktabábrawero, ábreriш, ábrerit/ábreriλ/ábreriv, ábrerist, ábreriθ, ábrerim/ábrerin, ábreriδ, ábrerint
conditionnel passé            ktabábraria, ábrariaш, ábrariat/ábrariaλ/ábrariav, ábrariast, ábrariaθ, ábrariam/ábrarian, ábrariaδ, ábrariant

présent                       ktabá, aш, at/aλ/av, ast, aθ, am/an, aδ, ant
imparfait                     ktabassé, asseш, asset/asseλ/assev, assest, asseθ, assem/assen, asseδ, assent
futur                         ktabarré, arreш, arret/arreλ/arrev, arrest, arreθ, arrem/arren, arreδ, arrent
passé                         ktabábra, ábraш, ábrat/ábraλ/ábrav, ábrast, ábraθ, ábram/ábran, ábraδ, ábrant
plus-que-parfait              ktabábrasse, ábrasseш, ábrasset/ábrasseλ/ábrassev, ábrassest, ábrasseθ, ábrassem/ábrassen, ábrasseδ, ábrassent
futur antérieur               ktabábrarre, ábrarreш, ábrarret/ábrarreλ/ábrarrev, ábrarrest, ábrarreθ, ábrarrem/ábrarren, ábrarreδ, ábrarrent

impératif perfectif                ktabon, ytó, yλó, yvó     yjé, yθó      yté, yntó
impératif imperfectif              ktabé, etó, eλó, evó,     ejé, eθó      eté, entó

infinitif perfectif                     ktabyr
infinitif imperfectif                   ktabar
infinitif factitif perfectif            ktabir
infinitif factitif imperfectif          ktaber

participe présent actif       ktab@nd
participe passé actif         ktababr@nd
participe futur actif         ktabaɣd@nd
participe présent passif      ktabaln@d (épithète), ktabaln@ξ (attribut)
participe passé passif        ktab@d (épithète), ktab@ξ (attribut)
participe futur passif        ktabaɣd@d (épithète), ktabaɣd@ξ (attribut)

Les moines eurent moins de succès avec le passif, également inspiré du latin, qui rajoute (u)r, même aux temps accomplis. Lorsqu'il y a un complément d'objet ou que le verbe est intransitif, le sujet au passif correspond à un datif, comme en anglais. Mais à l'oral, on met simplement l'accusatif ou le datif en début de phrase.

                  ktabor, eшur, etur/eλur/evur, estur, eлur, emur/enur, eδur, entur
                  ktabebar, ebaшur, ebatur/ebaλur/ebavur, ebastur, ebaлur, ebamur/ebanur, ebaδur, ebantur
                  ktabir, iшur...
                                                                            ... ktabábrariantur


Haveθ vyniδuj = ils (duel) ont deux filles (duel aussi)

Wyшó monu luɣqu ktabyr = je souhaite écrire ma langue (que ce soit fait)
Wyшó monu luɣqu ktabar = je souhaite écrire ma langue (ce qui compte c'est la pratique, c'est trop passionnant pour que j'arrète)
Wyшó Δisu wa Шetanu monu luɣqu ktabir = je souhaite que Dieu et Satan écrivent ma langue (que ce soit fait)
Wyшó Δisu wa Шetanu monu luɣqu ktaber = je souhaite que Dieu et Satan écrivent ma langue (pendant qu'ils seront occupés à cela, ils me laisseront tranquille)

Ustj aprevur = la porte est ouverte (on ouvre la porte)
Ustj apruξ = la porte est ouverte (état)
Aprud ustj vðiэu oloru omun aшun daxlir deшiv (ou Aprud ustj vðiэofu oloru omafun aшun daxlir deшiv, plus littéraire) = la porte ouverte laissait entrer l'odeur épouvantable de cendres humaines
Wauδyndu kynu wa mjauδendu qetu шaᴣaní = j'enfermai la chienne qui aboyait et le chat qui miaulait

Le verbe être (estyr) est omis au présent de l'indicatif.


Tout ça paraît bien lourd, et il y a sûrement plein de choses auxquelles je n'ai pas pensé.



Les Pronoms


Les pronoms sont réguliers sauf au nominatif singulier, où on ne les emploie généralement pas. Aux troisièmes personnes, on rencontre un pronom réfléchi su et (au duel et au pluriel) un pronom réciproque чu.
       1S  2S  3SM 3SF 3SN 2D   3D          1PI 1PE  2P  3P
      gam gat  gal/gaш/gaθ dvij drij         wi/ni   vi  zi
       mu  tu  lu/шu/θu-su dvuj druj-suj-чuj wus/nus vus zus-sus-чus
       my  ty  ly/шy/θy-sy dvyj dryj-syj-чyj wun/nun vun zun-sun-чun
       mo  to  lo/шo/θo-so dvoj droj-soj-чoj wum/num vum zum-sum-чum
       me  te  le/шe/θe-se dvej drej-sej-чej wuɣ/nuɣ vuɣ zuɣ-suɣ-чuɣ
       ma  ta  la/шa/θa-sa dvaj draj-saj-чaj wuэ/nuэ vuэ zuэ-suэ-чuэ


Les possessifs sont réguliers. Ils se forment sur l'accusatif du pronom correspondant.

       mon@f ton@f lon@f/шon@f/θon@f dvon@f dron@f won@f/non@f von@f zon@f



Les Corrélatifs (en version alpha)


kvis qui?   kvu qui?(obj.)  kvy de qui?  kvo à qui?
ktis quoi?   ktu quoi?(obj.)  kty de quoi?  kto à quoi?
           kru vers où?      kry d'où?                               kre où?
kwand quand?  kwam combien?  kwaδe comment?  kware pourquoi?  
kw@ж quelle sorte de?


шvis celui-ci  шvu celui-ci(obj.)  шvy de celui-ci  шvo à celui-ci
шtis celui-ci  шtu celui-ci(obj.)  шty de celui-ci  шto à celui-ci
              шru vers ici  шry d'ici                                шre ici
шwand alors  шwam autant  шwaδe ainsi  шware pour cette raison  
шw@ж de cette sorte


xvis chacun  xvu chacun(obj.)  xvy de chacun  xvo à chacun
xtis tout    xtu tout(obj.)    xty de tout    xto à tout
            xru vers partout  xry de partout                         xre partout
xwand toujours  xwam tout en entier  xwaδe de toute manière  xware pour toutes raisons  
xw@ж de toute sorte


ƞevis personne   ƞevu personne(obj.)  ƞevy de personne  ƞevo à personne
ƞetis rien       ƞetu rien(obj.)      ƞety de rien      ƞeto à rien
                ƞeru vers nulle part   ƞery de nulle part            ƞere nulle part
ƞewand jamais  ƞewam rien du tout  ƞewaδe d'aucune manière  ƞeware pour aucune raison  
ƞew@ж d'aucune sorte

pfis quelqu'un     pfu quelqu'un(obj.)     pfy de quelqu'un     pfo à quelqu'un
ptis quelque chose  ptu quelque chose(obj.)  pty de quelque chose  pto à quelque chose
                  pru vers quelque part     pry de quelque part                               pre quelque part
pwand à un certain moment  pwam un certain nombre  pwaδe d'une certaine manière  pware pour une certaine raison  
pw@ж d'une certaine sorte

keθvis de nombreuses personnes  keθvu de nombreuses personnes(obj.)   keθvy de beaucoup de    keθvo à de nombreuses personnes
keθis beaucoup de  keθu beaucoup de(obj.)     keθy de beaucoup de     keθo à beaucoup de
                  keθru dans beaucoup de directions  keθry de beaucoup de provenances         keθre en beaucoup d'endroits
keθwand souvent  keθwam beaucoup  keθwaδe de beaucoup de manières  keθware pour beaucoup de raisons  
keθw@ж de beaucoup de sortes

pogvis peu de gens  pogvu peu de gens(obj.)   pogvy de peu de gens    pogvo à peu de gens
pogis peu  pogu peu(obj.) pogy de peu     pogo à peu
                  pogru dans peu de directions  pogry de peu de provenances         pogre en peu d'endroits
pogwand rarement  pogwam un petit nombre  pogwaδe de peu de manières  pogware pour peu de raisons  
pogw@ж de peu de sortes

altrevis un autre    altrevu un autre(obj.)       altrevy d'un autre    altrevo à un autre
altretis autre chose  altretu autre chose(obj.)     altrety d'autre chose  altreto à autre chose
                  altreru vers une autre direction  altrery depuis une autre direction              altrere ailleurs
altrewand à un autre moment  altrewam un autre nombre  altrewaδe autrement  altreware pour une autre raison  
altrew@ж d'une autre sorte



Les Nombres


cifr, un, du, tri, kvar, fynf, siks, шept, oxt, nov, ςeч, xwaz, шnaz, θralz, arbaэz, ᴪamsaz, ςeч siks, duςeч, duςeч un, triςeч, kvarςeч, cent, mil, myr
0    1     2    3    4      5     6     7     8     9     10    11     12     13       14        15         16          20       21           30        40       100   1000 10000

du mil ςeч siks 2016



Quelques Modifications Vaguement Envisageables


Bien des choses sont susceptibles d'être modifiées, mais la langue semble suffisamment compliquée comme cela.

La terminaison @f du nominatif singulier pour l'adjectif - piquée au kotava - pourrait être remplacée par @ɣ, @л ou @ξ, qui marquerait alors sans équivoque l'adjectif.
(Je n'ai pas énormément de substantifs se terminant par f, mais cela m'ennuie de renoncer à fynf (cinq), huf (sabot), kuшuf (éclipse du soleil jaune par une lune), psif (galet), шalaf/шalyf (un/e ancien/ne ou quelque chose dans ce genre), шenf (moutarde), шolf (cormoran) ou ᴪarf (lettre).)

La deuxième personne du pluriel est -δ, mais -c ou -te sont des candidats possibles (et ont été essayés ces quinze derniers jours).
La troisième personne de l'inanimé singulier est -v, mais aucun candidat ne me satisfait vraiment. Peut-être aussi faudrait-il une troisième personne de l'inanimé pluriel.

Le génitif singulier est -y, et le nominatif pluriel -i,, mais on pourrait faire l'inverse, le pluriel grec en -οι s'étant prononcé [y] pendant une bonne dizaine de siècles. (Par contre, la langue contient moins de y que de i, et le y permet de mieux distinguer les génitifs singuliers à l'intérieur de la phrase, alors que les nominatifs pluriels sont souvent en première ou deuxième position.)

Si le y marque le féminin, on pourrait introduire le ь (ou le ъ) bulgare pour le [ɨ], et l'utiliser principalement pour marquer le masculin. Auquel cas, tant qu'on y est,  il y aurait aussi un instrumental singulier en -ь.

Enfin, on pourrait introduire un article défini postposé aux cas obliques, -l au singulier et -ul- au pluriel, qui se postfixerait ou s'infixerait également sur l'adjectif épithète.
Fшaς talqit nirgul bovul wa oltuluj oznuluj e лafit paxu xordu altol astol e su heүgit.
paysan-NOM.SG libérer-PARF.3SM noir-ACC.SG.DEF boeuf-ACC.SG.DEF et-ENTRE.MOTS vieux-ACC.DU.DEF âne-ACC.DU.DEF et-ENTRE.PROP attacher-PARF.3SM épais-ACC.SG corde-ACC.SG haut-DAT.SING.DEF branche-DAT.SING.DEF et-ENTRE.PROP REFL.ACC pendre-PARF.3SM
Le paysan libéra le boeuf noir et les deux vieux ânes et attacha une corde épaisse à la haute branche et se pendit.


Dernière édition par dworkin le Mar 7 Juin 2016 - 6:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 0:27

Dworkin a écrit:
L'adjectif épithète se décline avec le nom, qu'il précède. Il se termine en @f au nominatif singulier, c'est-à-dire en af/ef/if/of/uf/yf où @ désigne la voyelle finale du nom qu'il qualifie. Ce @f tombe le plus souvent aux autres cas lorsque le substantif est un nom commun.

Cela ressemble aux finales très caractéristiques des adjectifs en kotava. Et la "voyelle variable" dépendant du nom fait penser à la règle de la référence euphonique.

Citation :
Pour un état caractérisé par le suffixe agentif -ik, ...

Là aussi, cela fait penser au suffixe général de personne -ik du kotava.

Citation :
La terminaison @f du nominatif singulier pour l'adjectif - piquée au kotava - pourrait être remplacée par @ɣ, @л ou @ξ, qui marquerait alors sans équivoque l'adjectif.

Ah! j'avais bien deviné... Smile
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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 1:22

La voyelle mobile de l'adjectif et le f (au moins) au nominatif singulier sont dus au kotava, tout comme une utilisation partielle des aspects et la distinction entre nous exclusif et nous inclusif. Pour le -ik, je ne m'en suis rendu compte qu'après coup, mais ne l'ai pas changé, car il existe en russe, par exemple apparatchik ou refuznik, avec un féminin possible -itsa.

Je trouve baroye blucte (trois habits) ou bati zveri (cet oiseau) euphoniques, mais pas listaf patectoy (un joli paysage). Pourquoi pas listof patectoy ?
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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 1:25

dworkin a écrit:
(...) mais pas listaf patectoy (un joli paysage). Pourquoi pas listof patectoy ?

Parce qu'en kotava, la voyelle euphonique vient après le -af.
Ce n'est donc pas -@f, mais -af(@)

Ici, en l'occurrence, on ne dirait pas listafo patectoy tout simplement parce que le mot se termine par un y et non par un o (qu'il y ait un o dans cette dernière syllabe n'y change rien)

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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 1:31

Ça y est : l'alphabet du deuxième monde est en place dans Idéopédia. T'a p'us qu'à apporter les corrections éventuelles et à ajouter quelques phrases sur les particularités, l'accentuation (sauf si un article est prévu dans la page de la langue), voire la carégorie du nom de la langue. Une fois ça fait, tu pourras enlever le cartouche {{Ébauche}} en haut de page.

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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 2:08

Anoev a écrit:
Ça y est : l'alphabet du deuxième monde est en place dans Idéopédia. T'a p'us qu'à apporter les corrections éventuelles et à ajouter quelques phrases sur les particularités, l'accentuation (sauf si un article est prévu dans la page de la langue), voire la carégorie du nom de la langue. Une fois ça fait, tu pourras enlever le cartouche {{Ébauche}} en haut de page.

C'est parfait. Encore merci!
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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 2:58

Djino a écrit:
Parce qu'en kotava, la voyelle euphonique vient après le -af.
Ce n'est donc pas -@f, mais -af(@)

Je voulais écrire: pourquoi n'avoir pas choisi une règle différente, puisqu'il y a déjà quelques rares adjectifs en -ef, -of ou -uf, comme etef (boîteux) ou xuf (vertical). Mais ça obligeait à une double euphonie, listefi zveri au lieu de listafi zveri et d'autres complications, je suppose.
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MessageSujet: Re: La Langue du Deuxième Monde   Jeu 31 Mar 2016 - 9:58

dworkin a écrit:
Je voulais écrire: pourquoi n'avoir pas choisi une règle différente, puisqu'il y a déjà quelques rares adjectifs en -ef, -of ou -uf, comme etef (boîteux) ou xuf (vertical). Mais ça obligeait à une double euphonie, listefi zveri au lieu de listafi zveri et d'autres complications, je suppose.

Dans etef et xuf, les radicaux sont ETE et XU. Mais c'est vrai qu'il y a très peu d'adjectifs à radical à finale vocalique (et forme autre que -af). Tant mieux d'ailleurs.

En kotava, les radicaux sont toujours inaltérés, quand bien même l'ajout de certains suffixes ou certains composés peuvent parfois générer des proximités inattendues: ex. ralkkiraf (ralk + -kiraf) = bossu, alors qu'il n'y a normalement pas de consonnes géminées.

Et la règle de la référence euphonique est surtout là pour la fluidité orale. Elle permet égaler des effets stylistiques intéressants, notamment des déportements d'adjectifs ou des ellipses "limpides". Mais cette règle n'est pas de même nature que les notions d'harmonie vocalique qu'on rencontre en hongrois ou en turc où, là, elle concerne la totalité des radicaux (sauf exceptions).
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