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 Aneuvien

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Seweli

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MessageSujet: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 8:23

Comment exprimez-vous :
- fais attention au chien !
- préviens le chiens (dis au chien de faire attention) !
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 9:30

Sevetcyo a écrit:
Comment exprimez-vous :
- fais attention au chien !
- préviens le chien (dis au chien de faire attention) !
Pour "fais attention au chien", il y a main'nant trois possibilités :
rœdhit nit hœndes (soigne-le)
rœdhit nit hœnden (ne le blesse pas)
rœdhit nit hœndev (gare à lui).

Main'nant, mis à part le nominatif (réservé au sujet, à son attribut, à la plupart des utilisations du vocatif et au lexique, c'qui est d'jà pas mal), rœdh peut avoir pour complément un nom à n'importe quel cas.Àr nexàvdur rœdhite nir dakeve elitraṅsàgmihev qua reane sole in parkeve.


Verhindent àt hœndes* pour "préviens le chien".
*Du verbe (tellement ancien que j'me rappelle plus son étymologie !) verhinden (-a, -éna). Main'nant, jfais un peu gaffe aux mots qu'j'invente, surtout s'y sont à-postériori.

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Troubadour mécréant

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 9:41

Djino a écrit:
Je ne vois ABSOLUMENT pas la nécessité d'avoir des déclinaisons.

En arwelo comme en kotava, une centaine de prépositions plutôt que 5 ou 6 cas de déclinaison ! Quand on peut faire simple, pourquoi faire compliqué? Laughing
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 9:58

...


Dernière édition par odd le Mar 13 Déc 2016 - 21:05, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 10:07

Les déclinaisons ont pu me permettre de m'affranchir (dans certains cas du moins) des prépositions de, en et à :


tern quàtax hoψev pavàr = en trois quarts d'heure, mais
jànen = en fer
xeliysev = en voiture ; Fraṅsev = en France.

Pour "à", c'est un peu plus diversifié :
devèr djensdaw yn lœrdavs = de mardi à samedi
fran Cherbourg-ev dyn Strasbbourg-es = de Cherbourg à Strasbourg
fran tyn yn seg jàreve (geren) = de deux à six ans (d'âge)
fran snaṅsetev yn irrs = de la tristesse à la colère.

Pour "de", on a d'jà vu fran, y a aussi
ùt ifànkad jàrev tern = une fillette de deux ans
àt arzhylpot ea't jànpot = le pot de terre et le pot de fer
gænt ùs dær! = sortez de là! mais da usgæn àt hoosev* = il sort de la maison.

odd a écrit:
Les déclinaisons ne sont que des postpositions collées au mot introduit...
Quand tu vois certains mot latins déclinés, comme IVPITER IOVIS, t'en es un peu moins persuadé. Et pis les déclinaisons peuvent se combiner aux adpositions.

Vilko a écrit:
L'anglais a plusieurs cordes à son arc, et sait joindre l'efficacité à la concision en se contentant d'accentuer le mot important :


  1. I gave him a sweet = Je lui ai donné un bonbon. À lui, pas à quelqu'un d''autre.

  2. I gave him a sweet = Je lui ai donné un bonbon. Pas autre chose.

  3. I gave him a sweet = Je lui ai donné un bonbon. Je ne le lui ai pas vendu.

  4. I gave him a sweet = Je lui ai donné un bonbon. Moi, et personne d'autre.



Sauf qu'à l'oral, ça ne transparaît pas, et à l'écrit, à moins de souligner le mot sur lequel on désire enfoncer l'clou, pas davantage. Voyons l'aneuvien :


  1. ni das e gevna ùt kàndes
  2. ùt kàndes e gevna ni das
  3. eg ep gevna ùt kandes ni das
  4. egiψ gevna ùt kàndes ni das.



Bref, la phrase e gevna ùt kàndes ni das est modifiée comme suit :

  • Les compléments° placés à l'avant (au lieu de la fin) si c'est sur eux qu'on insiste.
  • l'ajout, devant le verbe, de la particule ep.
    L'ajout ou la juxtaposition (pronom) de l'indéfini (moi-même).




*Ben oui : c'est dû à dær qui est un adverbe, non déclinable, alors que hoos est déclinable.
°Pas seulement les COI & COD, comme le montre cette phrase :
dvon sàrdaw e gevna ù kàndes ni das = c'est avant-hier que je lui ai donné un bonbon.

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Vilko
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 12:26

Troubadour mécréant a écrit:
En arwelo comme en kotava, une centaine de prépositions plutôt que 5 ou 6 cas de déclinaison ! Quand on peut faire simple, pourquoi faire compliqué? Laughing

Les prépositions (ou postpositions, ou adverbes spécifiques comme en grec archaïque) sont nécessaires même dans les langues à déclinaisons.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 13:47

Je confirme, non seulement avec l'aneuvien (la combinaison adposition-déclinaison est tout un système) mais aussi avec le latin, l'allemand et le russe (et y en a d'aut', mais j'les connais pas assez !).

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 14:35

Troubadour mécréant a écrit:
Djino a écrit:
Je ne vois ABSOLUMENT pas la nécessité d'avoir des déclinaisons.

En arwelo comme en kotava, une centaine de prépositions plutôt que 5 ou 6 cas de déclinaison ! Quand on peut faire simple, pourquoi faire compliqué? Laughing

L'arwelo compte actuellement moins de 50 prépositions, et je ne pense pas qu'il y en a plus en kotava que dans une langue à cas comme l'aneuvien.
Ce que moi je voulais faire remarquer, c'est que ces exemples de déclinaisons n'ont été nécessaires pour Anoev que parce qu'il a relexicalisé des formulations francophones, comme toutes les acceptions de "faire attention". Même l'anglais, qui a importé énormément de vocabulaire et d'usages au français, traduit ces phrases avec des verbes différents : take care, pay attention, be careful of...


Dernière édition par Djino le Lun 31 Oct 2016 - 15:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 14:44

Djino a écrit:
L'arwelo compte actuellement moins de 50 prépositions, et je ne pense pas qu'il y en a plus en kotava que dans une langue à cas comme l'aneuvien.

J'aurais dû parier.

Voir l'annexe A dans cette section de la grammaire.
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 15:11

Waouw

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 18:05

Djino a écrit:
À MOINS QUE... ah oui, il y a bien quelques vrais problèmes qui méritent l'une ou l'autre déclinaison !! Illustration avec du lingala :
- Abeti likombi (il a joué de la guitare) - Abeti likombi (il a tapé la guitare)
Je me demande comment tu arrives à t'en sortir en aneuvien avec cet exemple (si tu y arrives). Car moi je ne vois pas du tout comment distinguer jouer de taper. Comment tu fais, toi ? Tu utilises une déclinaison ?
Qu'est-ce que tu entends par "taper une guitare" ?

Sinon, le remplacement de "à" par "pour" ne marche pas à tous les coups, des exemples :
Àt alvokadak lokùt ni ed klindax = L'avocat parle à son client (il s'adresse à lui)
Àt alvokadak lokùt pœr ed klindax = L'avocat parle pour son client (il parle en sa faveur, mais il s'adresse par exemple au juge ou au procureur)
Àt alvokadak lokùt pœr ed klindakev = L'avocat parle pour son client (celui-ci n'est pas dans la pièce, et l'avocat parle en son nom).

Sinon, j'ai ces deux phrases :
da fàkta ùt olygs musiken = il a fait un peu de musique
da studna ùt olygev musix = il a étudié un peu la musique.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 20:07

Anoev a écrit:
Qu'est-ce que tu entends par "taper une guitare" ?

Donner des coups sur une guitare.

Anoev a écrit:
Sinon, le remplacement de "à" par "pour" ne marche pas à tous les coups

en français, seulement. Arrête de t'y référer lol Very Happy
Pourquoi sembles-tu prendre pour une évidence le fait que "pour" puisse aussi englober "à la place de" ? Rien ne t'oblige à copier le français ! C'est comme lorsque je considérais normal que "taper" doive se dire comme "jouer d'un instrument". Ça n'a pas de sens pour toi, non ?
Pour la première phrase, j'utilise la préposition na (à), pour la deuxième por (pour, en faveur de) et pour la troisième rial (à la place de, au lieu de)

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 31 Oct 2016 - 21:01

Djino a écrit:
Donner des coups sur une guitare.
pég ùt lùthas

Anoev a écrit:
Pourquoi sembles-tu prendre pour une évidence le fait que "pour" puisse aussi englober "à la place de" ? Rien ne t'oblige à copier le français !
Faut voir ! J'avais trouvé ça pratique, du moins dans ce cas, parce que le pronom est une personne. Par contre, les autres traductions de "pour" font appel à un autre nom :

E dhep pùze dyn Lyon-s = Je pars pour Lyon
ùr aqbàrsate ber obdòlun aqsinse = des digues pour contenir les vagues
cem chymona ber aktis orshynev = condamné pour corruption active.

Bref, quand il n'y a pas un être vivant derrière, et s'il n'est pas bénéfactif, pœr n'est plus de la patrie.

Tœn pœr Fraṅs = Mort pour la France
Da bynòψa ù qivoos pœr sed hœndes = Il a construit une niche pour son chien.

Djino a écrit:
En lingala :

1. Ma langue est belle = Lokota na ngai azali kitoko (langue à moi est belle)
2. Ma langue est très belle = Lokota na ngai azali kitoko penza (langue à moi est belle très)
3. Ma langue est aussi belle que la tienne = Lokota na ngai azali kitoko lokola oyo ya yo (langue à moi est belle comme celle de toi)
4. Ma langue est plus belle que la tienne = Lokota na ngai aleki kitoko oyo ya yo (langue à moi surpasse beauté celle de toi)
5. Ma langue est la plus belle = Lokota na ngai aleki nkota nyoso na kitoko (langue à moi surpasse langues toutes en beauté)

  1. med sprat • ryln*
  2. med sprat • rylnert
  3. med sprat • alsy rylner qua t
  4. med sprat • rylner qua t
  5. med sprat • àt rylnert.


Grosse faute

J'ai fait une grosse faute ! J'ai créé, par erreur, livar (habituel), pris de livad, pour "habitude", alors que ce mot existai déjà pour une définition plus proche de liv (vie) : "vif, vivace". Du coup, il a fallu que je modifie non seulement la page, mais aussi les modèles de traduction de "habituel" & "inhabituel". Bref, ce genre d'erreur est particulièrement pénible.

Pour "habituel", j' n'ai eu d'autre ressource de déduire livadar de livad, et devoir créer les pages en conséquence.

Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed  Embarassed


*Ed sprat, si c'est la langue de mon pays, med sprat si c'est ma persolangue.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 13:40

Djino a écrit:
Ok, on va supprimer (...) la distinction entre "mon école" (celle que je fréquente) et "mon école" (celle que je possède), ou entre "mon livre" (celui que je possède) et "mon livre" (celui que j'ai écrit). Laissons ça au chinois et au fasile.
C'est un peu dommage, j'me s'rais presque senti "chez moi", mais bon, tu fais c'que tu veux avec l'arwelo.

Med skool est, chez moi, assez peu courant, même si c'est le directeur d'une école privée qui cause, sauf si, évidemment, il a au moins 51% des parts, voire 100%. Sinon, on dira ed skool en.

Med kneg est un peu plus courant quand même : on a plus de chance de posséder un (ou plusieurs) livre(s) qu'une école. La prononciation n'est pas vraiment aisée, ce qui a souvent pour conséquence de mettre le [d] (le [d] seulement, l'orthographe subsiste !) à la trappe. Ed kneg signifiera aussi bien le livre que j'ai rédigé que celui qu'on a mis à ma disposition : ep o rotrèva ed knegs à knegoosev? = as-tu rendu ton livre à la bibliothèque ?*




*"As-tu rendu mon livre à la bibliothèque ?" aurait donné ep o rotrèva ed knegs en à knegoosev?

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 14:40

Comment dit-on : mon nez, en aneuvien ?

En arwelo, si j'ai bien suivi, on expérimente actuellement de comme préposition équivalente au génitif/possessif, mais rien n'est gravé dans le marbre.

Donc le directeur et propriétaire d'une école privée pourra dire : ketseno de me.
Tandis que l'écolier dira : mea ketseno.

Mais je cherche une phrase complexe pour expérimenter les compléments de nom à rallonge, du genre titre de thèse de médecine.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Mer 2 Nov 2016 - 15:12

Med rhiyn* (y a pas de doute : on peut mettre med : j'l'ai pas emprunté au voisin !).




*Variante dialectale : nooz, depuis l'anglais.

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MessageSujet: Arbre généalogique des Simpson   Jeu 3 Nov 2016 - 12:54

Vu par Lisa (pour Maggie, il suffit d'intervertir eg et frànkad entre les deux filles d'Omer et Marge) :



Vu par Homer :


Vu par Patty :



Là, y a à expliquer quelques particularités :

Patty est la belle-sœur d'Omer (la sœur de Marge, l'épouse d'Omer), par conséquent, Clancy et Jackie sont ses beaux-parents. Là, pas d'problème.

Omer est le beau-frère de Patty (L'époux de Marge, la sœur de Patty), vous avez pu voir que l'accent, pour nùpfran- a changé de place. Comme Patty est célibataire, elle n'a pas de beaux-parents par alliance (nupàrdur), ce qui explique les cases vides dans l'arbre de Patty (Abraham & Mona). Quant à Herb, c'est le frère de son beau-frère, y a pas de mot d'un seul tenant, ça donne àt fràndak ed nùpfrandak. On aura le même phénomène des cases vides si j'édite l'arbre vu par Herb : cases vides pour Clancy, Jackie, Patty et Selma. Ces deux dernières seront les frànkade àt Nùpfrankaden Herb-en. Pour les enfants d'Omer et Marge, rien de changé (franèrdur). Pour Ling, j'ai des doutes.

Si je devais faire l'arbre de Selma, je ne changerais pas grand chose : j'intervertirais eg avec frànkad avec Patty, et à Ling, je mettrais avỳbortis neràpkad.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 10:25

Djino a écrit:
Il en ressort que, à part douleur et douloureusement (ayo/aye en arwelo, doloro/dolore en esperanto), les formes verbales et adjectivales de la racine sont totalement différentes.
ayo = douleurdoloro = douleur
ayi = avoir maldolori = faire mal, être douloureux
aya = de douleur, ayant maldolora = douloureux
aye = douloureusementdolore = douloureusement

J'ai dolob pour la douleur (aigüe, notamment), et kraj pour la souffrance, deux parasynonymes.
avoir mal (douleur) : ere dolobev. Eg • dolobev hnjœv = J'ai mal au genou
avoir mal (souffrance) : ere krajev. Eg • krajev hepatev = J'ai mal au foie.
faire souffrir : ere krajon ou dor kraje
douloureusement : dolobas, krajas.
cri de douleur : dolobrík
gémissement de souffrance : krazhæmad.

Pour "douloureux", j'ai deux adjectifs, selon le sens :
dolobon : siège de la douleur. Ùt dolobon gundígt = un pouce douloureux
dolobor : cause de la douleur. Ùt dolobor plàmys = une plaie douloureuse.

On va m'dire encore que je "fais français", mais :
da krajun = il souffre (là, actuellement)
da • krajun = il est souffrant.
Ce serait plus proche de la syntaxe anglaise, non ? Encore que, pour l'avant-dernière phrase, le verbe être n'apparaît plus.

Ne pas confondre kraj (souffrance) avec kràj (gris), même si certains souffrants graves finissent par avoir le teint gris. Kràj, vient de l'anglo-US gray, lui-même pris de l'anglais grey.

Djino a écrit:
En arwelo j'ai voulu limiter un maximum les différences tonales pour rendre la langue la plus simple possible, mais personnellement je trouve que s'en passer totalement complexifie les choses.
C'est ce dont j'me suis rendu compte aussi. Notamment quand j'ai donné un subjonctif passé au verbes aneuviens. Je voulais une flexion à la fois proche et distincte de celle de l'itif. Mais ça ne m'a pas servi qu'à ça, et j'ai pu créer des paronymes à foison (dokúment & dokumènt, entre autres), ce qui m'a bien dépanné, j'dois dire. De plus, j'ai pu créer une règle de l'accent tonique quasiment toujours lisible, et là où il ne l'est pas (povĕg), l'importance est, en principe, moindre*.



*Quelques p'tires douceurs, quand même : le verbe "vomir" se dit arràger, avec l'accent sur le A (aaah !! beurk !), donc dans arragĕra, on voit que l'accent s'est déplacé. C'est pas sur le premier A (j'ai fait en sorte qu'il n'y ait pas de verbe paronyme accentué en première syllabe), il ne peur pas l'être sur le dernier (pas de diacritique), donc, par déduction, il reste le Ĕ, et donc, ce n'est pas l'itif passé (arràgra), mais le subjonctif passé.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 11:09

Je réagis un peu en retard par rapport à ton arbre.

Quelques comparaisons avec ce qui se fait chez moi :

Pour Lisa :



Seule vrai différence : la possibilité de préciser de quel parent est le grand-parent dans le même mot.


Pour Homer :



Sauf erreur de ma part, il n'y concrètement aucune différence.

Pour Patty :



Alors ici deux choses. La première, assez évidente, c'est que le deyryck permet d'exprimer assez facilement les membres plus éloignés. Ce qui fait que toutes les cases sont remplis.
La deuxième chose n'est pas un élément de comparaison, mais plutôt une remarque. Je pense que tu as fait une petite erreur.

"franèrkad per av`ybordnev" ce qui pour moi veut dire "nièce par alliance". Hors ici, c'est juste une nièce, directement. D'ailleurs, pour Patty, elle devrait avoir la même relation que pour Lisa et sa soeur qui elles ont bien uniquement : "franèrkad". Je me trompe?

Et enfin, d'un autre point de vu, que je trouve intéressant et où j'aimerais avoir ce que ça donne chez toi :

Pour Clancy :


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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 11:57

AEM a écrit:
Je pense que tu as fait une petite erreur.

"franèrkad per av`ybordnev" ce qui pour moi veut dire "nièce par alliance". Hors ici, c'est juste une nièce, directement. D'ailleurs, pour Patty, elle devrait avoir la même relation que pour Lisa et sa sœur qui elles ont bien uniquement : "franèrkad". Je me trompe?
Oui : avỳbortyn ne signifie pas "alliance" mais "adoption", ce qui paraît évident : le jaune du teint de Ling est un peu plus vert que celui des autres membres de la famille, uniforme, jaune d'or.

Sinon en quatrième image, tu as fait l'arbre de Mona et non celui de Clancy.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 12:27

Anoev a écrit:
Sinon en quatrième image, tu as fait l'arbre de Mona et non celui de Clancy.

Hahaha ça ne me surprend pas! Les simpsons et moi ça fait quinze!

D'accord pour le par adoption, ça ne me paraissait pas clair du tout, surtout comme on ne connait pas le père.
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MessageSujet: Re: Aneuvien   Dim 6 Nov 2016 - 13:16

Y a plusieurs mots aneuviens pour "alliance".

L'un d'eux est un à-postériori pur jus, puisque tiré directement du français : àljaṅs, c'est l'alliance politique ou diplomatique. Le deuxième, utilisable ici, c'est nùpad, qui signifie également "mariage"1. Ce deuxième mot a bien sûr donné...

Olvíndit nep àr nupríngese in à xeliysev = N'oublie pas les alliances dans la voiture.

Djino a écrit:
"J'ai mal au pied" se dit "Mon pied fait mal" (mia piedo doloras)
Med fœnt doloben dem.
Ep ted hnjœ doloben dem? = Est-ce que ton genou te fait mal ?

Mais y va y avoir, quand dolobes sera enregistré :

Med fœnt dolobsa sed degs = Mon pied lui a fait mal... où j'pense (j'lui ai flanqué un magistral coup d'pied à cet endroit de son anatomie).

Troubadour mécréant a écrit:
Pour prostituer, le verbe en kotava, c'est tresé et non tré, et celui habituellement utilisé pour "prostituée" est tresenik(ya), dérivé à la forme passive, c'est à dire "qu'on prostitue". Mais on pourrait bien avoir effectivement une opposition avec tresewesik, formé sur l'actif, qui indiquerait alors un(e) prostitué(e) réellement volontaire. À voir.
Les mots comme "prostituer, prostituée, prostitution" sont basés en aneuvien sur le radical prask (passe), un mot à-priori d'origine ptahx (*prasek) signifiant une relation sexuelle rétribuée par une offrande.

De là découlent : praskentyn = prostitution (l'interfixe -en est ajouté pour éviter un chapelet de consonne qui serait particulièrement difficile à prononcer : prasktyn). Praskentyn peut également être pris comme dérivé de...
prasken = prostituer (et non pas "faire une passe", qui serait praskes), lequel découle sur l'adjectif verbal² praskan, et donne praskandu, praskankad, praskandak pour les noms communs correspondants. On en découle praskrúvkad pour un call-girl, praskákad3 pour une marcheuse etc.

Doj-pater a écrit:
Oui bien sûr, on peut dire ça… mais il y a plus simple: le verbe inkido = engrosser > he av inkiden hi nersana
Oupses : celui-là, j'l'avais pas !!! Et pourtant, j'ai le radical partùr (enceinte). Bien évidemment, je ne peux pas mettre partùres qui signifie déjà "accoucher" (pour l'obstétricien) ni partùren (pour la parturiente). Mais j'viens d'trouver ! partùrdor.
Dopa a écrit:
Comment ça ? Il a osé ? Rolling Eyes
Oui ! Il a osé ! Et encore, je n'ai pas reproduit l'exemple (encore plus sordide) qui figurait dans Idéolexique : da dora ed fadnèrkaż partùr (il a mis sa filleule enceinte).

1 On ne confondra pas avec nùpat signifiant aussi "mariage", mais c'est la cérémonie (wedding en anglais). Surtout qu'une ancienne version avait respectiv'ment nùpat et nùpdat, j'dois l'avouer.
2 Considéré comme tel en aneuvien, contrairement au français.
3 Parlákad traduit "péripatéticienne" dans son sens originel : qui parle en marchant, comme Aristote.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Lun 7 Nov 2016 - 21:11

La prononciation des voyelles, en aneuvien, est moins difficile qu'il n'y paraît. Les lettres à emm... sont plutôt rares (je sais : inexistantes en espéranto, elko etc., mais bon, y a aussi moins de phonèmes, voir de sons).

Les plus faciles à prononcer sont les voyelles longues et les voyelles sous diacritiques. À la nasale près (Ṁ ou Ṅ derrière), c'est TOUJOURS pareil !

Bon, main'nant, les voyelles non diacritées, mais accentuées : faciles à repérer dans un mot : elles sont en première (ou unique) syllabe et y n'y a ni accent marqué ailleurs, ni voyelle longue.
Pour le A, le I le U et le Y, pas d'mystère, c'est [ɐ], [і], [u ] et [ɪ].

Pour le E et le O, c'est presque aussi simple : fermés [e] & [o] en syllabe ouverte, ouverts [ɛ] et [ɔ] n syllabe fermée. Y a cependant, un peu plus de largesses que pour les autres lettres et que pour les lettres longues ou diacritées.

Par exemple, prenons le verbe poten (pouvoir). Au parfait, il fait potna, ce qui indique bien la syllabe du radical : pot-, donc fermée, donc un [ɔ]. Seul'ment, quelqu'un qui ne connait pas le verbe aura tendance à découper le présent comme ça : po.ten, et là, il aura tendance à fermer le O. Heureusement , y a pas de paronyme en pót-. Seulement, y en a un autre un peu plus délicat, c'est ov /ɔf/ (mouton). Au génitif, ça fait oven si on n'y fait pas gaffe (fermeture du O), y d'vient homophone avec óven (d'œuf) dont le diacritique de fermeture a été gardé, justement pour éviter un risque d'homonymie parfaite. Ce problème se trouve avec un autre couple de mots, en E, cette fois-ci : lek (loi) et lék (droit). Pour des raisons scripturales (risque de bâcler l'écriture des diacritiques, pourtant essentiels, y compris pour le sens), "on" écrit un mot avec un diacritique et l'autre sans, pour bien les différencier. Donc, s'y a des fois des diacritiques qui paraissent redondants dans un mot aneuvien, ne les enlevez pas, comme dans ròtna (avoir tourné) : la tolérance d'aperture qu'y a dans poten est absente dans ròten : c'est TOUJOURS /ˈʁɔtən/.

Les voyelles non accentuées sont un poil plus problématiques, mais y a beaucoup plus de largesses. Elles ne sont pas sur la syllabe "porteuse" du mot. Si ce n'est pas vraiment les vacances (dans une région à prononciation dialectale), c'en est pas loin. La lettre la plus chiatique est le U non accentué : soit [u] soit [u ] soit [w] (derrière un Q). En principe, on reconnait les [y]. Le E n'est pas mal non plus côté emm... mais il est plus prévisible : [ə] en syllabe fermée s'y a pas un autre E (y compris muet) derrière, ou au final derrière deux consonnes, un X, un Ċ, un Ψ. Sinon, soit [e] (syllabe ouverte) soit muet en fin de mot derrière une consonne unique. Ça fait beaucoup de mots pour quelque chose d'assez simple, pourtant. pùze : le E est muet ; pùzer : [ə], klimene (génitif de klim) : /klimɛn/. Le tout avec certaines largesses : hàltena (infinitif parfait de hàlten) se prononce en principe /'altenɐ/, mais si vous avez peur de confondre avec le subjonctif passé (halténa : /ɐlt'enɐ/), la prononciation /'altənɐ/ n'est pas fautive. Les A et I non accentués se prononce (sauf dialectes) comme leurs équivalents accentués sans diacritiques : [ɐ] & [і]. Reste plus que le Y. Pendant longtemps, c'a été les vacances avec cette lettres : soit [ə], soit [ɪ], soit [ʌ]. Main'nant, le [ʌ] pour le Y est réservé au dialecte d'Æstmor. Le [ə] est, en principe requis s'il n'y a pas un E, muet ou "schwavisé" au voisinage immédiat, sinon, c'est [ɪ]. Exemple : stàtyn /'çtatən/, stàtyne (le pluriel) /'çtatɪn/, stàtynev (circonstanciel : en gare) /'çtatɪnəv/.


Tout-à-fait aut'chose : deux paires de paronymes :
parladu (patriote, de parlad* & ) & parládu (péripatéticien n. de pàrl, ad & dù)
parladesem (patriotisme) & parládesem (péripatétisme).

La deuxième paire de mots risque un peu moins d'être confondue (toutes proportions gardées) : parladesem est accentué sur la première syllabe (pas d'accent marqué ailleurs, le point au d'ssus du N ne compte pas pour un accent), du coup, un accent secondaire peut appuyer le premier E de -esem. Aucun accent secondaire possible pour l'autre mot.

Les adjectifs sont un peu moins proches :
parladig (patriotique) & parláden (péripatéticien adj.)

Merci de vot'courage et de vot'patience.


*Pris lui-même de paren + lad : le pays parent.

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MessageSujet: Fontaine   Jeu 10 Nov 2016 - 9:59

J'avais pas de mot pour la fontaine, j'en ai main'nant deux :

sagàl
sàsent.

Attention à l'accent tonique.

Le deuxième sert également pour ce type° de fontaine. Sagàl sert plutôt pour une fontaine monumentale.

Éléments utilisés :

sàce = couler
agàl = statue, sculpture
sent = dispositif élaboré*.

Setodest a écrit:
Il porte ces jolies lunettes - chéla saê faǵè heitil ori
Cette fille porte ces jolies lunettes - chélan saê faǵè heitil chéla idayè
Ces lunettes-là, c'est celles que porte Noemê - chóla saê faǵè, mun heitil Noemê
Le vieux conçoit des jouets - ni bobɩ̀ chè ol yabu
Le vieux conçoit les jouets - no bobɩ̀ chè ol yabu
On va à la plage le matin - manya, ê no parde trien tπegõ
Chez moi, respectiv'ment :
Da værun ær ljàde glasse
Æt kad værun ær ljàde glasse
Ær glasse an Noemê vær
(c'est ces lunettes-là que Noemê porte).
Àt gerœṅdak meneràp ùr spileċe
Àt gerœṅdak meneràp àr spileċe
La pùzer àt lidos nebav


*C'a l'air de rien, une petite fontaine, mais y faut quand même amener l'eau (potable de préférence, mais pas toujours, raison pour laquelle je n'ai pas utilisé wadr°).
°Ni àq.

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MessageSujet: Re: Aneuvien   Ven 11 Nov 2016 - 14:07

Setodest a écrit:
Maintenant s'il y a plusieurs verbes qui se suivent à la forme négative, le schéma est [vb ni vb ni .... vb noni]
- éca ni πedπi noni  je n'aime pas ne pas manger
En aneuvien, ça donnerait

eg làjden nep inzhun nep.

Cela dit, cette formule avec nep ... nep n'est guère élégante dans ce cas, car nep ... nep est plutôt réservée non à une négation gigogne comme ici, mais plutôt concaténée* :

Da inzh nep bev nep = il ne mange ni ne boit.

On préférera par conséquent :

eg làjden nep tàqun = je n'aime pas jeûner.

Balchan-Clic a écrit:
Ça me fait penser au potentiel en finnois :
Hän matkustaa Yhdysvaltoihin : il voyage aux États-Unis
Hän matkustanee Yhdysvaltoihin : il voyage sûrement aux États-Unis.
Chez moi, il y a (au moins) deux possibilités, selon ce qu'on exprime :

Da faar Ùtarane morestadeve = il voyage aux États-unis
Da ep faar Ùtarane morestadeve = il voyage aux États-unis (c'est un fait absolument certain, impossible à démentir, on a vu les tampons de ses visas, des réceptionnistes d'hôtels ont témoigné de sa présence, ainsi que des employés du métro de Chicago et des prostituées de las Vegas).
Da ep kàn faar Ùtarane morestadeve = il voyage sûrement aux États-unis (la probabilité est de 100% aussi, mais elle est improuvable).

La chemise (qu'on porte) a changé : ce n'est plus harléa, mais horla.







*Même si on constate, entre ces deux exemples, une différence : dans le premier, le deuxième verbe est au participe. Cela dit, dans cette phrase : da kàn nep vedj nep ese, le verbe kàn appelle un infinitif. On préférera da ep kàn vedj ese.

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Dernière édition par Anoev le Mar 6 Déc 2016 - 12:57, édité 1 fois (Raison : erreur)
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