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 la langue Diaosxat

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Hyeronimus

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MessageSujet: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 16:44

Bon et bien je me risque à envoyer ma dernière langue au bal des débutantes.

le contexte:
Il s'agit d'un autre monde (dans un autre univers) où il n'y pas d'être humains mais plusieurs espèces intelligentes. Le Diaosxat [dɪaosxat] est la langue du peuple Waitxat'kan [Waɪtxat]. L'origine de ce peuple se situe sur les frontières des quatre immenses empires d'Erskiward, de Sulmelki, de Zainay et du Lakchmi, à l'époque où ces empires vivaient en conflit presque permanent. S'il pouvait y avoir des alliances temporaires entre deux empires, il y avait souvent une guerre pour s'emparer de ressources, de terres ou d'esclaves.
Les frontières étaient changeantes et contestées et ceux qui y vivaient étaient les premiers touchés par ces guerres. Si bien qu'ils se sentaient plus proches de leurs voisins immédiats que de l'empire auquel ils appartenaient. Un jour certains se lassèrent d'être le jambon du sandwich et de reconstruire ce qui allait être détruit à la génération suivante. Ils se décidèrent pour la vie nomade. Ainsi se forma un peuple sans terre et sans nation, mélange de tous les peuples et nations qu'on pouvait trouver sur les frontières.
Au fil des génération leur langues finirent par se fondre. Unis par le rejet du nationalisme, quand on leur demandait d'où ils venaient et quelle langue ils parlaient, ils répondaient "Waitxat" ("pas d'ici") et "Diaosxat" ("pas la nôtre")
Les Waitxat'kan partirent dans une longue errance à travers les quatre empires et d'autres pays plus éloignés, menant la vie de marchands, musiciens itinérants ou artisans. Leur nombre s'accroissait de tout ceux qui voulaient se joindre à eux. Leur langue et leur culture s'enrichissaient de celles qu'ils croisaient sur la route.
Au bout de plusieurs siècles, les quatre empire devinrent des démocraties, abolirent l'esclavage et firent une paix qui n'a jamais cessé depuis. Le Diaosxat était déjà la langue véhiculaire officieuse pour le commerce. Comme symbole d'union, on l'adopta comme langue diplomatique. Les Waitxat'kan gardèrent quant à eux leur mode de vie nomade

Quelques représentants des Waitxat'kan http://chymeres.org/wordpress/?p=2445


Petit aparté: j'avais entendu une interview d'Umberto Eco qui disait que, si l'Anglais s'était imposé comme langue internationale, ce n'était pas seulement pour des raisons historiques mais parce que c'est une langue qu'on peut tordre, contrairement à l'Allemand qui ne permet pas d'à-peu-près. Donc j'ai voulu faire une langue qui, si elle n'a pas grand chose à voir avec l'Anglais, permet beaucoup de liberté



Phonétique


*Les voyelles en langue Diaosxat sont dites "fermées" ou "ouvertes" d'une part et "courtes" ou "longues" d'autre part. Une voyelle est ouverte lorsqu'elle est suivie des consonnes k, l, ll, m, n, r, s ou  ou lorsqu'elle est à la fin d'un mot. Elle est fermée dans tous les autres cas

Prononciation voyelles fermées / ouvertes

a [ɑ ]  comme dans pâte / [a] comme dans patte
e [e] comme dans pré / [ɛ ] comme dans taire
œ [ø] comme dans peu/ [œ] comme dans sœur
i [ i ] comme dans petit / [ ɪ ] comme dans l'anglais bit
o [o] comme dans taux / [ɔ] comme dans corps
u [y] u comme dans butte / [ʏ ] comme dans des langues dont je ne connais pas le premier mot
ù  [u] ou comme dans boue / [ʊ] comme dans l'anglais hook

Les voyelles longues sont suivies du signe '
Par défaut deux voyelles qui se suivent forment une diphtongue, sauf si la première est longue. Les diphtongues suivent les mêmes règles d'ouverture.
Ces règles d'ouverture et de diphtongues sont encore en phase de test, mais comme j'ai assez de matière pour faire un texte un peu long je vais  passer ça au gueuloir pour voir si ça marche. Je ne maîtrise pas trop la phonétique alors j'y vais à l'instinct



*Prononciation des consonnes

c [ʃ ] ch comme dans chouette
ñ comme dans agneaux
rr [r] r roulé
h aspiration
x [x] aspiration forte  comme dans jota
ll [ʎ ] comme dans l'espagnol amarillo


les autres consonnes se prononcent comme en Français (à ceci près que le s est toujours [s] et le g toujours [g])

On a aussi des consonnes longues, suivies, comme pour les voyelles, du signe '

Le Diaosxat étant parlé par une grande variété d'espèces, on peut prendre quelques libertés avec la prononciation. Par exemple il est autorisé de placer une aspiration ou un e muet entre deux consonnes

Généralités

*La langue Diaosxat est issue du mélange de nombreuses autres langues. Un de ses principes généraux est que, à partir d'une même racine, on peut former librement un nom, un verbe, un adjectif etc. Dans l'esprit des locuteurs, ces catégories sont d'ailleurs assez floues. Suffixes, préfixes et infixes servent à décrire la fonction et le sens du mot. Ils peuvent se distribuer assez librement et il n'est pas interdit d'en trouver un nouvel usage tant que le sens est compréhensible.
Par exemple, avec keito, keitol (fil de fibre végétale) on peut former les mots keitoseno (fileur) keit'na (filer) keiter (filage) mekeit (tissé en fil) mikeit (filé) mokeit (en train de filer) mukeit (qui à l'aspect du fil) et keit'nedaol (filature). Cela peut sembler proche des suffixes du Français, à ceci près que tous les mots permettent ces transformation du moment que cela a un sens.
(Ainsi en Diaosxat, "mangeage" "nostalgier" et "bravitude" seraient acceptés sans problème)

*Il s'agit d'une langue à déclinaisons où le cas (noté par un suffixe) de chaque mot exprime sa fonction dans la phrase. C'est une langue ergative, c'est à dire qu'elle sépare d'un coté le sujet d'un verbe transitif (décliné à l'ergatif) et de l'autre le sujet d'un verbe intransitif et le complément d'objet direct (déclinés à l'absolutif)

Cela dit, après avoir lu le fil sur le sujet, je ne suis pas sûr d'employer le terme ergatif à bon escient

*La phrase n'a pas de structure fixe puisque c'est la déclinaison qui donne la fonction des mots mais certains formes dominent chez le Diaosxat (plus une phrase est complexe, plus on se limite aux structures courantes). Il est d'usage de placer l'ergatif avant l'absolutif (le sujet du verbe transitif avant le cod). Le verbe est placé généralement après l'ergatif et avant  l'absolutif.
Cela correspond donc à la forme SVO pour les verbes transitifs et VS pour les intransitifs
Attention cependant à certains cas ambigus:
ca axsera kolosonea iolcùnik la salamandre géante tue les échassiers
ca axsera kolosonea la salamandre géante tue
Dans le second exemple, on garde un sujet à l'ergatif et en début de phrase car l'action s'exerce implicitement sur un objet, même s'il n'est pas nommé.
En général, le Diaosxat évite la confusion puisque les verbes qui permettent une construction transitive et intransitive en Français s'y traduisent par deux verbes différents.
L'ergativité présente cependant des exceptions pour le déplacement, la possession et la description (il en sera parlé plus loin).

*Il existe trois déclinaisons pour les noms. La troisième déclinaison sert surtout pour les idées abstraites, les noms décrivant une action, tout ce qui est intangible. Il est possible, à partir d'un mot des deux autres déclinaisons de former un mot de cette troisième déclinaison, pour parler d'un concept abstrait lié à une personne ou un objet concret.  Par exemple avec furika, furikol (pêcheur) on peut former le mot furiker (pêche)

*Un mot peut être une racine sans affixe: en effet chaque racine correspond à un mot implicite appelé "mot premier" qui ne nécessite pas toujours d'affixe. Ce peut être par exemple un nom à l'ergatif singulier ou un verbe au présent singulier. À  chaque fois on parle d'"usage premier"

*Pour beaucoup de mots, le radical change quand il n'est pas dans son "usage premier", par exemple si l'on transforme un verbe en nom ou si l'on emploie un nom à un autre cas que l'ergatif. C'est la principale difficulté du Diaosxat, étant donné qu'il n'y pas de règle sur ce changement de radical.

*le Diaosxat utilise moins les verbes qu'en Français (voir localisation, possession et description). On trouve de nombreuses phrases sans verbe.

*Quand un affixe est suivi de la lettre qui le termine ou précédé de la lettre qui le commence, on fusionne les deux en la remplaçant par une voyelle ou consonne longue

*Quand un affixe commençant par une consonne est précédé d'une consonne courte, celle-ci devient une consonne longue.

Voilà, un petit aperçu. Ça fait déjà une bonne tartine, alors  pour la suite, je ne sais pas si je dois donner tous les détails et tableaux ou s'il vaut mieux rester général.


Dernière édition par Hyeronimus le Jeu 27 Juil 2017 - 10:26, édité 9 fois
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Mardikhouran

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 16:55

Hyeronimus a écrit:

Prononciation voyelles fermées / ouvertes

a [ɑ ]  comme dans pâte / [a] comme dans patte
e [e] comme dans pré / [ɛ ] comme dans taire
œ [ə] comme dans peu/ [œ] comme dans sœur
i [ i ] comme dans petit / [ ɪ ] comme dans l'anglais bit
o [o] comme dans taux / [ɔ] comme dans corps
u [y] u comme dans butte / [ʏ ] comme dans des langues dont je ne connais pas le premier mot
ù [ʊ] comme dans l'anglais hook / [u] ou comme dans boue
Petite Correction : la voyelle de "peu" est [ø], et le [ʊ] est plus ouvert que le [ u].

Hyeronimus a écrit:
Cela peut sembler proche des suffixes du Français, à ceci près que tous les mots permettent ces transformation du moment que cela a un sens.
(Ainsi en Diaosxat, "mangeage" "nostalgier" et "bravitude" seraient acceptés sans problème)
À part le deuxième, je comprends très bien ce que signifient ces mots, c'est pas que c'est pas possible en français, c'est qu'on a des puristes qui empêchent qu'on crée des mots librement.

Hyeronimus a écrit:
*Il s'agit d'une langue à déclinaisons où le cas (noté par un suffixe) de chaque mot exprime sa fonction dans la phrase. C'est une langue ergative, c'est à dire qu'elle sépare d'un coté le sujet d'un verbe transitif (décliné à l'ergatif) et de l'autre le sujet d'un verbe intransitif et le complément d'objet direct (déclinés à l'absolutif)

Cela dit, après lu le fil sur le sujet, je ne suis pas sûr d'employer le terme ergatif à bon escient
Comme tu le décris, ça m'a l'air bon !

Hyeronimus a écrit:
En général, le Diaosxat évite la confusion puisque les verbes qui permettent une construction transitive et intransitive en Français s'y traduisent par deux verbes différents.
Ah tient on parle de ça sur le fil uropi justement !

Hyeronimus a écrit:
*le Diaosxat utilise moins les verbes qu'en Français (voir localisation, possession et description). On trouve de nombreuses phrases sans verbe.
Très intéressant. Des exemples !

Hyeronimus a écrit:
Pour la suite je ne sais pas si je dois donner tous les détails et tableaux ou s'il vaut mieux rester général.
Tu peux.
N'oublie pas de mettre en forme ce que tu écris dans l'idéolangue pour que ce soit plus visible ! (gras, italique, couleur, etc)

Si le but était d'évoquer l'anglais sans que la langue n'y ressemble, c'est très réussi.

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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 17:11

Merci pour les corrections phonétiques! J'ai rectifié mon post.

Mardikhouran a écrit:


Hyeronimus a écrit:
Cela peut sembler proche des suffixes du Français, à ceci près que tous les mots permettent ces transformation du moment que cela a un sens.
(Ainsi en Diaosxat, "mangeage" "nostalgier" et "bravitude" seraient acceptés sans problème)
À part le deuxième, je comprends très bien ce que signifient ces mots, c'est pas que c'est pas possible en français, c'est qu'on a des puristes qui empêchent qu'on crée des mots librement.

Ha le deuxième vient d'un San Antonio (j'ai pas d'autres exemples en tête mais Frédéric Dard était coutumier de ce genre de chose). Ça veut dire "s'exprimer avec nostalgie" si je me souviens bien. Je voulais dire que ces mots, en restant compréhensibles, ne sont pas admis par l'académie. Cela dit, le Diaosxat est tout sauf académique et a priori il n'y aurait pas de différence entre l'oral et l'écrit.
Bon je balance la suite une fois que j'aurais pris un peu de repos
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Seweli

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 19:31

C'est bien raconté. Je souhaite une longue et belle histoire aux peuples du "pas la nôtre" !
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 20:41

Déclinaisons des noms

Il existe trois déclinaisons.  Le vocatif est l'ergatif sont des "usages premier", c'est à dire qu'il n'y a pas de changement de radical pour un nom qui est "mot premier". Cependant si dans ce cas la terminaison de l'ergatif est facultative, elle ne l'est pas pour le vocatif.

Le partitif se décline comme le singulier

* Première déclinaison avec Elki, Elkiki (grenouille)

cas
Singulier
pluriel
Ergatif (sujet d'un verbe transitif ou mot isolé)
Elki(kia) (grenouille) usage premier
Elkikan
Absolutif (sujet d'un verbe intransitif ou COD
Elkiki
Elkinik
Vocatif (pour interpeller)
Elkihi ô grenouille!
Elkihin
Génitif (complément de nom, certains adjectifs et possession)
Elkimia de la grenouille
Elkinima
Datif (complément d'objet indirect)
Elkid à la grenouille
Elkinid
Instrumental (exprime le moyen d'une action)
Elkis au moyen de la grenouille
Elkinis
Comitatif (acteur qui accompagne l'action)
Elkitia avec la grenouille
Elkitina
Causal (cause, raison)
Elkimo à cause de la grenouille
Elkinimo
*seconde déclinaison avec kanatin, kanatinol (serpent)


casSingulierpluriel
Ergatif Kanatin(eno)
Kanatinon
AbsolutifKanatol
Kanatino
Vocatif Kanatinho
Kanatinhon
Génitif Kanatos
Kanatonis
DatifKanatoren
Kanatonern
InstrumentalKanatole
Kanatolen
ComitatifKanatitia
Kanatina
CausalKanatil'mo
Kanatil'mon
*troisième déclinaison avec uriasa, uriaser (liberté)

cette déclinaison sert à exprimer les idées abstraites. Il est possible, à partir d'un mot des deux autres déclinaisons de former un mot de cette troisième déclinaison, pour parler d'un concept abstrait lié à une personne ou un objet concret.  Par exemple avec furika, furikol (pêcheur) on peut former le mot furiker (pêche)

(je l'avais déjà dit dans l'introduction mais je préfère redonder que d'oublier une info)

casSingulierpluriel
Ergatif uriasa(re)
urias'ren
Absolutifuriaser
uriasern
Vocatif uriasare'
uriasare'n
Génitif uriasare
urias'neser
Datifuriaserer
urias'nerer
Instrumental uriasel
urias'neler
Comitatifuriasete
urias'tener
Causaluriasel'mo
uriasel'mon
*On peut également former un nouveau mot en rajoutant un suffixe au génitif pour parler d'un acteur qui agit sur un objet spécifique
Par exemple avec pelma, pelmaki (rame) on peut former, avec le génitif pelmamia le mot pelmamiaki (rameur, ou dit autrement "celui de la rame")

*Dans les seconde et troisième déclinaisons, les cas comitatif et causal sont moins courants.
À  la place du comitatif, on emploie plus souvent le suffixe maka sur un nom au même cas que celui qu'il accompagne,
Le causal est de même remplacé par le suffixe yat'xa suivi du nom au génitif (voir  suffixes de relation)

C'est tout pour aujourd'hui, j'ai eu un peu de mal à copier les tableaux. Maintenant je sais comment faire, mais j'inventerai quelques insultes en Diaosxat pour les logiciels taquins


Dernière édition par Hyeronimus le Sam 29 Juil 2017 - 13:38, édité 2 fois
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Kotave

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Sam 22 Juil 2017 - 21:11

J'aime beaucoup la diégèse et le concept de la langue ! Justifies-tu ces riches déclinaisons diachroniquement (pas que ce soit nécessaire, mais je suis friand de ce genre de chose Smile) ?


Citation :
furiker (pêche)

Si j'ai bien compris, il s'agit de l'action de pêcher, pas de son contenu (puisque celui-ci est très concret). D'un autre côté, l'action de pêcher ne me paraît pas non plus être un concept. Furiker m'évoquerait plutôt la condition de pêcheur, la "pêcheuritude".
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Dim 23 Juil 2017 - 10:50

Kotave a écrit:
J'aime beaucoup la diégèse et le concept de la langue ! Justifies-tu ces riches déclinaisons diachroniquement (pas que ce soit nécessaire, mais je suis friand de ce genre de chose Smile) ?

Oui, plus ou moins. J'ai pas d'histoire précise à fournir mais je suis parti d'autres langues que j'avais faites ou ébauchées. Mis à part le Sulmelki (qui est beaucoup plus compliqué) je n'ai pas vraiment travaillé sur les autres langues d'origine mais je m'étais bien avancé sur une langue censée descendre de celles de l'Erskiward et du Lakchmi et j'ai repris une grosse part de sa grammaire.
Le Sulmelki est à l'origine de certains affixes et de la première déclinaison (mais en Sulmelki il y a aussi une collection de cas locatifs). La deuxième et troisième déclinaison viennent de l'Erskiward qui a une langue assez simple (et qui par contre comportait moins de cas à la base, c'est pour ça qu'il y en a certains qui ne sont pas très employés en Diaosxat). Les articles dont je parlerai ensuite viennent du Zainay. Autrement, à part le vocabulaire, je n'ai pas vraiment déterminé ce qui venait d'où.
Je ne sais pas s'il y a une vraie langue qui a la même histoire. Il y aurait bien quelques vagues points communs avec le Romani mais il faudrait imaginer un Romani venu de quatre cultures différentes.


Kotave a écrit:

Si j'ai bien compris, il s'agit de l'action de pêcher, pas de son contenu (puisque celui-ci est très concret). D'un autre côté, l'action de pêcher ne me paraît pas non plus être un concept. Furiker m'évoquerait plutôt la condition de pêcheur, la "pêcheuritude".

Ha oui je n'y avais pas pensé. C'est vraie qu'entre "je vais à la pêche", "la pêche c'est mon métier", "la pêche excessive menace les poissons" il y a des nuances. Là "furiker" les recouvrerait toutes, mais par contre rien n'empêche de faire un mot spécifique pour "la pêche à la ligne" ou "la pêche au filet". Pour un autre projet, on peut imaginer une langue qui fait la chasse aux homonymes et pousse les concepts dans leurs derniers retranchement (mais d'autres ont déjà du y penser)
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Dim 23 Juil 2017 - 15:38

Articles et adjectifs démonstratifs

Les articles et adjectifs démonstratifs suivent les mêmes règles les uns et les autres. Ils s'accordent en genre et en nombre avec l'objet sur lequel ils portent. On trouve en Diaosxat les genres féminin, masculin et neutre, ce dernier étant employé plutôt pour des objets et des idées abstraites et rarement pour des êtres vivants. Dans un groupe mixte, le féminin l'emporte.

Avec les pronoms, c'est le seul domaine où le Diaosxat marque le genre grammaticalement (ce qui n'empêche pas un genre implicite).  L'article sert donc à indiquer le genre, il est cependant permis de l'omettre.

Pour les nombres, on a le singulier, le pluriel,  et le partitif pour quelque chose d'indénombrable (par exemple "de l'eau", "du pain").  Le partitif est toujours au genre neutre.
Employé devant le nom d'un être vivant, le partitif peut servir à désigner une espèce dans son ensemble, l'ensemble d'une profession etc.
Exemple:
hi tibab     une doctoresse
ho tibab    un docteur
cel tibab   le corps médical

Contrairement  au Français, il y a pour le partitif des article indéfinis et indéfinis dans le Diaosxat, ce qui permet une nuance de sens:
di ñe'la  el elcol    je bois de l'eau
di ñe'la cel elcol    je bois de cette eau (d'une eau particulière)
L'article peut se placer avant  ou après le nom mais on garde le même placement au sein d'un texte.
(il se peut que je change ça si je m'aperçois que c'est trop le bazar)
Contrairement à la plupart des mots, l'article n'est jamais accompagné d'un affixe.

.article indéfiniarticle définiadjectif démonstratif
Singulier fémininhi
ca
xadi
masculinho
co
xod
neutrehe
ce
xed
Pluriel fémininli
c'na
xana
masculinlo
c'no
xano
neutre
cen
xen
Partitif neutreel
cel
xele


Pronoms


Il existe trois personnes pour le pronom, trois genres (féminin, masculin, neutre) et trois nombres (singulier, pluriel, partitif). Cependant la distinction de genre ne se fait que pour le singulier et le neutre comme le partitif ne s'emploient que dans la troisième personne.
À la première personne du pluriel, il y a le "nous inclusif" et le "nous exclusif" selon que le locuteur inclue ou non l'auditeur.
Le pronom personnel est facultatif et peut être omis s'il n'est pas nécessaire à la compréhension. Par défaut, ce sera la troisième personne du singulier, sauf si le contexte implique une autre personne.

Placé après un nom, le génitif équivaut à un adjectif possessif (celui ci s'accorde uniquement avec la personne possédante et se place après l'objet possédé)
Les pronoms possessifs (le miens, le tiens etc...) se construisent à partir du génitif selon la personne possédante auquel on ajoute la terminaison de la deuxième déclinaison. Dans ce cas, ils peuvent se mettre au pluriel
Les pronoms neutre de la 3e personne correspondent à certains pronoms démonstratifs et indéfinis.

1er personne

.Sing féminin  sing masculin  pluriel inclusif  pluriel exclusif 
Ergatif Di
Do
V'il
Fil
Absolutif Dirg
Dorg
V'irg
Firg
Génitif Dia
Do'
V'inia
Finia
DatifDime
Demo
V'ibid
Fibid
Instrumental  Dis
Dos
V'is
Fis
Comitatif  Dita
Dota
V'itia
Fitia
Causal Dimo
Dome
V'id'mo
Fid'mo
2e personne

.Singulier féminin   singulier masculin   pluriel
Ergatif na
no
den
Absolutif nia
nio
dena
Vocatifnaha
noho
denaha
Génitif nas
nos
desan
Datifnara
naro
diran
Instrumental nala
nalo
dilan
Comitatif  natia
natio
datio
Causal natilmo
natilmo
datilmo
3e personne

.singulier féminin  singulier masculin  singulier  neutre  pluriel  partitif
Ergatif ka'
ko
terg
tol
olt'e
Absolutif kia
kio
terg
tolgo
olto
vocatifkiaha
kiogo
tergho


Génitif kas
kos
teria
tonia
olton
Datifkala
kalo
terd
tord
oltor
Instrumental kara
karo
tes
tos
oltos
Comitatif  katia
kato
tet
totia
oltotia
Causal kat'li
kat'lo
torm
tolmo
oltom


Affixes adjectivaux et adverbiaux


Ils servent à transformer des noms ou des verbes en adjectifs ou adverbes. Ils sont placés au début de la racine. La voyelle de l'affixe doit être ouverte et ne doit pas être suivie d'une autre voyelle, c'est pourquoi il y a une seconde forme avec une consonne finale.

Me, Mel exprime un rapport objectif avec le mot d'origine: composition, matière, état ou comportement  pour un être vivant. Peut se traduire par un adverbe quand il suit le verbe  

he pratima' meldab'  une statue en or (à partir de Darbxab, darb'ol "or")
ho nakdir melardxac un père colérique (à partir de Ardxac, ardxacol "colère")

Mi, Mil Quand une action en rapport avec le mot d'origine est effectuée ou a été effectuée sur un objet. Peut souvent se traduire par un participe passé et sert à construire la voix passive

mirianosa guéri (à partir de Rianosa, rianosana "guérir")
he pratima' mildab' une statue recouverte d'or

Mo, Mor Quand une action en rapport avec le mot premier est effectuée ou a été effectuée par un objet (peut souvent se traduire par un gérondif présent).

Motoyfic en marche, en train de marcher (à partir de Toyfici, toyficer "action de marcher")
ho nakdir morardxac un père en colère
(sur ce dernier exemple: morardxac exprime plutôt un état transitoire et actif alors que melardxac relève d'un comportement constant)

Mu, Mur exprime un rapport subjectif avec le mot d'origine. On compare la couleur, la texture ou une autre caractéristique analogue.
Mukicir ambré, de couleur ambrée (à partir de Kicira, kicirol "ambre")

Ca, Car quand une action peut s'effectuer sur un objet (correspond souvent au suffixe "able")
Cakoxa achetable (à partir de Koxa, Koxana, "acheter")

D'autres adjectifs peuvent se traduire par un génitif
Exemple: ya'rxamia ("céleste") se construit à partir du génitif de ya'rxa, ya'rxaki


Pour l'instant je n'ai déterminé s'il y a une règle sur le placement de l'adjectif mais j'ai l'impression que ça marchera mieux en le plaçant toujours après le nom. Cette section n'est peut être pas très claire et ces affixes demandent à être testés. Par contre j'entrevois qu'un adjectif créé avec ces affixes pourrait changer de sens selon le mot qu'il suit: c'est un peu tordu mais pas inintéressant.


Dernière édition par Hyeronimus le Sam 29 Juil 2017 - 13:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 25 Juil 2017 - 15:35

Le verbe

Il y a trois conjugaisons en Diaosxat, marquée par la terminaison du présent continu. le 1er groupe Na concerne la plupart des verbes transitifs. Le 2e groupe Di concerne la majorité des verbes intransitifs. Le 3e groupe Ka concerne les verbes intransitifs de mouvement et les verbes transitifs servant à décrire.


(Après-coup, je trouve ce rangement peu naturel. Mais cela peut se justifier avec l'ergativité: les deux premiers groupes ont un usage grammatical bien distinct et le troisième comprend des verbes à voile et à vapeur, alors peut être qu'avec le temps, un même usage peut générer une même terminaison)

Les temps sont le présent, le passé et le futur, chacun sous une forme simple ou continue. La forme continue s'emploie pour une action prolongée ou répétée.
Les deux formes permettent aussi de distinguer un état durable d'un changement.
 
Il y a également le passé proche et le futur proche, respectivement pour une action qui vient de s'accomplir ou qui est sur le point de s'accomplir (équivaut aux formes "je viens de le faire" et "je vais le faire")

Les verbes ne s'accordent pas avec le sujet.

Dans certains cas, quand en Français un verbe est suivi d'un autre à l'infinitif, en Diaosxat il sera suivi du nom correspondant à l'absolutif. Ce nom sera suivi lui même du génitif, là où il y aurait de l'absolutif pour un verbe
Exemple:
Sociru dime meciagaer cel naya'mia tu m'empêches de manger du poisson
Ici la structure donne: "tu empêches à moi (datif) la consommation (absolutif) du poisson (génitif)" (Dans ce cas l'article est souvent omis devant le verbe devenu nom)

Au passage, je me demande s'il y a un mot pour désigner une suite de verbes dont seul le premier n'est pas à l'infinitif, comme dans "je vais devoir le faire cesser"

Certains verbes qui sont mots premiers ont leur usage premier dans le présent simple et d'autres dans le présent continu. Ils sont dits "ponctuel" ou "continu" cela dépend surtout de l'usage le plus courant du verbe

Il existe de nombreux cas où la phrase n'a pas de verbe. S'il faut marquer le temps, on emploie alors la terminaison de la 3e conjugaison (voir plus loin pour ces cas).




1er groupe NA

exemple avec koxa, koxana (acheter)

présent simplekoxana
présent continukoxanea
passé simplekoxalan
passé continukoxalaina
passé prochekoxalia
futur simplekoxaran
futur continukoxarona
futur prochekoxaroa
2e groupe DI

exemple avec sabacidi (dormir)

présent simplesabacidi
présent continusabacidea
passé simplesabacilad
passé continusabacilaidi
passé prochesabacili'
futur simplesabacirad
futur continusabacirodi
futur prochesabaciroi

3e groupe KA

exemple avec niruka (ressembler)

présent simpleniruka
présent continunirukea
passé simplenirulak
passé continunirulaika
passé prochenirulia
futur simplenirurak
futur continuniruroka
futur procheniruroa
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:02

Édition: je me suis demandé s'il ne fallait pas harmoniser les terminaisons. Après avoir bien réfléchi, j'ai laissé les déclinaisons comme elles étaient mais j'ai changé les terminaisons des verbes. Pour les déclinaisons j'envisage de réduire l'usage du comitatif et du causal à un rôle plus "littéraire", puisqu'il y a des suffixes qui ont le même sens. Mais sans supprimer ces cas, car j'ai aussi envie qu'on puisse dire une même chose de plusieurs façons.

J'ai corrigé les exemples avec des verbes conjugués, j'espère ne pas en avoir oublié.


Bref, voilà la suite:





Préfixes auxiliaires

Au début du verbe, on peut placer un préfixe auxiliaire. Ces préfixes peuvent aussi être employés sans verbe.

Kel' Possibilité physique
No kel'meciagalu cehelki nos
tu peux manger ta soupe

Mila permission
No milameciagalu cehelki nos
tu as le droit de manger ta soupe

Niet' nécessité
No niet'meciagalu cehelki nos
il faut que tu manges ta soupe

In' impératif. On utilise le radical du verbe sous sa forme la plus courte, même en dehors de l'usage premier. Pour la deuxième personne on omet en général le sujet.
In'meciaga cehelki nos
mange ta soupe

Tit' Chose profitable
No tit'meciagalu cehelki nos
 ce serait bien que tu manges ta soupe

Mar Intention, volonté
Gxine'kyùki-mudahab marmeciagalu cehelki nos
Boucle d'Or veut manger ta soupe

Gùa Chose plausible mais incertaine
Gxine'kyùki-mudahab gùameciagalan cehelki nos
Boucle d'Or a peut être mangé ta soupe

Dùka affixe de but (souvent traduit par "pour")
No tit'meciagalu Gxine'kyùki-mudahabol dùkasociru kala cesidùer
Tu devrais manger Boucle d'Or pour l'empêcher de recommencer

Note pour sociru kala cesidùer : ici le verbe sociru ("empêcher") n'est pas suivi d'un infinitif mais d'un pronom au datif puis d'un nom à l'absolutif construit à partir du verbe cesidù ("recommencer")

*On peut cumuler les préfixes de mode :
Do  gùamarmeciagalu cehelki nos
tu peux peut-être manger ta soupe

*Ces préfixes de mode peuvent avoir un mandateur qui provoque l'action. Cela peut être par exemple un complément causal :

No kel'meciagalu cehelki nos
yat'xadi
tu peux manger ta soupe grâce à moi
No niet'meciagalu cehelki nos yat'xadi
je t'ordonne de manger ta soupe








Préfixes de relation

Ces préfixes permettent d'établir une relation entre différents éléments, notamment entre deux propositions.
On les utilise surtout avec le verbe mais on les emploie aussi avec d'autres mots.
Si les deux propositions ont le même sujet, celui-ci est généralement omis dans la seconde. Il en va de même pour l'objet à l'absolutif.

Maka relation de simultanéité. Avec un nom, peut remplacer le comitatif et se traduire par "avec". Ce nom passera alors au même cas que celui qu'il accompagne



Ñaku'de c'na torinik maka'garukea Soxol
les oiseaux chantent quand le soleil se lève




Sura relation d'antériorité



Di meciagaran c'na haya'snik surafurikaran
je mangerai les poissons que j'aurais pêchés

Attention ici à la structure de la phrase: une traduction littérale donne ceci: "je mangerai les poissons, avant pêcherai". On peut également traduire par "je mangerai les poissons après les avoir pêchés."
Ce suffixe, suivi d'un nom, peut aussi traduire le verbe "précéder"

Sir relation de postériorité



Di cinot'na cel pa'ñol sirùllùran
je récolte le grain que je vendrai.

Littéralement: "je récolte le grain, après vendrai". On peut aussi traduire: "je récolte le grain avant de le vendre"

Mañaker kio sirdirg
tu arriveras avant moi (tu arriveras, ensuite moi)
Peut aussi traduire le verbe "suivre"

Yat'xa relation de causalité. On le traduit par "parce que" quand il est placé devant un verbe. Peut remplacer le causal, en le plaçant devant un nom au génitif (on le traduit alors par "à cause de")



Ur'hwade yat'xanatsude
il fait chaud parce que c'est l'été

Co kùk'ti cen yùalle yat'xamar

le poulet traverse la route parce qu'il le veut

Notez ici l'économie des pronoms: le sujet (poulet) et l'action (traverser la route) ne sont pas cités dans la deuxième proposition qui se résume au préfixe modal de volonté. Littéralement, cela donne "le poulet par la route parce que veut"



Jahor relation de conséquence. On le traduit par "donc"
Natsude  jahorur'hwade c'est l'été, donc il fait chaud

*Il est possible de combiner les trois premiers préfixes avec un des deux derniers.  



Co kuk'ti onaksi'kitiaroa ko yat'xasurameciagalia llazhaya'nik bati
le poulet va avoir mal au ventre parce qu'il vient de manger trop d'anguilles

littéralement: le poulet aura bientôt mal au ventre parce qu'avant vient de manger anguilles trop

Ces préfixes sont loin de couvrir toutes les situations: il faudra par exemple traduire "bien que", "sans que" ou "étant donné que". Je ne sais pas encore comment je vais résoudre ça, mais plutôt que de multiplier des affixes, je pense combiner ces préfixes de base avec d'autres mots (des prépositions par exemple)


Dernière édition par Hyeronimus le Mar 1 Aoû 2017 - 14:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:06

Tes suffixes auxiliaires (ou préfixes ?) me rappellent les particules de modalité du kotava Very Happy

(et les affixes modaux du syrélien, une de mes langues)
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:12

Oh là l'étourderie, je me cogne le front contre des parpaings, ce sont effectivement des préfixes, je m'en vais corriger ça. J'ai refais la même bourde ensuite, pourtant je me relis.

En fait les trois premiers préfixes sont inspirés des auxiliaires "can", "may" et "must" de l'Anglais. J'ai pensé un moment me passer de l'impératif mais "tu dois le faire" et "fais-le" ont quand même une différence de sens difficile à éluder.
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Anoev
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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:37

Hyeronimus a écrit:
J'ai pensé un moment me passer de l'impératif mais "tu dois le faire" et "fais-le" ont quand même une différence de sens difficile à éluder.
Voici comment j'vois les choses :

Tu dois le faire : obligation continue (tu dois travailler pour manger, tu dois manger pour vivre).
Impératif : ordre ponctuel (arrête toi là, pars à mon signal, bois ça : c'est du bon !).

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Ziecken
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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:44

Je viens de publier une ébauche de présentation du diaosxat sur Idéopédia. N'hésites pas à t'inscrire pour compléter la page. Wink

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 14:58

Ok je vais faire ça tranquillement, ça sera peut être mieux que d'envoyer ça ici au fur et à mesure (j'ai jamais touché aux wikis, mais je devrais m'adapter à l'interface je pense)

Anoev a écrit:
Hyeronimus a écrit:
J'ai pensé un moment me passer de l'impératif mais "tu dois le faire" et "fais-le" ont quand même une différence de sens difficile à éluder.
Voici comment j'vois les choses :

Tu dois le faire : obligation continue (tu dois travailler pour manger, tu dois manger pour vivre).
Impératif : ordre ponctuel (arrête toi là, pars à mon signal, bois ça : c'est du bon !).

Oui c'est aussi ce que je me disais, dans l'impératif il y a un caractère plus immédiat. Je me demande s'il y a des langues qui se passent de ce temps.
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Ziecken
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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 15:02

Hyeronimus a écrit:
Ok je vais faire ça tranquillement, ça sera peut être mieux que d'envoyer ça ici au fur et à mesure (j'ai jamais touché aux wikis, mais je devrais m'adapter à l'interface je pense)

Oui, tu verras. C'est assez facile et intuitif.

Si tu as besoin d'aide et de conseils n'hésites pas. J'en administre 6, donc, j'ai l'habitude de ce format, même s'il me reste encore beaucoup à apprendre.

Etre sur Idéopédia permet déjà de faire un peu de promotion pour ton idéolangue. Wink

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MessageSujet: Re: la langue Diaosxat   Mar 1 Aoû 2017 - 15:23

Ziecken a écrit:
Oui, tu verras. C'est assez facile et intuitif.
Je confirme : au début, j'étais à peu près nul (au moment où j'ai mis l'aneuvien dans Idéopédia). Main'nant, j'arrive à composer des tableaux avec des cases qui se chevauchent, et tout et tout. Bon, j'ai encore des trucs à apprendre, sûr.

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