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 Le deyryck

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Chaest

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MessageSujet: Le deyryck   Dim 10 Sep 2017 - 2:20

.::DEYRYCK::.

:: Origines ::

Le deyryck né de l'influence grandissante de l'ikji sur le deykryck vers le début de l'époque divine. Lors de la fondation officielle de l'empire ikien, une fusion des deux langages est officialisée langue impériale populaire (èrs mé dèy). Le deyryck conserve globalement la structure du deykryck mais avec une plus grande tolérance et un remaniement du vocabulaire.

Le deyryck désigne techniquement un ensemble de langue qui se sont succédé à la suite de la création du deyryck. Le deyryck qui sera présenté ici est le tahari deyryck, presque la dernière version du deyryck avant sa disparition définitive. Il sera alors la langue ayant vécu le plus longtemps de toute l'histoire de Béléna.

Ce paragraphe traite du détail technique de la localisation géographique du deyryck dans le multivers d'Alaaban. Il est probablement plus intéressant de l'ignorer, c'est inutilement complexe. Béléna est l'un des douze mondes qui composent Àntôrsioa. Ce dernier est un août, un des petits mondes de la Katakrypte. Cette dernière est un sous-univers de taille infiniment petite créé dans Aras. Aras est l'univers complet que j'ai créé, qui se situe dans le multivers absolue qu'est Alaaban (qui comprend donc également vos univers). Dans Béléna, l'empire ikien est une univers qui s'étend sur un peu plus de la moitié de l'univers. Ce qu'il faut réellement tiré comme conclusion de tout ce charabia, c'est que le deyryck est une langue qui a finalement un impact assez faible sur le reste de l'univers, mais non négligeable. Par ailleurs, il est intéressant de garder à l'esprit que la quantité d'espèce qui doivent pouvoir utiliser le deyryck empêche cette langue d'avoir un fonctionnement homogène.

Pour ce qui est des origines extra diégèse, le deyryck a débuté sa création en 2009. Originellement, l'objectif était de développé une méthode de création de système d'écriture. Ceux qui savent comment je créé peuvent facilement comprendre comment il a pu évoluer pour devenir ce qu'il est aujourd'hui. ^^


:: Phonologie ::

Le deyryck ne fonctionne pas par son, il fonctionne par rythme. Il divise ses "atomes" (unité de mesure de son rythme) en "rythmantes" et "rythmées". Une rythmées est un atome qui permet de définir le "ton" du rythme. Une rythmante est un atome qui permet d'apporter une variation d'amplitude sur le ton. Il existe donc d'infinies manières d'exprimer le deyryck.

Par ailleurs, chaque atome appartient à une catégorie. Il existe dix catégories :


  • Forte
  • Sur-forte
  • Faible
  • Sous-faible
  • Auxiliaire
  • Accès
  • Auxiliaire faible
  • Auxiliaire fort
  • Accès fort
  • Accès faible


La catégorie des fortes est la catégories originales. Toutes les autres catégories se définissent par rapport à elle. Ainsi, un atome faible est, plus précisément, l'atome faible d'un autre atome, qui lui sera fort. Seules les catégories soulignées dans la liste nous intéresserons. Une faible permet de définir un couple forte/faible et est censé être plus agréable à exprimer. Une sous-faible est une variante de la sous-faible. Elle permet parfois de créer un sous-couple faible/sous-faible. Un auxiliaire est simplement une manière différente d'exprimer une forte. Un accès est un atome de catégorie intermédiaire entre une forte et sa sur-forte. Ca fait beaucoup de terme d'un coup, il n'est pas nécessaire de bien comprendre tout pour le moment. J'y reviendrai.

Tout ça c'est chouette, mais nous on veut parler. C'est là qu'intervient l'EAP (Earth Adapted Phonology). L'EAP est une adaptation de l'expression du deyryck pour un terrien lambda. Il utilise des sons et des sons relativement simples. Une adaptation de l'expression du deyryck va généralement élargir et rétrécir le nombre d'atome utilisable. Dans le cas de l'EAP, pour des raisons de facilité, rétrécit fortement le nombre d'atome utilisé. L'EAP défini une ligne directrice de prononciation, pas une prononciation rigoureuse qui se doit être appliquée. Ainsi, il n'existe pas de prononciation réellement correcte d'un terme ou d'un atome.

Sans plus attendre, la prononciation générale de l'EAP :

Les rythmantes fortes :



Avec auxiliaire et accès:
 

Les rythmantes faibles :



Les rythmantes sous-faibles :



Les rythmées :





:: Oiseau d'or ::


L'oiseau d'or, l'oiseau principale du deyryck, est la syntaxe générale que suit le deyryck. La langue est, en effet, divisée en deux parties : l'oiseau, sa syntaxe et le plumage, son vocabulaire. L'oiseau d'or est simplement décrit par : "CCCOR". C'est à dire : Contexte Cible Coeur Objectif Réaction. (Désolé pour ceux qui suivent les leçons du spoil de la réaction)

Il est important de bien comprendre l'idée principale de cette syntaxe. Au centre, se trouve le coeur, l'idée principale de ce qui doit être exprimé. Avant le coeur, on retrouve ce qui se rapporte au fait lui-même avec, en partant du coeur, la cible du coeur puis son contexte. Après le coeur, on retrouve ce qui se rapporte à l'expression du fait lui-même avec, en partant du coeur, la cible de l'expression puis son contexte. Ainsi, on pourrait renommer l'oiseau d'or : "CCCCC".
Pour Contexte > Cible > COEUR < Cible < Contexte.

En revanche, il y a une légère différence entre les deux côtés. L'expression d'un fait n'a normalement besoin que du coeur, mais l'oiseau d'or implique qu'un fait soit toujours accompagné de son objectif. La syntaxe minimale est donc : "CO" (coeur objectif). Si un fait est exprimé par un coeur seul, on parlera d'une "expression nue". Les expressions nues sont généralement réservées pour des cas très particuliers et peuvent parfois être vulgaire. Ainsi, si la cible du fait est facultative, la cible de l'expression est, elle, vraiment nécessaire.

Une dernière chose à savoir est que la réaction et le contexte, les deux extrémités d'une expression, sont rarement utilisé sans être introduit. Un contexte est généralement synthétisé (ce qu'on verra plus tard) et une réaction est généralement issue d'un mariage d'objectif (ce que l'on verra plus tard également).

Bien, ça fait beaucoup de terme à comprendre maintenant :


  • Expression : Ce qui est exprimé par la personne, l'expression du fait.
  • Fait : Le fait exprimé par la personne. "Expression" et "Fait" remplacent tout deux ce que l'on pourrait appeler une "phrase". L'expression étant l'expression de la "phrase" et le fait la "phrase" elle-même. On évitera d'utiliser le terme "phrase", car cela correspond assez mal à ce qu'est un fait. On peut difficilement parler de phrase en deyryck.
  • Contexte : Le contexte dans lequel se déroule le fait exprimé.
  • Cible : La cible du fait exprimé.
  • Coeur : Le fait en lui-même.
  • Objectif : L'objectif recherché dans l'expression du fait.
  • Réaction : La réaction à l'expression ou au fait.
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Bedal

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Dim 10 Sep 2017 - 2:53

Enfin, un post qui reprend tout depuis le début Very Happy

Je bave devant ta grammaire a priori...


La phonologie a une logique claire (rythmée ~ voyelle, rythmante forte ~ consonne sourde, rythmante faible ~ consonne voisée)

Et enfin la syntaxe, ton explication est limpide Smile

(et je peux pas me passer de ta terminologie exotique, l'oiseau d'or franchement... ^^)
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Anoev
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MessageSujet: Re: Le deyryck   Dim 10 Sep 2017 - 9:47

Ah : enfin une langue avec une grande étendue vocalique ! Ça fait plaisir !

_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Dim 10 Sep 2017 - 12:54

Bedal a écrit:
Enfin, un post qui reprend tout depuis le début Very Happy

Ouiiii, depuis le temps que je voulais trouver le temps de le faire ! Very Happy

Bedal a écrit:
Je bave devant ta grammaire a priori...


La phonologie a une logique claire (rythmée ~ voyelle, rythmante forte ~ consonne sourde, rythmante faible ~ consonne voisée)

Et enfin la syntaxe, ton explication est limpide Smile

(et je peux pas me passer de ta terminologie exotique, l'oiseau d'or franchement... ^^)

Merci !! J'avais un peu peur pour mon explication de la syntaxe, je pensais que c'était pas assez clair. Tu me rassures ! Smile
Oui, c'est bien l'idée derrière l'EAP. Smile
Très content que ma terminologie te plaise ! Very Happy

J'espère que la suite te plaira aussi !! Smile

Anoev a écrit:
Ah : enfin une langue avec une grande étendue vocalique ! Ça fait plaisir !

Haha !
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Dim 10 Sep 2017 - 14:15

:: Plumage ::

En deyryck on évitera le terme de "mot", on parlera plutôt de composant ou de terme. Les composants sont divisés en classes ou niveaux. Il existe 11 niveaux allant de 0 à 10. Plus un niveau est élevé, plus la précision d'un composant est importante. Ils sont décris ainsi :


  • Le niveau 1 : Le niveau 1 est un niveau ne contenant que des idées générales. Les composants de ce niveau apportent une idée générale de ce que le locuteur souhaite énoncer et laisse le contexte permettre de traduire une idée plus précise.
  • Le niveau 2 : Le niveau 2 est un niveau légèrement plus haut consistant en un cumule de termes de niveau 1 permettant, tout en restant dans un domaine très imprécis, de créer une idée plus complexe.
  • Le niveau 3 : Le niveau 3 est le niveau dît du mot. On quitte le domaine des idées pour partir sur celui des notions. Celles-ci sont bien plus précises mais demeurent assez thématiques. Ainsi, même si un mot évoque une idée plutôt précise, elle reste sujette à l'imaginaire.
  • Le niveau 4 : Le niveau 4 est le niveau de formatage. Il s'agit de termes qui, bien que souvent capable d'exister par eux-mêmes, sont surtout utilisé pour modifier le sens ou la fonction d'un autre composant. Ainsi les modifications qu'ils apportent sont elles-mêmes clairement définis et plus précises qu'un terme de niveau 3.
  • Le niveau 5 : Le niveau 5 est un niveau qui indique que l'on parle d'une chose très précise. Un terme de niveau cinq s'éloigne de la notion de thème pour partir sur la notion d'objet. Un terme de niveau cinq définis un objet (pas nécessairement tangible) précis.
  • Le niveau 6 : Le niveau 6 est le niveau le plus haut communément admis en deyryck. Il s'agit d'un niveau ou un composant quitte la notion d'objet pour atteindre celle d'image. L'idée est qu'un terme de niveau 6 doit évoquer pour n'importe qui la même image directement. Ce qui s'en rapprocherait le plus en français serait le titre d'une œuvre connue.
  • Le niveau 7 : Le niveau 7 est un niveau relativement fictif pour le deyryck. Les composants de ce niveau quittent la notion d'image pour atteindre celle d'information. Ici l'idée est qu'un terme, non connu, puisse être compris immédiatement et permettre la compréhension d'un objet nouveau. C'est une notion difficile à atteindre en deyryck car la langue agit de cette manière de façon naturelle et ne définis pas d'objet suffisamment précis de base dans son plumage.
  • Le niveau 8 : Le niveau 8 est un niveau qui porte le principe de dé-référencement ou de dé-contextualisation. De très nombreux composants font appel à un contexte ou sont relatifs à une référence. Typiquement lorsque l'on parle de jargon, de référence à des œuvres fictives, lorsque l'on fait mention d'éléments inventés ou passés, que l'on essaie d'exprimer un point de vue ou une scène imaginée ou modifiée. Toutes ces choses sont aisément exprimées en contexte mais très difficilement hors contexte. Un terme de niveau 8 est un terme qui permet de se débarrasser de cette contrainte. Il peut s'agir de termes qui permettent d'apporter la globalité de l'information, contexte compris, par exemple.
  • Le niveau 9 : Le niveau 9 est le niveau de la représentation. Un terme de niveau neuf permet de définir une chose dans sa globalité de manière très précise. On parlera aussi en deyryck de terme inqualifiable. En effet, le principe d'un terme de niveau 9 et qu'il ne peut pas être qualifié outre mesure. Il est important toutefois de ne pas confondre avec un terme de niveau 10, les deux niveaux étant très proches.
  • Le niveau 10 : Le niveau 10 est le niveau de la définition. Un terme de niveau 10 est inqualifiable mais il est aussi « imprécisable ». Un terme de niveau 9 ne peut pas être plus qualifié qu'il ne l'est déjà. Cela ne signifie pas pour autant qu'aucune information supplémentaire ne peut être donnée sur l'information, simplement qu'il n'existe aucune manière de mieux la qualifier. Un terme de niveau 10 ne peut pas être plus précis, aucune précision supplémentaire sur l'information ne peut être apportée. Les termes de niveaux 9 ont vu leur apparition avec le sifò et son niveau noir, les termes de niveaux 10 sont imaginés via la langue des katakars qui ne possède que des termes de niveau 10.
  • Le niveau 0 : Le niveau 0 est le niveau primaire, il est celui que l'on atteint en deyryck rapide (vu plus tard). On l'aura compris, plus les niveaux augmente moins un terme est dépendant de son contexte. Un terme de niveau 0 est un terme entièrement dépendant de son contexte. Il est totalement impossible de comprendre un composant de ce niveau hors contexte.


Une partie sera réservée pour décrire chaque niveau de 1 à 6.


:: Niveau 1 ::


Pour le deyryck, il n'existe qu'un seul type de composant au niveau 1. On parle de clef. Les clefs portent un sens très imprécis et sont, malgré tout, très utilisée en deyryck. Reconnaître une clef dans un fait peut être assez complexe. Une clef se repère majoritairement par le fait de ne pas être autre chose qu'une clef. Il existe plusieurs types de clef. Les clefs primaires, toujours composés de trois atomes sont les plus communes.

Voici un exemple de fait entièrement composé de clef :

Dos' vaalz lag' kra' léa'
(ami - ciel - amour - tête, opinion - mouvement)

Ici ce que je voulais exprimé était : "En ce qui me concerne, avec mes amis, j'aime regarder le ciel, tu te joins à nous ?"

Explications :

Ici la clef "lag'" de l'amour permet de définir le coeur du fait, le coeur du fait est donc l'amour. Très souvent, sans ample précision, on parle de soit. Admettons donc ici que le fait décrit ce que j'aime.

Parlons des cibles à présent. La cible du fait est le ciel, par conséquent, la cible de mon affection est le ciel. Pour ce qui est de la cible de mon expression, il s'agit de mon opinion. Par conséquent, la raison pour laquelle j'exprime ce fait est celle de donner mon opinion.

Parlons des contextes maintenant. Le contexte de mon fait est celui de l'amitié, par conséquent, mon fait trouve sa véracité autour de mes amis. Le contexte de mon expression, lui, est le mouvement. Le fait d'exprimer ce fait doit donc causer un mouvement.

Evidemment, il s'agit là d'une seule interprétation. C'est là ce que je voulais exprimer. Hors contexte, ce fait n'a absolument aucun sens, il est impossible de le traduire. Les clefs s'utilisent de manière de plus en plus importantes dans l'évolution d'une relation. Cela peut être une relation entre deux personnes ou même simplement une conversation. Par exemple, plutôt que de donner mon opinion, l'objectif aurait aussi pu avoir pour sens de créer une opinion, dans le cadre d'un débat.

Il y a une conclusion importante à ressortir de cela. Les clefs représentent bien un comportement important du deyryck. Il n'est pas statique. Un même fait pourra être exprimé par des milliers de manière différentes. Il est impossible de vraiment prévoir comment une chose sera exprimée en deyryck. C'est précisément ce qui rend sa compréhension complexe.
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Lun 11 Sep 2017 - 14:11

:: Niveau 2 ::

Noyaux :

Le deyryck peut transformer n'importe quel composant en noyau. Les noyaux servent à être réutilisé dans la création d'une idée plus complexe que l'idée qu'ils portent. Les noyaux sont généralement générés à partir de clef. Un reconnait un noyau par la présence d'une bilôn ":".

Composés :

Les composés sont l'usage le plus classique des noyaux. Ils consistent en l'addition de deux noyaux. La bilôn sera situé entre les deux noyaux informant de la composition ainsi créée.
On pourrait imaginer par exemple, la composition : "faé:daj" (nuit:lieu/maison) auquel on pourrait donner de nombreux sens tels que : "maison de la nuit" ou "maison dans la nuit".

Unions :

Une union fonctionne sur le même principe qu'un composé. Il y aura deux bilônên successives toutefois. L'union, contrairement au composé, va fusionner les deux sens plutôt que de les lier.
On pourrait imaginer l'union suivante : "faé::daj" (nuit::lieu/maison) qui pourrait avoir comme sens : "maison dont les lumières sont éteinte".

Décomposés :

Le décomposé prendra la forme : "::N:M" où N et M sont deux noyaux et N est le noyau décomposé. L'idée d'un décomposé est d'imaginer le résultat d'une composition pour en extraire un membre. Ainsi, le résultat sera différent du l'idée originale.
On pourrait imaginer le décomposé suivant : "::faé:daj" (::nuit:lieu/maison) avec comme sens possible : "Les ténèbres dans lesquels est plongé la ville".

:: Niveau 3 ::


A partir du niveau 3 il devient très difficile de couvrir largement les types de composants que l'on retrouve à un niveau. Il existe majoritairement deux types de composants de niveau trois utilisés en deyryck : les filiables et les non-filiables.
Bien qu'est-ce que "filié" ?

Le filiage (pour éviter des confusion avec filiation) consiste en la capacité d'un terme à tolérer. On est pas plus avancé, mais quand on verra la tolérance, il faudra s'en souvenir. Les non-filiables sont assez rares, le plus important sont les filiables.

Les trois principaux sont :


  • Les mots en "o"
  • Les impurs
  • Les filiens


Les mots en "o" sont tout simplement des composants qui se terminent par "o" (exception faite de kohos). Ce sont les plus vieux termes du deyryck qui ont souvent des origines remontant au deykryck.
Les impurs sont tous les composants qui ne rentrent dans aucunes des autres catégories.
Enfin, les filiens, le plus commun des composants deyryck sont tout les termes dont la base se finit en a (exception faite de sprah et ses dérivés). Contrairement à la majeur partie des composants en deyryck, ils possèdent une seconde forme, dont la terminaison se fait en "i". On parle alors de la forme descriptive. Ainsi "rama" possédera également la forme : "rami". Les deux formes possèdent de nombreuses contractions que l'on considèrent parfois comme des formes à part entière :

Contraction de la terminaison en "a"  :

  • Ramahêm (singulier) = Ramam
  • Ramahên (pluriel imprécis) = Raman ou Ramamn (de Ramahêmên) (cette contraction fonctionne pour tous les types de pluriel)
  • Ramahêt (nom de famille) = Ramat


Contraction de la terminaison en "i"  :

  • Ramihêtohos (plus (directe)) = Ramitohos ==contraction=> Ramit (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)
  • Ramihêotohos (moins (directe)) = Ramotohos ==contraction=> Ramot (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)
  • Ramihêos (qualification (directe)) = Ramios
  • Ramisûn (personne) = Ramis
  • Ramisûnên (personne plusieurs) = Ramin (marche également avec tout type de pluriel, cela dit : "ramim" est très impoli)
  • Ramihêasûn (personne (directe)) = Ramias
  • Ramihêtahasûn (personne maître (directe)) = Ramitahas (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)
  • Ramilûista (animal) = Ramil
  • Ramihêalûista (animal (directe)) = Ramial
  • Ramihêtahalûista (animal maître (directe)) = Ramitahal (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)
  • Ramidûn (objet) = Ramid
  • Ramihêadûn (objet(directe)) = Ramiad
  • Ramihêtahadûn (objet maître (directe)) = Ramitahad (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)
  • Ramipasla (chose) = Ramip
  • Ramihêapasla (chose(directe)) = Ramiap
  • Ramihêtahapasla (chose maître (directe)) = Ramitahap (fonctionne pareil avec la marque préfixe "a" pour former un superlatif)


Eeeet il en existe encore beaucoup d'autre, mais on va pas y passer toute la journée.

On peut remarquer qu'il est parfois précisé "directe". Le deyryck n'est pas amateur de choses inutiles. Ainsi la terminaison à rallonge "tohos" n'est pas là pour faire joli. Elle pourra servir à préciser ce qui est comparé et à quoi il est comparé s'il y a plusieurs candidat possible. Pour cela on utilisera les déclinantes mathématiques. Mais je ne vais pas rentrer dans les détails maintenant, ce serait trop long.
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Hyeronimus

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Lun 11 Sep 2017 - 18:45

Et bien je trouve ça très intéressant comme grammaire, même si je ne suis pas sûr d'avoir tout compris (mon cerveau est un peu comme un médicament homéopathique: inefficace et pas concentré). Mais avec l'exemple du niveau 1 je crois que je saisis déjà mieux (j'aimerais bien d'avantage d'exemple de ce-qu'on-ne-doit-pas-appeler-des-phrases).
Au passage, as-tu songé à pousser plus loin la métaphore aviaire? Ppar exemple au lieu d'avoir "Contexte Cible Coeur Objectif Réaction" quelque chose comme "Pattes, bréchet, cœur, aile, bec".
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Lun 11 Sep 2017 - 18:51

Hyeronimus a écrit:
Au passage, as-tu songé à pousser plus loin la métaphore aviaire? Ppar exemple au lieu d'avoir "Contexte Cible Coeur Objectif Réaction" quelque chose comme "Pattes, bréchet, cœur, aile, bec".

La métaphore va plus loin, mais assez rarement dans la description de l'oiseau lui-même. En générale, la description de l'oiseau décrit plus le comportement de l'oiseau. Le coeur, ici, est plus là pour parler des battements du coeur. Certains oiseaux le font, mais c'est rare. (certains au sein même du deyryck, puisque l'oiseau d'or n'est pas le seul oiseau employé en deyryck)
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Velonzio Noeudefée

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Lun 11 Sep 2017 - 20:53

Sans avoir tout lu la partie plumage, je trouve aussi que cette grammaire a priori est fantastique et si je réussis à avancer, stabiliser et faire fonctionner suffisamment mon Galoco et que j'ai une vision originale de sa syntaxe et son lexique, je tenterais...

C'est passionnant et c'est un exemple pour nous.
(Comme je suis les deux fils: celui-ci et es leçons, j'ai commencé les exercices leçon 2, mais je dois les finir)

Mi c'est le couteau qui découpe l'oiseau, non?
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Mar 12 Sep 2017 - 22:15

Velonzio Noeudefée a écrit:
Sans avoir tout lu la partie plumage, je trouve aussi que cette grammaire a priori est fantastique et si je réussis à avancer, stabiliser et faire fonctionner suffisamment mon Galoco et que j'ai une vision originale de sa syntaxe et son lexique, je tenterais...

C'est passionnant et c'est un exemple pour nous.

Merci !! Very Happy

Velonzio Noeudefée a écrit:
Mi c'est le couteau qui découpe l'oiseau, non?

On pourrait voir ça comme ça oui, mais son origine est plus complexe. Very Happy
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Chaest

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MessageSujet: Re: Le deyryck   Lun 18 Sep 2017 - 0:27

:: Niveau 4 ::

Marques :

En deyryck tout élément visant à modifier un terme en s'accolant à lui est considéré comme une "marque". Concrètement, les marques peuvent prendre la forme de préfixes, suffixes, infixes ou téléfixes. Les marques sont excessivement nombreuses en deyryck. Aussi, il serait peu intéressant de vouloir toutes les présenter ici, ce serait illogique et prendrait un temps fou. Pourtant, elles sont toutes nécessaire à maîtriser pour espérer comprendre le deyryck.

Exemple :

ô : marque préfixe de fermeture
I = moi
Ôi (ôy) = seulement moi.

Il est très important de garder à l'esprit qu'il n'existe aucun terme totalement dépendant en deyryck. Ainsi, même si l'usage classique d'une marque va être de se fixer à un autre terme, une marque peut vivre par elle même.

Exemple :

Pa : marque suffixe du passé

Jaana kosêpn (Tu es en train de travailler ?)
Pa' Néla sés (Je travaillais avant. Maintenant j'écris un lettre.)

Les pronoms, en deyryck, sont des marques.

Synthétiseurs :

Les synthétiseurs sont tout les termes du plumage qui vont apporter une modification au fonctionnement de l'oiseau. On les divise en quatre catégorie : pré-synthétiseurs (pré-S), post-synthétiseurs (post-S), synthétiseurs mariens (mari-S) et purs synthétiseurs (pur-S). Un pré-S se positionnera avant un terme pour y apporter une précision (un fait peut être un terme). Le post-S, sans surprise, se positionnera, lui, après. Les mari-S vont permettre de créer naturellement une forme marienne (que l'on verra plus tard). Les purs synthétiseurs ont eux un comportement unique, inclassable. Un pur-S peut également être un super synthétiseur (super-S ou S-S, mais ça fait nazi) lorsqu'il possède plusieurs comportement (comme "mi" par exemple).

Exemple :

Ni : post-S indicateur de contexte temporel
ékto ni rwaktapa' = Durant la guerre, il agissait pacifiquement.

Clefs complexes :

Les clefs complexes (généralement adaranes) quittent le niveau 1 pour se hisser directement au niveau 4. Celles-ci vont permettre, en devenant préfixe d'un autre terme, de créer un nouveau terme. Pourquoi est-ce que cela s'écarte des marques ? Parce qu'elles créent réellement un nouveau terme. Le nouveau terme pouvant même parfois n'avoir rien à voir avec le terme d'origine (à première vue).

Exemple :

raam = le sang
tôr' = clef anatomique

Tôr'raam = vaisseau sanguin


Objectifs :

Les objectifs sont souvent considérés de catégorie 4 en tant que modificateur du fait en tant que terme. On y reviendra.

:: Niveau 5 ::


On retrouve majoritairement trois types de terme au niveau 5. Il y a les crochetages, ce sont les mots issus de l'utilisation de clefs complexes (vues juste avant). Il y a les mots dynamiques forts, qui demanderont d'abord de voir ce qu'est l'hyperdynamisme en deyryck. Et il y a les imports, qui demanderont de voir ce qu'est la tolérances. Par conséquent, il n'y a encore que peu de précision qui je puisse à apporter à ces termes.
Pour être bref, les mots dynamiques forts sont des mots créé par des locuteurs qui sont précis. Et des les imports sont des imports d'autres langues, ces derniers étant généralement précis (autrement il n'y aurait pas besoin de les importer).


:: Niveau 6 ::

La partie sur le niveau 6 ne sera guère plus longue que celle sur le niveau 5 pour la même raison, il manque encore beaucoup de notion à voir avant de pouvoir bien comprendre les termes qu'on y retrouve.
Parmi ceux-ci, on retrouve les imports forts. Ce sont des imports, comme pour le niveaux 5, mais qui cette fois font référence à un niveau de précision supérieur qui permet de classer le terme en catégorie 6.
On retrouve ensuite les termes contextués. Ce sont des termes, généralement dynamiquement créé, qui sont placé dans un contexte précis. Ces termes s'inscrive dans le cadre de la contextualisation ou de l'hypercontextualisation qui sont également deux notions qui doivent être pleinement comprises pour bien comprendre ce que sont ces termes.
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Le deyryck
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