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 C'est (presque) mon idéomonde !

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Anoev
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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Mer 18 Sep 2013 - 15:52

Cf également L'Alfazie en 1974. L'image pourrait représenter la première phase : le soulèvement des factieux (ceux en uniforme sur la photo) ; ceux qui sont dans les cages étant les fidèles à la République fédérale aneuvienne. Différence essentielle : l'uniforme, également, sur ceux des paraflics aux ordres des factieux était écrit ANOEVEN LÙFRAD (police aneuvienne), pour faire croire qu'il représentaient la Nation aneuvienne.

L'Alfazie en 1974, c'était un an après le Chili. Heureusement, les factieux aneuviens ont perdu la partie : toutes les autres provinces sont venues en aide (armée, police, gendarmerie, peuple : du RPA à l'AKL) aux Alfaziens et ce sont les putschistes qui ont dû déclarer forfait. Conséquence : l'interdiction du KOO, le démantèlement de l'ODU et un joli paquet d'arrestations, y compris chez certains chefs d'entreprise. Une bonne partie seront relâchées, d'autres passeront devant les juges, en y laissant plus ou moins de plumes.
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Vilko
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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Dim 15 Déc 2013 - 2:40



Le Niémélaga, juste après la Longue Guerre. La photo a été prise à la campagne, près de Dibadi, dans une ancienne grande ville détruite par les combats et en voie d'être transformée en zone agricole. Dibadi a encore très peu d'habitants, et les cyborgs viennent seulement de se rendre compte qu'ils doivent arrêter d'exterminer les humains, sous peine de se faire eux-mêmes exterminer. Des négociations difficiles sont en cours avec le Padzaland. Elles aboutiront à la transformation du Niémélaga en protectorat padzalandais, situation concrétisée par le versement annuel d'un lourd tribut en céréales et en électricité.

Les êtres humains que l'on voit sur la photo en train de se livrer aux joies du jardinage sont des prisonniers de guerre, avec leurs familles. Ils sont très peu informés, et ils n'en reviennent pas que les cyborgs et leurs alliés les aient épargnés.

Les alliés des cyborgs, c'étaient les humains qui s'étaient laissés convaincre de se battre du côté des cyborgs, dans les bataillons de la milice, créés pendant la Longue Guerre. La milice, qui existe toujours, est l'une des plus anciennes institutions niémélaganes, puisqu'elle est antérieure à la fondation du Niémélaga en tant qu'Etat.

Les prisonniers que l'on voit sur la photo ne sont pas tous d'anciens militaires. La plupart sont en fait des civils, il serait donc plus exact de les appeler des déportés. Le discours niémélagan officiel préfère parler de réfugiés. Ils viennent d'un peu partout, ils ont des langues maternelles différentes, et c'est justement pour ça qu'ils ont été rassemblés dans ce camp. Les androïdes - mischimada - figurant sur la photo (on les reconnaît à leur aspect pas tout-à-fait humain) sont là pour familiariser les prisonniers avec la langue dibadienne et aussi pour les surveiller. Il n'y a pas besoin de gardes armés : sortir de la zone du camp, c'est la quasi-certitude de se faire tuer par les cyborgs et les robots qui contrôlent les campagnes. De toute façon, il n'y a nulle part où aller. Les prisonniers croient que les cyborgs contrôlent tout le continent, c'est ce que leurs gardiens leur on dit.

Normalement, les androïdes portent des perruques. Ou au moins des chapeaux. Leur absence totale de couvre-chefs sur la photo est une preuve de son authenticité : dans les camps, les androïdes n'essayaient pas de se faire passer pour des humains. Au contraire.

La petite fille avec l'arrosoir est sans doute une orpheline de guerre. Le chien a pour rôle de chasser les rats et les lapins dévoreurs de récoltes. Mais si la nourriture vient à manquer, le chien sera abattu, et sa viande sera mélangée à des boulettes de farine et de légumes. Ce n'est pas pour rien si, dans les camps, on se salue en disant : Patlisztada, ce qui signifie "choses pleines". C'est une façon détournée de dire : "Que tu aies le ventre plein." L'expression, jugée amusante par les cyborgs, est passée dans la langue dibadienne courante.

Les prisonniers savent que s'ils apprennent à parler, lire et écrire le dibadien, et s'ils se convertissent à la religion konachoustaï des cyborgs, ils pourront aller à Dibadi et mener des vies normales, avec des emplois rémunérés. C'est l'époque de la reconstruction, et du creusement des lignes de métro. La guerre est finie, les humains ont été vaincus, ils savent qu'ils doivent accepter les conditions des vainqueurs pour survivre.

Sur la photo, les humains et les androïdes travaillent ensemble en bonne intelligence apparente. Les androïdes n'ont pas peur de recevoir un coup de bêche derrière la tête. Les humains, de même, savent qu'ils n'ont rien à craindre des androïdes. Les humanoïdes (cyborgs, androïdes, klelwaks) sont impitoyables, mais la méchanceté gratuite et les sautes d'humeur ne font pas partie de leur psychologie. Ils traitent les humains comme un bon berger traite son troupeau. Ni plus ni moins.

Remarquons toutefois le regard fixe de l'androïde accroupi au premier plan : il (ou elle ?) vient de remarquer qu'un des prisonniers fait semblant de travailler. L'androïde vient d'enfoncer son transplantoir dans la terre, et il attend de voir si le prisonnier va comprendre le message et se remettre au travail. S'il ne le fait pas, l'androïde va l'admonester. Les prisonniers qui font l'objet de plusieurs admonestations sont transférés dans d'autres camps, à régime plus sévère. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne les revoit jamais.

Cette photo est célèbre à Dibadi. Elle a inspiré nombre de chansons et de poèmes : "La petite fille à l'arrosoir", "L'orpheline et le chien", "L'homme aux lunettes", "Des rangées de salades dans les ruines", et bien d'autres.

Les prisonniers sont correctement vêtus et semblent bien nourris. Leurs vêtements viennent probablement de stocks retrouvés dans les ruines. L'un d'eux à même des gants de travail ! Ils sont bien rasés, ce qui prouve que le camp dispose d'installations sanitaires correctes. Aussi surprenant que cela puisse nous paraître, cette photo a été utilisée par la propagande niémélagane, comme preuve que les cyborgs traitaient bien leurs prisonniers.
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Olivier Simon



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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Dim 15 Déc 2013 - 9:09

C'est normal que la poule n'ait peur ni des humains ni des androïdes ?
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Vilko
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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Dim 15 Déc 2013 - 12:00

Olivier Simon a écrit:
C'est normal que la poule n'ait peur ni des humains ni des androïdes ?
Oui. Je connais une ferme, dans le sud-ouest de la France, où les poules se promènent en toute liberté dans la ferme. Le soir, elles montent dans les arbustes (mi-voletant, mi-grimpant) pour dormir ! Comme le font les poules sauvages, pour éviter les prédateurs...

Dans cette ferme, les poules n'ont pas peur des humains. Normal : elles sont au contact des humains depuis leur naissance. Ce sont des humains qui les nourrissent. Elles se tiennent quand même à distance des inconnus, par instinct.

Pour empêcher les poules de s'envoler par-dessus les enclos, certains fermiers leur coupent les rémiges d'une aile : ça les déséquilibre et les empêche de voler.

Les animaux (et donc les poules aussi) distinguent les humains des androïdes à l'odeur. Un être humain a une odeur d'être humain, un androïde ne sent rien. Une poule identifiera donc un androïde comme un objet qui bouge et qui parle. Cet objet qui bouge et qui parle a toujours fait partie de l'environnement de la poule. Elle n'a donc pas de raison particulière d'en avoir peur.
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Anoev
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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Dim 15 Déc 2013 - 12:07

Comme les gynoïdes faisant office de poules de lusque, n'ont pas besoin d'avoir peur de ceux qu'elles accompagnent.  Razz Razz Razz
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Vilko
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MessageSujet: Re: C'est (presque) mon idéomonde !   Mar 25 Mar 2014 - 0:08

http://www.breitbart.com/Breitbart-London/2014/03/24/Aborted-Babies-Burned-to-Heat-NHS-Hospitals

Environ 15 500 bébés morts-nés et fétus avortés ont été incinérés en Grande-Bretagne ces deux dernières années. Certains de ces bébés et fétus ont été jetés avec les déchets  combustibles utilisés pour produire l'électricité servant à chauffer les hôpitaux.

À cause de la crise ukrainienne, le prix du gaz risque d'augmenter l'hiver prochain. Il faudra être créatif (comme les Anglais ?) pour se chauffer. Par exemple, garder les cadavres des petits vieux qui mourront de froid dans leurs maisons non chauffées, afin que d'autres petits vieux puissent se chauffer grâce à eux l'hiver suivant.

La réalité finit toujours par dépasser la fiction... À Dibadi les cadavres des clochards sont dépecés, la chair sert à nourrir des rats d'élevage, les os sont concassés et mélangés à des déchets, les cheveux sont envoyés dans des usines robotisées situées à la campagne, où ils sont transformés en feutre industriel.

Pendant la Longue Guerre, lorsqu'ils ont exterminé une centaine de millions de personnes, les cyborgs ont fait au plus simple : les prisonniers étaient enfermés dans des bâtiments sans fenêtres, dont les portes étaient ensuite murées. Il suffisait ensuite d'attendre que la faim et la soif fassent leur œuvre. À la fin de la guerre, les cyborgs se sont retrouvés avec des milliers de bâtiments dispersés dans le pays, mais dont la surface totale était de plusieurs millions de mètres carrés (un million de mètres carrés = un km carré). Ils n'ont toujours pas fini de détruire ces bâtiments et de les recouvrir de terre.

Les bâtiments en question étaient munis de trous permettant aux rats de passer, et aux fluides corporels des cadavres de s'écouler. Abondamment nourris, les rats se sont multipliés dans le Niémélaga, mais leurs prédateurs aussi : essentiellement, les chats sauvages (ou redevenus tels), les aigles, les vipères et les renards. Leur nombre a fortement diminué depuis la fin de la Longue Guerre, bien sûr.

Les voyageurs qui vont à Dibadi en train et qui regardent par la fenêtre voient parfois des aigles majestueux survoler le paysage, lorsque le train traverse la campagne. C'est aux cyborgs qu'ils doivent ce spectacle, mais ils ne le savent pas, car les cyborgs sont  modestes et détestent se vanter, c'est une de leurs nombreuses qualités.
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