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 Rémaï (plusieurs versions)

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Greenheart
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MessageSujet: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 8 Mai 2008 - 2:34

Ce sujet a été édité pour faire place à la version 54 du rémaï.


REMAI 54

Conversation progressive

***

INTRODUCTION

Le Rémaï est une langue artificielle crée par David Sicé. Elle se parle comme une langue naturelle telle le français ou l’anglais, mais s’apprend extrêmement plus vite et se trouve dotée de nombreuses propriétés autant remarquables qu’inédites.  Testez dès à présent la vitesse d’apprentissage en apprenant à compter jusqu’à 1000 en rémaï en moins de cinq minutes dans le chapitre qui suit. Puis essayez ensuite d’apprendre dans le même intervalle de temps à compter jusqu’à 1000 dans une langue étrangère que vous n’avez jamais apprise. Et constatez par vous-même à quel point la langue rémaï est un outil puissant.

***

Notez qu'en rémaï une syllabe suffit à former un mot, et un mot suffit à former une phrase.
Le rémaï est grammaticalement transparent, c'est-à-dire que la voyelle d'une syllabe suffit à indiquer la classe grammaticale du mot.
Il y a 12 voyelles rémaï, donc 12 classes grammaticales. La consonne indique alors le sens du mot dans la classe grammaticale.

Si la construction du rémaï est achevée, cette langue demeure en rodage en attendant que la description complète des mots à trois syllabes (niveau A1) soit achevée.
La version en cours est la 0.52 ou 52. Le numéro de version permet désormais de mesurer l'avancement de la description du rémaï et de la correction des erreurs.

***

COMPTER

Noter que J se prononce « dj » de « Djibouti ». Mais vous pouvez aussi le prononcer « y » de « Yalta » si cela est plus facile à prononcer au moment où vous parlez.
Notez que W se prononce « ou » de  « Washington » ou  « Wapiti », jamais V de  « Valérie ».

Woï djé – Un seul (1) ; Woï dja – Dix (10) ; Woï-dji – Cent (100).
Woïwé – Deux (2) ; Woïwa – Vingt (20) ; Woïwi – Deux-cents (200).
Woïké – Trois (3) ; Woïka – Trente (30) ; Woïki – Trois-cents (300).

Woïté – Quatre (4) ; Woïta – Quarante (40) ; Woïti – Quatre-cents (400).
Woïfé – Cinq (5) ; Woïfa – Cinquante (50) ; Woïfi – Cinq-cents (500).
Woïpé – Six (6) ; Woïpa – Soixante (60) ; Woïpi – Six-cents (600).

Woïtché – Sept (7) ; Woïtcha – Soixante-dix (70) ; Woïtchi – Sept-cents (700).
Woïlé – Huit (8 ) ; Woïla – Quatre-vingt (80) ; Woïli – Huit-cents (800).
Woïryé – Neuf (9) ; Woïrya – Quatre-vingt-dix (90) ; Woïryi – Neuf cents (900).

Woïmé – Mille ; Woïma – Million ; Woïmi – Milliard.
Woimémi - Mille milliards ; Woïmami - Million de milliards ; Woïminomi - Milliards de milliards.
Woiméminomi - Mille milliards de milliards ; Woïmaminomi - Million de milliards de milliards ; Woïminominomi - Milliards de milliards de milliards
Woïzé – Zéro ; Woïza – 00 ; Woïzi – 000.

LES ADJECTIFS EN OI

Tous les mots qui se terminent par OÏ sont des adjectifs. Notez qu’en rémaï, B peut être prononcé P et P peut être prononcé B sans que le mot change de sens : POÏ et BOÏ signifient tous les deux « c’est de l’argent que je peux dépenser ».

Joï…’nn – Cela (nommé) ; Woï – Ce nombre (décompté, plusieurs) ; Koï – Ce débit (payé, débité, pauvre). ;
Toï – Ce rang (rangé) ; Foï – Cette couleur (coloré) ; Poï – Ce crédit (crédité, riche).
Hoï – Ce point de vue (voyant) ; Loï – Cette position (positionné, placé) ; Roï – Ce signe (signé, exprimé, écrit, déclaré)
Zoï – Cette taille, dimension, grandeur, proportion (grand); Moï – Cette citation (disant au mot près) ; Noï – Cette action active.

Adjectifs opposés en OÏNOU

Joï…’nn-nou – Cela (nommé en rémaï) ; Woïnou – Ce manque (manquant) ; Koïnou – Cette vente, ce gain (gagné) ;
Toïnou – Ce rang inverse ; Foïnou – Cette musique (musical) ; Poïnou – Ce prêt (endetté) ;
Hoïnou – Cette comparaison (comme) ; Loïnou – Cette éloignement (éloigné) ; Roïnou – Cette pensée, idée (non exprimée).
Zoïnou – Ce vide (vide, ouvert) ; Moïnou – Cette citation inexacte (en résumé) ; Noïnou – Cette action passive.

***

Les adjectifs Woï, Koï et Toï décrivent des nombres, écrits avec des syllabes en I, A, E qui se lisent comme des chiffres.
Le suffixe NOU indique un nombre négatif (ou manquant).


Woï dji : ce sont 100 choses ; Koï wajé : c’est un prix de 21€ ; Toï kiwajé : C’est le 321ème arrivé.
Woïnoujé : Il en manque un (-1) ; Woïjénou : il en manque un (-1) ; Woïnoujénou : il en manque un.

Un adjectif se place devant l’objet en EI, OI ou AÏ dont il décrit les qualités.

Woï ji jei : ce sont cent (100) individus.
Koïwajé Wei : c’est un vêtement qui coûte 21€.
Toï kiwajé Kei : c’est le 321ème outil de la série.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 8 Mai 2008 - 2:34

Mise à jour vers le rémaï 54.

SALUER

Notez que J en rémaï peut se prononcer DJ, J ou Y selon ce qui est le plus agréable ou facile pour vous.
Attention, J ne se prononce jamais guttural, à l'espagnole.


Hoï-dji – Bonjour ! (salut, écoutez-moi)
Dji - Bonjour ! (salut, écoutez-moi)
Ji Taï – Bonjour à toi (respectueusement)
Ji Taïji – Bonjour Monsieur (bonjour à toi qui es un homme et que je respecte).
Ji Taïwi – Bonjour Madame (bonjour à toi qui es une femme et que je respecte).
Ji Waï – Bonjour tout le monde (je ne vous connais pas tous forcément).
Ji Maï – Bonjour à tous (je vous connais).

Hoïfi - Au revoir (je vous quitte, je reviens à mes affaires).
Fi - Au revoir (je vous quitte, je reviens à mes affaires).
Hoifi Taï - Au revoir à toi (respectueusement, je vous dis au revoir, je dois vous quitter).
Fi Maï - Au revoir tout le monde (que je connais).
Fi Waï - Au revoir tout le monde (que je ne connais pas forcément)

***

LES CONSIGNES HOINI

Pour donner une consigne simple, dites HOI suivi d’une syllabe en I qui correspond à l’ordre que vous donnez. HOI peut être sous-entendu en tête de phrase, après AO, EA, et EO.

Hoiji – Bonjour ! (salut, salutations, écoutez) ; Hoïwi –Venez à moi ! (à l’aide) ;
Hoïki – Prenez ! (recevez, tenez, pour vous) ; Hoiti – Faites ! (à votre tour, à vous !) ;
Hoïfi – Au revoir (bon voyage, bonne route) ; Hoïpi – Entrez (abritez-vous, allez dedans)
Hoïtchi – Montrez ! (montrez-vous) ; Hoïli – Bienvenue (Venez là ; vous êtes arrivé, c’est ici votre place, prenez poste) ;
Hoiryi – Rangez (cachez cela, couvrez cela, hors de ma vue) ; Hoïzi – Revenez (Ne partez pas) ;
Hoimi – Encore ! (continuez, recommencez, poursuivez) ;
Hoini – Finissez (allez droit au but, concluez, ne tardez pas, ne soyez pas en retard, on vous attend, répondez).

Consignes opposées HOININOU

Hoijinou – Je ne vous parle pas ! (Ne m’écoutez pas) ; Hoïwinou –Allez-vous en ! (dispersez-vous, écartez-vous, dégagez) ;
Hoïkinou – Laissez ! (N’y touchez pas) ; Hoitinou – Ne faites rien ! (Du calme, restez tranquille, ce n’est pas votre tour) ;
Hoïfinou – restez (ne partez pas, arrêtez-vous là) ; Hoïbinou – Sortez (allez dehors, évacuez l’abri, fuyez, videz les lieux)
Hoïtchinou – Quels sont vos projets ! (Vos prévisions, devinez ! déduisez !) ;
Hoïlinou– Circulez ! (vous n’avez rien à faire ici, vous n’êtes pas encore arrivé, ce n’est pas votre poste, zone interdite, c’est privé ! Interdiction de stationner) ;
Hoiryinou – Restez visible (restez à ma hauteur, laissez à découvert, ne vous laissez pas distancer ) ;
Hoïzinou – Adieu et à jamais ! (Et ne revenez pas, je ne veux plus vous revoir ici, vous êtes banni) ;
Hoiminou – Assez ! (Arrêtez-vous là, reprenez vos activités, occupez-vous de vos affaires) ;
Hoininou – Commencez ! (Mettez-vous en marche, lancez-vous, foncez, dépêchez-vous, hâtez-vous ! Ne traînez pas, c'est urgent).

***

Les consignes HOINI sont des adjectifs. Ils se placent devant l’objet en EI, OI, AI concerné par la consigne, et si aucun objet ne suit, ils représentent cet objet.

Hoïji Taï : Salut à vous !
Jaï Hoïji Taï : Je te salue.
Hoïtchi : Montre !
Hoitchi Taï : Montre-toi (montre-moi).
Hoïtchi Woïjezou : Montre-moi en un (montre-moi un objet).
Hoïtchi Taïva : Lève la main (montre-moi ta main).
Hoitchi Taï : Montre-toi (montre-moi).
Hoïtchi Woïjezou : Montre-moi en un (montre-moi un objet).
Hoïtchi Taïva : Lève la main (montre-moi ta main).

***

Notez que HOI est l'adjectif qui indique ce que voit ou pense celui qui parle (par défaut) ; l'individu en AI précédé de JEO (présent sur le lieu de l'action) ; le point de vue depuis tout autre objet ou perspective précédé de JEO dans la phrase.

Hoï : C’est ce que je vois (c’est mon point de vue).
Hoï Taïva : Je vois ta main (c’est mon point de vue).
JéoTaï Hoï Jaïva : Tu vois ma main (c'est ton point de vue).

Depuis ma chambre, on peut voir la mer :
Jéo Teidja nojaï seima.

***

CIVILITÉS AINI

Les consignes HOINI et leurs opposés HOININOU peuvent facilement paraître brutale ou vulgaire.
Pour éviter cela, pensez à leur ajouter une civilité en AINI correspondant à un ton respectueux.
Si au contraire vous préférez un ton froid ou brutal, choisissez des civilités en AINI correspondant au ton distant.
Si vous connaissez bien votre interlocuteur, utilisez un ton cordial.


TON RESPECTUEUX : Jaï (moi) ; Taï (toi) ; Raï (il ou elle).
TON CORDIAL : Paï (moi) ; Kaï (toi) ; Zaï (il ou elle).
TON DISTANT : Tchaï (moi) ; Vaï (toi) ; Laï (il ou elle).
TON NEUTRE : Waï (ceux que je ne connais pas) ; Maï (ce que je connais) ; Naï (une chose, une personne non précisée, on).

Je ne veux pas vous parler, Monsieur (ou Madame) : Hoïjinou Vaï.

***

Les personnes en AI ne précisent pas si vous parlez d'un homme (Monsieur) ou d'une femme.
Pour préciser cela, ajoutez la syllabe JI après le AI quand vous parler d'un homme ; WI quand vous parlez d'une femme.

Salut (à un homme - ton cordial) : JI KAIJI.
Salut (à une femme - ton cordial) : JIKAIWI.

***

Pour un ton insultant ou vulgaire, ajoutez Tchou (« sale ») à la civilité en AI ou AINI.
Pour un ton humble ou de majesté, ajoutez Tou (« grand »).
Pour un ton paternaliste ou envers un enfant, ajoutez Fou (« petit »).


Écoute-moi sale c…nard (salut Duc..n !) : Hoï-dji Kaïtchou.
Si Sa Majesté voulait bien m’écouter : Hoï-dji Raïtou.
Écoutez-moi mon petit : Hoi-dji Taïfou.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 8 Mai 2008 - 17:58

Ce post a été mis à jour vers le rémaï 54.

DIRE SI L’ON COMPREND OU PAS

Notez que RY se prononce comme un R roulé à l’italienne.
Vous pouvez aussi prononcer ce R à l’anglaise, ou à la française si vous êtes français.
Si vous prononcez d’habitude un R comme un L, veillez à prononcer le R comme RY (Ryu, le dragon en japonais).


Ryao – Je comprends.
Ka Ryao – Est-ce que vous comprenez ?
Ryao.

Na Ryao – Je ne comprends pas.
Kana Ryao – Est-ce que vous ne comprenez pas ?
Na Ryao.

Kao – Je ne sais pas (Quoi ? Comment ? Qu’est-ce que c’est ? Oui ou non ?)
Ka... Kao – C’est une question au sujet de ... (je me pose la question sur ...).
Jéotaï Kao - Est-ce que tu ne le sais pas ?

NaKao – Je sais (ce n’est pas une question, je ne me pose pas de question à ce sujet).
Kajéotaï nakao - Est-ce que tu le sais ? (Est-ce que toi, tu le sais ?)
Jao – Oui.
Nao – Non.

***

LES CONCLUSIONS EN AO
ET LES AVIS EN HOINA


Les mots en AO sont des conclusions. Ils indiquent la fin de votre phrase et par défaut, votre avis sur cette phrase.
Vous pouvez aussi utiliser une ou plusieurs conclusions en A pour donner votre avis sur la phrase que vous venez d’entendre.


Jao – Oui (je l’affirme, je le dis, c’est mon avis) ; Wao – Merci (parfait, bravo, enchanté, excellent) ;
Kao – Je ne sais pas (Je me pose la question, est-ce que ? oui ou non ?). Tao – D’accord (je l’autorise, je veux, je l’ordonne) ;
Fao – C’est important (il le faut, cela compte pour moi) ; Bao – Bien (cela me va, c’est bon, je suis content, cela concorde).
Shao – S’il vous plaît (je le souhaite, je voudrais, j’aimerais bien que, si seulement) ; Lao – Exact (je le confirme, c’est vrai, juste) ;
Ryao – Je comprends (je vois bien que, c’est clair, je l’entends bien, je le constate) ; Zao – Vraiment (certain, sûr, absolument) ;
Mao – Excusez-moi (ce n’est pas assez, insuffisant, continuez) ; Nao : Non (ne… pas ; je ne dis pas que, ce n’est pas mon avis).

Conclusions opposées.Notez que les conclusions ne portent pas de suffixe en OU.

Najao – Je ne dis pas oui (je n’ai pas d’avis, je me demande si je dois dire) ; Nawao – Désolé (c’est triste, je suis déçu) ;
Nakao – Je sais (je n’ai aucun doute, j’ai tous les détails qu’il me faut) ; Natao – Pas d’accord (je l’interdis, je refuse) ;
Nafao – Peu importe (ça ne compte pas, comme vous voulez) ; Nabao – Mal (ça ne va pas, mauvais, je ne suis pas content).
Nashao – Cela ne me plait pas (j’espère que non, je n’en veux pas) ; Nalao – Faux (c’est inexact, il y a erreur) ;
Naryao – Je ne comprends pas (c’est confus, obscur, incompréhensible) ; Nazao – Pas sûr (Pas vraiment, c’est relatif, bof) ;
Namao – De rien (cela ira, c’est suffisant, n’en parlons plus) ; Nanao : Je ne dis pas non (je me demande si je ne dois pas dire).

***

Lorsque deux conclusions en AO se suivent, il s’agit de deux phrases séparées, et la seconde conclusion donne un avis sur la première phrase, ou si vous préférez, la première conclusion.

Ryo Jao : Je comprends.
Ryo Nao : Je ne comprends pas.

Il n’y a pas de double négation en Rémaï et JAO est la conclusion par défaut, qui peut-être sous-entendue à l’oral. Attention, en rémaï, deux syllabes identiques qui se suivent ne comptent que pour une seule.

Jao Nao : Je ne dis pas oui (je ne m'avance pas, je n'ai pas d'avis sur la question).
Nao Nao = Nao : Non (je ne l’affirme pas).

***

Par défaut, la personne qui donne son avis est celui qui parle (JAI, PAÏ, TCHAI).
Pour préciser qui d’autre donne son avis, placez la personne en AI appropriée précédée de JEO (présent sur le lieu de l’action).
Si la personne en question n'est pas sur les lieux de l'action, il vaut mieux préciser JEORYOU, hypothétiquement présent sur les lieux de l'action, présent en imagination sur les lieux de l'action


Jao Kao : Je ne sais pas quoi penser (je me demande ce que je dois dire de cela).
JéoJaï-Jao Kao : Je ne sais pas quoi penser (je me demande ce que je dois dire de cela).
JéoTaï Jao Kao : qu’en pensez-vous (quelle est votre avis là-dessus ? Quelle est votre opinion ?).
JéoLaïji Jao Kao : Qu’est-ce qu’il en pense ?
Jéo Laïwi Jao Kao : Qu’est-ce qu’elle en pense ?
Jéo Laï Jao Kao : Qu’est-ce qu’il ou elle en pense ?

***

Les mots en HOI_A sont des avis qui s’appliquent à l’objet en EI, qui suit. Le plus souvent, ils donnent le même avis que la conclusion en AO commençant par la même consonne, mais pour l’objet qui suit au lieu de le faire pour toute la phrase. HOI peut être sous-entendu en début de phrase, après AO, EA, EO.

Woïjé Nao : Il n’y en pas qu’un seul (selon moi).
Hoïna Woïjé : Il n’y en a pas qu’un seul (selon moi).
Nawoïjé : Il n’y en a pas qu’un seul (selon moi).

Woïwé Lao : Il y en a plutôt deux (je le confirme).
Lawoïwé : Il y en a plutôt deux.
Toïwé Ryéo : Je ne vois pas le deuxième (ce deuxième, il est caché).
Ryéôtoïwé jou : C’est qu’il est caché (rangé, invisible, face caché).

***

Vous pouvez très bien utiliser un avis HOI_A et une conclusion en AO commençant par la même consonne dans la même phrase. L’avis pointe alors l’objet sur lequel porte la conclusion en particulier. Il n’y a pas de double négation, donc HOINA indique la partie niée de la phrase qui se termine par NAO.

NaWoïjé. LaWoïwé : il n’y en n’a pas un mais deux.
ZaWoiwé Ryéojou Kao : est-ce que le deuxième est vraiment caché ? (c’est vraiment le deuxième qui est caché ?).

***

Lorsque HOI_A est placé devant une conclusion en AO, un rôle de phrase EA ou un rôle d’objet en EO, cet avis s’applique à ce qui précède, ou si vous préférez, à la conclusion en AO si HOINA est devant une conclusion en AO ; à la proposition qui précède si HOI_A est devant un rôle de phrase en EA ; à l’objet qui précède si HOI_A est devant un rôle d’objet en EO.

Ryéojou Na Bao : Qu’il soit caché, ce n’est pas bien.
Ryéojou Hoina Bao : Qu’il soit caché, ce n’est pas bien.
Ryéo Kei Naba : Que cet outil soit caché, ce n’est pas bien.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 13 Mai 2008 - 22:26

Ce post a été mis à jour vers le Rémaï 54.


DEMANDER COMMENT ON VA

Kamei – Comment va la santé ? (Comment allez-vous ? Dans quel état vous êtes ?).
Bamei – Bien (je vais bien ; je suis content de mon état de santé , de mes sentiments).
Naba mei – Pas bien (je ne suis pas content de mon état de santé, de mes sentiments).

***

Pour être plus poli, on ajoute le nom de l’interlocuteur, ou une civilité (Madame, Monsieur), voire un titre.

Kameijo « Marc » nn – Comment allez-vous, Marc ?
Kamei Taïji – Comment allez-vous, Monsieur ?
Téa Kamei Taïwijô Durand nn – Et comment allez-vous, Madame Durand ?

Kamei Laïli – Comment va-t-il ?
Kamei Laïwi – Comment va-t-elle ?
Kamei Laï – Comment va-t-il si c’est un homme ? Comment va-t-elle si c’est une femme ?

***

DIRE SON ÉTAT DE SANTÉ MEINI

Pour décrire votre état de santé, vous pouvez dire MEI, suivi de la syllabe en I appropriée.

Meiji – En forme ; Meiwi – En pleine forme ; Meiki – Excité physiquement, chaud physiquement, ému, en émoi, prêt.
Meiti – Surexcité, énervé, tendu, stressé, en effort ; Meifi – Fiévreux, brûlant, tremblant ; Meipi – en crise, convulsif, agonisant.
Meitchi – A bout de souffle, essoufflé, au souffle coupé, il faut que je reprenne mon souffle, erratique, troublé, perturbé ;
Meili – Dont le cœur bat vite, palpitant, souffrant, douloureux, éploré, brisé, blessé, en danger ;
Meiri – Choqué, stupéfait, hypnotisé, somnambule, comme un zombie, vidé ; Meimi – Endormi, évanoui, en sommeil ;
Meini – L’ état de santé non précisé, la santé.

Etats de santé opposés MEININOU.

Meijinou– Fatigué ; Meiwinou – Epuisé ; Meikinou – Démotivé, sans passion, sans envie, déprimé, pas chauffé, pas prêt.
Meitinou – Atone, hagard, en état de choc, à bout ; Meifinou – Glacé, frissonnant ; Meibinou – Saignant, en hémorragie.
Meitchinou – Asphyxié, en arrêt respiratoire, bleu ; Meilinou – En arrêt cardiaque, sans réaction.
Meirinou – Mort, pourri, décomposé ; Meiminou – insomniaque, halluciné, fou ; Meininou – La mauvaise santé.

***

Vous pouvez indiquer que votre réponse est ironique, métaphorique ou imaginaire en ajoutant le suffixe RYOU.
Vous pouvez indiquer que votre situation est grave, dramatique ou spectaculaire avec TOU.
Vous pouvez indiquer que votre situation est sans gravité, comique, ou peu spectaculaire avec FOU.
Vous pouvez indiquer que l’état est total avec WOU ou limité avec WOUNOU.


Meijitou – Je suis en grande forme ; Meiwitou – Je suis dans une forme phénoménale.
Meimiryou – Je dors (ironique, métaphorique) ; Meitchifou – Je suis à peine essoufflé.
Meikiwou – Je suis tout à fait excité ; Meikiwounou – Je suis un peu excité (pas complètement).

***

Par défaut, celui qui est dans l’état de santé en question MEINI est le déclencheur de l’action dans la phrase, que vous indiquez en plaçant TEO devant l’objet ou la personne en question (mot en EI, OI, AI). TEO est sous-entendu devant JEI (un individu) ou FEI (un animal) placé en tête de phrase (premier mot en EI ou AI cité).

(Téo) Jeili Meimitou – Il dort profondément.

***

Vous pouvez aussi lier la personne en AI ou l’individu JEI concerné par l’état de santé, à MEI indiquant l’état de santé, en utilisant la liaison NO. Dans ce cas, MEI ne concerne que la personne en AI ou l’individu en JEI auquel il est lié par NO.

Jaïnô-meiwi : Moi qui suis en pleine forme (moi, en pleine forme.
Meiminô-Laiwi : Elle est endormie (le sommeil qui lui appartient).

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mer 14 Mai 2008 - 12:39

Ce post a été mis à jour avec le rémaï 54.


DEMANDER SI TOUT VA BIEN

Kaba : Est-ce ça va bien pour vous ?
Ba : Cela va bien (je suis satisfait, c’est bien, c’est bon, ça me va).
Naba : Cela ne va pas bien (je ne suis pas satisfait, ce n’est pas bien, c’est mal, ça ne me va pas).
Naja : Je ne saurais pas vous dire, je ne le sais pas encore.

***

Vous pouvez dire la même chose avec des avis en A suivis de conclusions pour être plus clair, ou bien si vous êtes à l’écrit. Il faut alors transformer le dernier A en AO.

Kabao : Est-ce ça va bien pour vous ?
Bao : Cela va bien (je suis satisfait, c’est bien, c’est bon, ça me va).
Nabao : Cela ne va pas bien (je ne suis pas satisfait, ce n’est pas bien, c’est mal, ça ne me va pas).
Najao : Je ne saurais pas vous dire, je ne le sais pas encore.

***

Vous pouvez dire la même chose en redoublant les conclusions. C’est une manière d’insister ou de souligner votre propos. Attention, il faut alors placer l’avis en A après la conclusion en AO, avant de transformer le A en AO.

Baokao : Est-ce ça va bien pour vous ?
Bao : Cela va bien (je suis satisfait, c’est bien, c’est bon, ça me va).
Bao Nao : Cela ne va pas bien (je ne suis pas satisfait, ce n’est pas bien, c’est mal, ça ne me va pas).
Jao Nao : Je ne saurais pas vous dire, je ne le sais pas encore.

***

Vous pouvez enfin indiquer un doute sur la syllabe appropriée en lui ajoutant le suffixe KOU. Vous posez alors la question à votre interlocuteur de savoir si cette syllabe (ce mot) est juste.

JéoTaï Bakou : Vous êtes satisfait ? (est-ce que le mot satisfait est approprié vous concernant).
JéoTaï Baokou : Vous êtes satisfait ? (est-ce que le mot satisfait est approprié vous concernant).
Bakounou : Satisfait est le mot juste (selon moi).

***

Une conclusion ne peut avoir de suffixe en OU. Pour lui en appliquer quand même un, il faut utiliser la liaison NO et ajouter le suffixe en OU à la liaison NO.

Baonokounou : Satisfait est le mot juste.
Baononou : Satisfait n’est pas le mot juste.

***

Vous pouvez nuancer votre avis ou vos conclusions en changeant le suffixe en OU.

Batou : Tout à fait satisfait
Baonotou : Tout à fait satisfait.

Bafou : A peine satisfait.
Baonofou : A peine satisfait.

Baryou : Satisfait en théorie (mais pas en réalité).
Baonoryou : Satisfait en théorie (mais pas en réalité).

Baryounou : Réellement satisfait.
Baonoryounou : Réellement satisfait.

***

LES CHOSES EN EI

Tous les mots en EI représentent des choses ou des êtres dont votre phrase raconte l’histoire.

Jei – Cet individu (son corps) ; Wei – Ce vêtement (cet accessoire) ; Kei – Cet outil (cet chose d’une forme utile).
Tei – Ce lieu (ce bâtiment, cette construction) ; Fei – Cet animal (son cri) ; Bei –Cette nourriture (cette boisson).
Tchei – Ce phénomène (cette météo) ; Lei – Cette activité (ce métier, cette expérience) ; Rei – Ce mot (ce vocabulaire).
Zei – Ce paysage (ce pays, ce moment de la journée) ; Mei – Ce sentiment (cet état de santé) ; Nei – Cette chose (cet élément).

Choses opposées en EINOU : le suffixe représente dans ce cas la privation, l’absence, le manque.

Jeinou – Ce fantôme (un mutilé) ; Weinou – Cette nudité (l’accessoire manquant) ; Keinou – Cet outil manquant (manquant de)
Teinou – Sans toit (non bâti) ; Feinou – Cet animal manquant (le silence) ; Beinou – La nourriture manquante (sans odeur).
Tcheinou – Sans phénomène (évènement absent) ; Leinou – Ce manque d’activité (d’expérience) ; Reinou – Ce mot absent.
Zeinou – Ce paysage absent (ce moment raté, qui manque) ; Meinou – Ce sentiment absent ; Neinou – Cette chose absente.

Par exemple, un homme qui a des jambes se dit Jeilija ; un cul-de-jatte se dit Jeilijanou.

***

Vous indiquez un avis sur une chose en plaçant l’adjectif HOINA devant le mot en EI. HOI peut être sous-entendu en tête de phrase, après AO, EA, EO.

Sha Bei : Je voudrais manger s’il vous plaît (s’il vous plait, de la nourriture).
Hoisha Bei :Je voudrais manger s’il vous plaît.

***

Vous indiquez une conclusion sur une chose en plaçant une conclusion en AO à la fin de la phrase. La conclusion porte sur toute la phrase, mais l’adjectif HOINA peut pointer la chose en question.

Bei Shao : Je voudrais manger s’il vous plaît.
Hoisha Bei Shao : Je voudrais manger s’il vous plaît.

***

A l’oral, vous pouvez aussi abréger le AO en A.

Bei Sha : Je voudrais manger s’il vous plaît.
Hoisha Bei Sha : Je voudrais manger s’il vous plaît.

***
Lorsque le mot en EI est le seul objet de la phrase en EI ou AI, vous présentez cet objet, comme dans une phrase en français qui commence par « c’est… » ; « il y a… » ; « voici… » ; « voilà… » ; « voyez… ». Le rôle JEO (présent sur le lieu de l’action) est alors sous-entendu devant le seul objet de la phrase.

Bei : C’est de la nourriture (voici de la nourriture, voilà de la nourriture…).
Jéo Bei : C’est de la nourriture (la nourriture est présente).
(Jaï) Néobei : Il y a de la nourriture (j’ai de la nourriture).
Jaïnobei : J’ai de la nourriture.
Taïnobei : Tu as de la nourriture.
Beï (kéo) Taï : Cette nourriture est pour toi (reçois cette nourriture, prends cette nourriture).
Beinojaï : c’est ma nourriture (celle qui me revient, celle qui je tiens, celle qui m’appartient).

***

Si un ou plusieurs adjectif OI se trouve devant le nom commun en EI ou le pronom personnel en AÏ, le mot en EI ou AI ne forme qu’un seul objet avec son ou ses adjectifs. JEO est donc sous-entendu devant, sauf si un autre rôle en EO est déjà mentionné.

(Jéo) Woïtché Beï : C’est le menu à sept euro (c’est la nourriture en vente à 7€).

***

Pour préciser à quoi sert l’objet en EI, OI ou AI dans l’histoire de la phrase, vous placez un rôle en EO devant. Si la chose en EI est précisée par un ou plusieurs adjectifs en OI, il faut placez le rôle en EO devant le premier adjectif de la série.

Tchéo Joï BigBe’nnWoïdjawé Bei :
Je te montres le menu à 12 € qui s’appelle Big Ben(j’ai le menu « Big Ben » à 12€ sur mon plateau ou devant moi).

***

Attention, l’adjectif NOI (verbe de la phrase) transforme toujours le mot qui suit en un verbe décrivant l’action racontée dans la phrase. Le sujet par défaut est celui qui parle (JAI,PAI, TCHAI).

Jaïwalé : Mon regard (mes yeux, mon œil).
Noïjaïwalé : Je regarde (je me sers de mes yeux).
Jeiliwafé : Les oreilles d’un homme (l’oreille d’un homme).
Noïjeïli-wafé : Il écoute (cet homme se sert de ses oreilles).
Keijilaké : ce stylo (outil de communication à bout pointu que l’on peut tenir)
Noï Keijilaké : J’écris (j’utilise un stylo).

***

Un rôle en EO transforme le mot qui suit en objet, c’est-à-dire en nom commun, sauf si le mot qui suit est une conclusion. Dans ce cas, le rôle en EO porte sur le mot qui précède. Un rôle en EO transforme en nom commun un verbe NOI qui suit. Le nom commun ainsi formé désigne l’activité en question.

Jéo Noïjaïwalé : C’est le fait d’écouter (cette écoute).
Jéo Noïjeïwafé Fao : Écouter est important (se servir de ses oreilles compte).

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 15 Mai 2008 - 13:11

Mise à jour vers le Rémaï 54


DIRE QUAND LA SANTÉ NE VA PAS

KabameinoTaï – Comment va ta santé ?
Meifou – Petitement (j’ai une santé réduite).

Nabamei Kao – Qu’est-ce qui ne va pas ? (concernant la santé ou les sentiments).
Nabatoukénou jaî-dja – C’est ma jambe gauche qui ne va pas très fort.

Kajaijané Naba – Quelle partie de la jambe ne va pas ? (Où tu as mal à la jambe).
Jaïjajé Naba – C’est le tibia qui ne va pas.
Meilifou komeibinoufou – ça fait mal et ça saigne un peu.

Kanoïka naï – Qu’est-il arrivé ? (qu’est ce que quelqu’un ou quelque chose a fait ?).
Nijaï lésénou Noïteiké – Je me suis dépêché en descendant l’escalier.

***

LES PARTIES GÉNÉRALES DU CORPS EN AINA
ET EN EINA


Pour dire que vous avez mal à une partie du corps, dites NABAJAÏ suivi de la syllabe en A correspondant à la partie du corps appropriée.

Jaïja – Ma jambe ; Jaïwa – Ma tête (mon crâne, le haut de mon visage) ; Jaïka – Mes dents (mes défenses, armes naturelles)
Jaïta – Mon torse ; Jaïfa – Ma main (mes doigts) ; Jaïba – Mon ventre (mon bas-ventre).
Jaïtcha – Mes cheveux (mes poils) ; Jaïla – Mon bras ; Jaïra – Ma bouche (le bas de mon visage, ma gorge, mon cou).
Jaïza – Mon pied (mes orteils) ; Jaïma – Ma peau ; Jaïna – Une partie de mon corps non précisée.

Mes pieds me font mal (ne vont pas bien) : Woïjaïza naba.

***

Vous pouvez préciser HOIKE pour « côté droit » et HOIKENOU pour « côté gauche ». HOI peut être sous-entendu en tête de phrase, après AO, EA, EO.

J’ai mal au pied droit : Kénaba Jaïza.
J’ai mal au pied gauche : Kénounaba Jaïza.

***

Vous pouvez préciser un pluriel avec WOI devant JAI, mais si vous ne précisez pas, vous pouvez parler aussi bien d’une partie que vous avez en double ou des deux parties de la même nature.

Ba Jaïza : Mon pied va bien (mes pieds vont bien).
Woï Ba Jaïza : Mes pieds vont bien.

***

Vous pouvez préciser que vous parlez de toute la partie du corps, avec WOU, ou bien d’une partie de la partie du corps avec WOUNOU.

Naba Jaïzawou : Tout le pied me fait mal.
Naba Jaïzawounou : Une partie du pied me fait mal.

***

Vous pouvez décrire la partie du corps de votre interlocuteur en remplaçant JAI par TAI ; d’un tiers en remplaçant JAI par LAI.
Vous pouvez parler de la partie du corps en général en remplaçant JAI par JEI.

Kataïza : Comment va ton pied (tes pieds).

***

Vous pouvez indiquer une partie plus précise de votre corps en ajoutant une syllabe en E après la syllabe en A. La syllabe en E pointe la partie du corps plus précise dans la partie plus générale indiquée par la syllabe en A.

Ma jambe : Jaïja ; Mon tibia (la partie de la jambe en forme de bâton) : Jaïjajé.
Le haut de mon visage : Jaïwa ; Mon œil (mon regard, la partie du haut du visage en forme de baie) : Jaïwalé.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Sam 17 Mai 2008 - 15:39

Il est dit que sur internet le Toki Pona est à ce jour la langue la plus concise au monde car elle ne contient que 118 mots. Ne serait-ce pas plutôt le Rémai ? Avec 12 lettres-idées on explose le record détenu par Sonja Elen Kisa !

source : Wikipédia

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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Dim 18 Mai 2008 - 20:30

ziecken a écrit:
Il est dit que sur internet le Toki Pona est à ce jour la langue la plus concise au monde car elle ne contient que 118 mots. Ne serait-ce pas plutôt le Rémai ? Avec 12 lettres-idées on explose le record détenu par Sonja Elen Kisa !

source : Wikipédia

C'est une question délicate.

C'est vrai qu'avec seulement douze signes-idées à combiner ("agglutiner") pour former toutes les autres notions, y compris les plus abstraites, ou nuancées, le Toki Pona est effectivement "explosé".

Par ailleurs, le Toki Pona part d'un principe de limiter les possibilités d'expression de ses locuteurs il me semble. Donc avec peu de signes, on peut dire beaucoup de choses, mais peu à la fois (ce qui pourrait aussi s'interpréter comme une définition de la concision, remarque).

Alors que le principe du Rémaï est inverse : avec peu de signes on peut dire énormément de choses, avec plus, on en dit toujours moins car plus le mot est long, plus il est précis et univoque. La conséquence est qu'un mot rémaï, même toujours formé des 12 mêmes signes idées, a une identité propre, donc doit être "appris", même si cela peut se révéler extrêment facile au point de pouvoir inventer et apprendre un nouveau mot juste au cours de la conversation, ce qui est inconcevable en français.

(post édité)

Dans cette optique, le Toki Pona demeure largement la plus concise au monde, mais aura peut-être des difficultés à traduire toutes les nuances du Rémaï. Il faudrait cependant tester ce passage direct d'une langue construite à l'autre pour en juger.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Lun 19 Mai 2008 - 16:27

Mise à jour vers le rémaï 54.

DONNER DES DIRECTIONS À SUIVRE

Wi : Venez avec moi (rassemblez-vous autour de moi).
Noï : On y va (on le fait).
HoÏninou : Ne traînez pas, allez-y.

Té Noï : On avance ( va en face).

Ké Noï : On va à droite (on tourne à droite).
Kémou Noï : On va encore une fois à droite.
Noïmou : On prend encore une fois à droite (on y va encore une fois, on répète la même action).

Hoïjékénou : Maintenant à gauche.

Noïteiré : Entrez dans la salle.
Hoili : Nous sommes arrivés.

***

LES DIRECTIONS HOINE

Pour indiquer de regarder dans une direction, dites HOI suivi de la syllabe en E correspondant à la direction.

Hoijé – Ici et maintenant ; Hoiwé – Autour, non loin, central ; Hoïké – à droite, du côté droit.
Hoité – Devant, en avant ; Hoifé – En face, au loin, au bout, au fond, à la fin ; Hoibé – Dedans, à l’intérieur.
Hoitché – En avant sur la route, visible ; Hoilé – en haut, en montant, en levant les yeux ; Hoiré – En arrière sur la route (caché).
Hoizé – En bas, en baissant les yeux, en descendant ; Hoimé – Le long de, à travers, en suivant, parallèle ; Hoiné – Dans une direction donnée, en se tournant vers un point donné.

Directions opposées NOINENOU

Hoïjénou – Ailleurs (autre lieu, à un autre moment) ; Hoïwénou – Loin d’ici, en périphérie, à l’étranger ; Hoïkénou : à gauche.
Hoïténou – Derrière, en arrière ; Hoïfénou – Juste devant, tout près, côté manche, au début ; Hoïbénou : à l’extérieur, dehors.
Hoïtchénou – En avant sur la route, caché ; Hoilénou – En dessous, par-dessous, au verso ; Hoirénou – A la même hauteur sur la route (visible).
Hoïzénou – Au-dessus, par-dessus, au recto ; Hoïménou – En travers, en barrage, perpendiculaire ; Hoinénou – Dans la direction opposée, en tournant le dos à.

Hoiné jô Paris nn : En direction de Paris.
Hoïnénou Zeima : Dos à la mer.

***

Pour indiquer d’avancer dans la direction citée, ajoutez NOI, ou bien NOIFE ou NOIVE avant ou après la direction HOINE.
Il est plus poli d'ajouter WAO (merci) ou SHAO (s'il vous plait) à la fin de vos directives.

Noï Hoïté Wao : Avancez, merci.
Noï Hoïténou Shao : Reculez, s'il vous plait.
Noï Hoïjé Zao : Restez ici, vraiment (vous ne devez pas quitter ce lieu, c'est sûr).
Noï Hoïwé Baonoryou : Ce serait bien si vous restiez dans le coin (promenez-vous autour mais pas loin).

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 20 Mai 2008 - 14:13

Mise à jour vers le rémaï 54.

DONNER L’HEURE ET LA DATE

Leika Séô Toïryé Loïki – Ce cours commence à neuf heures (le cours part de 9 heures).
Léô Toï jawé kôjafé Loïki – Il termine à midi quinze (le cours arrive à 12h15).

Réô Toï ja kôka Loiki – Il s’interrompt à dix heures trente (le cours est invisible à 10h30).
Tchéô Toï ja kôtafé Loiki – Il reprend à dix heures quarante-cinq (le cours est visible à 10H45).

Katoï loiki – Quelle heure est-il ?
Toïryé Loiki.
Séô Katoï loïki Leika – A quelle heure commence le cours ?
Séô Toïryé Loïki.
Léâ Leika Séô Hoïjé – Alors le cours commence maintenant (donc le cours part d’ici et maintenant).

KaWoï Loïni Réô Leika – Combien de temps dure la pause ? (Combien de temps le cours est invisible ?).
Woï jafé Leiwi – Quinze minutes (Pendant 15 minutes ; 15 minutes durant).
Ka-loïninou Réo Leika – Dans combien de temps est la pause ? (Combien de temps il manque pour qu'arrive la pause ?).
Woï jékôka Loïki.

***

LES MESURES DE TEMPS LOINI

Pour indiquer une unité de temps, dites LOI suivi d’une syllabe en I.

Loïji – en secondes ; Loiwi – en minutes ; Loiki – en heures.
Loïti – en jours ; Loifi – en semaines ; Loipi – en mois.
Loïtchi – en saisons ; Loili – en années ; Loiri – en ères.
Loïzi – en siècles ; Loïmi – en millénaires ; Loini – en unités de temps à préciser.

Les mesures de temps opposés LOININOU indiquent seulement que ce temps manque, donc qu'il n'est pas encore écoulé, qu'il est encore à parcourir.

Il me reste deux semaines à passer en France :
Woïwé Loifinou Noïjo France nn.

***

Vous pouvez utiliser des unités de temps étrangères en disant LOINIJO suivi du nom étranger de l'unité de temps.

Toïjé Loini jô « heure » : Il est une « heure » (en unité de temps étrangère au Rémaï – français).
Toïjé Loini jô « hour » : Il est une « heure » (en unité de temps étrangère au Rémaï – anglais).

***

Les heures s'expriment avec deux adjectifs OI qui se suivent.
Vous pouvez séparer différentes heures avec la liaison WO (ensemble mais pas associés).
.

Toïjé Loiki : Il est une heure (c’est la première heure ; 1h00 ; 01:00)
Toïwé Loiki woToïké Loiki : à deux heures, à trois heures.

Vous pouvez associer différentes unités de temps pour former un horaire, une date, un rendez-vous, avec la liaison KO.
Les syllabes reliées avec KO peut être mises en facteur pour éviter de répéter l'unité de temps LOINI et l'ordre d'arrivée TOI plusieurs fois.


Nous sommes le 10 janvier 2016 et il est 9 heures.
Hoijé maï toija loiti wo toijé loipi wo wéméjapé loili wo toiryé loiki.

Nous sommes le 10 janvier 2016 et il est 9 heures.
Hoïjé maï loiti kopi koli koki toïja kojé kowéméjapé koryé.

KO peut être sous-entendu si les syllabes qu'il relie se terminent toutes par la même voyelle (par exemple toutes par I), sauf si des syllabes identiques pertinentes sont répétées.
N'oubliez pas qu'en rémaï, deux syllabes identiques répétées se lisent comme une seule.


Nous sommes le 10 janvier 2016 et il est 9 heures.
Hoïjé maï loitipiliki toïja kojé kowéméjapé koryé.

***

Pour distinguer différents horaires dans une liste ou un tas, vous pouvez leur donner un nom propre avec la liaison JO...NN (nommé).

L'heure H : Loiki Toijo "hache" nn.

Vous pouvez leur donner un numéro d'identification (matricule, étiquette, indice) avec la liaison MO (numéroté).

L'heure numéro 1 : Loiki Toïmojé ; L'heure numéro 2 : Loiki Toïmowé ; L'heure numéro 3 : Loiki Toimoké.
L'heure numéro 10 : Loiki Toïmoja ; l'heure numéro 20 : Loiki Toïmowa ; L'heure numéro 30 : Loiki toimoka.

Vous pouvez aussi leur donner un ordre d'arrivée TOINE.
Pour distinguer cet ordre d'arrivée de l'heure indiquée, utilisez la liaison WO (ensemble mais pas associés).


La première heure donnée est 9 heures : Toijéwô Loiki

***

Pour poser une question sur une qualité, placez HOIKA devant l’adjectif en OI.
HOI peut être sous-entendu quand HOIKA est en tête de phrase, ou après AO, EA et EO. A l’écrit ou être plus plus clair à l’oral, ajoutez KAO à la fin de votre phrase.


Katoï Loiki : Quelle heure est-il ? (C’est à quelle heure ?)
Katoï Loiki Hoïjé : Quelle heure est-il à présent (quelle heure est-t-il ici et à présent ? Quelle heure, ici et maintenant ?)
Katoï Loïni : Quand est-ce ? (à quel moment c’est ?).
Kaloïni : En quelle unité de temps c’est ? (c’est exprimé en quelle unité de mesure temporelle ?)
Kaloïwi : Est-ce que ce sont des minutes ? (c’est exprimé en minutes ?)
Kaloï : C’est où ? (par rapport à un point de repère)

***

Quand deux adjectifs OI se suivent, ils qualifient le même objet qui suit. Les adjectifs peuvent se suivre dans n’importe quelle ordre, ils s’appliquent toujours au même objet, sans priorité.

Woïké Loïki Leika : C’est un cours de trois heures.
Loïki Woïké Leika : C’est un cours de trois heures.

***

Un adjectif OI qui se répète peut être supprimé ou être mis en facteur, c’est-à-dire que les syllabes en I, A, E, O qui le suivent peuvent être mises à la suite du premier adjectif OÏ identique. Ce n’est pas possible si l’adjectif répété est suivi d’un suffixe OU, sauf si le premier adjectif identique est suivi du même suffixe OU.

Woïta Woïfé Loïwi Leika : C’est un cours de 45 minutes.
Woïtafé Loïwi Leika : C’est un cours de 45 minutes.

La liaison NO permet de dire l’adjectif après le nom qu’il qualifie.

Réo Leika nô Woïjafé Loïwi : C’est une pause de quinze minutes.
Réo Leika nô Loïwi Woïka : C’est une pause de trente minutes.

***

La liaison KO permet d’associer deux adjectifs l’un à l’autre, pour former une paire indépendant des adjectifs suivants.

Toïlé kô Loïki Toïka kô Loïwi : Il est huit heures trente minutes.

***

Quand des paires (ou des triplettes etc.) formées des mêmes adjectifs se répètent, il est possible de les mettre en facteur, puis de sous-entendre un facteur commun, pour dire les choses plus rapidement et ne pas se répéter.

Toilé kôka Loïki kôwi : Il est 8 :30 (en heures et en minutes).
Toilé kôka Loïki : Il est huit heures trente (c’est 8h30).

***

Si aucun objet ne suit un adjectif, l’adjectif se transforme en objet (une chose ayant cette qualité).
Un mot ou une série d’adjectifs se terminent quand arrive dans la phrase un mot en AO, EA, EO.


Toiwé Loïki JéôJaî : à deux heures, c’est moi qui suis là (à deux heures, j’arrive ; à deux heures c’est mon tour).


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mer 21 Mai 2008 - 2:35

ANNONCER UN PRIX

« Photocopie » nn Koïjé Laïno-Leiwa – Les photocopies coûtent 1 € par étudiant.
Koijefounou – Un euro tout rond (partie entière).
Maï Woïjawé Téa Koïwoujawé ZéoMaïwou Fao – Vous êtes douze, donc il faut payer au total 14 euro pour toute la classe.
« Café » nn Koïvoufi – Le café coûte 50 centimes d’euro (partie décimale du prix).
« Cola » nn Koïjévoufi – Le Coca Cola coûte 1€50 centimes.

***

Tchajo « Café » nn – Je voudrais un café s’il vous plaît…
Hoi - Entendu (je vois).
Wao – Merci.
Kakoï – Combien ça coûte ? (Quel est le prix ? Combien je dois payer ?).
Taï koïfouvi – Vous devez payer 50 centimes.
Jaï Noï Koïjé Taï Zéojo « Café » nn – Je donne un euro pour le café.
Koïvoufi Téa Boïvoufi Taï – Cela coûte 50 centimes, alors voici 50 centimes pour vous  (je vous rends 50 centimes).

***

LES PRIX KOI

Koï djé – 1 (Euro) ; Koï dja – 10 (Euro) ; Koï-dji – 100 (Euro).
Koïwé – 2 (Euro) ; Koïwa – 20 (Euro) ; Koïwi – 200 (Euro).
Koïké – 3 (Euro) ; Koïka – 30 (Euro) ; Koïki – 300 (Euro).
Koïté – 4 (Euro) ; Koïta – 40 (Euro) ; Koïti – 400 (Euro).
Koïfé – 5 (Euro) ; Koïfa – 50 (Euro) ; Koïfi – 500 (Euro).
Koïpé – 6 (Euro) ; Koïpa – 60 (Euro) ; Koïpi – 600 (Euro).
Koïtché – 7 (Euro) ; Koïtcha – 70 (Euro) ; Koïtchi – 700 (Euro).
Koïlé – 8 (Euro) ; Koïla – 80 (Euro) ; Koïli – 800 (Euro).
Koïryé – 9 (Euro) ; Koïrya – 90 (Euro) ; Koïryi – 900 (Euro).
Koïmé – 1000 (Euro) ; Koïma – 1.000.000 (Euro) ; Koïmi – 1.000.000.000 (Euro).
Koïzé – 0 (Euro) ; Koïza – 00 (Euro) ; Koïzi – 000 (Euro).

***

Les adjectif KOI (prix) se lisent comme les nombres (WOI).
Par défaut, ce sont des prix dans la monnaie locale (le pays où vous vous trouvez au moment de la conversation).
Vous pouvez indiquer préciser cette monnaie locale ou bien préciser une autre unité monétaire avec la liaison JO (nom propre), suivi du nom de la monnaie, suivi de NN pour indiquer la fin du nom propre.


Koïjé jo « Euro »’nn : ce prix d’un seul Euro.
Koïja jo « Dollar »’nn : ce prix de 10 dollars.

Notez bien qu’il faut dire l’unité de monnaie dans sa langue d’origine.

Koïji jo « Pound »’nn : ce prix de 100 livres.
Koïmé jo « Hen »’nn : ce prix de 1000 Yen.

Vous pouvez aussi utiliser JOI… NN devant KOI pour indiquer l’unité monétaire étrangère.

***

Si plusieurs adjectifs OI se suivent, vous pouvez lier le nom propre JOI…NN au prix KOI avec la liaison KO, et dissocier les autres adjectifs non lié au nom propre avec la liason WO.

Joï Euro nn Koijé : ce prix d’un seul Euro.
Joï Euro nn Koijé Woiwé : Un euro les deux.
Woiwé wo Joï Euro nn Koijé : Deux articles à un euro pièce.

***

Pour dire que quelque chose coûte un prix, placez KOI devant l’objet en EI, OI ou AI. Vous pouvez placer le prix après l’objet en utilisant NOKOI.

Koïwa Bei : 20€ le plat (pour 20€, ce plat).
Beino Koïwa : Un plat à 20€ (un menu à 20€).

***

Pour dire que vous achetez, dites JAI suivi de NOI suivi du prix KOI et éventuellement de l’objet que vous achetez.

Jaïnoïkoi : J’achète (je paye le prix).
Jaï noïKoïfa Wei : J'achète un vêtement 50€ (j'achète au prix de 50€ un vêtement).

***

Pour dire que vous vendez, dites JAI suivi de NOI suivi du prix KOI suivi de NOU et éventuellement l’objet que vous vendez à ce prix.

Jaï Noïkoïnou Tei : Je vends une maison.
Jaï Noïkoïtanou Wei : Je vends ce pantalon 40 euro.

***

L’ARGENT POI

L’adjectif POI se lit comme WOI et KOI, et sert à indiquer la valeur d’un objet, ou bien une somme d’argent dont on dispose, c’est-à-dire un crédit.

Poï djé – 1 (Euro) ; Poï dja – 10 (Euro) ; Poï-dji – 100 (Euro) en poche.
Jaï Poïwa – Je suis riche de 20€ (j’ai 20€ en poche, je peux dépenser 20€).
Poï ké Keijilaké : Un stylo qui vaut trois euros (que je peux vendre ou échanger contre deux euros).
Poïfé Keifé : Un billet de 20€ (Une feuille de 20 euros).
Poiwé Keiwé : Une pièce de 2€ (un rond de 2 euros).

***

Lorsque l’adjectif Poï s’applique à une personne en AI ou un individu JEI, il indique l’argent (le capital) dont dispose cette personne.

Poïfa Jaï : Je dispose de 50€ (je peux contribuer à hauteur de 50€ ; je vaux 50€).
Jeino Poïwéme ko Loipi : c’est quelqu’un qui gagne 2000€ par mois.

***

Pour dire que vous prêtez quelque chose, ou que vous avancez de l’argent, dites JAÏ NOÏ POÏ suivi éventuellement de l’objet prêté, loué ou avancé.

Jaï Noï Poïké Taï : Je te prête 3€.
Kataï NoïPoï TeinoSeikoma : Est-ce que tu loues à quelqu'un une maison en bord de mer ?

***

Pour dire que vous empruntez ou profitez de quelque chose, ajoutez NOU à l’adjectif POI.

Jaï Poïkanou : J’emprunte trente euros.
Jaï Poïnou TeijanoSeita : Je loue une chambre en ville.

***

Pour dire que vous empruntez de l’argent ou un objet de valeur, ou encore que vous louez quelque chose.

Jaï Noï Poïkanou Taï : Je t’emprunte 3€.
Kataï Noï Poïnou TeinoSeika : Est-ce que tu loues une maison à la montagne (tu es le locataire de cette maison à la montagne).

***

Pour décrire le coût d’un crédit, utiliser KOI pour indiquer le taux d’intérêt ou le coût total du crédit, et POINOU pour indiquer le montant du crédit dont vous pouvez disposer.

Jaï Poïjame Koïtépoji : J’emprunte 10.000€ à un taux de 4%.

De même pour décrire ce que vous rapportera un prêt que vous faites à quelqu’un.

Jaï Koïnoupépoji Poïkémé Taï : Je te prête à 6% 3000€.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 29 Mai 2008 - 17:31

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PRÉSENTER UN LIEU

Hoité Teili : Voilà l’école.

Hoiké Teira : A ma droite, c’est l’entrée.
Noï Hoilé Teiké : On monte l’escalier.
Hoijé Toïjé Teiza : Ici c’est le premier étage.

Hoikénou Teiliré : A ma gauche, c’est la porte de l’école.
Hoité Woi Teila : En face, ce sont les bureaux (le secrétariat, l’administration).
Hoifénouké Teira : A mi-chemin à droite il y a ce couloir.

HoifékoTeira Léo Teiba : Au fond du couloir, il y a les toilettes (salle de bain).
Loifé Teiba Léo Teiréfou : Après les toilettes, il y a la sortie de secours (l’entrée de secours).
Teitanômai Léo Hoitékoteiba : Notre classe est en face des toilettes.

***

LES BÂTIMENTS ET CONSTRUCTIONS TEINI

Pour nommer un bâtiment ou une construction, dites TEI suivi d’une syllabe en I.

Teiji – cette habitation (logement) ; Teiwi – Ce lieu public (théâtre, lieu de réunion) ; Teiki – cette caserne (commissariat, fort) ;
Teiti – cette fabrique (usine, atelier) ; Teifi – cette gare (port, aéroport, promenade); Teipi – Cet entrepôt (réservoir) ;
Teitchi – cette boutique (magasin, marché) ; Teili – cette école (université) ; Teiri – cet route (rue, avenue, porte).
Teizi – cette place (parking, dalle, terrain dégagé) ; Teimi – cet hôpital (infirmerie, gymnase, spa) ; Teini – cette construction.

Constructions opposées TEININOU

Teijinou – Ce bâtiment inhabité (squat) ; Teiwinou – Ce bâtiment privé (interdit d’accès, à l’entrée interdite) ;
Teikinou –Ce bâtiment civil, désarmé, sans défense ; Teitinou – cette usine désaffectée, fabrique fermé, cet atelier reconverti.
Teifinou – ce cul-de-sac, cette gare désaffectée ; Teibinou – Cet entrepôt abandonné, reconverti, fermé, inutilisable.
Teitchinou – Cette boutique désaffectée, aux rayons vides ; Teilinou – Cette école fermée, désaffectée, vide.
Teirinou – Cette route impraticable, bloquée, fermée ; Teizinou – Ce bloc (ce terrain construit) ;
Teiminou – Cet hôpital désaffecté, ce lieu inhabitable ; Teininou – Ce terrain vague, non construit.

***

Vous pouvez préciser avec NO quel genre d’objets contient le bâtiment.

Bei : cette nourriture.
Teiwi-nobei : Ce restaurant.
Teitchi-nobei : ce magasin d’alimentation.
Teipi-nobei : cet entrepôt de nourriture.

Neija : cette lumière (cette image).
Teiwi-noneija : Cette salle de cinéma.
Teitchi-noneija : Ce magasin vidéo.

***

LES SALLES D’UN BÂTIMENT TEINA

Pour nommer une salle d’un bâtiment, dites TEI suivi d’une syllabe en A.

Teija – Cette chambre (à coucher) ; Teiwa – ce salon (séjour, foyer, salle de réunion) ; Teika – ce poste de contrôle (stand de tir)
Teita – Cet atelier (laboratoire, classe, chaufferie) ; Teifa – Ce vestiaire (loge, coulisse) ; Teipa – cette réserve (placard, cellier) ;
Teitcha – Ce guichet (ce quai) ; Teila – Ce bureau (bibliothèque, salle d’archive) ; Teira – Ce couloir (corridor, passage, accès) ;
Teiza – Cette cour (ce hall, cette terrasse, cet étage) ; Teima – Cette salle de bain (toilette, WC, piscine, infirmerie, gym) ; Teina –salle.

***

Si vous ajoutez NOU, cela signifie que la salle est inutilisable.

Teimanou – Les toilettes sont inutilisables (fermées, en panne).

***

Vous pouvez préciser de quel genre de bâtiment fait partie la salle en question en ajoutant à TEI une syllabe en I.

Teijila : Le bureau ou la bibliothèque ou la salle d’archives d’une maison.
Teilaji : Le bureau ou la bibliothèque ou la salle d’archives d’une maison.

***

Vous pouvez préciser avec NO quel genre d’objet contient habituellement la salle :

Bei : cette nourriture.
Teitanobei : La cuisine (l’atelier nourriture).
Teipanobei : Le cellier (le placard à nourriture).
Taijinofei : La ménagerie (la grange, la chambre des animaux).

***

Avec WO vous précisez qu'il y a quelque chose ou quelqu'un dans la salle qui ne fait pas partie de l'équipement habituel.

Teitanobei wodjo Marc nn : C'est la cuisine où Marc se trouve.

Avec KO vous précisez que quelque chose ou quelqu'un est habituellement dans la salle (fait partie de l'équipement, travaille ou vient habituellement).

Teitanobei kodjo Marc nn : C'est la cuisine où Marc à l'habitude de se trouver (de venir, de travailler, de fréquenter, de prendre son poste).

***

Avec LO vous précisez que quelque chose ou quelqu'un dépend de cette salle (il y habite, il est locataire, il en a besoin).

Teitanobei lodjo Marc nn : C'est la cuisine dont Marc dépend (où il habite, où il travaille comme subordonné).

Avec ZO vous précisez que quelque chose ou quelqu'un contrôle cette salle (il est propriétaire, il y travaille comme chef, la salle dépend de lui).

Teitanobei lozo Marc nn : C'est la cuisine dont Marc est le chef (dont il est propriétaire, qu'il contrôle, qu'il commande, qui dépend de lui).

***

LES PARTIES D’UNE SALLE TEINE

Pour indiquer les parties d’une salle, dites TEI suivi d’une syllabe en E.

Teijé – Cette colonne (pilier, poutre, rampe) ; Teiwé – Ce plafond (toit, voûte) ;
Teiké : cet escalier (marche, bord, parapet) ; Teité – Ce mur (cette cloison) ;
Teifé – Cette étagère, cette commode, ce tiroir ; Teibé – Ce placard (ce coffre, cette poubelle) ;
Teitché – Cet espace (passage, vide, place) ; Teilé – Cette prise (robinet, lustre, crochet, patère, cadre) ;
Teiré – Cette issue (porte, fenêtre, brèche, aération) ;Teizé – Ce sol (par terre, parquet, étage, niveau, surface) ;
Teimé – Ce bassin (cuvette, baignoire, aquarium, lavabo) ; Teiné – Cette partie de la pièce (meuble lourd, équipement fixé).

***

Si vous ajoutez NOU, cela signifie que la partie de la salle est inutilisable, endommagée, percée.

***


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MessageSujet: Rémaï    Dim 8 Juin 2008 - 21:27

Mise à jour vers le rémaï 54

SE PRÉSENTER

Dji – Bonjour.
Djaïjo « Marc » nn – Je m’appelle « Marc ».
Djaïno Woïka-Loïli – J’ai 30 ans.

***

Kataïjo – Quel est votre nom ?
« Maria » nn. Djaï-djô « Maria » nn.
Kawoï loili taï – Quel âge avez-vous ?
Djaïno Woïwaje Loili.

***

LES LIAISONS EN O

Les mots en O sont des liaisons de mots.

Djô… ‘nn – Nommé … ; – Au même endroit que… ; – Associé à…
– Suivi de… ; – Ou bien… (alternant avec) ; – Contenu dans…
Tchô – Donnant du… ; – Commandant à… ; – Recevant du…
– Obéissant à… ; – Numéro (indice)… ; – Qui forme un ensemble avec… (égale)

Liaisons opposées en ONOU

Wônou – Ailleurs que… (séparé) ; Kônou – Privé de… (auquel il manque)
Tônou – Précédé de… ; Fônou – Ou / et… (l’un, l’autre ou les deux) ; Pônou – Hors de…
Tchônou – Mangeant du… ; Lônou – Sans autorité sur… ; Rônou – Détruisant du…
Zônou – Rebelle envers… ; Nônou Nonou - Qui n'a rien à voir avec (non tenu par).

***

Noter que NOTOU signifie « être strictement le même objet que, se confondre avec » ; NOUVOU signifie « être comme, semblable à, comparable à » ; NORYOU signifie « qui représente ».

Teino-Jaï : Ma maison.
Teino-toujaï : Moi qui suis littéralement cette maison.
Teino-voujaï : Cette maison qui me ressemble.
Teino-ryoujaï : Cette maison qui me représente.

***

Les liaisons permettent de construire des mots à partir d’autres mots.

Jaï djô… ‘nn : Je m’appelle (je suis nommé).
Jaïwôtaï : Je suis avec toi (au même endroit que toi).
Jaïkôtaï : Je fais équipe avec toi (nous sommes associés).

***

NO permet de mettre l’adjectif en OI après l’objet qu’il qualifie.

Zéoïta Tei : C'est une grande maison.
Teino Zoïta : C'est une maison de grande taille.

***

Les mots en AI liés avec NO indiquent la détention.

Jaïnôloili : Je suis âgé (mes années).
Loilinôjaï : Mon âge (les années que je détiens).

Taïnôkoïji : ¨Tu payes 100€ (ton prix à payer).
Koïjinôtaï : Ton prix à payer (Le prix que tu payes).

Laïnôpoïwi : Il ou elle dispose de 200€ (son argent à dépenser).
Maïnôwoïté : Nous sommes quatre (notre groupe au nombre de quatre).

***

Si le premier mot de votre phrase commence par une liaison NO, JEO (présent sur les lieux de l’action) est sous-entendu devant.

(Jéo) Wotei : Nous sommes au même endroit que la maison (Présent au même endroit, la maison).

De ce fait, lorsqu’un nom propre JOI est en tête de phrase, il peut aussi s’écrire JO.

Joï « Marc » nn : Marc est arrivé (c’est Marc, Marc est présent).
(Jéô) Jo « Marc » nn : Marc est arrivé (c’est Marc, Marc est présent).


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MessageSujet: Rémaï 54   Mar 26 Mai 2009 - 16:33

Mise à jour vers le rémaï 54

DONNER SA POSITION

Jaï Béojô « Paris »- Je suis dans Paris (Paris m’entoure).
Jaï Léojô « London » nn – Je vais à Londres (Londres est ma destination).
Jaï Zéojo « Nice » nn – Je viens de Nice (Nice est mon point de départ).

Kabéôtaï – Où vous trouvez-vous ? (Dans quoi vous vous trouvez ?)
Jaïbéo « Roma »
Kaléotaï – Où allez-vous ? (Quelle est votre destination ?)
Jaïléo « London » nnjou.
Kazéotaï – D’où venez-vous ? (Quel est votre point de départ ?).
Jaïzéo « Athina ».

***

LES RÔLES EN EO

Les rôles sont tous les mots en EO. Ils indiquent à quoi sert l’objet en EI, OI, AI qui suit dans l’histoire que raconte la phrase.

Jéô – Présent lors de l’action ; Wéô – Avec l’aide de (moyen de l’action) ; Kéô – Reçu par (point d’arrivée du résultat)
Téô – (déclencheur de l’action) ; Féô – Tourné vers (direction de l’action) ; Béo – Dans (contenant de l’action).
Tchéô – Montrant (situation du déclencheur) ; Léô – Jusqu’à (point d’arrivée de l’action) ; Réô – Cachant (secret du déclencheur)
Zéo – Depuis (point de départ de l’action) ; Méô – Créant (Résultat fabriqué par l’action) ; Néô – (objet manipulé par l’action).

Rôles opposés EONOU

Le suffixe NOU indique que le rôle est passif, forcé, malvenu, malaisé.
Les rôles passifs en EONOU ne peuvent être sous-entendus.


Jéônou – Présent involontairement ; Wéônou – Avec l’aide involontaire ; Kéônou – Involontairement reçu par.
Jaï Kéônoutai : Je te donne quelque chose dont tu ne voulais pas.

***

Les rôles peuvent être sous-entendus si aucun rôle n'est déjà mentionné devant l'objet en EI, OI, ou AI.
Le rôle sous-entendu dépend de l’objet en EI, OI, ou AI utilisé dans la phrase et de si cet objet est en tête de phrase ou après un autre objet.


Téôjaï Kéôtaï : Je te donne quelque chose.
Jaïtaï : Je te donne quelque chose.

Rôles de tête sous-entendus selon l'objet en EI, OI, AI :

JEI, FEI ou personne en AI : Téo (déclencheur de l'action).
WEI, MEI : Tchéo (montrant, présentant)
KEI, BEI ou adjectif en OI : Wéo (au moyen de, en se servant, en s'aidant de).
TEI, NEI : Zéo (parti de, depuis, à partir de).
TCHEI, ZEI : Béo (entouré de, dedans, à l'intérieur de, pris dans).
LEI, REI : Jéô (présent, en rapport avec, au sujet de, à propos de, attribué au déclencheur de l'action TEO).

Rôles suivants sous-entendus selon l'objet en EI, OI, AI :

JEI, FEI ou personne en AI : Kéo (aboutissement du résultat de l'action).
WEI, MEI : Réo (gardant caché, ayant rangé, dissimulant)
KEI, BEI ou adjectif en OI : Néo (objet-résultat, manipulé par l'action).
TEI, NEI : Léo (arrivé à, jusqu'à, à, au contact de, aboutissant à, menant à).
TCHEI, ZEI : Véo (face à, tourné vers, dirigé vers, pointé vers).
LEI, REI : Méô (faisant usage de, usant de, utilisant, faisant démonstration de, parlant de, écrivant).

***

Le suffixe RYOU indique que le rôle est abstrait.

Jéôryou – Thème de la phrase ; Wéôryou – Avec le soutien de ; Kéôryou – Au bénéfice de.
Téôryou – Commanditaire de l’action ; Féôryou – But de l’action ; Béoryou – Contexte (cadre, circonstance) de l’action.
Tchéôryou – But apparent de l’action ; Léôryou – Conséquence de l’action ; Réôryou – But caché de l’action.
Zéoryou – Cause de l’action ; Méôryou – Idée née de l’action  ; Néôryou – Idée changée par l’action.

Séoryou Tchei : C'est à cause de la météo (de l'ambiance).

***

Le suffixe TOU indique que le rôle dans l'action est grand, majeur, important, crucial, remarquable, principal, déterminant, fort.
Le suffixe FOU indique que le rôle dans l'action est petit, minime, anodin, non déterminant, mineur, faible.


Séotouryou Tchei : C'est principalement à cause de la météo (de l'ambiance).
Séofouryou Tchei : C'est un peu à cause de la météo (de l'ambiance).

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 26 Mai 2009 - 16:36

DÉCRIRE SA VILLE, SON PAYS

Seitajô « Nice » bôdjô « France » – La ville de Nice est en France.
Zoïté Seita – C’est une grande ville.
Bowa-kôma – …dans les collines au bord de la mer.

Kazoï seitajô Cannes nn – Quelle est la taille de la ville de Cannes ?
Zoïjé – C’est une taille moyenne (ordinaire).
Kaseijô Cannes nn – Quel genre de paysage il y a autour de Cannes ? (Quel genre de pays c’est Cannes).
Seijou-tawakôma.

***

LES TAILLES RELATIVES ZOINE

L’adjectif ZOI ou SOI suivi d’une syllabe en E permet de donner une taille relative.
Notez que Z et S sont interchangeables en Rémaï : ZOI est le même adjectif que ZOI (« la taille »), SEI est le même nom commun que ZEI (« le pays »).


Zoïjé – De taille ordinaire (M) ; Zoïwé – De taille plutôt grande (L) ; Zoïké – De taille plutôt petite (S).
Zoïté – De grande taille (XL) ; Zoïfé – De petite taille (XS) ; Zoïpé – De très grande taille (XXL).
Zoïtché – De très petite taille (XXS) ; Zoïlé - De taille maximum (XXXL) ; Zoïryé – De taille minimum (XXXS).
Soïzé – Infiniment petit, de taille nulle (plus petite qui n'existe pas, non disponible) ; Zoïmé – De taille variable ; Zoïné – D’une certaine taille (d’une taille donnée).

Tailles opposées ZOINENOU

En ajoutant NOU après ZOI ou SOI, vous indiquez une taille manquante ou l’espace libre qui pourrait accueillir cette taille.
Une exception : ZOISENOU est la taille infiniment grande (plus grande qui n'existe pas, non disponible)


Zoïténou – Un trou de grande taille ; Zoïténou Kei : il manque un outil de grande taille (il faut un outil de grande taille, la grande taille pour cette outil est manquante).

***

En ajoutant RYOU, vous précisez que c’est une importance (taille relative figurée).

Zoïjéryou – D’importance ordinaire, courante ; Zoïwéryou – D’importance plutôt grande.

***

LES SUFFIXES EN OU


Tous les mots qui se terminent par OU sont des suffixes. Notez que V peut être remplacé par F et F remplacé par V sans changer le sens du mot. Par exemple VOU et FOU sont le même suffixe qui signifie « d’échelle réduite ».

Jou– Dernier cité (ce, cette, ces, aussi) ; Wou – Tout (entier, complet, total) ; Kou – est-ce le mot juste ?
Tou – De grande échelle (géant, vaste, étal) ; Fou – De petite échelle (nain, minuscule) ; Bou – Beau (spectaculaire).
Tchou – Laid (sale, méprisable) ; Lou – Déjà cité (le, la, les ; celui dont nous parlons) ; Ryou – Abstrait, fictif (sens figuré).
Zou – N’importe lequel (un, une, des) ; Mou – un même (un identique, un encore, un de plus) ; Nou – Anti (sens opposé).

Suffixes opposés OUNOU

Jounou– Cet autre (opposé de cet) ; Wounou – Une partie de, un morceau de (du, de la) ; Kounou – je suis sûr de mes mots.
Tounou – D’échelle moyenne (ordinaire) ; Founou – Extraordinaire (spécial); Pounou – Ordinaire (banal, ennuyeux, anodin).
Tchounou – Respectable, sans tâche, lavé ; Lounou – L’autre (opposé de l’un) ; Ryounou – Concret, réel (sens littéral).
Zounou – Un autre (opposé de un) ; Mounou – encore un même (opposé d’un même).

Le suffixe NOUNOU n'existe pas parce qu'en rémaï deux syllabes identiques qui se suivent ne comptent que pour une seule.

Nounou = Nou : C'est le contraire (la chose opposée, c'est non-, c'est anti-, cette chose est manquante).

***

Les suffixes changent le sens de la syllabe qui les précède immédiatement. Si cette syllabe appartient à un objet, l’objet avec le suffixe en OU n’a pas la même nature que l’objet sans le suffixe en OU. Les suffixes en OU peuvent se cumuler, le second suffixe modifiant le premier.

Tou : géant (d’une grande échelle).
Tounou : de taille moyenne (d’échelle ordinaire).
Fou : nain (d’échelle réduite).
Foutou : microbe, bébé (grandement petit).

Cette ville : Seitazou ; ce village : Seitafou ; cette capitale : Seitatou ; cette ville en miniature : Seitafoutou ; cette petite capitale : Seitatoufou.
Cette fourchette (l’outiln le couvert) : Keilakfé; cette fourchette à dessert : Keilakféfou ; cette fourche (l’outil) : Keilakfétou.

***

Si vous commencez une phrase par un suffixe en OU, ce suffixe s’applique au mot qui suit. Si aucun mot ne suit, NEI (une chose) est sous-entendu.

Jaï zéoseitavou. voujô « Villabé » nn : Je viens d’un village. « Villabé » est petit (d’échelle réduite).
Fou Nao : Ce n’est pas minuscule (une chose minuscule).

***

Les suffixes JOU (ce, cet, cette, ces, le dernier cité, celui que je pointe), LOU (le, là, les en particulier dont nous parlons), ZOU (un, une, des, un quelconque, n'importe lequel), MOU (un même, un identique) sont des suffixes de reprise.
Ils indiquent que le mot qu'ils suivent a un rapport ou n'a pas de rapport avec un mot de même nature (même consonne et même voyelle) qui précède dans la phrase, ou dans les phrases qui précèdent.


Seitano Jaï. Seitajoutou.
C'est ma ville. C'est une grande ville (cette ville est une grande ville).

NaSeitazou. SeitanoJaï.
Ce n'est pas une ville, c'est la mienne (ce n'est pas n'importe quelle ville, c'est la ville où j'habite).

En l'absence de ces quatre suffixes, JOU est sous-entendu devant tous les mots excepté les conclusions AO, les rôles de phrase en EA.

***

Le suffixe KOU est un partitif (une partie de, du, dela, des, un peu de, une portion de) qui indique que l'objet suivi du suffixe n'est pas complet, entier, intégral.

Tcha jo Café nnkou : Je voudrais du café s'il vous plait.
Hoijé jo Café nnlou : Voici le café.
Téa Hoité Koïlou : Et voilà l'addition (la note, le prix à payer).

***

Le suffixe TOU indique la totalité de l'objet (l'intégralité).

Kaki Jaï jo Café nntou té : Je dois prendre tous les cafés posés devant moi ?


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 26 Mai 2009 - 16:42

Mise à jour vers le rémaï 42.

MODULE 14 : PARLER D’UN DÉPART

DIRE DE QUELLE VILLE VOUS PARTEZ

A l’oral : JAI SEO JOI … JN-SEITA (« djaé séô djôé … inn-seille ta ») – Je pars de la ville de « … ».
A l’écrit : JAI SEO JOI … JN-SEITA JAO (« djaé séô djôé … inn-seille ta djaô ») – Je pars de la ville de « … ».

DEMANDER D’OÙ QUELQU’UN PART

A l’oral : KASEO NN-TAI (« Ka séô eun-taé ») – D’où vous partez ?
A l’écrit : KASEO NN-TAI KAO (« Ka séô eun-taé kaô ») – D’où vous partez ?

DIRE QUE VOUS ÊTES PLUSIEURS À PARTIR D’UNE VILLE

A l’oral : JAIMAI SEO JOI … JN-SEITA (« djaé maé séô djôé … inn-seille ta ») – Nous partons de la ville de « … ».

DEMANDER À PLUSIEURS PERSONNES D’OÙ ELLES PARTENT

A l’oral : KASEO NN-TAIMAI (« Ka séô eun-taémaé ») – D’où vous partez à plusieurs ?

DONNER VOTRE HORAIRE DE DÉPART EN HEURES

A l’oral : JAI SEO TOI … LOIKI (« djaé séô tôé … lôéki ») – Je pars à partir de … heures.

DEMANDER À QUELLE HEURE QUELQU’UN PART

A l’oral : KASEO TOILOIKI NN-TAI (« kaséô tôélôéki eun-taé ») – Quelle est votre heure de départ ?

DONNER SON HEURE ET SA VILLE DE DÉPART

A l’oral : JAI SEO TOI … LOIKI JOI … NN-SEITA (« djaé séô tôé … lôéki djôé … inn-seille ta »).
– Je pars à partir de … heures de la ville de « … ».

DIRE DEPUIS COMBIEN DE MINUTES VOUS ÊTES DÉJÀ PARTI

A l’oral : JAI SEO WOI … LOIWI.

DEMANDER DEPUIS COMBIEN DE TEMPS QUELQU’UN EST DÉJÀ PARTI.

A l’oral : KASEO WOI LOINI NN-TAI.

GRAMMAIRE

L’accent NN permet d’empêcher un mot de se souder à un autre, par exemple l’adjectif OI à son objet.
Par exemple : JAI SEOTAI, je suis parti de ta position ; JAI SEO NN TAI, je suis parti de là pour te retrouver.
Lorsque deux personnes en AI se suivent immédiatement (indices en I, A, E compris), elles se soudent.
Par exemple : JAI, moi ; MAI, le groupe ; JAIMAI, nous (moi et mon groupe) ; TAIKIMAIKI, vous les enfants.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 26 Mai 2009 - 16:46

Mise à jour vers le rémaï 42.

MODULE 15 : DIRE QUEL MOYEN DE TRANSPORT VOUS UTILISEZ

DIRE QUE VOUS ÊTES À PIEDS

A l’oral : JAI WEOSA (« djaé weosa ») – Je me sers de mes pieds (j’ai mes pieds pour m’aider).

DIRE QUE VOUS ÊTES À VÉLO, À MOTO, À ROLLERS, À SKATE

A l’oral : JAI WEO KEIWASE (« djaé ouéô keille ouasé ») – J’ai des roues pour m’aider (je me sers de roues).

DIRE QUE VOUS ÊTES EN VOITURE OU EN BUS

A l’oral : JAI WEOTEIWE (« djaé ouéô teille oué ») – J’ai une voiture pour m’aider (je me sers d’un lieu roulant).
A l’écrit : JAI WEO TOTEIWE (« djaé ouéô tôteille oué djaô ») – Je suis en bus (j’utilise un grand lieu roulant).

DIRE QUE VOUS ÊTES EN TRAIN, EN TRAMWAY OU À MÉTRO

A l’oral : JAI WEO TOTEIJE (« djaé ouéô tôteille djé ») – J’ai un train pour m’aider (un lieu sur rail).
A l’écrit : JAI WEO TOTEIJERE JAO (« djaé ouéô tôteille djéré djaô ») – J’ai le métro (un lieu sur rail, sous terre).

DIRE QUE VOUS ÊTES EN BATEAU

A l’oral : JAI WEO TOTEIME (« djaé ouéô tôteille mé ») – J’ai un grand bateau pour m’aider (un lieu flottant).

DIRE QUE VOUS ÊTES EN AVION

A l’oral : JAI WEO TOTEISHE (« djaé ouéô teille shé djaé ») – J’ai un avion de ligne (un lieu volant).

DEMANDER LE MOYEN DE LOCOMOTION DE QUELQU’UN

A l’oral : KAWEO NN-NOIVI TAI (« ka ouéô eun-noévi taé ») – Avec quel moyen vous vous déplacez ?

GRAMMAIRE

L’indice A de l’objet KEI permet d’indiquer la forme générale d’un outil (objet doté d’une certaine fonction).
Par exemple : KEIJA, long ; KEIWA, rond (courbe) ; KEIKA, pointu (dentelé) ; KEITA, carré (à facettes).

L’indice E après l’indice A de l’objet KEI précise la forme général de l’outil en transformant la forme A dans la direction de la forme E.
Par exemple : KEIWA, rond ; KEIWAKE, rond et pointu (en forme d’œuf).

L’indice E placé juste après TEI (une maison, un bâtiment, un lieu) décrit comment ce lieu tient sur le sol.
Par exemple : TEIJE, sur des rails ; TEIWE, sur des roues ; TEIKE, avec des ancres ; TEITE, posé sur le sol.

Le rôle WEO indique avec quel instrument (aide, ingrédient) l’action racontée par la phrase est réalisée.
Par exemple : JAI WEO JOI PARMESAN NN MEOBEI, j’aime faire cette nourriture avec du Parmesan.

Le rôle NEO indique sur quel objet on agit (quand le résultat de l’action est de manipuler un objet).
Par exemple : JAI NEONEISHI, je m’occupe du feu ; JAI WEONEISHI, je me sers du feu.

WEO peut être sous-entendu devant l’objet KEI (l’outil) quand il est le premier objet cité de la phrase.
NEO peut être sous-entendu devant l’objet KEI quand il n’est pas le premier objet cité de la phrase.
Par exemple : KEIBI JAI, je me sers d’un récipient. JAI KEIBI, je tiens un récipient (j’agis sur le récipient).


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Mar 26 Mai 2009 - 16:51

Mise à jour Rémaï 37 - Cours FR A1 102 page 2

***

2 – KOU LE PRIX – 4, 5, 6, QUEL PRIX



Le mode KOU permet de donner un prix.

Les syllabes en I, A, E qui suivent KOU se lisent comme des chiffres composant un nombre.

L'unité de monnaie par défaut est la monnaie locale (EURO en Europe, Dollar US aux USA, Yen au Japon etc.).

***



Après KOU, JE signifie un prix de 1 (Euro).

***



Après KOU, WE signifie un prix de 2 (Euro).

***



Après KOU, KE signifie un prix de 3.

Notez que KOU peut aussi se prononcer GOU (comme « goût ») en particulier devant une syllabe qui commence par un K.
De même KE peut se prononcer GUE (« gué ») en particulier après une syllabe qui commence par un K. Donc :

GOUKE (« gouké ») signifie aussi un prix de 3.
KOUGE (« kougué ») signifie aussi un prix de 3.

***



Après WOU, DE signifie 4.

***



Après WOU, VE signifie 5.

***



Après WOU, BE signifie 6.

***



Pour demander un prix, ou savoir ce que l'on doit à quelqu'un, on ajoute KAO à KOU.

Après une syllabe qui commence par K, KAO peut aussi se prononcer GAO.
De même après une syllabe qui commence par G, GAO peut aussi se prononcer KAO, donc :

KOUGAO signifie « Quel est le prix ? »
GOUKAO signifie aussi « Quel est le prix ? »
KOUKAO signifie aussi « Quel est le prix ? »
GOUGAO signifie aussi « Quel est le prix ? ».

***



Après KOU, DE signifie un prix de 4 (Euro).

***



Après KOU, DE signifie un prix de 5 (Euro).

***



Après KOU, BE signifie un prix de 6 (Euro).

***

EN DOLLAR, EN YEN

Pour indiquer un prix dans une autre unité, on utilise le mode YOU (nom propre), suivi du nom de monnaie (dans sa langue d'origine), suivi de 'N.
N'importe quelle voyelle qui sera la plus facile à prononcer peut se placer avant le 'N.

Un prix en Euro - YOU EURO'N KOU.
Un prix en Dollars - YOU DOLAR EN KOU.
Un prix en Yen - YOU HE'N KOU.

Notez que les noms d'unités - et d'unités monétaires en particulier - sont considérés en rémaï comme des noms propres YOU, et non comme des noms communs comme en français.

Un prix de 5 euro - YOU EURO'N KOUVE.
Un prix de 6 dollars - YOU DOLAR'EN KOUBE.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 18 Juin 2009 - 22:27

Mise à jour rémaï 37 - FR A1 module 102 page 3

***

CHAPITRE 3 : CREDIT BOU - 7, 8, 9 - A QUEL PRIX ?




Le mode BOU permet d'indiquer l'argent qu'on nous doit, donc un salaire, un crédit, l'argent que l'on a en poche ou que l'on veut se voir remettre.

Comme pour WOU et KOU, les syllabes en I, A, E qui suivent BOU se lisent comme des chiffres composant un nombre.

Comme pour KOU, l'unité de monnaie par défaut est la monnaie locale (EURO en Europe, Dollar US aux USA, Yen au Japon etc.).

***



Après BOU, DE signifie un crédit de 4 (Euro).

***



Après BOU, VE signifie un crédit de 5 (Euro).

***



Après BOU, BE signifie un crédit de 6 (Euro).

Notez que BOU peut aussi se prononcer POU (comme « pou ») en particulier devant une syllabe qui commence par un B. De même BE peut se prononcer PE (« pé ») en particulier après une syllabe qui commence par un B. Donc :

POUBE (« poubé ») signifie aussi un crédit de 6.
BOUPE (« boupé ») signifie aussi un crédit de 6.

***



Après BOU, SHE signifie 7. Donc BOUSHE signifie un crédit de 7 (euro).

***



Après KOU, SHE signifie aussi 7. Donc KOUSHE signifie un débit de 7 (un prix de 7 euro).

***



Après WOU, SHE signifie aussi 7. Donc WOUSHE signifie une collection de 7 objets.

***



Après WOU, LE signifie 8. Donc WOULE signifie une collection de 8 objets.

***




Après KOU, LE signifie aussi 8. Donc KOULE signifie un prix de 8 (Euro).

***



Après BOU, LE signifie aussi 8. Donc BOULE signifie un crédit de 8 (Euro).

***



Après KOU, RE signifie un prix de 9 (Euro).

***



Après WOU, RE signifie aussi 9. Donc WOURE signifie une collection de 9 objets.

***



Après BOU, RE signifie aussi 9. Donc BOURE signifie un crédit de 9 (Euro).

***



KAO à la fin d'une phrase indique une question, donc BOUKAO signife "Combien j'ai en poche ?", "Combien on me doit ?", "Combien je gagne ?".

***

COMBIEN JE TE DOIS, COMBIEN TU ME DOIS ?

KOU indique un prix à payer - par défaut, l'argent que doit celui qui parle.

BOU indique une somme d'argent à verser - par défaut, une somme d'argent à verser à qui parle.

***

SHOU permet d'indiquer qui a quelque chose à un moment donné.

SHOUJI indique ce que j'ai.

SHOUDI indique ce que tu as.

***

Donc SHOUJI KOURE signifie "Je dois payer 9 euro".

SHOUDI KOURE signifie "Tu dois payer 9 euro".

SHOUJIDI KOURE signifie "Je dois te payer 9 euro".

SHOUDIJI KOURE signifie "Tu dois me payer 9 euro".

***

De la même manière :

SHOUJI BOULE signifie "Je dois recevoir 8 euro".

SHOUDI BOULE signifie "Tu dois recevoir 8 euro".

SHOUJIDI BOULE signifie "Je fois recevoir 8 euro de ta part".

SHOUDIJI BOULE signifie "Tu dois recevoir 8 euro de ma part".

***

A PAYER, DÉJÀ PAYER

SHOU est en fait le mode en OU du temps.

SHOUNA devant un objet indique que cet objet appartient à un moment précédent.

SHOUTA indique que l'objet appartient au moment suivant.

Donc SHOUNAKOU indique un prix déjà payé et SHOUTAKOU indique le prix à payer.

Par exemple, "Vous m'avez payé 5 euros" se dira SHOUDIJINA KOUVE

Et "Je vous rends 1 euro" se dira SHOUDIJITA BOUJE.

***


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 2 Juil 2009 - 16:35

Bientôt ici la mise à jour remaï 37.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 2 Juil 2009 - 16:36

REMAI 32

CHAPITRE 23 : LA PHRASE REMAÏ

Lorsqu’on parle en rémaï, on construit des phrases en suivant le fil de sa pensée, dans l’ordre où se présentent les idées.
Ce n’est pas forcément le cas en français, ou souvent, les mots doivent occuper une certaine place dans la phrase pour avoir un certain sens dans la phrase.
Par exemple, le sujet d’un verbe est traditionnellement placé avant ce verbe, et l’objet de ce verbe est traditionnellement placé après.

Paul frappe Pierre (c’est Pierre qui reçoit le coup).
Pierre frappe Paul (c’est Paul qui reçoit le coup).

Donc si on songe d’abord à Pierre qui a été frappé, et que l’on veut en parler en premier, il faut utiliser des tournures de phrases différentes, souvent plus compliquées et qui demandent plus de vocabulaire.

Pierre, il est frappé par Paul.
Pierre a été frappé par Paul.
C’est Pierre, il est frappé par Paul.
C’est Pierre qui est frappé par Paul.
Pierre, que Paul frappe, il…


CONSTRUIRE UNE PHRASE AVEC DES RÔLES

En Rémaï, le problème de l’ordre des mots peut ne pas se poser, à partir du moment où l’on sait qu’un assertif en AO sera toujours le dernier mot d’une phrase, donc il en marquera toujours la fin.
Au fur et à mesure que vous dites ce que vous pensez, vous dites d’abord le rôle que vous voulez voir jouer par le mot auquel vous pensez.

NAKOÏ YOU PIER EN SHO TOÏ OU POL EN.
C’est Pierre qui est frappé par Paul.
Pierre ne veut pas recevoir le coup.
Paul veut donner le coup.

Dans l’exemple précédent, NAKOÏ est le rôle de quelqu’un qui reçoit quelque chose dont il ne veut pas.
TOÏ est le rôle de quelqu’un qui est à l’origine de quelque chose et qui veut être à l’origine de cela.

Si selon vous, Pierre était volontaire pour se recevoir un coup de la part de Paul, vous diriez...

KOÏ PIER EN SHO TOÏ POL EN :
Pierre qui le voulait bien est frappé par Paul qui le veut bien aussi.

Si selon vous Paul ne voulait pas donner le coup, on l’y a forcé, mais Pierre le voulait bien, alors vous diriez plutôt...

KOÏ PIER EN SHO NATOÏ POL EN :
Pierre qui le voulait bien est frappé par Paul qui ne le voulait pas.


RÔLES ISOLES

Les rôles ne s’appliquent qu’à des racines, des modes, des personnes.
Quand ils sont devant un autre genre de mot, ils reprennent la dernière racine, le dernier mode, la dernière personne – dans un autre rôle.

TOÏKOÏ SHO :
Celui qui donne et qui reçoit le coup.

Par exemple, si Pierre avait été particulièrement maladroit, vous auriez pu dire…

TOÏ YOU PIER EN NAKOÏ SHO :
Pierre est celui qui donne et reçoit le coup sans avoir voulu le recevoir.

Ou bien si Pierre avait été particulièrement vicieux…

TOÏ YOU PIER EN KOÏ SHO :
Pierre se donne à lui-même le coup volontairement.


CONSTRUIRE UNE PHRASE SANS RÔLES


Vous pouvez aussi construire une phrase sans faire appel à des rôles.
L’ordre dans lequel vont vous venir les mots va, selon leur nature grammaticale, automatiquement attribuer une fonction particulière dans la phrase.
Cette manière particulière ne permet pas d’indiquer des fonctions très compliquées ou très nuancées, comme par exemple si quelqu’un voulait ou ne voulait pas recevoir quelque chose. Cela dépendra alors seulement du contexte ou de votre idée sur la question.

En règle général, le premier mot est l’origine de l’action décrite par la phrase (le sujet, le point de départ – habituellement marquée par le rôle TOÏ ou DOÏ), le second le receveur de l’action (le destinataire ou le point d’arrivée – habituellement marqué par le rôle KOÏ).

JIYODI : Je te parle.
DIYOJI : Tu me parles.
YOU POL EN SHO OU PIER EN : Paul frappe Pierre.
YOU PIER EN SHO OU POL EN : Pierre frappe Paul.

Si un troisième mot suit, alors que l’origine et la destination sont déjà précisés, alors ce mot désigne l’objet source de l’action, c’est-à-dire l’objet à partir duquel se forme l’action – l’objet cause, transformé, utile, le carburant ou la circonstance – habituellement marqué par le rôle WOÏ.

JIYODI SEIDAN :
Je te parle de la ville.

YOU POL EN SHO OU PIER EN JEIVAWEN.
Paul donne un coup de poing à Pierre.

YOU PIER EN SHO OU POL EN JEIWAWEN.
Pierre donne un coup de tête à Paul.

La destination ne se confond jamais avec l’objet source.
L’objet source peut se confondre avec le moyen, habituellement marqué par MOÏ ou l’objet résultat de l’action, habituellement marqué par NOÏ.

YOU POL EN SHO KEIJEN.
Paul lance quelque chose en direction d’un bâton.

YOU POL EN SHO KEIJEN OU PIER EN.
Paul lance Pierre en direction d’un bâton.

YOU POL EN SHO OU PIER EN KEIJEN.
Paul lance un bâton jusqu’à Pierre.

Si un quatrième mot suit, il s’agit du résultat fabriqué par l’action. Le résultat se confond en fait avec l’objet source.

JIYODI SEIDAN MEIWIN :
Je te parle d’une ville et tu es heureux d’en entendre parler – je te parle de la ville heureuse.

JIYODI MEIWIN SEIDAN :
Je te parle de ton bonheur quand je décris la ville – je te parle du bonheur que serait la ville.


LE CYCLE DES RÔLES SOUS-ENTENDUS

Au-delà de trois mots de classe grammaticale, les fonctions origine / destination / objet se répètent.

JIYODI JEIJIN : Je te parle de l'homme.
JIYODI JEIJIN LI : Je te parle de l'homme, il ou elle le fait aussi.


SANS RÔLE IL FAUT CONNAÎTRE LES MOTS

C’est le sens et la nature grammaticale des mots qui entoure qui vont préciser à quoi correspondent plus précisément l’idée d’origine, de destination et d’objet de l’action.
S’il y a un verbe en O dans la phrase, le sens du verbe précise ces fonctions. Sinon, c’est la nature grammaticale des mots qui indique comment on doit comprendre la phrase.

JIVO YOU ROMA EN YOU PARI EN.
Je vais de Rome à Paris.

Si vous avez le moindre doute sur ce que vous êtes en train de dire, utilisez le rôle approprié pour marquer le mot qui vous vient.

JIVO SOÏ YOU ROMA EN LOÏ PARI EN.
Je vais depuis Rome jusqu’à Paris.


RÔLES MANQUANTS

En l’absence de verbe, des expressions comme « c’est » ou « il y a » suivies de la préposition appropriée permettront de traduire en français la phrase dès lors que des rôles importants manqueraient à l’appel, et que la classe grammaticale ne suffirait pas à donner le sens de la phrase.

JEIJIN MOÏ JI :
C’est l’homme qui se sert de moi.

KEIJEN NATOÏ DI :
C’est le bâton qui est à toi et dont tu ne voulais pas – c’est le bâton qui t’appartient sans que tu le veuilles.

Comparez avec :

JEIJIN-JI :
C’est l’homme qui vient pour moi.

KEIJEN-DI :
C’est le bâton qui est pour toi.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 2 Juil 2009 - 16:37

Rémaï 32

CHAPITRE 24 : LES RELATIONS EN U

Une syllabe qui se termine par la voyelle U (de « Lune ») est une relation.
U peut aussi se prononcer « eu » de « peu », « eû » de « meuble » ou encore « euille » de « feuille »).

Une relation indique que le mot qui précède immédiatement est lié à un mot qui va suivre.
Si aucun mot ne suit, ce mot, qui désigne un nouvel objet (sauf pour JU qui indique l'identité d'objet), est sous-entendu ou encore à compléter par votre interlocuteur.

JU : Qui se confond avec, qui est la même chose que.
NAJU : Qui est différent de, qui n’est pas le même que.

WU : Qui est avec, qui forme un groupe avec.
NAWU : Qui est distinct de, dans un autre groupe que.

GU : Que complète, qui forme une équipe avec.
NAGU : Qui ne complète pas, qui ne manque pas à.

DU ou TU : auquel succède, suivi de, d’où provient.
NADU : qui n’est pas suivi de, d’où ne provient pas.

VU ou FU : et / ou (inclusif).
NAVU : ou bien (« ou » exclusif).

BU ou PU : Qui contient, qui inclut, qui appartient à.
NABU : Qui exclut, d’où ne provient pas, hors de.

SHU : qui donne sa qualité à, comme.
NASHU : dont les qualités ne sont pas les mêmes que.

LU : Qui cause, qui crée, qui est le constructeur de.
NALU : Qui n’est pas la cause de, l’auteur de.

RU : Qui est le centre d’intérêt, que suppose, projette.
NARU : Qui n’est pas pensé par, qu’ignore.

SU ou ZU : que fonde, que cause, que possède.
NASU : Qui n’entraîne pas, qui ne détient pas.

MU : Qui influence, qui utilise, qui gouverne.
NAMU : Qui n’influence pas, qui délaisse.

NU : Qui s’est transformé en, changé en.
NANU : Qui n’est pas changé en.


KEIGEN SU JI : Je suis la cause de ce bâton - je suis propriétaire de ce bâton - je suis responsable de ce bâton, je suis le créateur de ce bâton.
SOÏ JI : C’est à cause de moi.


RELATION EN U APRES UN DETERMINANT EN A

Le déterminant en A donne un avis sur la relation en U. Il altère son sens, mais la relation n’agit pas sur lui – il s’attache au mot qui précède.
Le déterminant est donc transparent pour la relation en U qui le suit.

Pour lier malgrer tout deux déterminants par une relation logique, il faut les insérer dans le mode SHOU EN.

SHOU BA EN VU SHOU NABA EN : Bon ou mauvais.
SHOU BA EN WU SHOU NABA EN : Bon et mauvais.

En général, ce n’est pas nécessaire, car l’enchaînement des déterminants peut déjà contenir la même idée.

BANABA : Bon et mauvais à la fois.


RELATION EN U APRES UN POINTEUR EN E OU UN TEMPS EN AÏ

Si la relation ou le temps est suivi d’un pointeur isolé, les deux pointeurs sont liés.

SE VU LE : En bas ou en haut.

MAÏ VU LAÏ KAA : Maintenant ou dans le futur ? – Aujourd’hui ou demain ?

Si le pointeur ou le temps avant la relation est lié à une racine ou un mode précédent, c’est cette racine ou ce mode précédent qui est lié à un autre après la relation en U.
S’il n’y a pas de racine ou de mode après, le même est sous-entendu.

SEIDAN SE VU LE : La ville d’en haut ou la ville du bas.
SEIDAN SE VU SEIWAN LE : La ville d’en bas ou la colline du haut.

SEIDAN ZAÏ VU LAÏ : La ville d’hier ou de demain.
SEIDAN ZAÏ VU SEIWAN LAÏ : La ville d’hier ou les collines de demain.

De même si le pointeur ou le temps avant la relation est précédé d’un verbe, c’est ce verbe qui est lié au verbe d’après la relation.
S’il n’y a pas de verbe après la relation, c’est le même verbe qui est sous-entendu.

JIVOSE VULE : Je vais en bas ou en haut.
JIVOSE VU LOLE : Je vais en bas ou je reste en haut.
JIVOMAÏ VULAÏ : J’y vais maintenant ou j’irai demain.
JIVOMAÏ VU LOLAÏ : J’y vais maintenant ou demain j’y reste.

Si les temps et les relations peuvent entrer dans une racine, ce n’est pas le cas des pointeurs en E.

SEIDAVUWAN-LE : La ville ou la colline d’en haut.
SEIDA ZAÏVULAÏN : La ville d’hier ou de demain.
SEIDAZAÏVUWALAÏN : La ville d’hier ou la colline de demain.


RELATIONS EN U APRÈS UNE RACINE EN EI

La relation en U indique que le lien logique se trouve entre la racine et le mot qui suit, dès lors que ce mot est une racine isolée, un mode isolé ou une personne isolée.

JEIJIN JU SEIGAN : Un homme qui est littéralement une montagne (ou un pays de montagnes).
DAJEIJIN JU RASEIGAN : Cet homme qui est comme une montagne – l’homme que je vois comme une montagne.

DASEIGAN BU LAJEIJIN : Cette montagne qui contient l’homme – l’homme de cette montagne.
DASEIGAN LU LAJEIJIN : L’homme qui vient de cette montagne.

JEIWIN WU JI : La femme avec moi.
JEIJIN JU JI : L’homme que je suis.
JEIJIN-JI : L’homme venu pour moi.
JEIWIN JU WOU KEN : Les femmes qui sont un groupe de trois.
JEIWIN WU WOU KEN : La ou les femmes qui sont accompagnés d’un groupe de trois.

Si la racine, le mode, la personne n’est pas isolée, la relation concerne le mot d’après.

JEIJIN WU JEIWI WOU WEN :
L’homme qui est avec les deux femmes.

JEIJIN WU WOU KEJEIWIN :
L’homme qui est avec les trois femmes.

JEIJIN WU JI-JEIWIN :
L’homme qui est avec ma femme.


RELATIONS INTERNES A UNE RACINE EN EI

Une relation peut entrer à l’intérieur d’une racine. Les deux indices liés désignent alors des objets différents.

JEIJIWUWIN : Un homme avec une femme.

La relation en fin de racine indique une liaison avec le mot suivant.

JEIJIWUN-DI : L’homme qui est avec toi.

La relation en début de racine indique une liaison avec le mot précédent.

DA-JEIVUJIN : Ou bien cet homme.
JEIJIJUSEIGAN : L’homme qui est une montagne.

RADA JEIJI JU SEIGAN : Je vois cet homme comme une montagne.


RELATIONS INTERNES A UN MODE EN OU

Les relations qui entrent dans un mode sensoriel comme VOU (couleur), ROU (forme représentée) ou SOU (dimensions) ont la même signification et les mêmes effets qu’une relation dans une racine.
Les relations qui entrent dans un mode numérique prennent un sens plus mathématique.

JU : Donnée principale.
WU : Donnée accessoire.

GU : Signe moins.
DU : Signe plus.

VU : Parenthèse ouverte.
BU : Parenthèse fermée.

SHU : Correction (la donnée suivante remplace la donnée précédente).

LU : Ordonnée Y.
SU : Abscisse X.
MU : Profondeur Z.

RU : Début de nom / donnée figurative.
NU : Fin de nom / fin de donnée figurative.

WOU DUJEN : Plus un, un supplémentaire.
WOU GUJEN : Moins un, un manquant.
WOU KE BO VUDE TORE BU JON :Trois fois, ouvrir la parenthèse quatre plus neuf fermer la parenthèse égale…

WOU RU BA NUTO RU SA NUN : « A plus B ».
WOU RU PI NUJO KE MOJIDAN : « Pi égale 3,14 ».


RELATION U APRES UN ASSERTIF EN AO

Une relation U après un assertif en AO coordonne deux phrases – la première terminée par l’assertif que la relation U suit, et la seconde phrase qui suit la relation, jusqu’au prochain assertif s’il y en a un.

LAJEIWIN YO NAO VU EI NAYO YAO.
Je ne dis pas que la femme a parlé ou qu’elle n’a pas parlé.


RELATION U APRES UN VERBE EN O

Une relation U après un verbe coordonne ce verbe avec le verbe suivant.
S’il n’y a pas d’autre verbe qui suive, le verbe sous-entendu est le même.

SAÏ ZEIDAN-JE LOBU TADAIN : Une ville se trouvait ici et à l’intérieur se trouvait cette maison.
SAÏ ZEIDAN-JE LOBU TADAIN LO : Une ville se trouvait ici et à l’intérieur se trouvait cette maison.

Lorsque la relation U est suivi d’une personne en I qui précède un verbe en O, la personne en I est transparente : la relation concerne le verbe, la personne en I est le sujet.

LAÏ JIVO WU LI DO JI KEIN : J’irai et il ou elle me donnera l’objet.

Pour indiquer le receveur ou la destination du verbe avant la relation en U, il faut utiliser le rôle KOÏ avant le premier verbe en O.

LAÏ KOÏ LAJEIWIN JIVO WU LI DO JI KEIN.
J’irai auprès de la femme et elle me donnera l’objet.


RÉPARTITIONS DES RÔLES ENTRE DEUX VERBES LIES

Tous les rôles avant le premier verbe concerne le premier verbe, tous les rôles après la relation concernent le second verbe.

TOÏ DIYO DU TOÏ JIYO : Tu parles puis je parle.

Si un rôle manque au second verbe, il peut s’agir d’un rôle déjà cité avant le premier rôle.

KOÏ DI JIYO DU VODE : à toi je parle, puis j’avance jusqu’à arriver à toi.

Un rôle isolé après le verbe lié reprend le même rôle déjà cité avant verbe lié.

KOÏ DI JIYO DU VO KOÏ : à toi je parle puis je viens à toi.


RELATION U APRÈS UNE PERSONNE EN I

Si la relation suit une personne en I et est suivie d’une personne en I isolée, alors la relation concerne seulement les deux personnes.

JIVUDI : C’est toi ou moi.
JIYODI VU LI : Je te parle à toi ou à lui (à elle).

Si la relation en U est suivie d’un verbe, ce sont deux verbes qui sont liés. Les deux verbes sont identiques s’il n’y pas de verbe avant la relation en U.

JIYODI VU DO : Je te parle à toi ou je te donne.
JI-VUYO : Je parle ou je parle.

Si le verbe qui suit n’a pas de sujet ou de destinataire, les personnes en I avant la liaison en U reprennent leur position.

DOJI-VUKO : On me donne ou on me prend.
DITOJI-VUKO : Tu me donne ou bien tu me prends.

Si la relation en U est suivie d’une personne, qui est suivie d’une racine ou d’un mode isolé, la personne en I est liée à la racine ou au mode qui suit la seconde personne en I.

JIYODI VU DIKEIJEN : Je te parle à toi ou ton bâton.
JIYODI VU DIWOU JEUN : Je te parle à toi ou à ton groupe de deux.

Si la relation en U est suivie d’une racine ou à un mode, la personne est liée à la racine ou au mode.

JIYODI VU KEIJEN : Je te parle à toi ou au bâton.
JIYODI VU WOUJEN : Je te parle à toi ou au groupe de deux.

Une racine, un mode ou une personne liée n’est pas le même objet que la personne à laquelle ils sont liés.
Il n’y a pas forcément de lien de possession entre la personne en I d’avant la relation et la racine ou le mode d’après la relation.

JIYODI VU KEIJEN : Je te parle à toi ou au bâton.
JIYODI VU DIKEIJEN : Je te parle à toi ou à ton bâton.


REPRISE DE RELATION U

La reprise U peut reprendre une relation citée dans la phrase d’avant.

WAIJAN WU KEIJEN U KEIWEN
C'est un pantalon avec un bâton avec un ballon.


REPRISE U PAR DÉFAUT

Si U se trouve en tête de discours ou qu’aucune relation n’a été cité jusqu’à présent, U reprend la relation GU (que complète, dans la même équipe que, partenaire de).

U DI SAO : Participe !
JI U DI SAO : Fais équipe avec moi !


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 2 Juil 2009 - 16:41

Rémaï 32

CHAPITRE 25 : COMPTER JUSQU’À 1000

Pour indiquer un nombre de choses ou de personnes, on ajoute au mode WOUN des syllabes (indices) entre le WOU et le N.


CHIFFRE DES UNITÉS

Les unités s’appuient sur la voyelle E.

WOU JEN : 1 ; WOU WEN : 2 ; WOU KEN 3.
WOU DEN : 4 ; WOU VEN : 5 ; WOU BEN : 6.
WOU SHEN : 7 ; WOU LEN : 8 ; WOU REN : 9.


NOMBRE ZERO, EFFECTIF INCONNU, EXCLUS, INFINI

Zéro se dit WOU ZAON (« nombre plancher »).
L’effectif inconnu ou rejeté se dit NAWOUN (« Pas de nombre »).
Un nombre infini (le plus grand possible) se dit WOU LAON (« nombre plafond »).

WOU KEN : C’est un groupe de trois.
NAWOU KEN : Ce n’est pas un groupe de trois.
WOU ZAO EN : Il n’y a personne dans ce groupe – il n’y a rien dans ce groupe – ce groupe est vide.
WOU LAO EN : Ce groupe est le plus complet possible – ce groupe est complet, ce groupe est plein – groupe contient le plus grand nombre qui puisse être compté.


CHIFFRE DES DIZAINES

Les dizaines s’appuient sur la voyelle A.

WOU YAN : 10 ; WOU WAN : 20 ; WOU KAN : 30
WOU DAN : 40 ; WOU VAN : 50 ; WOU BAN : 60
WOU SHAN : 70 ; WOU LAN : 80 ; WOU RAN : 90.


COMBINAISONS DES DIZAINES ET DES UNITÉS

Pour combiner dizaines et unités on ajoute la voyelle E à la voyelle A.

WOU YAJEN : 11.
WOU YAWEN : 12.
WOU WAJEN : 21.
WOU WAWEN : 22.


CHIFFRE DES CENTAINES

Les centaines s’appuient sur la voyelle I.

WOU JIN : 100 ; WOU WIN : 200 ; WOU KIN : 300
WOU DIN : 400 ; WOU VIN : 500 ; WOU BIN : 600
WOU SHIN : 700 ; WOU LIN : 800 ; WOU RIN : 900.


COMBINAISONS DES CENTAINES ET DES UNITÉS

Pour combiner centaines et unités on ajoute la voyelle E à la voyelle I.

WOU JIJEN : 101.
WOU WIJEN : 201.
WOU KIJEN : 301.


COMBINAISONS DES CENTAINES ET DES DIZAINES

Pour combiner centaines et dizaines on ajoute la voyelle A à la voyelle I.

WOU JIYAN : 110.
WOU WIYAN : 210.
WOU KIYAN : 310.


COMBINAISONS CENTAINES DIZAINES UNITÉS

Pour combiner centaines, dizaines et unités on ajoute les voyelles dans l’ordre I, A, E.

WOU JIYAJEN : 111.
WOU KIWAJEN : 321.
WOU RIRAREN : 999.


MILLE

Mille se dit WOUMEN.
Il peut aussi se dire WOU JEMEN.


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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Jeu 2 Juil 2009 - 16:59

RémaÏ 32

CHAPITRE 26 : DIRE UN GRAND NOMBRE


Il est possible de compter par paquet de dizaines, de centaines, de milliers.

WOU NEN : Une dizaine.
WOU SEN : Une centaine.
WOU MEN : Un millier.


GRANDS NOMBRES SUPÉRIEURS A MILLE

Dans ce cas, les autres chiffres que NE, SE, MEN sont à multiplier au grand nombre qui suit, ou bien à ajouter au grand nombre qui précède.

WOU WANEN : 20.
WOU WASEN : 200.
WOU WAMEN : 20.000.

WOU NEKAN : 40 (NE 10 + KAN 30).
WOU SEKAN : 130 (SE 100 + KAN 30).
WOU MEGAN : 1030 (ME 1000 + GAN 30).


Pour compter au-delà, on change le E en A, puis le A en I.

WOU NAN : Une dizaine de milliers.
WOU SAN : Une centaine de milliers.
WOU MAN : Un millier de milliers – un million.

WOU NIN : Une dizaine de millions.
WOU SIN : Une centaine de millions.
WOU MIN : Un millier de millions – un milliard.


COMPTER UN GRAND NOMBRE AU-DELÀ D’UN MILLIARD

Pour compter au-delà, on place un grand nombre devant un autre, ce qui revient à les multiplier.

WOU NEMIN : Une dizaine de milliards.
WOU NE BOMIN : Dix fois un milliard.
WOU ZEMIN : Une centaine de milliards.

WOU ZE BOMIN : Cent fois un milliard.
WOU MEMIN : Un millier de milliards.
WOU ME BOMIN : Mille fois un milliard.


COMPTER EN DESSOUS DE UN

On utilise des fractions ou des nombres à virgule (nombres décimaux).

FRACTIONS

Les fractions sont des opérations sur des nombres, transformées en mots.
Pour décrire une fraction isolée, on met SHO (divisé par) devant le dénominateur.

WOU JE SHOWEN : Un demi – ½ – 0,5.


Pour décrire une série de fractions, on peut utiliser le séparateur WO (qui accompagne).

WOU JE SHOWE… JESHOKEN : Un demi, un tiers.
WOU JE SHOWE WO JE SHO KEN : Un demi, un tiers.


On peut aussi utiliser l'ouverture de parenthèses VU et la fermeture de parenthèses BU.

WOU VU SHOWE BUWO VU JESHOKE BUN : (1/2), (1/3).


LES NOMBRES DÉCIMAUX

Pour compter en dizième, centième, millième, on utilise MO devant le grand nombre en I.

WOU MONIN : Un dizième.
WOU MOZIN : Un centième.
WOU MOMIN : Un millième.


Pour compter en dix-millièmes, cent-millièmes, millionième, on change le I en A.

WOU MONAN : Un dix-millième.
WOU MOZAN : Un cent-millième.
WOU MOMAN : Un millionième.


Pour compter en dix-millionièmes, cent-millionièmes, et en milliardièmes, on change le A en E.

WOU MONEN : Un dix-millionième.
WOU MOZEN : Un cent-millionième.
WOU MOMEN : Un milliardième.

En deçà, on recommence.
On peut alors utiliser LO pour indiquer la partie supérieur d’un même nombre et SO pour indiquer la partie inférieure.
Attention, il faut se rappeler qu'un dixième (MOJI) est dix fois supérieur à un centième (MOYA) et ainsi de suite.

WOU MOMENI : Un dix milliardième.
WOU MOMELONI : Un dix milliardième.
WOU MOMELOZI : Un cent milliardième.
WOU MOMESOZI : Un cent milliardième.


NOTATION SCIENTIFIQUE

La notation scientifique permet de décrire de manière limitée de très grands nombres et de très petits nombres.
On décrit alors deux opérations consécutives : un nombre à un seul chiffre d'unité (EMO) multiplié (BO) par 10 (JE) élevé à une certaine puissance (POBO).

WOU WE MOSHILE BOVUJE BOPOKIVE BUN
Le nombre 2,708 multiplié par 10 puissance 35.

Il est plus pratique en Rémaï d'inverser l'ordre des mots décrivant l'opération.
Cela permet en effet de ne pas avoir à ajouter de parenthèses VU... BU.

WOU JEBOPOKIVE BOWE MOSHILEN
10 puissance 35 multiplié par 2,708.




Dernière édition par Greenheart le Jeu 15 Déc 2011 - 20:07, édité 13 fois
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Greenheart
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MessageSujet: Re: Rémaï (plusieurs versions)   Dim 14 Mar 2010 - 0:58

Rémaï 32


CHAPITRE 27 : SUITES DE NOMBRES

Si l’on a à dire plusieurs nombres de suite, il n’est pas toujours nécessaire de répéter le mode WOU devant les chiffres.
À l’oral, une simple pause peut suffire.

WOU JE… WE… KEN… : 1… 2… 3…

Cela, ainsi que tout ce qui suit est valable pour tous les modes numériques comme KOU, BOU, DOU et NOU.


SUITE DE NOMBRES

On peut séparer les nombres d’une énumération avec WO (« qui accompagne »).

WOU KE WO DE WO SHEN : Les nombres 3, 4, et 7.


CORRECTION D’UNE ERREUR DE NOMBRE

Si on se trompe dans un nombre, on peut indiquer qu’on le corrige (remplace) par le nombre qui suit SHU (« que change »).

WOU KE SHU DEN : Trois – non quatre.
WOU KE SHU DE WO SHEN : Trois – non quatre ; 7.

SHU est plus ou moins l'équivalent de la touche RETOUR DE CHARIOT / DELETE / SUPPRIMER


SAUTER DES NOMBRES

Pour indiquer combien de nombres on saute, on utilisera VOVO suivi du nombre d’étapes, de crans, de cases sautées.

DOU KE VOVO KEN : Depuis 3, je saute 3 cases – je suis à présent à la case 7 (3 au départ + 3 sautés + 1 pour arriver).

Pour indiquer la case d'arrivée, on peut préciser JO (ce qui donne) ou JU (donnée principale) ou LOÏ (arrivée).

DOU KE VOVO KE JO SHEN : Je pars de la case 3, je saute 3 cases, j'arrive à la case 7.


NOMBRES ALTERNATIFS

Pour dire qu’un nombre peut en remplacer un autre, on précise VU (« ou bien », ouverture de parenthèse) devant ce nombre.

WOU WE VU KEN : Deux ou trois.
WOU WEN VU OUKEN : Deux ou trois.

Si le nombre de remplacement est suivi d’un autre nombre, on précise BU (fermeture de parenthèse) après.

WOU WE VU KE BU WO SHEN : Deux ou trois ; sept.
WOU WE VU KE WO SHEN : Deux ou trois, ou sept.


SÉRIE DE NOMBRES

Si les nombres ont un lien entre eux, on peut préciser JU (« principal ») devant la donnée principale, le nombre le plus important – et WU (« connexe » ou « annexe ») devant le premier nombre qui accompagne la donnée principale quand il s’agit par exemple de compléter des cases vides, des rubriques à remplir, des champs à renseigner.

WOU JUVE WULE WO DEN : Le nombre 5 associé au nombre 8 et au nombre 4 (dans cet ordre) – la triplette (5, 8, 4).

JU est plus ou moins l'équivalent de la touche RETOUR A LA LIGNE / ENTER.
WU est plus ou moins l'équivalent de la touche TABULATION / TAB.


INTERVALLES

Pour citer tous les nombres allant d’un nombre à un autre, on utilise VO entre le nombre de départ jusqu’au nombre d’arrivée.
VO implique que l’on passe par tous les nombres intermédiaires.

WOU WEVOBE JEIN : De 2 à 6 personnes.

On peut aussi utiliser SOÏ devant le nombre de départ et LOÏ devant le nombre d’arriver.
SOÏ et LOÏ n’impliquent pas que l’on passe par tous les nombres intermédiaires.

NOU SOÏSHE LOÏWAJEN : En partant du numéro 7 et en allant jusqu’au numéro 21.

Enfin, on peut utiliser TOÏ (origine) et KOÏ (receveur) pour indiquer un intervalle excluant ses bornes.
De même, TOÏ et KOÏ n'impliquent pas forcément des nombres intermédiaires.

DOU TOÏ VE KOÏ LEN : Les étapes après la numéro 5 et et avant la numéro 8 – entre les étapes 5 et 8, donc les étapes 6 et 7, à supposer qu’elles existent.


COMPTE A REBOURS ET NOMBRE DE PAS

On utilisera plutôt le mode DOU (ordre d’arrivée) pour compter ou décompter un nombre étape avant ou après un top départ ou un top de fin.

DOU VE, DE, KE, WE, JE, ZAON : 5, 4, 3, 2, 1, zéro !

De même si on indique par exemple de combien de cases on avance grâce à un score de lancer de dés quand on joue à un jeu de plateau tel le jeu de l’Oie, le Cluedo, ou le Monopoly.

WOU YAJEN : DOU TUYAJEN.
11 points : Avance de 11 cases (11 étapes).

DOU TUKEN : Avance de deux cases – de deux pas.
WOU KEN-DE : Avance de deux cases, de deux pas – en face aux deux prochains croisements.

DOU GUWEN : Recule de deux cases.
WOU WEN-RE : En arrière aux deux prochains croisements.


NOMBRE DE POINTS

Quand le but du jeu est d’accumuler le plus de points ou le moins de points possibles au cours d’une durée limitée, on compte un nombre de points en vue d’établir un score avec le mode WOU.

WOU YAWEN : Un score de 12 – 12 points.
WOU DUKEN : Trois points de plus.
WOU GUWEN : Deux points de moins.

Cependant, lorsque le but du jeu est d’atteindre un score d’une certaine hauteur avant l’adversaire et que le fait d’atteindre ce score met fin au match ou à la partie, on utilisera plutôt le mode DOU.

DOU BEN GU DOU KEN : Six sets à 3.
LI-DOU DUWEN : Il ou elle mène par deux sets.
LI-DOU GUWEN : Il a deux sets de retard.


NOMBRE MANQUANT, EFFECTIF SUPPLÉMENTAIRE

L’effectif négatif c’est-à-dire manquant ou en défaut se dit WOU GUN.
L’effectif à ajouter, c’est-à-dire surnuméraire ou en excès se dit WOU DUN.

WOU DUJEN : Un de plus.
WOU GUJEN : Un de moins.


REPRISE DE NOMBRE

On peut reprendre un nombre déjà cité avec WOUN ou OUN.

JIME WOU WEN YAO. WOUN SHARO.
JIME WOU WEN YAO. OUN SHARO.
Nous sommes deux. Deux qui veulent manger.

Le mode WOU ouvert ou sa reprise OU ouvert ne reprend pas un nombre précédent mais cite un ou plusieurs nouveaux nombres.

JI SHAWOU WEMOU KAFE EN. WU WOU JEMOU KOUASAN EN KAWAO : Je voudrais deux cafés. Et un croissant, c’est possible ?


COMBIEN ?

Toutes les questions suivantes permettent de demander combien d’éléments contient un groupe.

KA-WOU ou GAWOU.
KA-WOUN ou GAWOUN.
WOU KAO ou WOU GAO.
WOUN KAA ou WOU GAA.
WOU KAON ou WOU GAON.

On peut y répondre par OU, WOU, EN WOU, ou directement par des chiffres.
On peut préciser son opinion sur la réponse en incluant un assertif après le numéro indiqué.

KA-WOU ? KEN.
KAWOUN ? OU KEN.
WOU KAO ? EN NOU KEN.
WOUN GAA ? NOU KEN.
WOU GAON ? WE YAON.


COMBIEN ÇA MESURE ?

Les mêmes questions précédées de YOU contenant le nom propre d’une unité de mesure permettent de poser une question sur combien d’unité mesure telle chose.
Attention, les noms d’unités sont facilement abrégés en Rémaï, dès lors que les syllabes restantes suffisent à les identifier dans le contexte de la conversation.

YOU KIME EN KAWOU : Combien de kilomètres ?
YOU ME EN KAWOU : ça fait combien en mètres.
YOU TIME EN KAWOU : En centimètres ?
YOU MINE EN KAWOU : En minimètres ?
YOU SHUTROM EN KAWOU : En Angströms ?

YOU SE EN : Combien de secondes ?
YOU MI EN : Combien de minutes ?
YOU OR EN : Combien d'heures ?

YOU RAM EN : Combien en grammes ?
YOU KIRAM EN : Combien en kilogrammes ?
YOU SI EN : En unités du système international ?


Dernière édition par Greenheart le Ven 16 Déc 2011 - 17:36, édité 15 fois
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