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 Le voleur d'Izoals

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DoubleC65



Messages : 213
Date d'inscription : 08/07/2009
Localisation : Midi-pyrénées

MessageSujet: Le voleur d'Izoals   28.02.10 15:18

Bonjour.
Je tenais à vous présenter mes écrits, "ça casse pas des briques" comme certains disent, mais ça m'entraine à écrire, et puis ça m'occupe, bien que cela fait un petit moment que je n'y ai plus touché.
Je commence par le prologue (qui ne raconte pas vraiment la même chose que le reste), puis je mettrais quelques éléments du monde (ce qui est susceptible d'intéresser le plus la plupart des personne du forum) et enfin le chapitre 1. Je n'ai pas encore rédigé les autres chapitres, mais j'essaierais de les rédiger pour les présenter.

Si on veux en faire un résumé, c'est un scénario hyper classique : un monde paisible connaît des troubles (d'immense tremblement de Terre ressenti sur tout le globe), deux jeunes scientifiques renommés vont découvrir la cause du problème (et là on révèle quelques éléments, mais ça apprait dans les 3 premiers chapitres donc...) : une personne (présentée dans le prologue) essaie d'anéantir le monde en anéantissant les 40 izoals qui maintiennent l'équilibre klerjian (de Klerj, la planète de l'histoire), mais pour une raison qui restera totalement inconnu (pour l'instant). On l'appellera le Voleur d'Izoal. Manque de pot, la population va finir par découvrir l'existence des izoals (car ils l'ignoraient) et que nos deux amis scientifiques se trouvaient à chaque fois à leurs emplacements lors des secousses. Les jeunes hommes devront donc faire face à la fois au véritable problème (le Voleur d'Izoal) et à la police mondiale.

(cf. le spoiler pour les astérisques et la prononciation des mots inventés)



Prologue :
La volonté de Biern
« Lëkjhas 12 Klefio 2713*, le monde est beau... Point de guerre, population heureuse, nourriture abondante... En somme, le monde est beau. Il est donc temps que cela s'arrête.
Tous les jours, les Izoals sont utilisés sans limites. Ces malheureuses lettres auxquelles on fait appel d'un simple geste dans les airs pour bénéficier de leur incroyable puissance magique sans même connaître leur origine... onze fiens* de recherche pour enfin découvrir l'existence des Izoals dans leur sens premier du terme : les quarante sphères klerjiannes*, sur lesquelles sont gravées les différentes consonnes izoales. Leur mode de création m'est encore inconnu, mais il n'est plus permis de perdre du temps dans les recherches. J'en sais suffisamment sur leur rôle. Toute l'énergie dont on se sert lors de nos incantations provient de là et leur disparition anéantirait la planète.. J'ignore toutefois s'il est possible de les détruire. En revanche, il est très simple de procéder à un transfert d'énergie. "Écrire la lettre correspondante sur la sphère en récitant le zis* pour absorber sa puissance." Ce sera alors moi qui portera la puissance qui permet l'équilibre que Klerj connaît... Une fois toutes les sphères absorbées, ma simple mort suffira à faire disparaître le monde.
Seule la position de la sphère ogo de la plante m'est connu à ce jour : Grotte Vleäg* près du village Vleäg dans le pays équatorial Jâvëp. Commençons par là, les autres suivront bien assez tôt....»

Arrivé face à l'entrée de la grotte Vleäg, Biern sorti brusquement de ces pensés puis leva la tête, comme pour profiter de la magnificence du lieu. Les doux rayons du duo stellaire rouge et bleu, formés par les étoiles Dybâz et Ruvâz* à l'aurore, se chargé d'illuminer le lieu. L'épais feuillage environnent réorganisait la lumière qui se jetait sur les parois rocheuses. La grotte souterraine se scindait alors en deux zones de couleurs différentes. Un rouge éclatant égayait un versant de l'antre grise tandis qu'un bleu cristallin redonnait vie à la fine mousse de l'autre. Entre les deux coulait un fin ruisseau qui s'enfonçait dans la paisible obscurité de la caverne. Bien que le paysage enchanterait quiconque, Biern repensait inlassablement à l'objet de sa venue. Il finit donc par baisser la tête, les yeux fermés d'où une larme s'échappa pour rejoindre le cours d'eau. Se ressaisissant aussitôt, le jeune homme pénétra dans grotte, les bras croisés mais résolu à mener à bout ses souhaits.

Les souterrains se déroulaient comme un labyrinthe. Le jeune homme ne se perdit pourtant pas, puisqu'il lui suffisait de suivre le ruisseau qui glissait sur un long chemin. La demi-heure de marche ne l'épuisa pas. Au contraire, à chaque pas sa volonté s'amplifiait. Sa détermination tourna en obsession. Mais cela ne lui retira aucun plaisir lors de son arrivé dans la salle de ses espérances. On pouvait y observer au fond, tel le trône d'un roi dans son château, une sorte de stalagmite, entourér de lianes épaisses, au pied de laquelle disparaissaient mystérieusement l'eau du courant. L'objet de sa convoitise se trouvait cependant en lévitation au sommet du pilier minéral : l'Izoal ogo, la sphère végétale. Strictement identique à ce qu'il avait pu imaginer à travers les livres, il se présente simplement sous la forme d'un globe doré et lumineux, gravé d'une multitude de fines courbes qui s'entrecroisent dans des figures d'une rare beauté. Mais il ne remarqua qu'une seule chose, une gravure, plus profonde et qui se dessinait sur presque la moitié de la surface de l'Izoal, représentant la lettre iogo.

Il s'empressa de se placer devant après avoir délié ses bras engourdis. Il récita le zis en écrivant posément, de ses index et majeur droits, la lettre sur la sphère, suivant la courbe de l'inscription. L'Izoal brilla subitement bien plus puissamment et la planète connu à ce moment de vives secousses, comme si un géant venait frapper Klerj de grands coups de marteau à rythme lent mais régulier, et que l'onde de choc se répandait sur toute la surface du globe. La sphère végétal commença à se désagréger en fines particules lumineuses pour enfin passer dans le corps de Biern à travers ses doigts restés immobiles depuis la fin de l'incantation. Après une douzaine de vibrations planétaires, l'Izoal disparut entièrement, la lumière perdit subitement tout son éclat et le calme revint à Klerj. Biern, épuisé, s'écroula sur le sol, à quatre pattes, tout transpirant, les yeux béants et suffocant. Il lui fallut encore quelques instants pour qu'il se rende compte de ses actes et sourire de satisfaction. La venue inattendue d'un inconnu l'empêcha toutefois de profiter plus longtemps de cette première victoire…

Spoiler:
 


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DoubleC65



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MessageSujet: Quelques éléments de l'idéomonde   28.02.10 15:42

Tout n'est pas définitif, les noms ne sont pas toujours donnés, etc....

Carte de Klerj (pas du tout fini et on ne relèvera pas mes incroyables capacités graphiques (incroyablement mauvaises) :
Spoiler:
 



Jour/mois :
Jours :
  • Se base sur le rythme d'apparition des trois satellites (aussi appelée lunes) mais ne correspondent pas à ce que l'on peut voir dans le ciel, qui est différent selon la position dans le monde et selon les semaines. Un jour durent 29h terrestres, ou 10 kär {a-a-a} (k : mental ; r : temps) car Klerj tourne plus lentement sur elle même que la Terre.
  • Les trois lunes sont Lëköm (l {a-o}sentiments ; k {o-a} Lëköm), Jhasöm (d {o-o} air ; j {o-o} terre ; s {o-a} Jhasöm) et Muelqöm (m {a-o} densité ; l {o-o} vie ; q {o-a} Muelqöm). Le « m » des « öm » s'écrit {a-a} pour espace au sens de lieu, pas au sens astronomique.
  • Lëköm a une teinte gris-bleuté. De taille moyenne, c'est la plus loin de Klerj et tourne dans le même sens que Klerj selon un axe légèrement dévié, d'où cette impression de rotation lente. Est visible trois jours consécutifs, puis trois jours invisible.
  • Jhasöm, prend une couleur jaune terne. Petite, elle est à mi-distance de Klerj et tourne dans le sens opposé de la planète selon un axe dévié de l'autre côté que celui de Lëköm. Apparaît presque deux fois par jour.
  • Muelqöm et la plus grosse et la plus proche de Klerj. Majoritairement verte pâle zébrée d'un rouge vif. Tourne selon un axe perpendiculaire à Klerj. On peut voir à l'œil nu que la surface de l'eau dans un verre est modifié selon la position de Muelqöm (un système de table avec deux l'eau en dessous de la planche supérieur à été créer pour les cuisines et les laboratoire de chimie). De même, on pèse légèrement moins lourd les jour où Muelqöm est visible. Cette lune apparaît environ deux fois en trois jours si on est au niveau des pôles.
  • Les trajectoires des trois lunes, si on prenait un diamètre égale, seraient concourante en deux points.
  • Les jours débutent théoriquement au levé du soleil. Cependant, cela étant variable selon la période de l'année ou la position géographique et les heures ne variant pas, on change parfois de jour un peu avant ou après son levé.
  • Les jours sont, dans l'ordre :
    • Mriz : "mr" {o-o-o} (néant) et "z" {o-o} (lumière) : Aucune lune n'est présente
    • Jhasmuelq
    • Lëk
    • Lëkjhas
    • Lëkmuelq
    • Jhas
    • Muelq
    • Pöm : "p" {a-a} (illusion) ; m {a-a} (espace), présence des trois lunes

Mois :

Se base sur les constellations visibles les nuits depuis l'équateur, et qui se succèdent dans l'année.
Dans l'ordre : Klefio, Jurio, Pluzio, Fäsio et Rôqio.
  • Klefio : kl {a-a-a} mental/physique ; f {a-a} boucle éternelle.
  • Jurio : j {o-o} terre ; r {o-a} bouclier
  • Pluzio : pl {a-a-o} illusion/sentiment ; z {o-o} lumière
  • Fäsio : f {a-a} boucle éternelle ; s {a-a} soin
  • Rôqio : r {a-a} temps ; q {a-a} vibration




Faune et flore :

Faune : (-il {o-o} animal, vie)

ëlorjil :
  • Écriture : l {a-a} physique ; r {a-o} immensité ; j {o-o} terre
  • Apparence : Il ressemble à des ours gris rayés de noir ou de marron. Deux sortes ailes se situe sur la colonnes vertébrales mais lui permet uniquement de se protéger du froid ou pour faire de l'ombre, bien qu'en cas de grand danger, il s'en sert aussi comme arme.
  • Mode de vie : Créature nocturne terrestre.
  • Capacités : à chaque mouvement de mâchoire, il produit de l'électricité qu'il accumule pour lancer des décharges sur ses proies a travers ses dents.
  • Alimentation : carnivore, il mange les petites bêtes telles que les ver de terre, les insectes ou les rongeurs.
  • Prédateurs : quand il commence à être vieux et faible, les groupes vautours anténécross, viennent les manger.
  • Localisations : Forêts denses


nipzëdil :
  • Écriture : n {a-a} ombre ; p {a-a} illusion ; z {a-o} sommeil ; d {o-o} air
  • Apparence : Il ressemble à des chauves-souris blanches avec une longue et fine queue qui abouti sur la forme d'une feuille
  • Mode de vie : Créature nocturne volante. Il vit en groupe dans des grottes où il dort la journée. Il en sort au crépuscule et mange les feuilles des plantes. Il s'occupe également des espèce malades en mangeant prioritaire la partie contaminé du végétal. Il revient dans la grotte dès les premiers rayons de l'aube pour échapper aux oiseaux prédateurs.
  • Capacités : Communique par ultrason ; Face à un danger tel que les ëlorjils, il se regroupe en volant pour former, comme les sardines, une grande forme.
  • Alimentation : Feuilles en tout genre
  • Prédateurs : Grands oiseaux carnivores la journées, donc vivent la nuit, mais là se sont les ours nocturnes géants appelés ëlorjils qui posent problèmes.
  • Localisations : Forêts chaudes et humides (équateur)


Flore : (-eg {o-o} plante)
nyäzeg :
  • Écriture : n{o-o} foudre ; z{o-o} lumière
  • Apparence : fleur rouge à violette aux racines peu profondes, séparée par un demi-mètre des autres fleurs du réseau créé par les tiges d'un vert pétant qui les relient. Une même plante peut ainsi s'étendre sur un ou deux kilomètres carrés. La fleur fait aux alentours d'un dizaine de centimètre de diamètre et ressemble à un lys.
  • Mode de vie : Les fleurs ne peuvent apparaître que si il y a beaucoup de lumière,une chaleur comprise entre 15°C et 25°C et un haut taux d'humidité. La plante meurt si aucune fleur n'est apparut plus de 75h en un fien et les fleurs fanent très rapidement en l'absence de condition parfaite, au bout d'environ 3h.
  • Fruits : Nyäzueg ; Un fruit se forment si une fleur vit plus de 12h. Très amère, légers et petit (un demi centimètre), le vent se charge de le dispersait. Il peut former un nouveau plant jusqu'à un an après a formation mais à condition qu'il arrivent à s'enterrer d'au moins 2 centimètres dans un milieu favorable.
  • Capacités : Tous les fiens, les fleurs déjà créées finissent de former l'étoile à six branches autour d'elles avec une fleur à chaque extrémité. Lorsque que deux plants se rencontre, ils peuvent fusionner pour ne faire plus qu'un. Si l'on cueille la fleur sans cassé les liaisons, une nouvelles fleurs pousse en moins dix minutes, ce qui peut se refaire 4 fois à la suite tous les deux jours.
  • Localisations : prairie humide, chaudes et lumineuses : La Série d'îles, Nord Continent Est et pied montagne du côté de Jmä
  • Symbolique : De part sa capacité à revivre lorsqu'on la cueille, la fleur de nyäzeg est un symbole de vitalité et de renaissance. Le fruit, le nyäzueg, est souvent pris comme image pour parler des personnes petites, nerveuses et « increvables », ce n'est pas vraiment un compliment.


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MessageSujet: Chapitre 1   28.02.10 15:55

Chapitre 1 :
Ogo, la sphère végétale

__Jëzil avait passé la nuit dans la grotte Vleäg à observer sa structure complexe et les nids des nipzëdils*. En effet, il était passionné par la nature et tenait à observer le retour de ces animaux. Ces chauves souris à queues longues et fines ont l'habitude de rentrer toutes ensembles dans leurs grottes dès le levée des premiers rayons de l'aube, avant le réveil des oiseaux carnivores qui sont particulièrement friands de ces bêtes, mais qui craignent l'obscurité. La nuit, d'autres dangers existaient, tels que les ëlorjils, aussi appelés ours nocturnes géants, mais une méthode très particulières leur permettaient d'y faire face : le regroupement en banc. En volant très proche les uns des autres, le groupe de nipzëdils prend la forme d'une créature géante. Les biologistes pensent qu'un chef décide des mouvements puisque l'on n'entend, lors de ses rassemblements, que les ultrasons d'une seule créature.

__Jëzil, en entrant dans la grotte, était impatient d'assister au spectaculaire retour matinal des chauves-souris. Il trouva cependant leur arrivé bien trop précoce tellement l'étude de leur nid le captivait. Cette passion pour chaque élément de la nature lui venait de ses parents, tous deux de célèbres scientifiques touches à tout. La famille paternelle, les Igôlbä, a toujours étudié la nature, du moins selon le registre de leur village, Frîqty. Tous partirent explorer le monde pour ne revenir que deux à trois fois par fien dans leur campagne fétiche. Les grands-parents maternels, que l'on nomme les Giëzo, en revanche, se composait d'un riche commerçant de tissus marié à une prêtresse. Tous s'entendaient à merveille, et l'union des deux ménages aboutis à un magnifique fils unique. Jëzil avait des cheveux noires, toujours coiffé en bataille sur la droite, et une belle taille quoique le manque d'exercice physique et les nombreux repas sautés lui donnaient un corps plutôt maigre. Ces oreilles étaient d'une déconcertante banalité. Néanmoins, la mère de l'enfant, Mëli, trouvait leurs courbes d'un exquis raffinement puisque semblable à celles de son mari, Otîs. Les yeux étaient sans nul doute ceux de la mère, d'un bleu ciel éclatant qu'une forme de soleil verte émeraude sublimée. Ces "astres de l'âme", comme les appelait Otîs, valut à ces personnages atypiques le surnom de Vilba et Velbe, en l'honneur des Astres de Klerj. Le jeune homme avait également un petit nez rond d'un joli rose qui tournait très vite en un rouge vif à la moindre émotion. Voilà d'ailleurs la seule méthode pour savoir ce qu'il pense car, bien que ces éclats de rire étonnamment communicatifs s'entendaient toujours de très loin, Jëzil demeuré parfaitement stoïque lors qu'il ressentait des sentiments moins plaisants. Ainsi, seul son père, victime du même phénomène, compris que l'enfant était particulièrement tendu lors de la remise du prix des jeunes scientifiques. Ses lèvres, fines et discrètes, lui donnait un petit air d'aristocrate maniaque que son tempérament ne contredisait pas. Il ne supportait effectivement que très mal de voir une maison désordonnée, un cadre un peu de travers ou une symétrie mal respectée, ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier jusqu'aux formes les plus excentriques qu'offrait la nature.

__Lorsque que Ruvâz laissa ses rayons de saphir pourfendre le ciel encore étoilé, Jëzil perçut un grondement sourd s'approcher. Il tendit alors vivement son bras élancé devant lui en présentant son index et son majeur qu'il abaissait aussitôt légèrement en prononçant le zis. Il ne pensait plus qu'à une motte de terre venant l'ensevelir et le cacher tout en laissant deux interstices d'où il pourrait observer les nipzëdils sans qu'ils le remarquent. Il acheva simultanément de sa voix le « s » de la formule et de ses doigts l'Izoal ojo. Aussitôt, ses songes prirent vie. Les volatiles débarquèrent au même instant. Le scientifique assista à un manège bref et intense où tous les animaux battaient des ailes à l'unisson, dans un respect de ses proches afin de ne blesser aucun des congénères. Chacun retrouva son espace personnelle en moins de deux minutes, des petits trous formés dans la grotte où les nipzëdils glissaient juste leur pattes et s'accrochaient la tête vers le sol. S'en suivit une scène particulièrement touchante, les membres d'une même famille se frottant tendrement les uns aux autres avant de s'enrouler dans les ailes pour dormir jusqu'au crépuscule suivant. Jëzil patienta quelques instants avant de sortir de terre par le même procéder qu'il venait d'utiliser pour s'enterrer. Il observa immédiatement chaque animal, un par un, analysant leur différence, s'émerveillant au moindre aspect, sans faire le moindre bruit pour être sûr de ne pas les déranger.

__Un peu plus tard, quand un bruit se fit entendre, il se dit, sans se donner la peine de réfléchir, bien trop passionné par ses études, qu'il s'agissait d'un groupe de nipzëdils retardataires. Ce n'est qu'à la troisième fois qu'il raisonna correctement ; cette espèce est toujours parfaitement synchronisée avec les rayons des deux astres. Il ne pouvait être question pour Jëzil que d'un jeune animal explorant un lieu nouveau, ou un scientifique inexpérimenté. Il se lança donc à la recherche du trouble-fait, à travers le labyrinthe des galeries de Vleäg, ne pouvant se fier qu'à son ouïe assez peu développée. Il n'aurait pas pu dire combien de temps dura la course poursuite, d'autant plus qu'un drame vint perturber ses projets. Klerj se mit à trembler à rythme régulier. La première secousse cloua le chercheur au sol et réveilla les nipzëdils qui s'agitèrent. Il essaya de se relever mais une autre vibration le gêna dans cette action. Toutefois, la présence d'un éclat lumineux particulièrement intense provenant de l'intérieur de la grotte le motiva. Il courut vers ce phénomène qu'il ne comprenait pas, manquant de tomber violemment à plusieurs reprises à cause des tremblements. Il dut se cacher les yeux pour ne pas être ébloui, mais la terre se calma subitement et la lumière disparut progressivement. Il se hâta jusque là d'où venait la lumière et y trouva un homme à peine plus âgé que lui, à quatre pattes, qui semblait particulièrement affaibli. Il s'approcha et tenta de l'aider à se lever.
___« -Vous n'avez rien ? Vous semblez très faible. Que vous est-il arrivé ?
___-Je..... ne pourrais le dire... expira douloureusement le fiévreux, en regardant dans le vide.
___-J'ai vu un éclat lumineux particulièrement intense provenant de ce lieu, peut-être en connaissez-vous l'origine. J'ose espérer que vous n'en n'êtes pas la victime....
___-Et bien... hésita l'homme quelques instants. Je... Oui, ça me revient, les secousses... les secousses ont fait chuter des roches... J'ai dû.... utiliser ozo, l'izoal de lumière...pour les désintégrer avant qu'elles ne me tombent dessus...
___-Vous devez avoir une grande maîtrise de cette izoal pour produire une telle luminosité...
___-C'est que....
___-Vous semblez vous rétablir assez vite, tant mieux, l'endroit n'est pas sûr, nous ignorons ce qu'il pourrait arriver. Partons. Et puis, il sera plus simple de vous guérir à la lumière des Astres que dans cette sombre salle. »
__Avant de quitter la salle, Jëzil la regarda brièvement et crut distinguer, malgré l'obscurité, des branches et des plantes en fleurs. Le fait que des végétaux puissent pousser sans lumière l'intriguait, bien qu'il connaissait quelques espèces qui en sont capables. Il préféra tout de même partir pour s'occuper du blessé. Mais il ne connaissait pas cette partie de la grotte. Heureusement, les nipzëdils continuaient à faire du bruit pour retrouver la sortie. En les écoutant, il rejoignit assez vite le nid d'où il pouvait rejoindre l'extérieur sans mal. À la vue de la première lueur, l'inconnu annonça, après s'être tu sur tout le chemin :
___« -Merci beaucoup, mais je dois vous laisser à partir d'ici. Je rentrerais seul.
___-Permettez moi de voir si vous êtes blessé avant... lança Jëzil, surpris.
___-N'ayez crainte, je n'ai rien.
___-Si vous le dîtes... »
__Le scientifique le regarda s'éloigner, immobile, avant de crier :
___« -Oh ! Je m'appelle Jëzil, j'aimerais bien vous revoir. Vous n'aurez cas demandez aux villageois, ils seront vous menez à moi.
___-On me nomme Biern, affirma froidement l'étrange personnage sans même se donner la peine de se retourner. Au revoir... »
__Il hésita à le suivre, curieux de savoir ce qu'il pouvait bien faire dans la grotte mais sa réflexion dura trop, et il perdit la trace de l'homme. Il se dirigea donc vers le village où il pourrait mener des recherches sur la grotte à l'aide de son ami Röp.



__Röp était un jeune chercheur de petite taille, d'une nature assez timide, mais qui avait horreur que l'on vienne le déranger dans ses lectures. Son rêve le plus cher était d'ailleurs de connaître le contenu de tous les écrits klerjians. Il passait donc l'intégralité de son temps libre dans une des bibliothèques du monde, et ce depuis le plus jeune âge. Il découvrit même quelques astuces pour y aller sans que l'on s'en aperçoive. Ses parents, répondant au nom de Lîlu, tous deux forgerons à Ols, crurent premièrement que le savoir qu'il allait acquérir serait une bonne chose, mais considérèrent très vite son désir de connaissances comme un trait de caractère nuisible pour sa carrière future, car ils apprirent qu'il refusait de retourner à l'école du métal. Dès lors, les parents eurent une préférence qu'ils ne cachaient pas pour le frère ainé qui était passionné par le sport et les travaux manuels. La jeune sœur de son côté avait quitté le foyer presque aussitôt qu'elle sut parler, pour rejoindre un temple où l'on apprend à maîtriser la magie qui l'intriguait de trop. Malgré les divergences d'opinions, les membres de la famille Lîlu ne perdirent jamais contact et ont toujours su conserver d'excellentes relations.

__Jëzil et Röp devinrent amis après une mésaventure à la bibliothèque de Vinirk. Ils suivaient alors les mêmes cours, mais ne se sont jamais vraiment adressés la parole. Personne ne peut connaître les deux milles élèves de son université. Les examens de fin de fien approchaient et les deux étudiants désiraient le même livre. Il tendirent la main au même instant, et sans même échanger un mot, ils se précipitèrent sur la table la plus proche, prirent chacun un siège de part et d'autre d'un angle et lurent. Dès lors, ils se retrouvèrent chaque semaine dans ce lieu, parlant peu, mais intelligemment. Röp refusait systématiquement les propositions d'excursions de Jëzil qui pourtant ne manquaient pas de l'intéresser. En compensation, il s'empressait de faire toutes les recherches nécessaires au bon déroulement de l'expédition. Jëzil n'avait plus alors qu'à faire le rapport des observations. C'est comme cela qu'ils apprirent à se connaître, travaillant en binôme où l'un se chargeait de l'aspect théorique d'un problème et l'autre du pratique pour enfin se réunir et faire le bilan. Ils finirent par être les plus cultivés de l'école, enseignants inclus. On leur accorda donc leurs diplômes plus tôt que prévu et ils partirent mener des expériences scientifiques sur tout le globe.

__Le rat de bibliothèque subissait physiquement les effets de cette carrière. Le somptueux corps que le sport imposé par les Lîlu avait sculpté avait entièrement fondu pour ne devenir qu'une fine peau posée sur des os. Si Jëzil mangeait peu, Röp mangeait encore moins. Il se contentait généralement des quelques sucreries que son coéquipier lui ramenait de temps à autres, ou des plateau repas qu'une bibliothécaire prise de pitié pouvait lui apporter. Grand nombre de personnes finissait par croire qu'il ne se nourrissait que de savoir, ce qui lui valut le surnom de « Mîk, le mangeur d'esprit ». Quant à ses long cheveux roux clair qu'il ne coupait plus, il les coiffait dans une queue de cheval serrée de sorte qu'ils ne le gênent pas dans ses lectures. Ses yeux, de couleur noisette orangé, étaient d'ailleurs parfaitement imperturbables lorsqu'il parcourait une page, ce qui pouvait très vite agacer les quelques personnes qui souhaitaient lui parler à un de ces moments. Mais son trait de caractère le plus marquant était sans doute sa courtoisie. Il respectait toujours tout et tout le monde, se refusait à laisser un papier sur le sol ou à prononcer un mot vulgaire et n'hésitait pas à réparer un objet cassé ni à aider une personne dans le besoin. Il fallait toutefois pour cela qu'il se décroche de ses livres et il avait grand mal à le faire.



__Quand Jëzil arriva, une douzaine de minute plus tard, au village, tout le monde était réuni dans la rue. Il tendit l'oreille quelques instants, jusqu'à comprendre que l'on parlait des secousses. Ne voyant pas son ami, il poursuivit sa route vers la bibliothèque. Alors que certaines étagères étaient intacts, d'autres n'avaient plus aucun livre sur les rayons. Röp se chargeait, comme tous les autres personnes qui se trouvaient là, de réparer les dégâts. L'explorateur les rejoignit aussitôt et commença à discuter. Il apprit que lorsque les vibrations sont survenus, le système de protection de la bibliothèque, de grandes plaques métalliques qui se placent automatiquement devant les étagères, ne s'était pas déclenché partout. Il n'avait en réalité jamais était utilisé depuis sa mise en place, d'où le fonctionnement défectueux et les œuvres littéraires par terre. Röp fit également part de sa théorie sur les bâtiment restés intacts. Il pensait que c'était parce que les ondes sismiques ne se propageaient pas horizontalement mais verticalement, n'engendrant donc pas un effet d'oscillations des constructions. En revanche, ce qu'il n'expliquait pas, c'était l'origine du séisme. Il abordèrent ensuite l'histoire de Jëzil et de sa rencontre avec Biern dans la mystérieuse salle des plantes. Une fois n'était pas coutume, Röp accepta de s'y rendre dans l'après midi.

__Ils finirent donc de réorganiser un rayon pour ensuite se diriger vers les documents sur la géographie. Ils purent ainsi ranger tout en cherchant des plans de la grotte car Jëzil ne se rappelait plus exactement du chemin à suivre. Ils savaient la grotte complexe, mais elle l'était encore plus que cela, à tel point qu'aucun plan n'était complet. Ils créèrent donc une copie de plusieurs à l'aide de l'association des izoals apa et ala qu'ils lièrent de leur doigts dans les airs en prononçant « zi » pour le premier et « zos » pour le second, sans marquer de pause entre les deux.

__Après avoir reçu un repas improvisé reçu de la part de la bibliothèque pour remercier ceux qui ont aidé à ranger, les deux amis se rendirent à la grotte Vleäg. Ils commencèrent à prendre une carte et à visiter un par un les lieux qui pouvaient correspondre. Ils examinèrent ainsi un long moment le labyrinthe. Röp proposa alors de superposer les cartes et voir les chemins déjà empruntés. Ils s'aperçurent qu'il y avait un chemin qui n'était représenté sur aucune carte. Ils choisirent de le suivre. La vue du cours d'eau permit à Jëzil de s'assurer qu'il s'agissait du bon chemin car il avait une chaussure mouillée lorsqu'il arriva dans la salle. Ils firent alors profit duozo-i prononcé en « zi-mat » en entrant dans la caverne pour avoir de la lumière plus longtemps. Celle-ci illuminait donc tous les endroit où ils posaient le regard. Toute la salle fut éclairée. Jëzil étudiait avec engouement les plantes qui vivaient dans l'ombre pendant que son compagnon regardait le plafond, intrigué par un détail qui ne lui avait pas échappé.
___« -Jëzil, tu m'a bien dit que la personne que tu as rencontré à utiliser ozo pour se protéger des chutes de roches ?... Cependant, je trouvais étrange que la grotte puisse se désagréger dans cette salle et pas ailleurs, puisque tu en as, à tes dires, pas vu tomber, et que, même au village, rien ne s'est cassé. J'avais raison de le croire. Regarde, derrière les plantes, les parois de ce lieu. Parfaitement lisses. Les quelques fissures ne sont en rien un signe de chute de roches.... Penses-tu vraiment qu'il soit digne de confiance ?
___-Il était étrange certes, mais paraissait honnête. Un peu trop pour l'être vraiment, sans doute.
___-S'il avait quelque chose à cacher, nous devons le trouver... Tu as remarqué quelque chose d'intéressant avec les plantes ? 
___-De nombreuses espèces différentes, annonça Jëzil sans émotions. Toutes en fleurs... La plupart semble en pleine santé. Seuls les nyäzegs, connus pour flétrir très vite en l'absence de condition parfaitement favorable, commence à perdre de leur vigueur. Et puis je n'est jamais vus autant de leurs fruits au même endroit. Les fleurs ont sûrement dû rester ouverte sans interruption pour les former.
___-Ils ne parviennent pas à s'enfoncer dans la roche et il n'y a pas de vent donc ils ne peuvent sortir de la grotte. Alors ils s'accumulent.
___-Mais, au final, rien de particulier si ce n'est que aucun de ces végétaux n'est adapté à un pareil milieux, enchaîna Jëzil voulant donner au plus vite son avis général sur les plantes.
___-Reste ce fin ruisseau qui finit comme absorber par la roche au niveau de cette moité de pilier. C'est tout de même étrange, c'est la même roche imperméable que celle qui compose le lit du cours d'eau. Et ce pilier, on aurait dit que quelque chose reposait dessus... Peut-être que Biern a pris possession de ce qui s'y trouvait... Si on essayait de créer un grand éclat lumineux, comme tu as pu le voir, de manière à connaître le résultat ?»
__Il utilisèrent donc ozo simultanément et produire un éclat lumineux proche de celui produit lors du séisme. Rien ne se passa. Ils en déduire que si la lumière n'était pas la cause d'un événement, elle devait en être la conséquence. Ils examinèrent plus longuement les lieux, mais n'apprirent rien de plus. Ils reprirent donc le chemin vers la sortie de la grotte en remontant le cours d'eau puis rentrèrent au village. De nombreuses questions se posaient au sujet de Biern, si tel était son vrai nom, mais aucunes n'eurent de réponses définitives.



__De retour au village, ils constatèrent que l'on parlait encore du séisme. En effet, une nouvelle a su faire reprendre vie à la catastrophe dans les esprits. L'intégralité du continent aurait été affecté par les secousses avec la même intensité et il serait fort probable que la planète entière les ai ressenti. À la bibliothèque, un petit groupe de personnes étudiait encore les quelques livres sur la structure de la planète qui s'y trouvaient. La majorité s'était rendu dans une plus grande. Les deux amis choisirent de rester à Vleäg qui devait être la mieux fournie en documents sur la grotte qui les inquiétait bien plus que les tremblements. Ils épluchèrent ainsi nombre de pages malgré les recommandations des personnes qui connaissaient les célèbres travaux des jeunes hommes. On croyait effectivement que ces deux génies étaient les seuls à pouvoir résoudre un pareil mystère. Ils répondaient simplement qu'ils se penchaient sur un problème bien plus important, ce qui ne convainquait pas grand monde.

__Les œuvres majeures au sujet de la grotte furent étudiée en priorité, mais très vite, ils se rabattirent sur des libres plus anciens, dont certains semblaient ne jamais avoir été ouverts. Cependant, Jëzil ne lisait qu'avec difficulté les premières langues du monde. Ces lectures ininterrompues encombrées son esprit tenu éveillé deux jours consécutifs pour les nipzëdils nocturnes. Il rejoignit donc l'auberge voisine où ils avaient loué une chambre et s'y endormi. De son côté, Röp préféra rester plongé dans ses recherches.


Spoiler:
 


Dernière édition par DoubleC65 le 19.12.10 12:57, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Le voleur d'Izoals   28.02.10 18:58

C'est pas facile à lire avec les spoilers... Cet univers magique me fait penser aux jeux de Donjons et Dragons de ma jeunesse... J'aime bien, mais un détail m'a fait tiquer : les Lilu sont un couple de forgerons? Une telle chose n'a jamais existé dans une société traditionnelle, basée sur une stricte répartition des rôles hommes/femmes (pas par sexisme, mais parce que préparer la nourriture, s'occuper des enfants, etc, prenaient énormément de temps dans des sociétés sans four à micro-ondes, sans boîtes de conserves, sans surgelés, et surtout sans services sociaux tels que crêches ou écoles gratuites-laïques-et-obligatoires).
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MessageSujet: En voulant bien faire.......   28.02.10 20:26

Je pensais que laisser le texte en intégralité ferait une page trop longue, d'où les spoiler, mais si c'est peu lisible, je vais éditer les mess, ça ne demande pas beaucoup de temps de toutes manières ^^

Merci d'avoir prêté attention à mes écrits, et ta remarque sur les forgerons est bonne. Toutefois, bien que les objets technologiques n'existent certes pas à Klerj, ils ont la magie qui compense largement je penses. Je n'ai peut-être pas assez clairement fait comprendre que tout le monde pouvait la manier (plus ou moins bien) et au contraire même, à bien y réfléchir. Je le ferais comprendre dans les autres chapitres (on a pas besoin de tout savoir dès le premier). De plus, les Lîlu ne me paraissent pas des plus raffinés et ne doivent certainement pas passer leur journée à faire le ménage et la cuisine.

Je précise aussi que cette page du forum peut apporter des informations complémentaire à l'histoire (le tableau des valeurs des Izoals). S'y trouve également le mythe des Izoals qui est sensé n'être révélé dans sa totalité que vers la fin de l'histoire.
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MessageSujet: Chapitre 2 (1ère partie) : Ado, la sphère minuscule   25.05.10 18:15

Le chapitre 2 n'est toujours pas fini, mais je me suis dit que le passage clôturer bien, alors la suite viendra plus tard.
Et oui, j'aime tourner autour du pot dans mon texte ^^.
Toujours pareil, astérisque > voir spolier final.


Chapitre 2 (1ère partie) :
Ado, la sphère minuscule

__La journée de lëkjhas touchait à sa fin mais seul Jhasöm fendait le ciel dans son apparente course folle. Cette effet était en réalité produit car le satellite tourne dans un sens opposé à Klerj. De plus, les innombrables débris stellaires rodant à la périphérie de Klerj entraient en fusion de telle sorte que la pénombre laissait observer dix milles petits scintillements poursuivant la fugueuse lune. Ce phénomène envoutant avait de nombreux mythes liés à lui. Le plus répandu disait que chaque lumière correspondait à l'âme d'un de nos anciens proches et ancêtres qui nous soutenaient à travers les dures épreuves de la vie que eux ont quittée. Les photographes zmels* cherchent d'ailleurs pour cela à avoir le plus souvent possible cette lune sur le fond de leurs photos. L'un d'entre eux était d'ailleurs placé sur le sommet d'une petite colline qui séparait Vleäg en deux. En effet, de là, il était possible d'avoir une excellente vue d'ensemble de la forêt où les animaux, et particulièrement les oiseaux, adoptaient un comportement anormal depuis les secousses, se déplaçant à vive allure, partout, sans cesse, sans chercher à se nourrir ou à se protéger, mais juste à se déplacer.

__Le zmelel attendait donc patiemment que la fugueuse passe parfaitement au centre de son champs de vision pour capturer cette instant parfait. Elle s'approcha et arriva bientôt au lieu tant attendu. Il prépara alors sa formule et tâcha de se concentrer dans l'obscure silence de la nuit. Malheureusement pour l'artiste, quelques soudains claquements métalliques vinrent perturber sa quiétude. Son sort, pas entièrement récité, provoqua une explosion non moins bruyante, quoiqu'elle ne blessa personne, ce qui n'est pourtant pas peu courant. Personne n'ignore le caractère imprévisible et dangereux d'une formule non terminée. Le photographe ne fut malgré tout pas préoccupé outre mesure par les blessures auxquelles il venait d'échapper, bien trop intéressé par l'origine du premier bruit, venant très certainement de la bibliothèque, un des rares bâtiments encore éclairés dans le village. Il usa donc d'un tétraèfe* qu'on lui avait appris au cours de ses études et qu'il appréciait particulièrement, ona-y-rozo. Il put ainsi voir plus précisément ce qui ce passait derrière les murs de l'édifice. Le mystère ne lui en fut pas un bien longtemps puisqu'il s'agissait simplement du mécanisme de protection des livres que l'on était en train de réparer. Un mécanicien, suite à une mauvaise manœuvre, aurait laissé tomber la plaque métallique supérieure, ce qui provoqua de nouvelles vibrations au sein de la bibliothèque. La protection des autres rayons avait cette fois-ci fonctionnée, ce qui ne manqua pas de faire pester les bibliothécaires qui avait dû ramasser les livres après le séisme. Le zmelel observa ainsi le comportement de ces personnes un bref instant. Cependant, quand il cessa pour regarder de nouveau le paysage, il eut l'immense déception de constater que Jhasöm ne l'avait pas attendu. Cette lune était déjà hors du cadre de l'image qu'il voulait photographier. Comme quoi, son nom de fugueuse ne lui a pas été mal attribué...



__Röp, toujours dans la bibliothèque, évita de peu l'accident lors de la fermeture involontaire mais pourtant violente des protections des rayons. Ces bons réflexes lui ont effectivement permis de retirer juste à temps sa main qui tentait de prendre un parchemin. Il ne fut pas le seul à avoir subit cette mésaventure, mais contrairement à lui, les deux victimes ne manquèrent pas de soulever le problème. L'agitation qui s'en suivit n'aurait en tant normal pas troublé Mîk le mangeur d'esprit, seulement, la remonté des protections des rayons tardaient à se faire et il n'avait d'ouvrage en attente de lecture. Il patienta donc en compagnie des trois mécaniciens afin de les aider à réparer le système. Cela fait, il put repartir à ses recherches jusqu'à enfin trouver la perle rare.

__Le jour n'allait tarder à se lever, mais cela importait peu. Le jeune homme, avec le précieux manuel dans les bras, rejoignit promptement l'auberge où devait encore dormir son ami. Sans frapper, il entra dans la chambre avec empressement et réveilla Jëzil à l'aide d'un doux jet d'eau froide d'ovo sur le visage. L'explorateur avait désormais l'habitude de ces réveils, mais il les trouvait toujours aussi désagréables. Cependant, il savait qu'ils indiquaient que son camarade avait quelques importantes informations à transmettre. Il écouta donc attentivement :
___« -Les nouvelles que je t'apporte vont te surprendre. Une chose que tous semblent avoir laisser dans l'oublie bien qu'elle soit des plus importantes. Jëzil, je tiens entre les mains l'explication la plus plausible de l'origine de la puissance de l'Izoal ogo. J'ignore encore si cette théorie est applicable aux autres Izoals. Il semblerait que oui, mais j'ai besoin de ton aide pour en obtenir la confirmation. »
__Jëzil se libéra alors de sa tenue moulante de la nuit pour se vêtir d'une de ses traditionnelles tuniques luisantes. Il en avait sept pour les couleurs de l'arc-en-ciel et sur chacune d'elles était cousue d'un fil doré un dessin différent. Celle qu'il avait prise, la bleue, représentée une montagne et un oiseau en plein vol. Il la portait avec un pantalon et une longue cape à capuche blancs. Ils revinrent à la bibliothèque à vive allure mais sans se fatiguer. Pendant le trajet, Röp expliqua plus en détail sa découverte. Il la trouva dans les étagères des livres oubliés, où ont été rangés des écrits que le temps a sut anéantir au moins partiellement et d'autres qui ont été définis comme inintéressants par quelques personnes qui se sont données des droits qu'elles n'avaient pas. Toutefois, parmi ce flot de vieux papiers se trouvaient parfois des perles que l'on a jugées utiles de cacher à la population. Les deux amis avaient compris que ces rayons n'étaient là que dans cet objectif, mais très peu de gens du monde ont cerné la mystification. Le précieux parchemin qui y a été retiré précisait que la grotte Vleäg abriterait un objet si indispensable pour le monde qu'il lui en serait inconnue. L'objet se trouverait dans une salle au bout du ruisseau et grâce à ses émanations de magie, la pièce serait si fleurie qu'on la reconnaîtrait entre mille.
« -Oui, tu as raison. Il n'y a aucun doute à avoir. Il s'agit bien de la salle que nous avons visitée. Serait-ce donc cette objet que Biern a dérobé ? Mais alors, pourquoi cette lumière... et pourquoi le séisme ?!... Je ne crois pas que tu m'aies déjà précisé la nature de l'objet.
-Il s'agirait d'un Izoal, mais pas au sens où tu l'entends pour l'instant. Selon ce parchemin, un Izoal est une sphère magique qui renferme l'énergie d'un Izoal au sens dont on l'entend actuellement, à savoir la lettre que l'on invoque d'un coup de poignet dans les airs pour user de la magie. Le parchemin ne précise rien de plus, mais cela laisse sous-entendre qu'il existe un Izoal pour chacune des quarante lettres.
-Comment aurions-nous passer à côté d'une chose pareil ?
-Nous ne nous attardions peut-être pas assez dans les rayons des livres oubliés. Ou peut-être avons-nous déjà lu ceci et cru qu'il s'agissait d'une folle histoire, comme celle que raconte la plupart de ces livres-là. Il est d'ailleurs possible que tout ceci ne provienne que de l'imagination excessive d'un écrivain douteux. »
__Ils commencèrent alors à fouiller plus attentivement les vieilles étagères du fond de la bibliothèque que plus personne ne prenait la peine de regarder. Ils trouvèrent un grand nombre de papiers déchirés et illisibles qu'ils prirent soin de remettre dans le même désordre qui repousse systématiquement les visiteurs. Ils découvrirent également des livres aux images absolument immondes, des manuels scientifiques desquels on a désormais prouvé que les thèses dont ils font part étaient fausses et des romans dont les phrases ont tellement peu de sens qu'il a été préférable de les oublier. Jëzil arriva pourtant à trouver un document intéressant. Il était rédigé en go'palah, une langue qui se parlait aux alentours de la montagne Ajô, mais dont les derniers locuteurs sont morts il y a près de 3000 fiens. Jëzil connaissait très peu de mots de cette langue mais il ne voulait pas déranger son collègue sans cesse, alors il fit des efforts pour déchiffrer suffisamment de mots-clés pour être sûr de savoir de quoi traiter le texte. Il était clair que ce parchemin parlait de l'Izoal ado en tant que sphère. Le lecteur fut alors surpris par le langage du texte. Celui qu'avait trouvé Röp était écrit en erznenyn, une langue dont on a retrouvé beaucoup de traces dans le monde entier alors que le go'palah est spécifique à la région. Il en informa quand même le plus linguiste des deux qui feuilletait patiemment les oubliés. Röp lut alors les passages importants à voix haute :
« -Au fond d'un des 2783 gouffres du vent de Jmä, au pied de la montagne Ajô, a été caché l'Izoal ado, aussi appelait la sphère minuscule....hum...Ils expliquent le chemin qu'il faut suivre pour la trouver.... Là ils donnent quelques exemples de ce que l'on peut faire avec l'Izoal minuscule... distorsion spatio-temporelle... affaiblissement de certaines attaques.... Ma sœur apprécierait sûrement ce parchemin, mais il ne dit rien d'autre qui puisse nous en apprendre davantage. »
__Derrière son apparente indifférence, Röp dissimulait une grande joie, puisqu'il savait où trouver une de ces sphères pour prouver leurs existences. Il fut implicitement décidé par les deux garçons qu'ils s'y rendraient au plus vite. Les oubliés qu'ils n'avaient pas encore feuilletés allaient devoir attendre.



__Une fois les livres remis dans leur désordre originel, les scientifiques récupérèrent leurs biens à l'auberge et partirent vers le nord, puis vers l'est. Malgré la distance, le voyage ne leur fut pas très long grâce à ajo : Jëzil fit appel à l'énergie de Klerj qui permis à la terre où les deux se tenaient debout de bouger de tel manière qu'ils arrivèrent à leur destination en une quinzaine de minutes. La terre se mouvait en effet tel une vague qui s'approche un peu trop de la plage et fait venir l'eau jusqu'au sable sec. Mais le sol se recréait derrière le passage de l'ondulation terrestre, ne laissant aucune trace. Une personne non averti aurait ainsi crut rêver en voyant les voyageurs en chemin, le transport étant trop rapide pour distinguer les formes. Cependant, tout le monde à Klerj connaissait ce sort et n'éprouvait aucune surprise à sentir un fin courant d'air frais venue de nulle part.

__La terre cessa de vivre. Röp et Jëzil furent à l'arrêt. Se dressait devant eux une immense clairière parsemée de trous béants, de un à huit mètres de diamètre et irrégulièrement espacés, d'où s'échappait un vent qui pouvait être d'une telle violence qu'on en entendait les échos depuis le plus haut sommet de la montagne voisine. Les voilà donc les 2783gouffres du vent... C'était la période chaude de l'hémisphère nord et la chaleur qui régnait alors au niveau des tropiques, et particulièrement dans cette région, était suffisamment peu agréable pour que les gouffres ne soient guère fréquentés pour le mois. Ainsi, seuls quelques rares visiteurs audacieux peuplaient la prairie des gouffres en compagnie des scientifiques qui profitaient du calme saisonnier pour faire leurs recherches.
« -Au sud ouest de la prairie des gouffres, dix des 2783 forment un triangle dans lequel on ne trouve aucun gouffre. Dans l'alignement du trou le plus éloigné de la montagne parmi ceux du triangle et de la pointe du gouffre en forme de gouttes d'eau se trouve un gouffre en V à l'intérieur duquel repose l'Izoal ado...
-...Je crois que nous y sommes, s'exclama Jëzil. C'est surprenant de voir que cet endroit n'ait à ce point pas été modifié. Cela doit bien faire trois millénaires que ce papier existe, et ce qu'il décrit existe encore à l'identique...
-Il est question d'une galerie, à l'intérieur du gouffre, visible de la surface...hum...La voilà ! Zi-zos (odopa) »
__Quand le poignet de Röp acheva sa courbe, le souffle terrestre se calme peu à peu pour les envelopper délicatement, les soulever prudemment et enfin les emmener consciencieusement à l'entré du souterrain. Jëzil se retourna alors pour observer le fond du gouffre mais ne pu voir qu'une brume épaisse. Il songea alors au trois fois où il fut venu dans ce lieu sans jamais avoir découvert cette galerie qui pourtant ne se cachait pas plus que cela.

__Sa première visite des 2783 se fit avec ses parents. Jëzil n'avait alors que 23 fiens. Il préférait alors ne pas être introduit dans une école et suivait donc les deux scientifiques. Les phénomènes du lieu étaient encore inexpliqués car les procédés habituelles d'analyse ne pouvaient être employés. En effet, il existe de nombreuses régions dans le monde, dont fait parties la plaine des gouffres du vent, où le taux de flux magiques particulièrement élevés rend les sorts puissants complètement inactifs. Certaines thèses scientifiques stipulent qu'ils s'agit de point où Klerj évacue son excès énergie. Mais ce n'était pas l'objet de la visite des Igôlbä. Ils désiraient étudier la nature des gaz expulsés par les orifices telluriques pour un plus large projet : définir la provenance des gaz de l'atmosphère. Ils eurent la surprise de constater qu'il n'y avait quasiment que de l'eau qui s'en échappée, les autres matières étant bloquées dans la brume du fond des gouffres.

__Sa seconde, 25 fiens plus tard, pendant ses études de diplômés en sciences, fut plus brève et cette fois en compagnie de Röp qui n'avait encore jamais visité l'endroit. Il ne s'agissait que d'un rapide détour car leur projet du mois était d'identifier les espèces végétales de la montagne. Ils ne manquèrent tout de même pas de revenir faire un séjour prolongé en Jurio 2701, soit trois mois plus tard, afin de satisfaire leur curiosité maladive. Ils parvinrent à résoudre l'énigme de l'origine du souffle à l'aide du tube de Rënletä, mise au point par un ingénieur gävrekalais* qui donna son nom à l'invention en 2671. Le tube est formé d'une foreuse pour percer les roches et d'un cylindre métallique creux divisé en plusieurs compartiments indépendants placés les uns sur les autres. Chacun d'eux est équipé d'un moteur électrique et d'un mécanisme qui leur permet de récupérer un échantillon de la matière qui compose l'environnement proche, et grâce à une batterie de tests que l'on insère dans les compartiments, la roche peut être analysée sans magie. Le tube doit alors être remonté pour avoir les résultats. Röp et Jëzil ont donc placé un bÿvyap*, un jäntîpyap*, un meqhomyap* et un tîlmëdyap* dans chacune des parties du tube et ont reporté l'expérience à plusieurs endroits de la plaine. Ils constatèrent avec stupéfaction qu'il y avait de grandes poches de gaz sous la terre, et sur la centaine de forages effectuées, il y en eu uniquement deux qui remontèrent des roches du sous-sol. Ils regrettèrent de ne pouvoir utiliser leur magie pour faire une analyse généralisée de la région des gouffres, et durent se contenter de supposer que d'immenses piliers soutenaient l'ensemble de cette structure en gruyère. En revanche, ils purent avoir la certitude que l'expiration perpétuelle des cavités était dû à la chaleur des profondeurs. En effet, ils découvrirent une petite chambre magmatique sous les poches de gaz qui fait bouillir l'eau de l'aquifère d'Ajô, augmentant la pression du milieu. L'excédent d'H2O est alors évacué avec une grande régularité vers l'atmosphère.

Spoiler:
 

La suite arrive bientôt viendra un certain jour d'un certain mois.
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Le voleur d'Izoals
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