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 Un million de noms pour les androïdes

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Vilko
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MessageSujet: Un million de noms pour les androïdes   Sam 7 Aoû 2010 - 12:40

Dans mon monde construit personnel (dont Dibadi n'est qu'une variété) il existe différentes sortes d'humanoïdes :

1. Les êtres humains de chair et de sang, les "pilpil tillicum" (en patitap wawa). Ils ont des noms ordinaires, par exemple Tenas Tillicumtolo, le roi du Pays Velche.

2. Les cyborgs, qui ont un corps et un cerveau d'androïde perfectionné, mais une identité humaine. Ils ont des noms purement humains, par exemple Hitayi Koosatillic ou Wolfram Becker.

Tous les cyborgs masculins ont un cerveau qui est une copie, au moins partielle, du cerveau du premier cyborg, Kla Tenyit, qui était né humain. Chaque cyborg reçoit un nom différent, et a un physique et une personnalité qui lui sont propres. Les cyborgs ressemblent totalement à des êtres humains biologiques, ils peuvent même manger.

3. Les androïdes masculins (mischimas) et féminins (klootzma). Contrairement aux cyborgs, ils ne prétendent pas avoir une âme (soul / anima), juste un esprit (mind / mens). Leurs corps bioniques sont aussi moins perfectionnés que ceux des cyborgs.

En général leur cerveau est autonome, mais il leur arrive d'être pris en charge à distance par une intelligence artificielle.

Les klootzmas ressemblent à ça :
[img]Dans mon monde construit personnel (dont Dibadi n'est qu'une variété) il existe différentes sortes d'humanoïdes :

1. Les êtres humains de chair et de sang, les "pilpil tillicum" (en patitap wawa). Ils ont des noms ordinaires, par exemple Tenas Tillicumtolo, le roi du Pays Velche.

2. Les cyborgs, qui ont un corps et un cerveau d'androïde perfectionné, mais une identité humaine. Ils ont des noms purement humains, par exemple Hitayi Koosatillic ou Wolfram Becker.

Tous les cyborgs masculins ont un cerveau qui est une copie, au moins partielle, du cerveau du premier cyborg, Kla Tenyit, qui était né humain. Chaque cyborg reçoit un nom différent, et a un physique et une personnalité qui lui sont propres. Les cyborgs ressemblent totalement à des êtres humains biologiques, ils peuvent même manger. D'un point de vue légal ce sont des êtres humains.

3. Les androïdes masculins (mischimas) et féminins (klootzma). Contrairement aux cyborgs, ils ne prétendent pas avoir une âme (soul / anima), juste un esprit (mind / mens). Leurs corps bioniques sont aussi moins perfectionnés que ceux des cyborgs. Pour la loi, ce sont des animaux : des êtres vivants sans personnalité juridique.

Les klootzmas ressemblent à ça :

La photo a été prise dans un hôtel, pendant une réunion du personnel. La plupart des klootzmas travaillent dans l'industrie touristique, mais on en trouve aussi dans les hôpitaux, les écoles, etc, comme personnel soignant, assistantes maternelles, etc. Ce sont les servantes idéales.

4. Les klelwaks (littéralement, "oeil noir"). Ce sont des androïdes bon marché, avec un physique d'extraterrestre : peau verte, pas d'oreille externe, de grands yeux ovales qui ressemblent à du verre noir, etc. Ils ressemblent à ça :

Il existe différents types de klelwaks. Le klelwak le plus courant mesure deux mètres dix et est soldat dans les forces armées.

Comme les androïdes sont fabriqués de façon industrielle, la question se pose de leur nom. Un numéro peut suffire pour les klelwaks, mais pas pour les mischimas et les klootzmas, qui sont en contact permanent avec des êtres humains.

Une solution simple a été trouvée : le nom d'un androïde est aussi son matricule, à l'aide du tableau suivant:

Chiffre Patitap WawaSaiwosh DibadienFrançais
zéro ha ha ha z(é)
un gh(i) x(i) kh(i) (h)u(n)
deux m(o) m(o) m(o) d(eu)
trois kloo tlo tlu tr(é)
quatre l(o) l(o) l(a) ca(t)
cinq kwi kwi qui cin(q)
six t(a) t(a) t(a) (s)si
sept s(i) s(i) s(i) sè(t)
huit st(o) st(o) sët(o) ui(t)
neuf kwai kwai quai neu(v)
bis we we we b(i)
L'androïde numéro 628006 s'appellera Tamstohawet en patitap wawa et en saiwosh : littéralement, 6-2-8-0-bis-6.

En français, cela donnerait Siduizébissi Smile

51086 = Kwighhastot (gh = jota espagnole ou kh arabe) en patitap wawa, Kwixhastot en saiwosh, Quikhhasëtot en dibadien, et Cinquzuissi en français.

Les klelwaks n'ont pas de prénom individuel. Donc, le matricule 628006 = Klelwak Tamstohawet.

Les mischimas et les klootzmas ont un prénom et un matricule.
Annabelle 51086 = Annabel Kwighhastot
Jean 4529 = Chon Lokwimkwai

A dibadi il est envisagé d'attribuer certains matricules comme noms de famille aux immigrants humains, la loi locale imposant à chaque nouveau citoyen de prendre un nom dibadien. Albert Martin deviendrait alors Shakhuch Quis'hakhim, littéralement Loup-de-montagne 57012 Cool
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Anoev
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Sam 7 Aoû 2010 - 14:50

Vilko a écrit:
Tous les cyborgs masculins ont un cerveau qui est une copie, au moins partielle, du cerveau du premier cyborg, Kla Tenyit, qui était né humain. Chaque cyborg reçoit un nom différent, et a un physique et une personnalité qui lui sont propres. Les cyborgs ressemblent totalement à des êtres humains biologiques, ils peuvent même manger.

La fonction créant l'organe, ça laisse supposer
-qu'y a des cyborgs féminins
-que les cyborgs masculins & les cyborgs féminins sont appelés à se reproduire entre eux. Qu'advient-il alors de la partie cybernétique du nouveau-né? Est-elle directement intégrée dans la partie organique (biotechnologie spontanée), est-elle rajoutée par la suite par le père ou la mère?

Citation :
3. Les androïdes masculins (mischimas) et féminins (klootzma). Contrairement aux cyborgs, ils ne prétendent pas avoir une âme (soul / anima), juste un esprit (mind / mens). Leurs corps bioniques* sont aussi moins perfectionnés que ceux des cyborgs.

(...)


Pour la loi, ce sont des animaux : des êtres vivants sans personnalité juridique.

Pourquoi ont-ils une apparence humaine si c'est pour ne même pas avoir un statut d'humain? D'ou vient la composante organique de leur anatomie, puisque ce sont des individus fabriqués (cf plus bas)?

Citation :
Les klootzmas ressemblent à ça :

La photo a été prise dans un hôtel, pendant une réunion du personnel. La plupart des klootzmas travaillent dans l'industrie touristique, mais on en trouve aussi dans les hôpitaux, les écoles, etc, comme personnel soignant, assistantes maternelles, etc. Ce sont les servantes idéales.


Que font donc les mischimas? À quoi ressemblent-ils? À des poupées d'apparence masculine?


Citation :
Comme les androïdes sont fabriqués de façon industrielle*, la question se pose de leur nom. Un numéro peut suffire pour les klelwaks, mais pas pour les mischimas et les klootzmas, qui sont en contact permanent avec des êtres humains.

*L'Androïde ne se reproduirait donc pas (comme le cyborg)? Mais alors son aspect (masculin, féminin) ne serait donc que pure apparence et n'aurait donc aucune fonction organique. S'il doit se fondre dans un environnement humain (contrairement au klelwak), il sera tout de suite repéré: malgré son allure humaine, contrairement au cyborg, il ne mange pas, il ne boit pas, il ne sue pas, il ne va pas aux WC...

Malgré sa morphologie humaine (plus que son apparence!) le klelwak serait donc plus proche de la machine que de l'homme. Du reste, si j'gourre pas, à l'inverse des autres, ce seraient de pures machines (sans composant organique) et leur "naissance" ne serait que purement industrielle. On peut supposer que les klelwaks sont d'authentiques robots. Tu nous a dit qu'il en existait de plusierurs sortes. Ce qui laisserait à penser que, selon la particulariré des tâches z'à accomplir, certains auraient des formes plus en rapport à ce qu'ils doivent faire (chiens, écureuils, araignées...) mais que, industrie aidant, il auiraient plus ou moins le même type de peau?

Citation :
A dibadi il est envisagé d'attribuer certains matricules comme noms de famille aux immigrants humains, la loi locale imposant à chaque nouveau citoyen de prendre un nom dibadien. Albert Martin deviendrait alors Shakhuch Quis'hakhim, littéralement Loup-de-montagne 57012

Le matricule peut être utile dans nombre de cas (n° professionnel: à la Boîte, j'avais le 71049; n° de sécu, n° de permis de conduire (les véhicules électriques, n'oublions pas!) etc...), notamment, au niveau du classement de données géographiques et/ou chronologique; mais cela dit, remplacer un état civil d'un humain par un numéro risque fort de rappeler de mauvais souvenir, du style "Isaac Goldstein devenu Matr. 733 247 Tr (Tr pour Treblinka, of course!)". Dans ces conditions, les Aneuviens (comme un paquet d'autres humains) ne risquent guère de se précipiter ves les porte de la Métropole dibadienne, non? Quant à ceux qui y sont déjà... mais comme tu m'as dit: Dibadi est une dystopie... Les rares aneuviens que je verrais se glisser dans un tel monde seraient ceux qui souhaiteraient se faire un peu oublier de la justice (provinciale ou fédérale) aneuvienne.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Sam 7 Aoû 2010 - 17:05

Anoev a écrit:
La fonction créant l'organe, ça laisse supposer
-qu'y a des cyborgs féminins
-que les cyborgs masculins & les cyborgs féminins sont appelés à se reproduire entre eux. Qu'advient-il alors de la partie cybernétique du nouveau-né? Est-elle directement intégrée dans la partie organique (biotechnologie spontanée), est-elle rajoutée par la suite par le père ou la mère?
Les corps des cyborgs sont fabriqués en usine. Pour les cyborgs, le sexe a uniquement une fonction sociale et est totalement distinct de la reproduction. Un cyborg, de quelque sexe qu'il soit, aura volontiers des rapports sexuels avec un(e) humain(e), mais ce sera toujours par intérêt ou pour toute autre raison, mais jamais pour avoir des enfants, les cyborgs étant stériles.

Les cyborgs ressentent du plaisir pendant l'acte sexuel, la stimulation de certaines parties de leur corps ayant un effet sur la "zone du plaisir" de leur cerveau, conçu à l'image d'un cerveau humain. Autrement dit : les cyborgs sont programmés pour avoir du plaisir en faisant l'amour. C'est une simple question de connexions cérébrales Cool

Anoev a écrit:
3. Les androïdes masculins (mischimas) et féminins (klootzma). Contrairement aux cyborgs, ils ne prétendent pas avoir une âme (soul / anima), juste un esprit (mind / mens). Leurs corps bioniques* sont aussi moins perfectionnés que ceux des cyborgs.
(...)
Vilko a écrit:
Pour la loi, ce sont des animaux : des êtres vivants sans personnalité juridique.
Pourquoi ont-ils une apparence humaine si c'est pour ne même pas avoir un statut d'humain? D'ou vient la composante organique de leur anatomie, puisque ce sont des individus fabriqués (cf plus bas)?
Les androïdes sont des machines avec un cerveau artificiel. Ils n'ont aucune composante organique, leur corps est entièrement artificiel. Ils n'ont pas de volonté personnelle, ils ne savent qu'obéir aux ordres que leur donnent leurs supérieurs : lorsqu'ils n'ont rien à faire, ils tombent en léthargie.

Le statut d'animal est intermédiaire entre celui d'objet et celui d'être humain : il est interdit de faire souffrir inutilement un animal, par exemple. Ce statut protège les androîdes contre les abus.

Citation :
Que font donc les mischimas? À quoi ressemblent-ils? À des poupées d'apparence masculine?
Les klootzmas sont des poupées Barbie avec un cerveau, les mischimas (d'un mot jargon chinook qui signifie "esclave") sont l'équivalent de Ken, le compagnon de la poupée Barbie. Les mischimas peuvent servir de gigolos, si leurs propriétaires y consentent.

C'est toutefois plutôt rare. Les mischimas sont le plus souvent jardiniers, pompistes, etc. Bref, ils exercent des fonctions qu'il serait peu rentable de donner à des cyborgs, mais qui rassurent les humains : lorsque des voyageurs humains traversent une région où ne vivent que des robots, voir des jardiniers, des employés de station-service et de supermarché et des agents des chemins de fer, etc, qui ressemblent à s'y méprendre à des humains, est plus rassurant pour eux que de ne voir que des robots.

Personnellement, dans le monde réel, j'évite les stations service où il n'y a pas de personnel et où, après s'être servi à la pompe, on paye en mettant sa carte de crédit dans une machine : je préfère toujours avoir affaire à un employé plutôt qu'à une machine. Dans la campagne autour de Dibadi le pompiste serait vraisemblablement un mischimas, mais au moins, en cas de problème, on peut parler avec un mischimas, dont le cerveau est toujours relié à une intelligence artificielle quasi-omnisciente.

Les mischimas ressemblent d'ailleurs rarement à Ken, le compagnon de Barbie. Dans un souci "d'authenticité", ils ressemblent à des humains "normaux". Un mischimas pompiste, par exemple, sera le plus souvent ventripotent et vêtu d'un bleu de travail plein de taches de cambouis, avec le visage d'un quadragénaire. Il parlera le dibadien avec un accent populaire.

A Dibadi tous les véhicules à moteur sont électriques. Donc le "pompiste" est là pour changer les batteries à haute puissance des voitures. Il fait également de la mécanique, d'où les taches de cambouis sur son bleu de travail.

Anoev a écrit:
*L'Androïde ne se reproduirait donc pas (comme le cyborg)? Mais alors son aspect (masculin, féminin) ne serait donc que pure apparence et n'aurait donc aucune fonction organique. S'il doit se fondre dans un environnement humain (contrairement au klelwak), il sera tout de suite repéré: malgré son allure humaine, contrairement au cyborg, il ne mange pas, il ne boit pas, il ne sue pas, il ne va pas aux WC...
Les mischimas et les klootzmas exercent des fonctions où il n'ont que des relations limitées avec des humains : réceptionniste dans un hôtel par exemple. Personne ne va vérifier si le réceptionniste mange, boit, transpire et va aux toilettes Smile

Les cyborgs, les mischimas, les klootzmas et les klelwaks sont tous fabriqués en usine.

Anoev a écrit:
Malgré sa morphologie humaine (plus que son apparence!) le klelwak serait donc plus proche de la machine que de l'homme. Du reste, si j'gourre pas, à l'inverse des autres, ce seraient de pures machines (sans composant organique) et leur "naissance" ne serait que purement industrielle. On peut supposer que les klelwaks sont d'authentiques robots. Tu nous a dit qu'il en existait de plusierurs sortes. Ce qui laisserait à penser que, selon la particulariré des tâches z'à accomplir, certains auraient des formes plus en rapport à ce qu'ils doivent faire (chiens, écureuils, araignées...) mais que, industrie aidant, il auiraient plus ou moins le même type de peau?
Tous les klelwaks sont humanoïdes. Les variations concernent surtout la taille, qui varie d'un mètre (pour certains emplois industriels) à 2,10m (comme gardes ou soldats, pour impressionner les humains). D'une manière générale on ne voit pas de klelwaks à Dibadi. En voir un à la campagne est un mauvais présage : ça veut dire qu'on est sorti des zones autorisées... Les soldats que l'on peut voir depuis les routes, et qui peuvent parfois intervenir à Dibadi même, sont tous des cyborgs ou des mischimas.

Anoev a écrit:
à la Boîte, j'avais le 71049
Chetenche Sikhhalquai, patlisztada kopa Dibadi !
Citoyen 71049, bienvenue à Dibadi ! Very Happy

Sikhhalquai, en trois syllables (sikh-hal-kwaï), c'est pas mal comme nom, et c'est différent du nombre 71049 en dibadien : sinëm tatlëm it tatlëtak lakit tatlëm quis.

Anoev a écrit:
Les rares aneuviens que je verrais se glisser dans un tel monde seraient ceux qui souhaiteraient se faire un peu oublier de la justice (provinciale ou fédérale) aneuvienne.
Pas seulement les Aneuviens. Je laisse entendre, au début du fil "Comment Vincent apprit le dibadien", que mon héros Vincent a décidé de partir à Dibadi après avoir fait de la prison... Son ami quinquagénaire Otlakhmin a décidé de partir après avoir tout raté : il a perdu à la fois son travail, sa femme et son logement. Il espère trouver un nouveau départ à Dibadi.
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Anoev
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MessageSujet: Fonction "humain" et fonction "machine"   Sam 7 Aoû 2010 - 18:01

Donc, ce qui caractérise l'essentiel des "êtres fabriqués" (lesquels rassemblent les cyborgs: les maîtres; puis les androïdes et enfin les klelwak) c'est leur ressemblance plus ou moins élaborée avec les êtres humains, même si ces derniers ont loin d'avoir une position enviable à Dibadi (leur position sociale étant largement inférieure à celle des cyborgs et n'ont même pas la protection dont jouissent les androïdes, de plus ils ont intérêt à craindre les klekwak-gardiens-de-l'Ordre).

Quant à la composante "plaisir" de la sexualité (artificielle, puisque les individus en question sont fabriqués), celle-ci est également susceptible d'être conditionnée par le "cerveau central" (vraisemblablement géré par un cyborg), la composante "reproduction" (qui en est, si j'puis dire, le pilier principal) étant, dans le cas des androïdes, complètement hors-sujet.

La question que je me pose, c'est: qu'est-ce qui a poussé les cyborgs à développer une société à ce point basée sur la satisfaction de l'être humain (au point d'attribuer à certains robots - les klootzmas & les mishimas - d'une sexualité dont ils n'ont, à priori, aucun besoin), alors que l'être humain en question est, au mieux un esclave, au pire, une matière première? Est-ce pour éviter un soulèvement? dans ce cas, les klelwak-CRS n'en feraient qu'une bouchée, au cas ou les des cyborgs surentraînés ou des mishimas fabriqués dans ce but ne suffiraient pas. Est-ce par respect pour leur origine première (le tout premier cyborg fut d'origine humaine)?

Main'nant, on peut toujours discuter sur tout ce qui fait l'homme (humain) ou la machine (si évoluée soit-elle). La seule particularité qui différencie l'humain de la machine (qu'elle soit cyborg, androïde ou klelwaque), c'est que celui-ci a une naissance organique (et non une sortie d'atelier), une enfance, une adolescence et, s'il ne se fait pas occire malencontreusement, une vieillesse. Est-ce un avantage? est-ce un inconvénient? c'est un sujet qui peut nous pousser à fond vers la philosophie... Mais la création d'idéomondes et la philosophie (dissertation au sujet de la condition de l'humain) sont-elles vraiment si éloignées? je ne pense pas. La preuve par Dibadi.

Post skriptoum:

Citation :
En français, cela donnerait Siduizébissi Smile

À l'école, une fois, j'écrivis "Louis Çaizes"; le prof apprécia modérément.
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Vilko
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Sam 7 Aoû 2010 - 21:27

Anoev a écrit:
La question que je me pose, c'est: qu'est-ce qui a poussé les cyborgs à développer une société à ce point basée sur la satisfaction de l'être humain (au point d'attribuer à certains robots - les klootzmas & les mishimas - d'une sexualité dont ils n'ont, à priori, aucun besoin), alors que l'être humain en question est, au mieux un esclave, au pire, une matière première? Est-ce pour éviter un soulèvement? dans ce cas, les klelwak-CRS n'en feraient qu'une bouchée, au cas ou les des cyborgs surentraînés ou des mishimas fabriqués dans ce but ne suffiraient pas. Est-ce par respect pour leur origine première (le tout premier cyborg fut d'origine humaine)?
Les cyborgs, et les androïdes en général, sont l'interface entre le pouvoir dibadien et le monde humain. Ce monde humain, c'est plusieurs milliards d'individus, contre quelques milliers, au mieux quelques dizaines de milliers, de cyborgs et d'intelligences artificielles. Quand on est dans cette situation-là, il faut ruser.

Environ cinquante ans avant l'arrivée de Vincent à Dibadi, les cyborgs ont à peu près exterminé les humains du Niémélaga, le pays où se trouve Dibadi. Mais ensuite ils se sont rendu compte qu'ils étaient une poignée contre toute l'humanité. Ils ont alors négocié en catastrophe :

1. Le Niémélaga est devenu un protectorat du Padzaland, son puissant voisin francophone du nord-ouest. En pratique, cela veut dire que les cyborgs n'ont droit qu'à une armée réduite et doivent payer un tribut (des "réparations permanentes" en quelque sorte). Le protectorat va assez loin : la police padzalandaise peut agir à sa guise sur le territoire niémélagan, et la monnaie niémélagane est liée à celle du Padzaland.

Sans le Niémélaga le Padzaland ne pourrait pas nourrir sa population et manquerait d'électricité, l'accord est donc très profitable aux Padzalandais, même s'ils détestent les cyborgs et s'en méfient. Ils ont bien raison, d'ailleurs, car les cyborgs sont en train de reconstituer discrètement une armée puissante.

2. Les cyborgs se sont efforcés, dans l'urgence, de faire croire qu'ils étaient une nation humaine, pour éviter que toute l'humanité se coalise contre eux. C'est ainsi que Dibadi est devenu une ville de neuf millions d'habitants : les cyborgs voulaient avoir une population humaine dont ils puissent prétendre faire partie.

A cet effet ils ont créé la fiction d'une continuité entre la population francophone d'origine de Dibadi et la population actuelle, qui parle le dibadien (le nom même de la langue a été choisi pour des raisons politiques, avant c'était simplement la langue des cyborgs). Ils ont permis à plusieurs millions d'humains de s'installer à Dibadi, sous réserve d'apprendre leur langue et de se convertir à leur religion. Les autres nations n'étaient pas dupe, mais ont accepté l'offre des cyborgs d'accueillir leurs excédents de bouches à nourrir.

Il faut dire que Dibadi existe dans un monde où, du fait de la crise de l'énergie non résolue (1), la famine est endémique et la population mondiale diminue. Les nations se battent les unes contre les autres pour des terres cultivables, des ressources en eau, en pétrole et en uranium. Ce faisant, elles détruisent les infrastructures encore debout et aggravent une situation déjà tragique. La solution existe, les créateurs des cyborgs l'ont trouvée : c'est le gaz yeksooch, qui permet de stocker et de convertir l'énergie et de fabriquer facilement des cerveaux artificiels. Malheureusement, la formule du yeksooch est détenue par les cyborgs, il n'y a pas de monde parfait (surtout quand c'est moi qui les invente).

La façon dont les cyborgs ont réécrit l'histoire mériterait un chapitre à elle seule. Par exemple, là où les cyborgs ont tout simplement massacré une population sans défense, y compris les nouveaux-nés, ils ont décrit cela de la façon suivante :

La propagande dibadienne a écrit:
Après plusieurs jours de combat nos troupes, menées par plusieurs officiers d'infanterie, ont investi la ville de Shadahon le premier mai. Nos adversaires, pour la plupart des partisans et francs-tireurs menés par un officier charismatique, le colonel Vitek, ont résisté avec acharnement, se battant maison par maison. Le cinq mai, ayant subi des pertes considérables, nos combattants, des robots arachnoïdes et des klelwaks rescapés des batailles de l'année précédente, avaient déjà décidé de lâcher prise et de se replier. Les premiers préparatifs pour une retraite ordonnée avaient été effectués. Les arachnoïdes devaient partir les premiers vers le sud, suivis par les klelwaks. La nuit du cinq au six mai, à la surprise de nos officiers, les soldats de Vitek ont évacué la ville, emmenant avec eux les civils qui n'avaient pas pu fuir les combats. Après avoir exterminé une escouade de klelwaks qui se trouvait sur leur chemin les hommes de Vitek et les civils se sont dispersés dans les collines. du nord. Certains historiens dibadiens pensent que le colonel Vitek avait été tué à Shadahon dans les combats et que sa mort a démoralisé ses troupes, précipitant leur fuite. Cette opinion est contestée, le corps du colonel n'ayant jamais été retrouvé. Les témoignages recueillis par la suite sont contradictoires et peu fiables. Il fallut un mois entier aux arachnoïdes et aux klelwaks pour débarrasser chaque maison de Shadahon des pièges explosifs placés par les hommes de Vitek et brûler les cadavres.
La réalité : le colonel Vitek avait disparu plusieurs mois auparavant, probablement tué lors d'une embuscade, et il n'y a jamais eu de combats à Shadahon, simplement l'exécution systématique des habitants, tous civils, par un régiment d'arachnoïdes et de klelwaks. Ils sont restés dans la ville tout le mois de mai, mais c'était pour dynamiter chaque maison. Là où était Shadahon il y a maintenant un champ de panneaux solaires de plusieurs kilomètres carrés et quelques bâtiments industriels où travaillent des robots et des klelwaks. Cela explique pourquoi le nom de Shadahon figure toujours sur les cartes.

La sexualité des cyborgs et des androïdes fait partie des stratégies de contrôle social des cyborgs. Pour les cyborgs le sexe est une marchandise précieuse. Il permet de corrompre les humains, parfois même d'exercer un chantage sur eux, mais aussi de les récompenser. Le tourisme sexuel est une ressource financière non négligeable. Par ailleurs, pour contrôler les humains, il faut les comprendre, et des créatures asexuées auraient beaucoup de mal à bien les comprendre.

C'est pour les mêmes raisons que les cyborgs ont la capacité de manger : consommer de la nourriture et des boissons en commun est une activité sociale importante chez les humains, qui aiment s'inviter mutuellement à déjeuner, à dîner, ou tout simplement à boire un café. Les cyborgs savent qu'il est important pour eux de pouvoir participer à ces activités sociales essentielles.

Les cyborgs doivent leur survie à quelques négociations menées avec succès. Certains racontent que le charme de certaines femmes-cyborgs y serait pour quelque chose... Wink

Les Dibadiens se croient libres. Sauf s'ils sont clochards, on ne peut pas les emprisonner sans jugement, et la presse a souvent une liberté de ton surprenante. Le contrôle est avant tout économique (pas d'emploi, et c'est la clochardisation à court ou moyen terme...) et culturel (la langue dibadienne, et surtout son alphabet, isolent le pays du reste du monde; seuls les cyborgs parlent des langues étrangères). Les miliciens et les policiers sont, pour la plupart, des humains. Ils font remonter l'information vers les cyborgs, ils identifient et arrêtent les comploteurs. Parfois, cela ne suffit pas, et c'est l'émeute. Les mischimas (prononcer : miss-tchimass) et les cyborgs de l'armée régulière doivent alors intervenir. Les klelwaks (tlelwakda en dibadien) et les robots de combat n'entrent jamais dans Dibadi : le caractère non-humain du pouvoir des cyborgs serait alors trop visible... aussi visible que les visages d'extraterrestres des klelwaks.

Les Dibadiens existent parce qu'ils permettent aux cyborgs de prétendre qu'ils font partie d'une nation humaine, et donc d'éviter que l'humanité se coalise contre eux. Il n'est pas du tout dans l'intérêt des cyborgs de faire de Dibadi un nouveau Shadahon.

(1) Il va de soi que dans notre monde à nous l'après-pétrole ne posera pas de problèmes de ce genre Laughing
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Vilko
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Sam 7 Aoû 2010 - 22:55

Pourquoi les Dibadiens se croient libres et pourquoi ils ne le sont pas vraiment :

Ils ont la liberté d'entreprendre, chacun peut créer son propre commerce et éventuellement s'enrichir.

Les soins de santé sont gratuits, quoique d'assez mauvaise qualité. Pour avoir des soins de qualité, il faut payer.

Les vieux reçoivent une allocation qui leur permet de vivre. Ils sont logés gratuitement dans des immeubles qui leur sont réservés. Les clochards, dont le sort est terrible, sont tous des hommes et des femmes assez jeunes pour travailler mais qui ne trouvent pas d'emploi. Les invalides sont traités comme les clochards lorsqu'ils sont abandonnés par leur famille.

L'éducation est gratuite jusqu'à l'âge de quatorze ans. Mais à partir de quinze ans, on est censé pouvoir commencer à travailler.

Les impôts n'existent pas. Il est vrai que la plus grande partie des moyens de production appartient aux cyborgs, et donc en fait à une seule entité hiérarchisée qui a tout intérêt à financer l'ordre existant, qu'elle a créé.

Les documents d'identité sont facultatifs, et chers. On est identifié dans les banques et les commissariats de police par ses empreintes digitales, lues par un appareil électronique. Dans les hôpitaux la lecture des empreintes est utilisée seulement pour accéder au dossier médical du malade. La notion de nationalité n'existe pas : si vous êtes à Dibadi, on est censé s'occuper de vous, même mal. Si vous ne respectez pas les lois, c'est d'abord la prison, et ensuite, souvent, la clochardisation, puis l'internement et la disparition.

La quasi-absence de documents d'identité a un effet pervers : il est impossible d'entrer légalement dans un autre pays.

La sexualité est libre et les contraceptifs sont gratuits. L'avortement et la stérilisation aussi. Les homosexuels sont souvent mal vus mais la loi les protège contre les agressions et le harcèlement.

Il n'y a pas de liberté religieuse (l'apostasie est considérée comme un parjure, puisque les immigrants se convertissent par déclaration écrite, en leur nom et en celui de leurs descendants, et le parjure est un délit puni d'une peine de prison) mais la fréquentation des temples de la religion officielle est laissée à la libre appréciation de chacun. Les religieux, qui sont le plus souvent des humains, ne jouent aucun rôle politique, sauf lorsqu'ils se laissent aller à soutenir les contestataires.

La presse est libre, mais les principaux journaux, stations de radio et chaînes de télévision appartiennent à des cyborgs, comme les banques, les imprimeries et les réseaux de distribution...

Les Dibadiens parlent tous la même langue et ont la même religion, mais ils sont de toutes les origines ethniques et raciales imaginables. Les conflits entre groupes d'origines diverses sont endémiques à Dibadi mais peu visibles, le pouvoir en place réprimant sans état d'âme tout désordre à l'ordre public, que ce soit sous forme de bagarres, d'agressions ciblées, de propos séditieux, d'appels à la violence ou de tentatives par un groupe quelconque de s'organiser hors du contrôle de l'Etat. Tout en se réjouissant secrètement que la population reste divisée, au moins à moyen terme, puisqu'à long terme tous les groupes se seront mélangés.

Les femmes de Dibadi détestent les klootzmas. En effet, vu la pauvreté ambiante, la plupart des femmes ont besoin d'un homme pour pouvoir joindre les deux bouts. Or, les klootzmas exercent en général des professions (hôtesses, infirmières, enseignantes) que des humaines pourraient exercer, et de plus elles permettent aux hommes de vivre leur sexualité à part. Pour cette raison les dirigeants cyborgs essayent de cantonner les klootzmas aux hôtels fréquentés par de riches touristes et hommes d'affaires étrangers, là où le public a peu d'occasions de les voir, et de recruter des infirmières et des enseignantes parmi la population humaine. Il est dans l'intérêt des cyborgs que les Dibadiennes aient des emplois. En effet, une Dibadienne qui travaille, c'est une révolutionnaire potentielle de moins, car elle se retrouve, au moins indirectement, sous la coupe des cyborgs qui contrôlent l'économie.

Les cyborgs savent se servir de la sexualité pour affermir leur pouvoir. Un dirigeant cyborg se laissera volontiers séduire par une ambitieuse sans moralité, et il le laissera savoir. En agissant ainsi, il divisera les femmes qu'il a sous son autorité et les empêchera de s'unir contre lui. Les ambitieuses prêtes à sacrifier leur vertu savent qu'il est assez facile de séduire un cyborg. Elles peuvent ainsi obtenir promotions et privilèges, et se retrouvent du côté du pouvoir en place.
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Dim 8 Aoû 2010 - 2:55

Vilko a écrit:
Pourquoi les Dibadiens se croient libres et pourquoi ils ne le sont pas vraiment :
Ils ont la liberté d'entreprendre, chacun peut créer son propre commerce et éventuellement s'enrichir.

Un point commun avec notre société actuelle: si t'as du pognon, t'as l'droit d'monter ta bouâte, sinon, t'as l'droit d'être exploité... si tu trouves un boulot; sinon...

Citation :
Les soins de santé sont gratuits, quoique d'assez mauvaise qualité. Pour avoir des soins de qualité, il faut payer.

Un point commun, là, avec les sociétés "socialistes" d'Europer centrale avant 1990.

Citation :
Les vieux reçoivent une allocation qui leur permet de vivre. Ils sont logés gratuitement dans des immeubles qui leur sont réservés. Les clochards, dont le sort est terrible, sont tous des hommes et des femmes assez jeunes pour travailler mais qui ne trouvent pas d'emploi. Les invalides sont traités comme les clochards lorsqu'ils sont abandonnés par leur famille.

Point commun approximatif avec les sociétés des pays des Amériques.

Citation :
L'éducation est gratuite jusqu'à l'âge de quatorze ans. Mais à partir de quinze ans, on est censé pouvoir commencer à travailler.

Dur dur!

Citation :
Les documents d'identité sont facultatifs, et chers. On est identifié dans les banques et les commissariats de police par ses empreintes digitales, lues par un appareil électronique. Dans les hôpitaux la lecture des empreintes est utilisée seulement pour accéder au dossier médical du malade. La notion de nationalité n'existe pas : si vous êtes à Dibadi, on est censé s'occuper de vous, même mal. Si vous ne respectez pas les lois, c'est d'abord la prison, et ensuite, souvent, la clochardisation, puis l'internement et la disparition.

La quasi-absence de documents d'identité a un effet pervers : il est impossible d'entrer légalement dans un autre pays.

À ma connaissance, du moins, c'est une spécificité dibadienne. Pas plus emballante que les autres.

Citation :
La sexualité est libre et les contraceptifs sont gratuits. L'avortement et la stérilisation aussi. Les homosexuels sont souvent mal vus mais la loi les protège contre les agressions et le harcèlement.

Pour ce qui est de l'avortement et la stérilisation, ça ne touche, évidemment, que les humains. Les homos (hommes et femmes) sont mal vus... par qui? Par les humains ou par les cyborgs? Selon toute logique, ces derniers devraient s'en f... comme de leurs première biopuce dans la mesure où il s'agit d'un comportement qui n'a rien de "robotique"; par ailleurs, une proportion non négligeable d'homos limite la surpopulation. D'un côté, ça limite l'apport de main d'œuvre (qui peut toujours être compensé par les androïdes), mais ça peut limiter aussi l'ampleur d'une rébéllion humaine. Quant aux humains, leur comportement est tellement inattendu... En tout cas, on peut supposer que cette défiance vis à vis de l'homosexualité a donc des conséquences sur l'environnement scolaire (écoles mixtes dans tous les établissements, y compris religieux, éducation sexuelle poussée en faveur de l'hétérosexualité etc...)

Citation :
Il n'y a pas de liberté religieuse (l'apostasie est considérée comme un parjure, puisque les immigrants se convertissent par déclaration écrite, en leur nom et en celui de leurs descendants, et le parjure est un délit puni d'une peine de prison) mais la fréquentation des temples de la religion officielle est laissée à la libre appréciation de chacun. Les religieux, qui sont le plus souvent des humains, ne jouent aucun rôle politique, sauf lorsqu'ils se laissent aller à soutenir les contestataires.

Mais quelle religion les cyborgs imposent aux humains? et dans quel but (en dehors de celui de les asservir, ce qui est, si on y réfléchit bien, le rôle de toute religion, y compris dans le monde réel (croisades, St Barthélémy, conquête des Amériques, révocation de l'édit de Nantes...)

Citation :
La presse est libre, mais les principaux journaux, stations de radio et chaînes de télévision appartiennent à des cyborgs, comme les banques, les imprimeries et les réseaux de distribution...

Ce qui signifie qu'elle PARAÎT libre.

Citation :
Les Dibadiens parlent tous la même langue et ont la même religion, mais ils sont de toutes les origines ethniques et raciales imaginables. Les conflits entre groupes d'origines diverses sont endémiques à Dibadi mais peu visibles, le pouvoir en place réprimant sans état d'âme tout désordre à l'ordre public, que ce soit sous forme de bagarres, d'agressions ciblées, de propos séditieux, d'appels à la violence ou de tentatives par un groupe quelconque de s'organiser hors du contrôle de l'Etat. Tout en se réjouissant secrètement que la population reste divisée, au moins à moyen terme, puisqu'à long terme tous les groupes se seront mélangés.

Citation :
Les femmes de Dibadi détestent les klootzmas. En effet, vu la pauvreté ambiante, la plupart des femmes ont besoin d'un homme pour pouvoir joindre les deux bouts. Or, les klootzmas exercent en général des professions (hôtesses, infirmières, enseignantes) que des humaines pourraient exercer, et de plus elles permettent aux hommes de vivre leur sexualité à part. Pour cette raison les dirigeants cyborgs essayent de cantonner les klootzmas aux hôtels fréquentés par de riches touristes et hommes d'affaires étrangers, là où le public a peu d'occasions de les voir, et de recruter des infirmières et des enseignantes parmi la population humaine. Il est dans l'intérêt des cyborgs que les Dibadiennes aient des emplois. En effet, une Dibadienne qui travaille, c'est une révolutionnaire potentielle de moins, car elle se retrouve, au moins indirectement, sous la coupe des cyborgs qui contrôlent l'économie.

Je suppose qu'il doit en être de même pour les dibadiens-hommes vis à vis des mischimas: une fonction prise par un androïde et c'est un Dibadien qui s'retrouve su'l'sable. On peut espérer que ce raisonnement simpliste, fer de lance de nombre de formations d'extrême droite dans la vie réelle n'a pas l'unanimité des humains dibadiens, de'autant plus que, les humains venant d'origines diverses, et souvent "antagonistes", ça ne doit pas faciliter les choses.

Citation :
Les cyborgs savent se servir de la sexualité pour affermir leur pouvoir. Un dirigeant cyborg se laissera volontiers séduire par une ambitieuse sans moralité, et il le laissera savoir. En agissant ainsi, il divisera les femmes qu'il a sous son autorité et les empêchera de s'unir contre lui. Les ambitieuses prêtes à sacrifier leur vertu savent qu'il est assez facile de séduire un cyborg. Elles peuvent ainsi obtenir promotions et privilèges, et se retrouvent du côté du pouvoir en place.

En ça, les Cyborgs ont vraiment le même défaut que la plupart des humains: se servir de la sexualité comme moyen de pression. J'aimerais supposer (dans l'vrai aussi) que les humains puissent s'unir et mettre fin à leurs jalousies internes. Que ce soit d'un côté ou de l'autres, car je suppose qu'il doit y avoir des cyborgs "féminines" faisant de même vis à vis de leurs subordonnés.

En fait, les cyborgs exploitent les humains, soit, mais caressent leurs vices dans le sens du poil, afin de les enferrer de plus en plus dans une espèce de veulerie contente d'elle-même et ces dissentions que les cyborgs sauront attiser au moment voulu. On retrouve ça aussi chez nous (vs fonctionnaires, immigrés, roms, jeunes etc...)

En fait, oui: Dibadi est bien une dystopie. Comment le protagoniste de cette histoire, Vincent, le ressent-il?
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Dim 8 Aoû 2010 - 19:38

Anoev a écrit:
Mais quelle religion les cyborgs imposent aux humains? et dans quel but (en dehors de celui de les asservir, ce qui est, si on y réfléchit bien, le rôle de toute religion, y compris dans le monde réel (croisades, St Barthélémy, conquête des Amériques, révocation de l'édit de Nantes...)
La religion unique est un thème que j'ai copié du roman Épépé, qui a servi de base à mes histoires dibadiennes.

En y réfléchissant bien, des cyborgs qui veulent créer une nation nouvelle, constituée d'immigrants venus de toute la planète on besoin de les couper totalement de leurs racines. Les nouveaux venus doivent faire table rase de leur passé. Il serait mal venu que des Dibadiens se sentent encore liés à leur pays d'origine par la langue ou la religion. Les cyborgs n'apprécieraient pas que des Dibadiens juifs soutiennent Israël et que des Dibadiens musulmans soutiennent les Palestiniens. Vincent, l'immigrant type à Dibadi, a changé de nom et de religion. Pour sa femme et ses collègues, il s'appelle Mantolo Haiakkhuch. S'il a des enfants, il pourra leur dire plus tard : "Je suis d'origine française, issu d'une famille catholique" cela ne voudra pas dire grand chose pour ses enfants, à qui dans le meilleur des cas il ne pourra apprendre que quelques mots de français et à situer la France sur une carte, d'autant plus que sa compagne, Diletyet, est d'une autre origine nationale et linguistique que lui.

Les enfants de Vincent n'apprendront à l'école que le dibadien et l'alphabet deseret dans lequel il est écrit. Le français leur sera totalement inaccessible, à cause de l'alphabet, à moins de faire l'effort de l'apprendre par eux-mêmes, ce qui de toute façon n'aurait guère d'utilité à Dibadi.

On peut imaginer que certains Dibadiens constituent des communautés secrètes, se mariant entre eux et pratiquant secrètement leur religion, tels les Marranes en Espagne. Les cyborgs, qui connaissent bien les humains et l'histoire des communautés humaines, ont délibérément mélangé les groupes ethniques et culturels. Ces communautés auraient du mal à survivre plus de deux ou trois générations dans une ville aussi mélangée que Dibadi, où il n'y a pas de quartiers réservés à une seule ethnie. De plus, pratiquer secrètement une religion autre que le konachoustaï (la religion officielle) est un parjure, comme je l'ai déjà expliqué, et donc un délit. Dans une société où l'on élimine discrètement les clochards, il vaut mieux éviter de se retrouver en prison et d'en sortir sans emploi et sans logement, avec ses enfants placés dans des institutions...

Anoev a écrit:
En fait, oui: Dibadi est bien une dystopie. Comment le protagoniste de cette histoire, Vincent, le ressent-il?
Plutôt mal, mais il faut bien vivre Smile

Dibadi est aussi une réflexion personnelle sur le contrôle social. Vincent, en tant que milicien, est un des gardiens d'un ordre social qui le révulse, mais, pour diverses raisons, il fait son travail et respecte la loi.

Ceci étant, mon idéomonde est vaste. Dans une autre partie de mon idéomonde, dans la ville flottante de Quaddis, il n'y a pas de mischimas ni de klootzmas, mais uniquement des cyborgs et des klelwaks, dont certains sont féminins, notamment parce que ces klelwaks exercent des métiers dans lesquels ils sont en contact presque uniquement avec des femmes, par exemple des auxiliaires de vie (les dames qui accompagnent les gens âgés).

Les cyborgs de Quaddis sont plus pacifiques et moins manipulateurs que ceux de Dibadi. Ils préfèrent les klelwaks pour plusieurs raisons :

1. Il ne faut pas tromper les gens. Le public a le droit de savoir au premier coup d'oeil s'il parle à un humain ou à un androîde.

2. Les cyborgs de Quaddis ont créé un Etat, pas une nation. Ils n'ont donc pas vraiment besoin d'acculturer les nouveaux venus de façon aussi radicale qu'à Dibadi. A Quaddis, on parle une langue internationale, le meyquokain (équivalent de l'anglais), et aussi plusieurs autres langues. Il n'y a pas de religion d'Etat, et la religion des cyborgs n'est pratiquée que par les cyborgs et quelques convertis. Certains cyborgs adhèrent à d'autres religions. Comme Quaddis n'est quand même pas une utopie, la religion des cyborgs sert de franc-maçonnerie locale : les convertis sont assurés de la bienveillance des cyborgs et cela favorise leur carrière et leurs affaires...

3. Montrer les klelwaks au grand jour les rend moins inquiétants. Il est plus difficile d'avoir peur des klelwaks lorsqu'il sont garçons de café et qu'ils mesurent 1,50m... De plus, aucun klelwak n'a de poste élevé dans lequel il est en contact, même indirect (par courrier ou téléphone, par exemple) avec des humains. Ce sont les cyborgs qui gouvernent le pays, sans complexe.
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MessageSujet: Un klelwak ou une klelwaque?   Dim 8 Aoû 2010 - 22:47

Vilko a écrit:
Dans une autre partie de mon idéomonde, dans la ville flottante de Quaddis, il n'y a pas de mischimas ni de klootzmas, mais uniquement des cyborgs et des klelwaks, dont certains sont féminins, notamment parce que ces klelwaks exercent des métiers dans lesquels ils sont en contact presque uniquement avec des femmes, par exemple des auxiliaires de vie...
Je dois avouer que je n'y comprends pas grand chose.

Pour récapituler, y a les robots "sexués" (du moins en apparence): ceux qui côtoient les humains, et il ont cette caractéristique justement pour ne pas "inquiéter" lesdits humains

-Les cyborgs, parce qu'ils comptent bien dominer ces humains.
-Les androïdes, serviteurs dévoués (en apparence des humains, pour certains d'entre eux, en réalité, exclusivement des cyborgs, par qui ils sont programmés).

Et puis y a les klelwaks, que les humains ne doivent en principe pas côtoyer, ni même croiser leur chemins, et là, peu importe qu'ils ne soient pas sexués, du reste, excuse-moi d'être cru, mais c'est clairement visible sur l'illustration qui nous a été fournie par tes soins:
. Les Klelwaks (du moins, ceux de Dibadi) sont donc des machines pures, dont la seule apparence humaine est la silhouette (je me demande encore pourquoi ils sont tous comme ça mais ou toi ou Ferenc Karinthy avez sans doute une bonne raison).

Or, voilà que sur Quaddis, y aurait des klelwaks sexués. Là encore, dans quel but? puisque les cyborgs ne cherchent même pas ici à cacher leur statut de machine (comme ils font avec les androïdes à Dibadi).

Ah, au fait, merci pour le lien: le livre est bien présenté par Pascale Augedas. Ça donne envie d'en savoir davantage. J'ai visité l'Europe centrale en 1975, et c'est vrai que l'ambiance à Budapest y était plus détendue qu'à Prague, sous la coupe d'un gouvernement "normalisé" depuis 7 ans alors.
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Lun 9 Aoû 2010 - 11:35

Anoev a écrit:
(je me demande encore pourquoi ils sont tous comme ça mais ou toi ou Ferenc Karinthy avez sans doute une bonne raison).
Il n'y a ni cyborgs ni androïdes dans le roman. Encore qu'à un moment, Budaï se demande si le portier de l'hôtel n'est pas un robot... Du coup, il évite de l'approcher, à cause des décharges Laughing

Anoev a écrit:
Or, voilà que sur Quaddis, y aurait des klelwaks sexués. Là encore, dans quel but? puisque les cyborgs ne cherchent même pas ici à cacher leur statut de machine (comme ils font avec les androïdes à Dibadi).
Zut, je me suis mal expliqué... À Quaddis, les cyborgs ne cachent pas leur nature de machine, mais revendiquent le statut d'êtres humains, parce qu'ils ont un cerveau qui est une copie (cybernétique) d'un cerveau humain, avec ce que cela implique : personnalité autonome, etc.

Les klelwaks ont aussi un cerveau, mais pas de volonté individuelle : ils ne possèdent qu'une copie cybernétique partielle et modifiée d'un cerveau humain.

À Quaddis les klelwaks constituent la base de la main-d'oeuvre dont les cyborgs ont besoin. Le klelwak de base (asexué) étant plutôt perçu comme masculin, dans certains cas il vaut mieux lui donner une apparence féminine : par exemple, pour donner certains soins médicaux à des femmes.
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MessageSujet: Bon, ben voici...   Mar 10 Aoû 2010 - 23:35

C'est pas certes, une grande œuvre d'art, mais j'avais pas de modèles 3D de vêtements. Mais ça peut (ou plutôt: ça POURRAIT) donner une idée d'une klelwaque quaddissienne.


Un bouquin à sortir: la sexualité chez les robots Very Happy

Même si je ne suis pas vraiment un fan de robotique humanoïde*, j'auraids tout de même une 'tit' préférence pour les klootzmas. Mais bon: chacun ses goûts. Comme j'avais dit une fois, malheureusement, la (bio)technologie aneuvienne n'est pas développée à ce point. Sinon, j'aurais pu imaginer, là-bas des machines pensantes qui diraient: On est des machines, soit, mais on ne s'en porte pas plus mal, on est bien comme on est; et on voudraient pas trop ressembler à... ceux qui nous ont créé. D'ailleurs, on les a dépassés: pas d'ambition ou d'orgueil mal placé, pas d'jalousie destructrice, pas de soif de pouvoir; Les humains ont besoin de nous: on n'a qu'à se laisser soigner et à faire ce pour quoi on a été construites; Après... ben, on verra.

*Après tout, y peut très bien y avoir des robots pensants dans l'ensemble elviskalien. D'toute manière, les elviskaliens ne ressemblent pas à des humains. La question est "ont-ils (eu) le désir de fabriquer des machines qui leur ressemblent?".
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Mer 11 Aoû 2010 - 10:24

Superbe, le dessin Smile
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MessageSujet: Re: Un million de noms pour les androïdes   Dim 8 Sep 2013 - 0:59

Un peuple ne sort jamais du néant, d'après les anthropologues, il est toujours issu de peuples plus anciens. Les Dibadiens ne font pas exception à la règle :

1. Leur langue, leur religion, leur organisation politique et sociale, leur viennent des cyborgs.
2. Leur histoire se confond avec celle des cyborgs qui les dirigent.

Les cyborgs (ou plutôt les savants anonymes qui les ont créés) ont élaboré leur langue, d'abord comme code pour la communication écrite, dans le dernier quart du 19e siècle. Cette langue n'est pas sortie du néant, elle est un développement du Jargon Chinook, et d'autres sources plus mystérieuses. Les cyborgs et les Dibadiens sont les descendants linguistiques des Amérindiens et, dans une moindre mesure, des colons anglophones et francophones qui les côtoyaient. Les enfants de Dibadi apprennent à l'école cet aspect de la genèse de leur peuple.

Autrefois simplement "langue secrète des cyborgs", le dibadien n'a reçu un nom que lorsqu'il est devenu la langue d'un État.

La religion konachoustaï est un panthéisme, d'origine occidentale, avec un corpus de légendes et de rituels d'origine chinook mais aussi chrétienne (rôle de l'encens, hiérarchie ecclésiastique). Elle a pu être la religion personnelle de l'un des créateurs des cyborgs, qui sont aussi les créateurs de la langue dibadienne. On retrouve dans le konachoustaï les mêmes sources que dans le Jargon Chinook : chinook, amérindienne du nord-ouest,  anglo-américaine, franco-canadienne.

Si les Dibadiens sont un extension humaine des cyborgs, les cyborgs, eux, sont le résultat d'expériences scientifiques occultes menées par un petit groupe d'hommes, dont l'un au moins parlait le Jargon Chinook et connaissait l'alphabet mormon. Si les Dibadiens reconnaissent aisément leur filiation linguistique amérindienne, en ce qui concerne leur filiation religieuse et culturelle, leur pensée se tourne plutôt vers les intellectuels anglo-saxons excentriques du 19e siècle, grands lecteurs de textes philosophiques occidentaux et orientaux. Dans un temple konachoustaï, les dieux chinooks sont seulement des symboles. Les scènes de chasse, typiquement amérindiennes, symbolisent le bonheur de la révélation panthéiste : konawiszta shub sakhali tayi (toute chose est le seigneur-dieu), dont l'abréviation est konashustai. Les heureux terrains de chasse, paradis des Amérindiens, sont le symbole de l'extase mystique chez les adeptes du konachoustaï.

Sur le plan religieux, les Dibadiens sont donc les héritiers aussi bien des Européens lettrés (pour la doctrine panthéiste et l'organisation du clergé) que des Chinooks (pour le symbolisme).

Un peuple a généralement des ancêtres communs. Pour les Dibadiens, venus de partout mais brutalement acculturés, il faut plutôt parler de destin commun. La fameuse scène où le général cyborg Pupong reçoit le drapeau de Dibadi et la reddition des habitants de la ville est le point de départ de l'histoire du peuple dibadien : après cet événement, ils parleront la même langue, auront la même religion, les mêmes dirigeants, et le même destin.

Pour les Dibadiens, la remise du drapeau de Dibadi au général Pupong a la même valeur sacrée que la légende de la fondation de Rome par les jumeaux Romulus et Rémus pour les anciens Romains. Les cyniques disent que les deux événements sont aussi légendaires l'un que l'autre (la remise du drapeau à Pupong a peut-être été inventée après coup par le service de propagande des cyborgs) mais cela ne diminue en rien leur importance dans l'âme collective des Dibadiens et des Romains.
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