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 Les grandes lignes d'une Idéoculture

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Nordique



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MessageSujet: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 12 Mar 2011 - 3:45

Alors que j'explorais le ZBB, je suis tombé sur ce sujet* où l'utilisateur a fait la liste de plusieurs aspects de la culture d'un peuple. J'ai trouvé cela intéressant et j'ai décidé de l'imiter, mais en français. Bien sûr, la vie n'est pas toute noire ou toute blanche; il y a le gris aussi. Vous allez aussi voir que quelques fois certains points se rapproche d'autres, c'est qu'il y a une légère (et non négligeable) nuance.Vous pouvez donner des réponses courtes comme longues, c'est vous qui décidez, chû pas difficile Wink.

Cela va comme suit :

1.Réalité
(Qu'est-ce que la réalité pour votre idéopeuple? Qu'est-ce qui est considéré ou non comme véridique et comment en arrive-t-on à cette conclusion?)

1.1 Vérité absolue vs. Vérité relative
(Ce qui est considéré comme vrai, donc la réalité, peut-il changer au fil des ans? ex.: La terre est plate vs. La terre est ronde)

1.2 Naturel vs. Surnaturel
(La magie est-t-elle quelque chose de normale, les dieux sont-ils omniprésents dans la matière et le temps?)

1.3 Perception du temps
(Comment votre idéopeuple voit-t-il le temps, la vie et la mort. Est-ce une flèche pointant indéfiniment vers l'infini ou bien une boucle, où tout se répète à jamais?)

1.4 Chaos vs. Loi
(Croient-ils que l'univers soit régi par des lois bien définies ou que tout ne soit que faits aléatoires sans lien entre eux? Pensent-ils que le monde suit un chemin bien défini avec ses lois naturelles ou que rien n'est absolu et que le monde soit en perpétuelle changement?)

1.5 Connaissance (Scientifique) vs. Sagesse (Spirituelle et morale)
(Votre idéopeuple croit-il que la science est plus bénéfique aux hommes que la bonne parole plus ou moins ésotérique?)

2. Catégorisation
(Votre idéopeuple pense-t-il que l'existence soit catégorisée dans des catégories bien précises desquelles on ne peut s'extraire et dont les frontières sont nettes et précises ou bien que l'existence soit quelque chose de flou où rien ne soit réellement une seule et unique chose pure et parfaite? ex.: Les manchots sont des oiseaux et devraient donc pouvoir voler, mais ne le peuvent pas et nagent donc à la place.)

2.1 Égalité et Hiérarchie
(Croient-ils que tous les êtres (minéraux, plantes, animaux, homme/femme, etc.) méritent les mêmes droits fondamentaux ou bien que la différence apporte des droits, des privilèges et des obligations différentes?)

2.2 Individuel vs. Collectivité
(Vos gens sont-ils renfermés sur eux-mêmes, préférant rester seuls ou en petits groupes ou bien la collectivité et la chaleur des foules sont-elles des choses extrêmement importantes pour eux?)

2.3 Compétition vs. Coopération
(Vos gens sont-ils compétitifs les uns avec les autres, préférant amasser le plus d'argent, ou de renom, pour leur simple personne ou préfèrent-ils coopérer pour rendre la tâche moins difficile et se partager les gains?)

3. Loi Morales
(Votre idéopeuple croit-il qu'en suivant un certain code de conduite morale l'âme s'élèvera vers un stade d'existence meilleure, qu'elle sera purifiée ou que la vie n'en sera que plus heureuse ou bien n'agisse-t-il que comme bon leur semble et «qu'advienne que pourra!»?)

3.1 Destinée
(Tout arrive-t-il pour une raison? Certaines choses étaient-elles faites pour arriver ou bien le hasard est-il la seule entité à jouer sur le futur?)

3.2 Moralité relative
(Ce qui est moralement correcte change-t-il avec le temps? Ce qui est moralement correcte est-il quelque chose qui change selon les circonstances ou bien est-ce quelque chose d'absolue ne devant jamais (ou toujours) être commis?)

3.3 Missionnaires vs. Inclusivisme(?)
(Votre peuple croit-il détenir la seule et unique vérité qu'ils essaient peut-être aussi de rentrer dans la gorge des autres peuples ou croit-il que toutes les différentes cultures et façons de pensées ne sont que diverses incarnations d'une vérité universelle jamais palpable?)

4. Indépendance vs. Dépendance
(Vos gens sont-ils indépendants les uns des autres, auto-suffisants? Font-ils pousser ce dont ils ont besoin ou bien ont-ils tous un rôle à jouer les uns par rapport aux autres s'apportant l'un l'autre ce dont ils ont besoin pour vivre?)

4.1 Celui-là je ne l'ai pas compris. Si quelqu'un pouvait m'aider...

4.2 Réalisation vs. Ascription(?)
(Vos gens donnent-ils plus d'importance à ce qui a été accompli ou bien au passé de la personne l'ayant accompli, au contexte et aux impactes à court, moyen et long terme? ex. Un mendiant pourrait très bien devenir un jour président. Le fait qu'il est un jour été mendiant n'en fait pas un moins bon président que quelqu'un venant d'une famille riche.)

4.3 Groupes vs Associés vs Innés
(Vos gens accordent-ils plus de prestiges à un acte réalisé seul et par ses propres moyens qu'au même acte réalisé en groupe et dont les coûts ont été séparés ou même au même acte réalisé par un seul individu, mais avec l'aide d'un autre?)

4.4 But dans la vie
(Quel est le but dans la vie d'un habitant moyen de votre idéomonde: l'argent? la sagesse? l'immortalité?)


*Si j'ai mal traduit ou mal compris, n'hésitez pas à me corriger.


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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 12 Mar 2011 - 6:19

Très intéressant. Merci pour ta traduction! Very Happy Je vais l'utiliser pour les sidhalir et vous en faire part lorsque j'aurai terminé. Wink

Spoiler:
 
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Vilko
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 12 Mar 2011 - 12:27

Slenc a écrit:
4.1 Celui-là je ne l'ai pas compris. Si quelqu'un pouvait m'aider...
4.1 Limited or Expanding good
Salthans believe that there is wide wealth of opportunity, and so one who finds good fortune will not necessarily do so at another's expense.


4.1 La quantité de richesses disponible est considérée comme limitée / susceptible de s'accroître sans cesse.
"Vos gens croient-ils que la vie est pleine d'opportunités, par conséquent celui qui devient riche ne le deviendra pas nécessairement aux dépens de quelqu'un d'autre ?"

Commentaire perso :

C'est en gros, la conception "américaine" : si mon voisin devient riche, c'est parce qu'il crée de la richesse, et en définitive cette richesse enrichira l'ensemble de la société, y compris les pauvres.

La conception inverse, c'est celle qui a été celle de la paysannerie européenne pendant des siècles : si mon voisin devient riche, c'est parce qu'il a accaparé de la richesse (terres cultivables, bétail, métaux précieux) dont il n'existe qu'une quantité limitée (on ne peut pas accroître à l'infini la surface totale des terres cultivées, ni le nombre de têtes de bétail, et les métaux précieux sont rares par définition). Donc si quelqu'un devient riche, c'est au détriment des autres, puisque dans une société traditionnelle la quantité totale de richesses produites reste stable dans le temps.

Dans mon idéomonde, Dibadi, le monde est arrivé au bout de ses ressources, et si quelqu'un devient riche c'est qu'il a réussi à obtenir, aux dépens des pauvres et des malchanceux, une plus grosse part d'un gateau qui ne grandit plus depuis longtemps. Qu'il doive sa richesse à son intelligence et à son travail, ou à de sombres magouilles, cela importe assez peu dans le fond, puisque, du point de vue des pauvres, qui sont la majorité de la population dibadienne, le résultat est le même : quand la part de gâteau de quelqu'un grossit, celle de quelqu'un d'autre diminue.
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Anoev
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 12 Mar 2011 - 12:36

Slenc a écrit:
Alors que j'explorais le ZBB, je suis tombé sur ce sujet...

Merci de nous en avoir fait la traduc: article intéressant. Même si je n'ai pas saisi certains passages, j'ai quand même la possibilité de répondre, du moins pour les plus concrets. L'Aneuf n'étant pas "monolythique", on retrouve plusieurs états d'esprits d'une povince à l'autre, d'une cité à l'autre... d'un individu à l'autre.

Citation :
Naturel vs. Surnaturel
La magie est-t-elle quelque chose de normale, les dieux sont-ils omniprésents dans la matière et le temps?
Non. Les religions existent certes en Aneuf, mais les dieux n'interviennent pas physiquiement.

Citation :
Perception du temps
Comment votre idéopeuple voit-t-il le temps, la vie et la mort. Est-ce une flèche pointant indéfiniment vers l'infini ou bien une boucle, où tout se répète à jamais?
Ça varie d'une religion à l'autre.


Citation :
Connaissance (Scientifique) vs. Sagesse (Spirituelle et morale)
Votre idéopeuple croit-il que la science est plus bénéfique aux hommes que la bonne parole plus ou moins ésotérique?
La plus grosse part des Aneuviens (y compris croyants) est plutôt orientée "connaissance".

Citation :
Égalité et Hiérarchie
Croient-ils que tous les êtres (minéraux, plantes, animaux, homme/femme, etc.) méritent les mêmes droits fondamentaux ou bien que la différence apporte des droits, des privilèges et des obligations différentes?
En général, on a la hiérarchie "humains/autres animaux/plantes/minéraux". Les hommes (êtres humains) naissent et demeurs égaux en dignité et en droit, etc...

Citation :
Individuel vs. Collectivité
(Vos gens sont-ils renfermés sur eux-mêmes, préférant rester seuls ou en petits groupes ou bien la collectivité et la chaleur des foules sont-elles des choses extrêmement importantes pour eux?
En général, les Aneuviens donnent une part importante à la vie associative, que ce soit pour la défense de leurs droits ou bien pour des activités ludiques ou éducatives.


Citation :
Compétition vs. Coopération
Vos gens sont-ils compétitifs les uns avec les autres, préférant amasser le plus d'argent, ou de renom, pour leur simple personne ou préfèrent-ils coopérer pour rendre la tâche moins difficile et se partager les gains?
Certes, une compétition peut exister, mais c'en est pas venu au point de chez nous. Les concurrents sont, certes des concurrents et ne sont pas pour autant des ennemis à écraser et à assimiler coûte que coûte.

Citation :
Loi Morales
Votre idéopeuple croit-il qu'en suivant un certain code de conduite morale l'âme s'élèvera vers un stade d'existence meilleure, qu'elle sera purifiée ou que la vie n'en sera que plus heureuse ou bien n'agisse-t-il que comme bon leur semble et «qu'advienne que pourra!»?
La seule morale qui prévaille vraiment, c'est surtout le respect de l'intégrité physique et morale du prochain, quel qu'il soit.

Citation :
Moralité relative
Ce qui est moralement correcte change-t-il avec le temps? Ce qui est moralement correcte est-il quelque chose qui change selon les circonstances ou bien est-ce quelque chose d'absolue ne devant jamais (ou toujours) être commis?
Les différents changements de régimes & (r)évolutions ont, bien sûr, fait changer les mentalités.

Citation :
Missionnaires vs. Inclusivisme(?)
Votre peuple croit-il détenir la seule et unique vérité qu'ils essaient peut-être aussi de rentrer dans la gorge des autres peuples
Surtout pas, il est bien trop varié pour ça. Les Lakùriens ressemblent autant aux Santois que les Kanaks ressemblent aux Norvégiens (j'exagère un poil).

Vilko a écrit:
La quantité de richesses disponible est considérée comme limitée / susceptible de s'accroître sans cesse. "Vos gens croient-ils que la vie est pleine d'opportunités, par conséquent celui qui devient riche ne le deviendra pas nécessairement aux dépens de quelqu'un d'autre ?"
Là aussi, ça dépend des époques et des contrées.... et de l'état d'esprit des personnes devues riches... et des autres. Quelqu'un qui étale sa richesse avec arrogance, sans vouloir en partager les fruits suscitera, comme ailleurs, plus de suspicions voire d'hostilités qu'un autre, pourtant plus riche, mais généreux. Là encore, on se gardera, par exemple, de mettre en comparaison systématique le Roenyls, le Malyr et les Santes (les trois provinces les plus riches du pays).

Citation :
But dans la vie
Quel est le but dans la vie d'un habitant moyen de votre idéomonde: l'argent? la sagesse? l'immortalité?
Encore un coup, ça dépend. Il est difficile d'établir des stéréotypes en Aneuf et dire: Les Santois aspirent à la richesse, les Malyrois à l'harmonie avec l'environnement, les Roenylsiens à la renommée etc...
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Réatami



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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 12 Mar 2011 - 15:34

Citation :
Alors que j'explorais le ZBB, je suis tombé sur ce sujet* où l'utilisateur a fait la liste de plusieurs aspects de la culture d'un peuple. J'ai trouvé cela intéressant et j'ai décidé de l'imiter, mais en français

Je n'ai pas tout compris de l'article en Anglais (pourtant il faut que je m'améliore et vite...) mais ta liste me semble assez complète... Après je n'ai pas tout testé (et je ne suis pas du tout expérimenté).

Pour le 1.3 j'ai vu dans le Disque Monde (super références...) un peuple (les Trolls) qui pensent que le temps s'écoule à l'envers (enfin, c'est à l'inverse de nous) car le passé est devant les Trolls (puisqu'ils le voient) tandis que le futur est derrière (car ils ne le voient pas) et donc l'auteur disserte longuement sur la philosophie Troll qui tourne autours ce cela (il s'amuse bien, comme avec les Nains...).

J'ai tendance à préférer la science à la magie dans mes idéomondes (d'autant que si la magie existait ce ne serait plus de la magie, il n'y aurait ni intérêt ni changement). De même, dans mon idéomonde, tout ressemble à la Terre ou presque, c'est à dire que quand vous faites tomber une pomme elle touche le sol, quand vous priez il peut se passer quelque chose ou pas, des gens croient à un dieu, d'autres à plusieurs, et enfin pas mal à aucun.

Je n'ai pas envie de caricaturer mes peuple j'aimerais autant que possible retranscrire ce que je pense à propos de l'histoire, de la psychologie (plutôt philosophie d'ailleurs) et de la science... Je ne crois pas à la perfection (ni à la vérité dans certains cas).
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Vilko
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 20 Déc 2012 - 17:40

Dibadi est une ville géante, une mégalopole dont la population n'a pas de vraie culture distincte, à part sa langue, son alphabet et sa religion. Il n'existe pas de cuisine dibadienne, par exemple, ni d'art dibadien : les bâtiments, pour la plupart en béton, pourraient être n'importe où dans le monde. Il n'y a pas de musique dibadienne non plus : les chanteurs et musiciens locaux adaptent en dibadien des styles créés ailleurs. Cela n'empêche pas qu'il existe une minorité de Dibadiens épris de raffinement : Budaï (dans le roman de F. Karinthy) se retrouve un moment enfermé dans une cellule avec un ancien chanteur d'opéra, devenu clochard et alcoolique. On peut chanter du Wagner en dibadien...

La plupart des Dibadiens n'aiment pas la langue qu'ils sont obligés de parler : c'est une langue de cyborgs, et elle les isole du reste de l'humanité, à la fois par son vocabulaire et par son alphabet. Ils n'aiment pas vraiment non plus leur religion, le konachoustaï, qui leur est imposée : pour pouvoir s'installer à Dibadi, il faut se convertir au konachoustaï, et ensuite il est impossible de changer de religion sous peine de prison, l'apostasie étant un délit.

La deuxième génération, qui ne connaît que le dibadien et le konachoustaï, se pose moins de questions : elle ne connaît pas le monde extérieur, ne sait penser qu'en dibadien (seuls les cyborgs peuvent apprendre des langues étrangères), et ceux qui ont l'esprit religieux trouvent dans le konachoustaï tout ce qu'offre la religion : réconfort moral, solidarité, rituels rassurants, et même emplois stables et assez bien payés dans le clergé séculier. Beaucoup de Dibadiens devenus moines ou moniales (ce qu'on appelle le clergé régulier, par opposition au clergé séculier que sont les prêtres et les diacres) savent que sans le konachoustaï ils seraient peut-être devenus clochards.

Sur le plan linguistique et culturel, la deuxième génération a appris à l'école à apprécier la calligraphie dibadienne, avec ses ligatures complexes et ses différents styles, plus ou moins anguleux, ronds, larges ou étroits, fins ou épais. Elle a appris à chanter en dibadien, à exprimer ses sentiments les plus intimes par la poésie, basée sur la rime, l'allitération, et le rythme des syllabes accentuées et atones. Elle s'est appropriée la langue en la fractionnant en une myriade d'argots distincts.

Il existe donc à Dibadi une culture spécifique, même si en se promenant dans la rue on ne s'en aperçoit pas. Il faut connaître intimement des Dibadiens, pour saisir ce qu'ils ont de particulier, comment leur esprit est différent de celui de la plupart de leurs frères humains. Par exemple, la hantise de la déchéance sociale, de la clochardisation. Car à Dibadi, un clochard c'est quelqu'un qui finit par être arrêté par la milice et par disparaître.

Pourtant, on voit beaucoup de clochards à Dibadi. Et les gens disent : Mais que fait la milice ? La réponse est simple : elle ne peut arrêter les clochards que lorsqu'ils dorment dans des lieux publics. C'est la preuve qu'ils sont vraiment des clochards, c'est-à-dire des gens sans logis et sans ressources. Mais il suffit d'avoir accès à une cabane de jardin ou au local à poubelles d'un immeuble, et de s'y réfugier chaque nuit, pour échapper à l'arrestation. Ou tout simplement, d'aller dans un hangar abandonné par son propriétaire, mais où la milice n'a pas le droit d'entrer parce qu'il s'agit d'une propriété privée.

La hantise de la clochardisation est liée à ce que j'écrivais dans mon message précédent : à Dibadi, si on a une grosse part du gâteau social, c'est que quelque part quelqu'un en a une plus petite. Comme beaucoup essayent de s'enrichir et y parviennent parfois, il faut se battre sans arrêt pour ne pas se retrouver parmi les perdants.

Une autre caractéristique des Dibadiens, liée à leur peur de la clochardisation, c'est l'obsession de la sécurité financière, et une certaine solitude. Les Dibadiens sont issus de tous les peuples de la planète. Même si la normalisation culturelle a été féroce, il reste bien des différences, et une question lancinante : A qui puis-je faire confiance ? A Dibadi, la réponse est toujours : à personne. D'où l'attachement viscéral à l'aspect social de la société : soins de santé gratuits, pensions pour les gens âgés, école gratuite (mais pas laïque, le konachoustaï étant religion d'Etat), logements sociaux. Lorsqu'on ne peut faire confiance à personne, il faut au moins pouvoir compter sur l'Etat.

A Dibadi, les ministres (cyborgs) sont tous honnêtes et compétents. Par contre en dessous, c'est presque toujours l'inverse...

La caractéristique la plus importante de Dibadi est aussi la moins visible. L'existence de cyborgs et d'intelligences artificielles qui dominent totalement la société, et la technologie du yeksootch, le gaz pensant, qui permet cette domination, font rarement l'objet de reportages ou de discussions dans les médias. Un étranger qui marche dans une rue de Dibadi, et qui connaît assez de dibadien pour faire ses courses, commander un repas dans un restaurant et déchiffrer les gros titres des journaux, a facilement l'impression que les cyborgs n'existent pas. La presse et les médias, qui appartiennent aux cyborgs, en parlent rarement. Dans les manuels d'histoire, on parle de l'armée de Pupong, des partisans de Pupong, plus souvent que des cyborgs. Pour la période postérieure à la fondation du Niémélaga, on parle de Niémélagans.

Beaucoup de Dibadiens pensent que les cyborgs sont des expériences médicales, un moyen de prolonger la vie de certaines personnes sélectionnées en remplaçant leurs organes défaillants par des équivalents bioniques. Les intelligences artificielles (yekda) sont, pour le Dibadien moyen, des ordinateurs très perfectionnés. Donc, quelque chose de très pointu, comme la physique nucléaire où l'extrusion des polymères, et qui ne le concerne pas directement. Il ne sait pas que lorsqu'il téléphone à un service d'aide en ligne, la voix féminine qui lui répond, et qui refuse systématiquement de comprendre une autre langue que le dibadien, est celle d'une intelligence artificielle capable de parler à un millier de personnes en même temps.

Le mariage est toujours un trait culturel important dans une société. A Dibadi, les premiers habitants humains étaient des survivants qui avaient souvent perdu leur conjoint légitime pendant la guerre, et en avaient trouvé un autre dans les camps où les cyborgs les avaient rassemblés. Ce nouveau conjoint était souvent originaire d'un autre pays, ou d'une autre culture. La notion même de mariage avait disparu. C'est de cette époque que date l'une des trois formes du mariage niémélagan : le mariage par cohabitation (asamti malyët). Un homme et une femme qui vivent ensemble sont considérés comme mari et femme, même en l'absence de toute cérémonie et de tout contrat. Le mariage homosexuel est toléré, surtout parce qu'il serait difficile de l'empêcher.

Un reste de cette époque, c'est le fait qu'à Dibadi une femme mariée garde toujours son nom de jeune fille.

Par la suite, les prêtres konachoustaï, qui sont, il ne faut jamais l'oublier, des fonctionnaires payés par l'Etat niémélagan, ont créé le mariage religieux (sakhyikha malyët, mariage au temple) dont l'intérêt est double : d'une part, donner une certaine solennité à l'évènement, et d'autre part protéger les intérêts de chacun des conjoints, qui se doivent assistance et dont chacun est l'héritier principal de l'autre. La rupture du mariage religieux ne peut se faire que par un tribunal sacerdotal, qui fixe le montant des indemnités et des pensions. Tant que le mariage n'est pas rompu, le conjoint délaissé pour demander à un tribunal sacerdotal de faire saisir les revenus et les biens du conjoint qui le laisse dans le besoin.

Les religieux disent que le sakhyikha malyët protège les femmes, qui sacrifient souvent leur carrière professionnelle à celle de leur mari et à l'éducation des enfants. Les prêtres (et surtout les prêtresses) conseillent aux jeunes filles de ne pas jamais accepter d'avoir un enfant avec un homme en dehors des liens du sakhyikha malyët. Les exemples abondent de jeunes femmes séduites et abandonnées avec un enfant à charge, et tombant dans la clochardisation. Il en est de même pour les femmes entretenues par un homme riche, qui les abandonne lorsqu'elles ne lui plaisent plus.

La culture (ou non-culture) dibadienne est nourrie de vieux films hollywoodiens, doublés en langue dibadienne. Les mariages ont donc un aspect occidental assez marqué : la mariée est en robe blanche, le marié en costume sombre. On échange des anneaux de métal précieux. Une femme qui vit avec un homme porte une bague qu'il lui a offerte. Plus la bague est coûteuse, plus le prestige du couple est grand.

Le sakhyikha malyët est coûteux, et présente aussi l'inconvénient d'être définitif, au moins théoriquement. C'est assez gênant à Dibadi, où les unions sont souvent éphémères : le cas de Vincent et de Diletyet, qui se sont séparés après deux ans de vie commune, est très fréquent. L'usage s'est donc répandu de ne se marier au temple que lorsque le couple a décidé d'avoir un enfant ensemble. Assez souvent, la jeune mariée est enceinte lorsqu'elle se marie. Il est alors d'usage que le contrat soit signé très vite, pour préserver les intérêts de la future maman, mais que la cérémonie elle-même n'ait lieu qu'après l'accouchement.

Les homosexuels ont pendant longtemps été obligés de se contenter de l'asamti malyët, du fait de l'hostilité à leur égard du haut clergé konachoustaï, très conservateur. Ils ont fini par créer leur propre forme de mariage, sous forme de contrat d'union civile déposé chez un notaire. Ce genre de mariage est appelé pepël malyët (mariage de papier). Il s'est répandu chez les hétérosexuels, du fait du double avantage d'être bien moins cher que le sakhyikha malyët et de ne pas être lié au clergé. Tous les Dibadiens ne sont pas des inconditionnels du clergé konachoustaï, loin s'en faut, bien que l'institution jouisse d'un prestige surprenant, grâce notamment à ses œuvres caritatives.

Un asamti malyët ou un pepël malyët peuvent à tout moment être transformés en sakhyikha malyët, mais l'inverse n'est pas vrai. Les cyborgs favorisent systématiquement le sakhyikha malyët, qui est devenu, de fait, une condition nécessaire pour accéder à la haute administration. Quamis Mindi, lieutenant-colonel dans la milice, aussi efficace soit-il dans son travail, ne deviendra jamais général tant que sa vie privée sera aussi scandaleuse...

Le conservatisme moral des cyborgs a surpris plus d'un sociologue dibadien (il y en a). La plupart attribuent cette caractéristique à des motifs politiques : une initiative comme le sakhyikha malyët a pour objectif réel de rendre les gens dépendants du clergé konachoustaï, lequel est une courroie de transmission du pouvoir politique. Cela n'enlève d'ailleurs rien à ses effets positifs (protection des femmes et des familles, etc). La morale publique est un pilier de l'ordre social.


Dernière édition par Vilko le Ven 21 Déc 2012 - 1:48, édité 1 fois
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Anoev
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 20 Déc 2012 - 18:26

Vilko a écrit:
Le conservatisme moral des cyborgs a surpris plus d'un sociologue dibadien (il y en a). La plupart attribuent cette caractéristique à des motifs politiques : une initiative comme le sakhyikha malyët a pour objectif réel de rendre les gens dépendants du clergé konachoustaï, lequel est une courroie de transmission du pouvoir politique.

J'ai trouvé ça assez étrange : je pensais que les cyborgs n'avaient pas vraiment d'états d'âme pour tout ce qui concerne les humains, tant que ça ne mettait pas en cause leur suprématie. Et la légalisation des couples homosexuels étant, tout du moins un frein à une démographie problématique, qui pourrait engendrer des problèmes sociaux sérieux (famine, mal logement, problèmes de santé), engendrant des émeutes désespérées que certes les cyborgs pourraient mater facilement, soit directement, soit par l'entremise d'une milice livrée à leur dévotion, mais qui ferait descendre la respectabilité du Niémélaga en flèche vis à vis des nations libres. Les cyborgs ont tout intérêt à ce qu'on ne les regarde pas trop de travers, même s'ils sont les détenteurs de la production du jexœch.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 20 Déc 2012 - 19:34

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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 20 Déc 2012 - 22:28

Anoev a écrit:
J'ai trouvé ça assez étrange : je pensais que les cyborgs n'avaient pas vraiment d'états d'âme pour tout ce qui concerne les humains, tant que ça ne mettait pas en cause leur suprématie. Et la légalisation des couples homosexuels étant, tout du moins un frein à une démographie problématique, qui pourrait engendrer des problèmes sociaux sérieux (famine, mal logement, problèmes de santé), engendrant des émeutes désespérées que certes les cyborgs pourraient mater facilement, soit directement, soit par l'entremise d'une milice livrée à leur dévotion, mais qui ferait descendre la respectabilité du Niémélaga en flèche vis à vis des nations libres.
Des nations libres, au 22e siècle ? A part l'Aneuf et quelques autres exceptions, il n'y a que des Etats ravagés par les famines intermittentes et l'effondrement économique.

La création du mariage religieux (sakhyikha malyët) avait pour objectif de protéger financièrement les femmes et les enfants. Non pas par bonté d'âme des cyborgs, mais entre autres parce que des pères de famille ont plus de raisons de se conduire raisonnablement que des célibataires. Avant d'aller affronter la milice lors d'une émeute, un père de famille pensera à sa femme et à ses enfants, et ça peut suffire à la retenir. Un célibataire aura plus tendance à penser qu'il n'a rien à perdre.

Le sakhyikha malyët met du côté du clergé (et donc des cyborgs) 50% de la population, au moins potentiellement : les femmes. Même dans une dictature, c'est important d'avoir le soutien (au moins possible) de la majorité des habitants du pays.

La respectabilité du Niémélaga vis-à-vis des nations du monde passe par la "vitrine" d'une population qui vit raisonnablement bien (selon les normes du 22e siècle, très inférieures aux nôtres) et selon des critères de respectabilité pas nécessairement identiques aux nôtres : le Niémélaga ne gagnerait rien à favoriser le mariage homosexuel face à des Etats islamiques ou intégristes de tous bords, par exemple.

Au contraire, il risquerait de se faire de nouveaux ennemis. Certains ne se gêneraient pas pour dire que les cyborgs favorisent la débauche et la dégénérescence morale des humains pour les éliminer plus facilement.

Mais la raison majeure, c'est que la religion konachoustaï aussi y perdrait en respectabilité : les gens sont attirés par la religion lorsqu'ils sont à la recherche de règles morales, pas lorsqu'ils cherchent des justifications à leur manque de sobriété dans les plaisirs de la vie.

Un exemple, tiré de notre époque, qui explique pourquoi le mariage protège les femmes :

Je viens de lire La Frondeuse, un livre consacré à la première dame maîtresse de France, Valérie Trierweiler. Je résume : Valérie T a 47 ans et trois enfants à charge. Son amant, François H, vient de trouver un job super intéressant et plutôt bien payé, mais il est en CDD pour cinq ans, et rien ne prouve que son contrat sera renouvelé. Le problème, c'est que Valérie a été obligée de se mettre en congé de son job de journaliste à cause du nouveau job de son amant. Si François rompt avec elle, ou si le CDD de François n'est pas renouvelé, qu'est-ce qu'elle fait ? Dans l'état actuel de l'économie, et vu les horreurs (justifiées) qui ont été racontées sur son caractère dans la presse, elle risque d'avoir du mal à retrouver un job. La solution : se faire épouser. D'après ses amies, elle veut désespérément se faire épouser, ce qui lui donnerait plus de sécurité, à la fois sentimentale (c'est plus difficile de divorcer que de rompre une liaison) et financière (en cas de divorce, elle aurait droit à une pension alimentaire).

De plus, François H est un mec bizarre : il veut le mariage pour tout le monde, sauf pour lui ! Very Happy

Valérie T serait dans une bien meilleure situation au Niémélaga : pour devenir chef de l'Etat, son amant aurait été obligé de l'épouser !

Ce qui ne veut pas dire qu'au Niémélaga Valérie T serait pro-cyborg, mais elle aurait profité du soutien de la religion konachoustaï, qui, en retour, aurait bénéficié d'une publicité gratuite, avec les photos du mariage dans le plus grand temple de Dibadi...

Cela étant, Dibadi reste une dystopie, au moins pour François H : au Niémélaga, il aurait été obligé d'épouser Valérie T... affraid
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Ven 21 Déc 2012 - 1:07

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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 22 Déc 2012 - 1:19

Après le mariage, l'architecture...

Je lis dans le bulletin municipal de ma commune que :
Citation :
les plus belles villes et les plus beaux villages se remarquent à l'unité qui se dégage de l'ensemble, grâce aux matériaux de construction spécifiques généralement trouvés sur place ou à proximité. Selon les régions on rencontre : calcaire blanc ou ocre, granit gris (...) et pour les toits en terrasse ou plus ou moins pentus : tuiles plates ou rondes, ardoises (...)

De ce point de vue, Dibadi n'est pas une belle ville, comme Budaï s'en aperçoit dès son arrivée :

Citation :
Des immeubles anciens et nouveaux se succèdent partout où il passe, au pied de gratte-ciel, des petites maisonnettes sans étage, des baraques en bois, puis des immeubles d'habitation de quatre à six étages assez décrépis et aussitôt après une tour de cristal et de béton armé s'élance vers le ciel, puis une autre en construction : il ne peut pas déterminer, à défaut de référence, s'il est au centre de la ville, à la périphérie ou ailleurs. (page 31 du roman de F. Karinthy)

La ville porte les traces d'une reconstruction hâtive et improvisée après les destructions de la guerre, et d'une expansion sans plan d'urbanisme, les cyborgs s'étant surtout souciés de tracer les grandes voies de communication, qui partent en étoile du quartier central, qui était avant la guerre la petite ville francophone de Dibady (avec un y). Les lignes du métro ont été creusées sous ces avenues, qui rayonnent autour du centre et qui sont reliées entre elles par des boulevards qui forment des cercles à peu près concentriques, sous lesquels passent d'autres lignes de métro.

Les bâtiments sont bâtis en fonction des besoins et des moyens à disposition, en utilisant des plans standard. Le béton est le matériau de prédilection, avec des façades carrées et sans ornements. Lorsqu'il est impératif de loger rapidement des habitants, il arrive que des baraques de chantier, en bois ou en matériaux préfabriqués, soit converties en "habitations provisoires". Le provisoire dure parfois jusqu'à ce que les baraques tombent en ruine...

Mais il existe aussi des immeubles de luxe, bien protégés, à l'usage des cyborgs et de la minorité de Dibadiens aisés.

Dibadi n'a pas de style architectural spécifique. Les cyborgs ont essayé de faire une exception pour les temples konachoustaï, avec un succès mitigé : un temple konachoustaï, c'est une grande salle sous un dôme, le plus grand possible. On y rajoute ensuite des tours, façon clocher ou minaret, pour que le bâtiment soit visible de loin, des colonnades et autres ornements architecturaux, et des salles annexes. Chaque temple est unique, bien que tous soient bâtis sur le même modèle, et très souvent les styles sont mélangés, à la fantaisie des prêtres.

L'intérieur des temples est toujours très décoré, ce qui donne leur donne un aspect mi-kitsch mi-rococo, grâce aux dons des fidèles, et notamment des cyborgs :

Citation :
La surface des murs est quasiment couverte de fresques, de tableaux, de peintures ou de mosaïques mais on voit partout aussi des sculptures, des stucs, des bas-reliefs, des estrades à baldaquins, des compartiments, des alcôves, des arcs et des voûtes, des ornements ciselés et dentelés, des dorures, des émaux, des ivoires, des vitraux colorés, au sol des marqueteries de marbre, d'épais tapis, de lourds lustres, véritables chefs-d'œuvre d'orfèvrerie, dans une entassement et une richesse inimaginable (...)
C'est le général Pupong qui a instauré la coutume de décorer les temples avec des objets d'art saisis dans les villes vaincues. L'apport d'objets décoratifs se continue, puisque la destruction totale des villes abandonnées pendant la guerre n'est pas encore achevée après près d'un siècle.

Dans la religion konachoustaï, faire des dons au clergé est un acte louable, qui augmente le mérite religieux du donateur.

À noter que la langue dibadienne ne fait pas de distinction entre rue, ruelle, route, chemin, sentier, piste, allée, passage, avenue et boulevard : c'est toujours wehët, éventuellement précisé par un adjectif : ilahi wehët, un chemin de terre, hon wehët, une rue (littéralement, une route de ville, une voie urbaine), etc.

Les cyborgs ont ainsi voulu faciliter l'apprentissage de leur langue aux humains. Mais c'était compter sans la créativité de leurs nouveaux concitoyens : le dibadien familier consiste en plusieurs centaines de variétés argotiques différentes, avec des façons souvent pittoresques de désigner la rue. De même qu'en français familier on dira une bagnole ou une caisse pour désigner une automobile.

L'argot dibadien finit par influencer la langue officielle : certains mots d'argot sont connus de tous grâce à la littérature (notamment les romans policiers) et aux séries télévisuelles. C'est aussi à la prononciation argotique que l'on doit la disparition presque totale du /pf/ en dibadien, remplacé par sa variante /f/. Les cyborgs eux-mêmes finissent par imiter l'usage populaire, pour ne pas avoir l'air de pédants... ou de cyborgs.


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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 22 Déc 2012 - 2:12

En ce qui concerne les villes aneuviennes, c'est assez variable. Les villes d'Hocklènge et de Nakol ont été assez préservées et on trouve encore pas mal d'anciennes constructions et un centre ancien. Sfaaraies fut, au contraire, presque entièrement détruite début 1945 et quasiment tous les immeubles datent d'après cette époque*. D'autres villes comme Arrondaz, Malbœrg, Lanzane (Kanolthe) ne furent guère épargnées non plus et la reconstruction fut à la fois plus lente et plus difficile (manque de moyens & d'aides).

Si le terme hoos (maison) peut recouvrir des constructions de tailles très diverses, il faut (en principe) un certain volume (environ 350 m2 de surface et six étages) pour avoir droit à l'appellation de binoψak (bâtiment), celui-ci allant donc du petit bâtiment de 6 étages jusqu'au gratte-ciel (même si ceux-ci ont une taille nettement moins imposante qu'en Amérique ou en Asie, les plus "courants" avoisinent les 30 à 50 étages, et on en trouve y compris dans des villes moyennes. Par contre, les plus hauts ne sont pas à Hocklènge, le sous-sol n'étant pas assez ferme pour ça).

Pour les voies urbaines, on retrouve les noms européens à peine transformés. Toutefois, les termes ræmb, avnù, bœlvar, bànk, eap (etc.) renvoient à des caractéristiques précises, faute de quoi la voie sera considérée comme ged (rue).

avnù : double sens, au moins trois files de circulation par sens ET largeur piétonne aussi large que la largeur carrossable (stationnement inclus, s'il n'est pas interdit).
bœlvar : sens unique (sauf si couloir de bus ou voie de tram à contresens) 5 files carrossables en tout minimum.
ræmb : double sens, mais moins large que l'avenue. Toutefois, certaines ræmbe peuvent être piétonnes, soit en permanence, soit à certaines heures de la journée (le soir, particulièrement :penser au mot rambla).
bànk : au bord d'un fleuve ou de la mer.
Les autres voies, qu'elles soient à un sens et deux files de circulation, à 2*2 files ou 1*4 files, sont nommées ged (les voies trop étroites pour faire passer et/ou stationner deux véhicules de front peuvent même être nommées gedin (ruelle) mais ce nom est surtout réservé aux ruelles piétonnes vraiment étroites).

De plus en plus de voies urbaines (avnùr & bœlvare) sont munies d'une circulation cyclable séparée, dans les deux sens (certains bœlvare ne l'ont que dans un seul sens). Le contresens cylable est toléré dans les gede, à condition que le cycliste en contresens ne gêne aucunement la circulation dans le sens normal.

Pour les autres infos, suivre le fil "moyens de transport".


Citation :
1.Réalité
(Qu'est-ce que la réalité pour votre idéopeuple? Qu'est-ce qui est considéré ou non comme véridique et comment en arrive-t-on à cette conclusion?)
Les Aneuviens sont un peuple imaginaire, vivant sur une île imaginaire, incluse dans le monde réel.

Citation :
1.1 Vérité absolue vs. Vérité relative
Peut-être le climat a des différences avec la réalité, vu que l'Aneuf est situé dans un bout du pacifique où en principe il n'y a rien, sinon des vagues de 3 mètres.

Citation :
1.2 les dieux sont-ils omniprésents dans la matière et le temps?)
Non, mais il y a malgré tout deux religions locales, en plus des religions importées.
Citation :

1.3 Perception du temps
Les Aneuviens sont comme les autres terriens.



Citation :
1.4 Chaos vs. Loi
Les sciences sont enseignées dès le plus jeune âge, mais on ne pert pas l'idée qu'une nouvelle découverte peut tout remettre en question. Ainsi, un grand nombres d'énoncés sont ponctués de rikyp itèmp & pirmalhev ("jusqu'à maintenant" & "en principe").



Citation :
1.5 Connaissance (Scientifique) vs. Sagesse (Spirituelle et morale)
La science, pour une très grande majorité d'entre eux. Ce qui n'empêche pas une proportion non négligeable d'avoir une foi religieuse.
Citation :
2. Catégorisation
(Votre idéopeuple pense-t-il que l'existence soit catégorisée dans des catégories bien précises desquelles on ne peut s'extraire et dont les frontières sont nettes et précises ou bien que l'existence soit quelque chose de flou où rien ne soit réellement une seule et unique chose pure et parfaite? ex.: Les manchots sont des oiseaux et devraient donc pouvoir voler, mais ne le peuvent pas et nagent donc à la place.)
Je ne me suis pas posé la question.

Citation :
2.1 Égalité et Hiérarchie
(Croient-ils que tous les êtres (minéraux, plantes, animaux, homme/femme, etc.) méritent les mêmes droits fondamentaux ou bien que la différence apporte des droits, des privilèges et des obligations différentes?)
Pour faire simple, dans leur grande majorité, les Aneuviens preinnent soin de leur environnement. Pour ce qui est des êtres humains, ils ont les mêmes droits et la hiérarchie professionnelle (il y a des cadres, des contremaîtres et des exécutants comme ailleurs) n'exclut pas le respect mutuel. Selon le principe de hasard chromosomique, comme on ne choisit pas d'être blanc, coloré, homme, femme etc... il n'y a pas une tranche qui soit "naturellement" supérieure à une autre. Par ailleurs, l'âge, c'est l'expérience, et la jeunesse, c'est l'avenir : les deux ont leur mérite.


Citation :
2.2 Individuel vs. Collectivité
(Vos gens sont-ils renfermés sur eux-mêmes, préférant rester seuls ou en petits groupes ou bien la collectivité et la chaleur des foules sont-elles des choses extrêmement importantes pour eux?)

Il y a, en Aneuf, des grandes villes comme il y a des petits villages, voire des habitations isolées. Mais chacun a besoin de son prochain, quoi qu'il en soit.

Citation :
2.3 Compétition vs. Coopération
(Vos gens sont-ils compétitifs les uns avec les autres, préférant amasser le plus d'argent, ou de renom, pour leur simple personne ou préfèrent-ils coopérer pour rendre la tâche moins difficile et se partager les gains?)
En principe, c'est la coopération et la solidarité qui prévaut. Mais il y a malheureusement des exceptions. Les luttes politiques aneuviennes sont le reflet de cette dualité.



Citation :
3.3 Missionnaires vs. Inclusivisme(?)
(Votre peuple croit-il détenir la seule et unique vérité qu'ils essaient peut-être aussi de rentrer dans la gorge des autres peuples ou croit-il que toutes les différentes cultures et façons de pensées ne sont que diverses incarnations d'une vérité universelle jamais palpable?)
Comme plusieurs courants de pensée et de foi cohabitent dans le respect mutuel en Aneuf, aucune ne saurait imposer ses vues à une autre. Par ailleurs, l'Aneuf ne se laisse pas dicter sa Loi par des puissances extérieures, si fortes soient-elles.

Citation :
4. Indépendance vs. Dépendance
(Vos gens sont-ils indépendants les uns des autres, auto-suffisants? Font-ils pousser ce dont ils ont besoin ou bien ont-ils tous un rôle à jouer les uns par rapport aux autres s'apportant l'un l'autre ce dont ils ont besoin pour vivre?)
Personne ne saurait pouvoir TOUT faire lui-même, en Aneuf comme dans la réalité.

Citation :
4.4 But dans la vie
(Quel est le but dans la vie d'un habitant moyen de votre idéomonde: l'argent? la sagesse? l'immortalité?)
Le bonheur de ceux qu'il aime, dans un monde sans heurts significatifs.



*Ce sont notamment des villes comme le Havre, Amiens ou Royan qui m'ont inspiré (du moins pour l'architecture) pour le Sarimat : beaucoup de béton granuleux, des grandes fenêtres, etc... Pour les reconstructions du Surroenyls, du Pelljant et de Sanpaz, c'est plutôt de la brique.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 22 Déc 2012 - 17:22

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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Sam 22 Déc 2012 - 19:27

Citation :
1.2 les dieux sont-ils omniprésents dans la matière et le temps?)
Le konachoustaï est un panthéisme. L'univers et dieu ne font qu'un, et les penseurs konachoustaï insistent sur le fait que l'univers-dieu ne pense pas de la même façon qu'un humain : il n'y a pas de synapses entre les étoiles. Le dieu panthéiste est omniprésent dans la matière et le temps, mais inaccessible à la prière. Par contre, il peut exister des êtres intermédiaires : divinités, démons (pas nécessairement malveillants), fantômes... La croyance en ces êtres intermédiaires, dont les noms viennent de la vieille langue Chinook, ancêtre de la langue dibadienne, est un choix personnel. Certains adhérents du konachoustaï ne croient ni aux dieux, ni aux fantômes, ni aux démons. D'autres vivent dans la crainte des fantômes et des démons. L'encens abondamment utilisé dans les cérémonies konachoustaï est censé faire fuir les démons.

Le konachoustaï n'a pas d'écritures révélées, mais des textes écrits par divers auteurs, pas toujours totalement d'accord entre eux. Le panthéisme n'a pas besoin de révélation : est panthéiste quiconque ressent une émotion particulière, d'une intensité profonde, mystique, devant la grandeur et la beauté de la nature et l'immensité de l'univers. Le konachoustaï est apparu comme religion organisée, avec un dogme et un clergé, pendant la guerre qui a précédé la création du Niémélaga. Les premiers religieux konachoustaï étaient des militaires (cyborgs) de l'armée de Pupong. Ils ont copié l'organisation du clergé catholique des siècles passés, mais avec une différence : les prêtres konachoustaï ont le droit de se marier, et il existe aussi des prêtresses.

Citation :
2.1 Égalité et Hiérarchie
(Croient-ils que tous les êtres (minéraux, plantes, animaux, homme/femme, etc.) méritent les mêmes droits fondamentaux ou bien que la différence apporte des droits, des privilèges et des obligations différentes?)
Les cyborgs, et ceux qui les suivent, constatent que, dans la nature comme dans la société, il y a des chasseurs et des proies, des forts et des faibles. Ce qu'on appelle des droits sont le résultat d'accords, ou de contrats, explicites ou implicites : si vous avez le droit de dire ce que vous pensez, c'est le résultat d'un accord, qui n'a pas besoin d'être écrit ou même exprimé, passé entre les membres de la communauté où vous vivez. L'idée que les droits se "méritent" prend une forme particulière chez les cyborgs : ils ont conquis le droit d'exister par la force des armes et par la ruse, et ils savent que si tous les humains se coalisaient contre eux, ce droit leur serait immédiatement retiré. Si vous n'êtes pas assez fort pour dissuader vos ennemis de vous attaquer, vous ne méritez pas de vivre.

On peut le dire de bien des façons : si la nature vous a fait naître poulet, vous méritez d'être dévoré par un renard. Car c'est la nature qui décide. Ce point de vue n'impose nullement le fatalisme : si les poulets arrivent à faire fuir le renard en lui donnant des coups de bec, tant mieux pour eux., ils auront montré qu'ils "méritent" de vivre.

Si vous êtes vraiment le plus fort, vous pouvez imposer à ceux qui sont moins forts que vous d'épargner les plus faibles, qui vous donneront leur soutien en échange, ne serait-ce que dans leur propre intérêt. Cette réflexion est à la base de la politique sociale des cyborgs à Dibadi.

Citation :
2.3 Compétition vs. Coopération
(Vos gens sont-ils compétitifs les uns avec les autres, préférant amasser le plus d'argent, ou de renom, pour leur simple personne ou préfèrent-ils coopérer pour rendre la tâche moins difficile et se partager les gains?)
Les cyborgs sont coopératifs entre eux (leurs cerveaux cybernétiques sont programmés pour ça), mais favorisent l'égoïsme et la rivalité chez leurs sujets, pour les empêcher de s'unir contre eux. C'est pour ça que chez les Dibadiens il y a des riches, des moins riches, des pauvres et des clochards, et que personne n'est réellement assuré de conserver son statut toute sa vie.

Citation :
3.3 Missionnaires vs. Inclusivisme(?)
(Votre peuple croit-il détenir la seule et unique vérité qu'ils essaient peut-être aussi de rentrer dans la gorge des autres peuples ou croit-il que toutes les différentes cultures et façons de pensées ne sont que diverses incarnations d'une vérité universelle jamais palpable?)
Les cyborgs n'ont aucun désir d'imposer leur langue ou leur religion en dehors de leurs frontières, mais ils considèrent comme une intrusion intolérable l'usage d'autres langues ou religions au Niémélaga.

Citation :
4. Indépendance vs. Dépendance
(Vos gens sont-ils indépendants les uns des autres, auto-suffisants? Font-ils pousser ce dont ils ont besoin ou bien ont-ils tous un rôle à jouer les uns par rapport aux autres s'apportant l'un l'autre ce dont ils ont besoin pour vivre?)
Les cyborgs savent qu'ils ne peuvent survivre qu'en étant unis et complémentaires. Dans l'armée de Pupong, chacun avait son rôle à jouer, du général au simple soldat, pour donner la victoire aux cyborgs.

Citation :
4.4 But dans la vie
(Quel est le but dans la vie d'un habitant moyen de votre idéomonde: l'argent? la sagesse? l'immortalité?)
Un cyborg est cybernétiquement programmé pour obéir à ses chefs, sauf si obéir à un ordre mettrait en danger la survie de la communauté cyborg. Qu'il soit heureux ou malheureux est de peu d'importance. Etant issus d'êtres humains, les cyborgs recherchent toutefois le bonheur, dont l'argent et la sagesse sont des composantes. Mais le devoir passe avant tout.

Pour le Dibadien moyen, non-cyborg, c'est, dans l'ordre :
1. Survivre.
2. Profiter de la vie, à sa façon : argent, gloire, sexe, musique, famille, voire dévouement à la collectivité, pour ceux qui choisissent la religion comme profession. Chacun est unique, non ?
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Mer 26 Déc 2012 - 20:48

Parmi les grandes lignes d'une idéoculture, on peut, à mon avis, distinguer les idéocultures "à racines" et celles qui sont "à rhizomes".

Le rhizome se différencie d'une racine en ce qu'il est plus au-dessus du sol que dedans.

Le territoire dans lequel vit un peuple est sa terre, dans tous les sens du terme. Les peuples à racines se définissent par rapport à un territoire. Lorsqu'ils sont déplacés, ils s'assimilent à leur nouveau territoire, par la langue, la nationalité, les coutumes, etc.

Les peuples à rhizomes ont un attachement beaucoup moins profond (bonne métaphore Very Happy ) à leur terre. Ils emportent avec eux leur culture, leur religion, leur identité, et souvent même leur langue. Ce sont des peuples à diasporas.

Les cyborgs sont un peuple à rhizome. Où qu'il soit, quelle que soit la langue qu'il parle au quotidien, quelle que soit la nationalité écrite sur son passeport, un cyborg reste un cyborg, soumis à la hiérarchie interne des cyborgs, qui l'emporte sur toutes les autres. La langue commune des cyborgs (le dibadien) et leur religion commune (le konachoustaï) seront toujours pour lui des références, même s'il parle la langue locale et s'il adhère ostensiblement à la religion dominante.

Les Dibadiens humains sont un peuple totalement différent, malgré les apparences. Ils ont des racines. Ils ont été transplantés au Niémélaga, comme des plantes que l'on a retirées de leur sol nourricier pour les replanter dans un autre sol. La deuxième génération ne parle que le dibadien et ne connaît pas d'autre religion que le konachoustaï. Elle n'est jamais sortie du Niémélaga, car les voyages à l'étranger sont réservés aux cyborgs. Dès la première génération d'immigrants, même les noms sont devenus dibadiens : Vincent Chafrichetaine est devenu Mantolo Haiakkhuch, Pavel Korda est devenu Quamis Mindi.

Chez les Dibadiens, les racines sont récentes, mais profondes.

---------------

Une culture se définit aussi par ses héros. La France en a des dizaines, de Vercingétorix à Napoléon en passant par Jeanne d'Arc. Les États-Unis, dont l'histoire est plus courte, en ont aussi beaucoup : entre autres, Georges Washington, Lincoln, et, dans un autre registre, la militante des droits civiques Rosa Parks.

Le Niémélaga, dont l'histoire est à la fois brève et peu édifiante, n'a que deux héros officiels :

1. Le général cyborg Pupong, le vainqueur de la longue guerre qui vit une centaine de millions d'êtres humains disparaître de ce qui est devenu ensuite le Niémélaga. Les cyborgs n'ont pas pu empêcher le Padzaland voisin de leur imposer un traité de protectorat, mais, aussi imparfait et humiliant soit-il, ce traité a permis de finir la guerre. Pupong a reçu la reddition de Dibadi (qui n'était à l'époque qu'une petite ville) et cet épisode est rejoué chaque 25 décembre par les enfants des écoles de Dibadi.

Après la fondation du Niémélaga, le cerveau de Pupong a abandonné son corps humanoïde pour devenir une intelligence artificielle, et l'un des dirigeants réels du Niémélaga.

Pupong est, pour les Dibadiens, l'idéal du chef de guerre : brillant stratège, guerrier courageux, et chef charismatique. Sa phrase favorite était : à la guerre, il n'y a qu'une règle, c'est de gagner. Son seul défaut : sa cruauté, qu'il essayait de dissimuler derrière une courtoisie sans faille. Pupong est toujours représenté vêtu de son uniforme blanc de l'armée régulière.

2. Malengë Lakonsha, une femme cyborg, fondatrice des orphelinats de Dibadi. Grâce à elle, des dizaines de milliers d'orphelins de la guerre ont été sauvés de la misère et élevés à Dibadi, grâce à Lakonsha et les gynoïdes (androïdes féminins) qui travaillaient avec elle. Les orphelins dont elle s'est occupée ont été parmi les premiers humains dont le dibadien est devenu la langue principale.

Son œuvre terminée après de longues années de travail, Malengë Lakonsha est devenue une intelligence artificielle, comme Pupong.

Lakonsha est apparue à Dibadi vers la fin de la guerre, quand les cyborgs venaient de se rendre compte qu'il fallait que le Niémélaga ait une population humaine, au moins à Dibadi, pour être toléré par les autres États du monde. Ils ont alors eu l'idée de créer un nouveau peuple, humain mais parlant leur langue et partageant leur religion, afin de pouvoir prétendre que le Niémélaga était une nation normale.

Les anecdotes abondent concernant le dévouement et la bonté d'âme de Lakonsha, qui était toujours vêtue d'une robe jaune et d'un chapeau fleuri, jaune également. Chaque année, au Défilé du Printemps, qui a lieu à l'équinoxe de printemps, le 21 mars, elle est représentée par une femme vêtue de jaune. Des étourneaux sont libérés de leurs cages pendant le défilé et s'envolent dans le ciel, en souvenir des orphelins protégés "comme des petits oiseaux" - kaqua tenas kalada - par Lakonsha.

L'étourneau est aussi le symbole, très ancien, de la ville de Dibadi, avec la coccinelle (insecte porte-bonheur, mangeur de pucerons nuisibles). Un étourneau blanc (albinos) figure sur le drapeau niémélagan, qui est rouge (symbole du sang versé pendant la guerre) avec quatre bandes noires horizontales (symbolisant les quatre vieillards vêtus de noir qui sont sortis de Dibadi assiégée pour annoncer la reddition de la ville à Pupong). Le rouge et le noir sont aussi les couleurs des coccinelles. Les cyborgs aiment les symboles, dont ils connaissent la puissance sur l'esprit humain.

Pupong est l'équivalent niémélagan du général Patton, et Malengë Lakonsha est l'équivalent de Mère Teresa. En dehors du Niémélaga Pupong est considéré comme un massacreur de peuples, mais Malengë Lakonsha est universellement respectée. Tous deux ont une rue et une station de métro à leur nom à Dibadi.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 27 Déc 2012 - 16:29

Vilko a écrit:
Pupong est l'équivalent niémélagan du général Patton, et Malengë Lakonsha est l'équivalent de Mère Teresa. En dehors du Niémélaga, Pupong est considéré comme un massacreur de peuples, mais Malengë Lakonsha est universellement respectée. Tous deux ont une rue et une station de métro à leur nom à Dibadi.

On aurait tout aussi bien pu prendre, pour équivalent respectif (mais chacun dans l'autre sexe) :

Lady Macbeth (ou Ilse Koch, Mrs Thatcher, Elena Ceaucescu ou Lejla ben Ali, c'est selon) pour Pupong
Tolstoï, Gandhi ou l'abbé Pierre pour Lakonsha.

Des personnages, soit adorés soit (vach'ment) controversés existent également en Aneuf.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 27 Déc 2012 - 19:54

Pupong est l'archétype du général vainqueur, mais respectueux du pouvoir légal : il n'a pas essayé de prendre le pouvoir après la guerre. Ses troupes portaient déjà des uniformes blancs, couleur des anciennes armées royales : c'était, semble-t-il, une idée de Pupong. D'ailleurs, il appelait son armée "l'Armée Royale du Niémélaga", alors que le Niémélaga (historiquement, un petit district) n'a jamais été un royaume. Il insistait sur le fait que ses officiers respectent les règles de l'honneur militaire : épargner l'ennemi vaincu, etc.

En ce qui concerne la règle qui dit qu'il ne faut pas massacrer les civils, il faut bien admettre que Pupong l'a totalement ignorée pendant toute sa carrière. Mais il a toujours fait commettre les massacres par des robots de combat, jamais par des cyborgs ou des androïdes, et son service de propagande a toujours su transformer les exterminations en "durs combats maison par maison, durant lesquels les combattants ennemis, qui ne portaient pas d'uniforme, ont subi de très lourdes pertes."

Beaucoup de Dibadiens sont les descendants des troupes supplétives de Pupong, composées d'êtres humains ralliés aux cyborgs : anciens prisonniers de guerre, ou civils sans ressources. Ces troupes supplétives sont devenues la milice à la fin des hostilités. C'est pourquoi Pupong est un héros pour tous les Dibadiens (du moins, officiellement) mais particulièrement pour les miliciens, dont les prédécesseurs se sont illustrés dans bien des combats. Les troupes supplétives se sont aussi illustrées en effectuant la plupart des transferts de populations vers les camps de détention créés par Pupong, transferts durant lesquels la mortalité était effroyable. Cet aspect de l'histoire de la milice n'est que très brièvement mentionné dans les manuels d'histoire niémélagans.

Ses biographes insistent toujours sur le mode de vie spartiate de Pupong, et sur son sens de l'honneur : lorsqu'il promettait quelque chose, même à l'ennemi, il tenait toujours parole. La réputation de Pupong lui a permis de rallier à lui beaucoup d'êtres humains, qui lui faisaient confiance.

Anoev a écrit:
On aurait tout aussi bien pu prendre, pour équivalent respectif (mais chacun dans l'autre sexe) :

Lady Macbeth (ou Ilse Koch, Mrs Thatcher, Elena Ceaucescu ou Lejla ben Ali, c'est selon) pour Pupong
Tolstoï, Gandhi ou l'abbé Pierre pour Lakonsha.
Les cyborgs sont prudents. Ils préfèrent les archétypes traditionnels, profondément ancrés dans l'âme humaine : l'homme comme guerrier et protecteur, inspirant la crainte; la femme comme mère, protectrice des humbles, inspirant l'amour.

Incidemment, Elena Ceaucescu et Leïla Ben Ali n'ont, à ma connaissance, jamais tué personne, et la seule guerre menée par Mme Thatcher a été une guerre défensive, contre l'Argentine qui avait attaqué un territoire britannique, les Îles Malouines. On voit qu'il est difficile de trouver des femmes aussi meurtrières que les hommes. Ilse Koch est connue comme collectionneuse d'abats-jours en peau humaine, mais il semble qu'en fait les abats-jours aient été en peau de chèvre.

Malengë Lakonsha, qui n'a peut-être jamais rencontré Pupong, est apparue à Dibadi quelques années avant la signature du traité de protectorat avec le Padzaland. Son amour pour les enfants était infini. Dans les orphelinats qu'elle a créés, elle a toujours insisté pour que le dibabien soit la seule langue d'enseignement, afin que les enfants puissent s'intégrer dans la société nouvelle qui était en train de se construire. Très pieuse, elle emmenait elle-même les petits orphelins au temple pour leur parler du konachoustaï.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Ven 28 Déc 2012 - 4:01

En ce qui concerne Ilse Koch, des témoignages ont rapporté qu'elle ne se contentait pas d'être une collectionneuse et que sa cruauté n'avait d'égale que sa détermination à la Cause (nazie). Cf Wikipédia.

Quant à la Thatcher, elle a laissé mourir des députés irlandais dans ses prisons ("Let them die" avait-elle répondu, alors que des rapports alarmants sur leur état de santé étaient montés jusqu'à Downing Street). La guerre des Malouines a également été un prétexte de l'amitié profonde et indéfectible de cette femme vis à vis du dictateur Pinochet.

Certes, les femmes sus-citées (sauf, peut-être, Koch, et encore) n'ont pas toutes tué des innocents de leurs mains mais leur dureté est devenue de notoriété publique et cette réputation n'est pas usurpée.

La tendresse féminine n'est qu'une légende. La dureté, l'agressivité d'un individu n'est en rien en rapport avec la présence de chromosomes Y dans ses gènes. Je pense plutôt que ça vient d'un environnement ou d'une éducation. J'ai lu ou entendu que dans les "groupes d'action" (les bandes terroristes armées), les femmes étaient les plus déterminées et les plus fanatiques.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Ven 28 Déc 2012 - 14:55

Anoev a écrit:
Quant à la Thatcher, elle a laissé mourir des députés irlandais dans ses prisons ("Let them die" avait-elle répondu, alors que des rapports alarmants sur leur état de santé étaient montés jusqu'à Downing Street). La guerre des Malouines a également été un prétexte de l'amitié profonde et indéfectible de cette femme vis à vis du dictateur Pinochet.

Bientôt on pourra dire d'elle "Let her burn" (in hell)...
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Ven 28 Déc 2012 - 15:00

Je préfère continuer cette conversation sur les femmes cruelles dans le café, plutôt que dans ce fil dont ce n'est pas l'objet.
http://www.ideolangues.org/t1723-femmes-cruelles#35773
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Lun 20 Jan 2014 - 17:13

Je trouve cette classification très intéressante, je vais l'utiliser pour essayer de présenter mon idéomonde.

1.Réalité : Qu'est-ce que la réalité pour votre idéopeuple ? Qu'est-ce qui est considéré ou non comme véridique et comment en arrive-t-on à cette conclusion ?

Veldaki a moins de consistance que le monde réel que l'on connaît, et la perception de la réalité est affecté par ce facteur physique. Cela dépend aussi des différents peuples, mais généralement, les individus préfèrent croire en ce qu'il voient eux-mêmes.

1.1 Vérité absolue vs. Vérité relative : Ce qui est considéré comme vrai, donc la réalité, peut-il changer au fil des ans? ex.: La terre est plate vs. La terre est ronde)
La plupart des habitants de Vertunya croient en la création du monde en l'an zéro, même ceux vivant dans des régions avec un fort niveau technologique. Il savent cependant quasiment tous que l'espace n'a pas de forme reconnaissable à grande échelle.

1.2 Naturel vs. Surnaturel : La magie est-t-elle quelque chose de normale, les dieux sont-ils omniprésents dans la matière et le temps ?
La magie est assez banale, mais il y a aussi des phénomènes qui dépassent la magie, qui fascinent autant qu'ils font peur.

1.3 Perception du temps : Comment votre idéopeuple voit-t-il le temps, la vie et la mort. Est-ce une flèche pointant indéfiniment vers l'infini ou bien une boucle, où tout se répète à jamais ?
Il voient le temps comme une perpétuelle évolution, orchestrée par des cycles. Les cycles sont très présent, mais à chaque cycle, il y a une petite évolution. Cette culture est issue de l'histoire.

1.4 Chaos vs. Loi : Croient-ils que l'univers soit régi par des lois bien définies ou que tout ne soit que faits aléatoires sans lien entre eux? Pensent-ils que le monde suit un chemin bien défini avec ses lois naturelles ou que rien n'est absolu et que le monde soit en perpétuelle changement ?
Là, c'est extrêmement complexe. La plupart croient en un destin, mais les philosophes sont partisans d'un théorie mettant en scène un tout plus vaste, contenant plusieurs destins liés par un libre arbitre.

1.5 Connaissance (Scientifique) vs. Sagesse (Spirituelle et morale) : Votre idéopeuple croit-il que la science est plus bénéfique aux hommes que la bonne parole plus ou moins ésotérique ?
On ne retrouve aucune opposition entre science et spiritualité dans les peuples veldakiens.

2. Catégorisation : Votre idéopeuple pense-t-il que l'existence soit catégorisée dans des catégories bien précises desquelles on ne peut s'extraire et dont les frontières sont nettes et précises ou bien que l'existence soit quelque chose de flou où rien ne soit réellement une seule et unique chose pure et parfaite? ex.: Les manchots sont des oiseaux et devraient donc pouvoir voler, mais ne le peuvent pas et nagent donc à la place.
Il y a une très forte caractérisation dans certains peuples comme il y a une théorie du flou très marquée dans d'autres.

2.1 Égalité et Hiérarchie : Croient-ils que tous les êtres (minéraux, plantes, animaux, homme/femme, etc.) méritent les mêmes droits fondamentaux ou bien que la différence apporte des droits, des privilèges et des obligations différentes ?
Là, c'est très spécial. Il pensent que les êtres doivent occuper une place, mais celle-ci est différente pour chacun. Cette "inégalité" est très peu contestée, car la notion de destin est très présente chez les veldakiens.

2.2 Individuel vs. Collectivité : Vos gens sont-ils renfermés sur eux-mêmes, préférant rester seuls ou en petits groupes ou bien la collectivité et la chaleur des foules sont-elles des choses extrêmement importantes pour eux ?
Un peu comme la guerre froide, voici une question qui a divisé les peuples. Mais il n'y a pas de peuple qui prône la collectivité de tout, ou l'individualisme total. Il y a par contre des peuples qui sont marqué par une convention du savoir intellectuel et une propriété matérielle très marquée, comme des peuples marqués par une collectivisation des ressources et un individualisme moral.

2.3 Compétition vs. Coopération : Vos gens sont-ils compétitifs les uns avec les autres, préférant amasser le plus d'argent, ou de renom, pour leur simple personne ou préfèrent-ils coopérer pour rendre la tâche moins difficile et se partager les gains ?
Même réponse qu'à la précédente question.

3. Loi Morales : Votre idéopeuple croit-il qu'en suivant un certain code de conduite morale l'âme s'élèvera vers un stade d'existence meilleure, qu'elle sera purifiée ou que la vie n'en sera que plus heureuse ou bien n'agisse-t-il que comme bon leur semble et «qu'advienne que pourra!» ?
Ah, la morale... Oui, les habitant pensent qu'il faut suivre un système (social, moral) pour pouvoir évoluer. Et cela à provoqué beaucoup de conflits.

[b]3.1 Destinée : Tout arrive-t-il pour une raison ? Certaines choses étaient-elles faites pour arriver ou bien le hasard est-il la seule entité à jouer sur le futur ?

Les relations causes-conséquences sont très ancrées dans le moral des gens. Le hasards est quelque chose d'absurde.

3.2 Moralité relative : Ce qui est moralement correcte change-t-il avec le temps ? Ce qui est moralement correct est-il quelque chose qui change selon les circonstances ou bien est-ce quelque chose d'absolue ne devant jamais (ou toujours) être commis ?
Oui. Enfin selon la plupart des peuples, qui refusent de tabuler des lois, pensant que les circonstances jouent énormément sur les actes. Il n'y a aucune loi qui interdit de tuer, mais les assassins sont rejeté par la majorité.

3.3 Missionnaires vs. Inclusivisme : Votre peuple croit-il détenir la seule et unique vérité qu'ils essaient peut-être aussi de rentrer dans la gorge des autres peuples ou croit-il que toutes les différentes cultures et façons de pensées ne sont que diverses incarnations d'une vérité universelle jamais palpable ?
Non, aucun peuple ne croit détenir la vérité absolue. En revanche, ceux-ci cherchent à étendre leur influence, surtout par peur de l'étranger.

4. Indépendance vs. Dépendance : Vos gens sont-ils indépendants les uns des autres, auto-suffisants? Font-ils pousser ce dont ils ont besoin ou bien ont-ils tous un rôle à jouer les uns par rapport aux autres s'apportant l'un l'autre ce dont ils ont besoin pour vivre ?
Il y a des très grandes organisations comme il y a des ermites, même au cœur d'un peuple : cela n'affecte pas les principes des gens.

4.1 Celui-là je ne l'ai pas compris. Si quelqu'un pouvait m'aider...
Le lien est mort, ça va être dur...

4.2 Réalisation vs. Ascription : Vos gens donnent-ils plus d'importance à ce qui a été accompli ou bien au passé de la personne l'ayant accompli, au contexte et aux impactes à court, moyen et long terme? ex. Un mendiant pourrait très bien devenir un jour président. Le fait qu'il est un jour été mendiant n'en fait pas un moins bon président que quelqu'un venant d'une famille riche.
Très dépendant des peuples : il y en a qui sont très à cheval sur des notions d'honneur et d'avoir, et d'autre sur des notion d'être.

4.3 Groupes vs Associés vs Innés : Vos gens accordent-ils plus de prestiges à un acte réalisé seul et par ses propres moyens qu'au même acte réalisé en groupe et dont les coûts ont été séparés ou même au même acte réalisé par un seul individu, mais avec l'aide d'un autre ?
C'est là que la culture veldakienne est très hétéroclite. Il y a dans quasiment dans toutes les villes des regroupements de gens appelés "communautés", dans lesquels il est question de parler de ses projets, de pouvoir s'entraider. Mais le but est de donner des pistes pour que les acteurs des projets apprennent eux-mêmes.

4.4 But dans la vie : Quel est le but dans la vie d'un habitant moyen de votre idéomonde: l'argent ? la sagesse ? l'immortalité ?
Très variable selon les peuples.
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MessageSujet: Re: Les grandes lignes d'une Idéoculture   Jeu 15 Mai 2014 - 19:54

Je suis tombé sur un site qui parlait de la création de diegese,il faudrait ue je retrouve le lien,il etait aussi bien fourni que celui-la
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