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 Chefs politiques

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Anoev
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MessageSujet: I comme Icare   Sam 11 Mai 2013 - 8:52

Olivier Simon a écrit:

Cet extrait me fait penser à quelque chose :

Comment se serait passé l'assassinat de Kennedy si la France de Louis XV n'avait pas perdu la Louisiane au XVIIIe siècle.

On trouve effectivement à la fois
Un drapeau qui ressemble étrangement aux États-unis anglophones actuels (mêmes couleurs, bandes)
Des voitures qui n'ont rien d'européennes.
Des inscriptions francophones ("un homme, un évènement", inscriptions diverses)
Des patronymes francophones (Marc Jarry, entre autres)
Ce n'est pas le Canada de chez nous* : Marc Jarry n'a pas été élu Premier ministre, mais Président, comme Kennedy
Un assassinat (et ce qui s'en suit) copie conforme de celui de Kennedy :
  • La théorie du tueur ayant agi seul, bien pratique, mais guère crédible
  • Le tueur exécuté par "une main mystérieuse"

Seule différence (on suppose) : c'est pas l'assassin, et il a été "effacé" avant son arrestation.

*Lisez par là : notre présent réel.
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Olivier Simon



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Localisation : Lorraine

MessageSujet: Re: Chefs politiques   Sam 11 Mai 2013 - 9:51

Pour ce qui est du film, il se déroule en tout cas dans un régime présidentiel; donc ce peut être aussi bien la France que les Etats-Unis ou le Brésil.

Pour la Louisiane (au sens large) française, rien ne dit que même si elle n'avait pas été perdue au temps de Louis XV, elle serait restée française et unie, de Québec à la Nouvelle-Orléans.

En fait, le français, comme le montre les toponymes, et notamment les hydronymes, est resté assez présent jusque dans les années 1820 dans tout le centre de l'Amérique du Nord, même jusqu'en Orégon.

Montréal peut être considéré comme la Rome de notre Europe, puisque la plupart des routes d'exploration et de mission en partaient (si on fait exception des 13 colonies britanniques. Les coureurs de bois se mêlaient à la population indienne qui était donc déjà civilisée et christianisée quand les Américains ou les Canadiens Britanniques prirent officiellement possession des territoires. C'est pourquoi, même en plein XIX° siècle, beaucoup d'évêques américains étaient des francophones canadiens ou français.
Les pistes des trappeurs partaient de Montréal et passèrent d'abord par Détroit, gros village qui était la plus grande localité entre Montréal et la Nouvelle-Orléans. Quand la rive est du Mississipi devint anglaise, la nouvelle étape fut Sault-Ste Marie. Les chemins tracés aboutissaient jusqu'en Californie et jusqu'en Orégon (pour "Rivière des Ouragans") où une région s'appelle "French Prairie".

En ce qui concerne le "Sud", il s'agit plutôt d'un développement entraîné par l'arrivée des colons d'Haïti en Louisiane. Ce sont eux qui ont développé cet Etat américain qui fut donc très francophone jusqu'à la Guerre de Sécession. Et une partie de la mentalité du Sud américain vient de là. Il y aurait eu vraisemblablement une "sécession" entre le Nord et le Sud, comme ça s'est passé dans l'histoire réelle. Et la soif d'extension des Colonies anglaises du nord aurait de tout façon conduit à une guerre avec les possessions françaises de l'autre côté des Appalaches.

La question est donc plutôt qu'est-ce qui serait arrivé si les colonies britanniques étaient restées fidèles à la Couronne ? Si, par exemple, le "Québec" de l'époque avait géré comme une colonie "britannique" parmi les autres, et non un instrument pour empêcher l'extension des colonies anglaises d'origine (cf. la Déclaration Américaine d'Indépendance). On aurait vraisemblablement une sorte de Canada à l'échelle nord-américaine avec un bilinguisme plus égalitaire pour le français.
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Silvano



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MessageSujet: Re: Chefs politiques   Sam 11 Mai 2013 - 17:07

Si vous vous intéressez aux histoires alternatives de l'Amérique du Nord (et du monde), voici quelques idées uchroniques:
  • Amérique napoléonienne.
  • Brésil français
  • Monde sans Napoléon
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Sultan al-Malik



Messages : 44
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MessageSujet: Re: Chefs politiques   Mer 29 Juil 2015 - 23:44

La constitution se fonde intimement sur une cellule socio-politique de base considérée comme le seul cadre de vie possible : la cité-État. De plus, cette constitution est en réalité le développement progressif et composite d'institutions créées selon les besoins et selon les enjeux politiques au fil des siècles. Ces institutions varient sensiblement selon les lieux et les époques en dépit des particularités communes et invariables qui trahissent la puissance du conservatisme vatorien.

Je vous présente l'une de ces institutions, la monarchie.

Le monarque

Le monarque, garant de l'ordre social et premier magistrat de l'État dont il affecte d’être un humble serviteur tout en revêtant le statut de maître, exerce par délégation sur les corps et les biens un pouvoir absolu, illimité, sans partage et aussi indéterminé qu’immense : il dirige ainsi la force militaire, négocie les traités, déclare la paix ou la guerre, nomme à toutes les fonctions, préside les séances officielles et les cérémonies publiques, légifère uniquement par décret, contrôle le budget, énonce seul le droit et rend la justice.

La légitimité élective étant l'unique réalité, le pouvoir ne revêt donc aucun caractère sacré ou héréditaire : nécessairement charismatique, le monarque est d'abord acclamé par l'armée, - car ce sont ses valeurs, ses actions, ses attitudes et surtout ses victoires qui justifient son titre - puis est confirmé par le Sénat. Il n'existe aucune règle ou loi ne réglemente les pouvoirs ou la succession. Responsable des succès et des échecs de ses états, il est sans cesse contraint de s'attacher la fidélité de collaborateurs efficaces en les enrichissant, vaincre ses ennemis en défendant la paix qu'il incarne théoriquement, prouver sa majesté par son comportement et ses ambitions, légitimer sa domination par une idéologie, incarner diverses vertus ou même s'afficher en public pour affirmer son autorité. Il est néanmoins soumis à un devoir suprême qui est de ne jamais se détourner du bien commun, car dépositaire du pouvoir au bénéfice de tous, quiconque peut le remplacer par une usurpation, dans le cas où, devenu un tyran, il en use pour lui seul.

Le monarque est entouré d’un décorum symbolisant sa fonction et imposant l’idée de sa puissance à quiconque est introduit en sa présence : on marque par la proskynèse sa grandeur. Le symbole le plus important de son pouvoir est la médaille d'or estampillée de l'emblème de l'État : tant qu'il la porte en public, il peut prétendre au trône. Les autres symboles sont la couronne d'or, cercle agrémenté de gemmes, le flagellum d'or et, en privé, le diadème, ruban de soie blanc brodé de pourpre.

Le Sénat

Le Sénat est une assemblée permanente composée de 100 membres propriétaires de leur fonction héréditairement, issus des familles aristocratiques les plus influentes de la cité. Ils se reconnaissent par le port d'une canne d'ébène et d'une médaille d'argent. Le statut de sénateur entraîne de nombreux privilèges (place réservée lors des cérémonies publiques, immunité judiciaire etc) mais aussi certaines restrictions (non cumul, interdiction de quitter le territoire etc).

Le Sénat est convoqué et présidé par le monarque qui le consulte à sa propre convenance et en obtient ce qu’il veut. N'ayant aucun pouvoir législatif, il ajoute simplement une légitimité à ses décrets. Si en théorie le monarque demeure libre de se passer de l'avis du Sénat, le prestige de ses membres ne lui permet cependant pas de l'ignorer, au risque de passer pour un tyran. Il a également un rôle de garant de la légitimité en participant à la proclamation avec l'assentiment du peuple qui, combattant dans les armées, choisit celui qu'il estime être un commandant en chef acceptable.

Les magistrats

Les magistrats, tous issus de l'aristocratie, sont les détenteurs par délégation du pouvoir royal et forment tous périodiquement une assemblée, le Conseil du Roi. Ils bénéficient tous de subalternes nécessaires à leur mandat, d'une escorte, d'apanages et de restrictions divers. Ils se reconnaissent par le port d'une masse d'arme pour les magistrats ou d'un sceptre d'ivoire pour les subalternes et d'une médaille d'argent ou d'ivoire estampillée des symboles de l'État.

1. Le chancelier est le second personnage de l’État et un familier du roi dont il est en réalité le premier secrétaire. Dépositaire du sceau de la couronne - le roi possédant son propre sceau - et chef de l'administration centrale, il conserve la copie de tous les actes du gouvernement, rédige certains d'entre eux et tous les services doivent lui apporter toutes les actes afin qu'il les clôture du sceau du roi et les expédie. Il est le porte-parole et le premier représentant du roi, et à la mort de celui-ci, il est le seul personnage de la cour à ne pas porter le deuil pour marquer la pérennité de sa charge. En l'absence du roi, il préside les séances officielles et les cérémonies publiques.

2. Le chambellan est chargé de l'exploitation des biens de la couronne et de la fortune personnelle du monarque ainsi que de sa domesticité, c'est-à-dire du gouvernement intérieur du palais et extérieur lors des campagnes militaires. Il a un poids considérable, car c'est par son entremise qu'une audience avec le monarque est possible.

3. Le chef de la garde est chargé de la protection du roi ainsi que de sa famille.

4. Les généraux sont des officiers généraux chargés de commander des armées voire de diriger des campagnes militaires disposant d'une large initiative et assistés d'un état-major étoffé.

5. Les ambassadeurs sont en charge des relations diplomatiques. On distingue alors les ambassadeurs ordinaires, résidant à l'étranger pour une durée indéterminée, et les ambassadeurs extraordinaires, envoyés pour une mission particulière, mais tous bénéficient d'une immunité totale dans les pays où ils se rendent ou qu'ils traversent.

6. Le trésorier a à charge l'administration financière, il nomme des magistrats subalternes : un préposé aux finances militaires (au sein de chaque armée pour tout ce qui concerne le ravitaillement, l'habillement, la solde, le campement, les harnachements, le transport ou la vente du butin, les dépenses, les rations, les équipements et les fournitures, les renforts et les promotions) et un préposé aux contributions de guerre (pour la perception d'éventuels prélèvements fiscaux en pays conquis ou de tributs).

7. Les échevins sont en charge de la gestion quotidienne d'une cité sur son territoire, entourés d'une administration aux services étoffés : le préposé à la sécurité urbaine, à la capitainerie et aux beffrois, celui au ravitaillement et à la distribution alimentaire, celui à la fiscalité urbaine, aux adjudications et des corporations, celui à l'entretien des égouts et du réseau d'eau, celui à la justice pénale et aux bonnes mœurs, celui aux litiges civils et aux mineurs, celui aux emprunts et aux recouvrements, celui à l'entretien de la voirie et des bâtiments, celui à la parité des poids et des mesures et celui au cadastre et au recensement. Tous forment, sous la présidence de leur échevin respectif, un conseil municipal, le Conseil des Dix.

Voilà!
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Anoev
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MessageSujet: Re: Chefs politiques   Jeu 30 Juil 2015 - 0:16

Silvano a écrit:
Monde sans Napoléon
C'est marrant, ça, le drapeau de l'Inde montré, je l'avais imaginé, à une époque, pour... l'Union Soviétique, avec le blanc représentant l'arctique, le vert représentant la taïga et le jaune-orangé représentant les steppes du sud (Asie centrale, notamment). Le pays aurait été une confédération, comme la CEI actuelle, mais aurait gardé une appellation en mémoire des Soviets, puisqu'elle se serait appelée l'Union des Républiques Soviétiques (sans "socialistes" puisque certaines d'entre elles auraient opté pour le capitalisme). Seules différences...
Avec l'URSS : elle n'aurait plus les pays Baltes...
Avec la CEI : ... mais elle aurait gardé la Géorgie.

_________________
Tev o ĕrekes ù spraċ, la stĕ nep kànertas quas o dœm, do ep kóm o adráṅtes.
Quand tu inventes une langue, on ne sait pas forcément ce que tu penses, mais on sait comment tu raisonnes.
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